AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


 
Continuez de voter toutes les deux heures pour le forum sur les top sites Obsession , Bazzart et PRD !
Pensez à remonter le topic sur Bazzart ici pour soutenir le forum !
Nous avons écrit des prédéfinis qui n'attendent que vous alors qu'attendez-vous pour trouver des liens avec eux ?
Pleins de beaux scénarios vous attendent, alors n'hésitez plus à aller les voir.

Partagez | 
 

 la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
HabitantsMessage


avatar
THE BIG BOSS
THE BIG BOSS


♣ messages : 458
♣ métier/études : directeur du centre Giving for Africa


MessageSujet: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Ven 3 Avr - 18:09

❝ it's just bad luck ❞
magdalena & maxyne





Ce dimanche est un jour particulier pour vous deux. En effet, vous avez accepté de participer à une journée à Soweto auprès de la population avec d'autres bénévoles de Giving for Africa. Vous êtes loin du centre mais pourtant vous vous sentez bien avec les habitants. En fin de journée, un match de foot avec les enfants du bidonville est organisé à plus de cinq cent mètres des habitations, au milieu de nulle part. Même si vous ne vous connaissez pas, vous décidez d'y aller ensemble pour profiter de ce moment de détente. L'une de vous se voit prêter un vélo pour faire le chemin. Vous vous dirigez alors sur des chemins escarpés. Malheureusement, un orage violent s'est abattu sur Johannesburg la veille et la pluie a causé quelques dégâts sur la terre qui est devenue incroyablement molle. Sans faire attention, la cycliste finit par s'enliser dans la boue et n'arrive pas à s'en défaire, ce qui vous fait rire au début. Vous voilà deux inconnues seules au milieu de nulle part à devoir vous sortir de ce pétrin amusant. Alors qu'allez-vous faire ?
A vous de choisir. Un seul mot d'ordre: amusez-vous.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://givingforafrica.forumactif.org


avatar
Invité
Invité




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Jeu 9 Avr - 4:20

It's just bad luck
“We begin from the recognition that all beings cherish happiness and do not want suffering. It then becomes both morally wrong and pragmatically unwise to pursue only one’s own happiness oblivious to the feelings and aspirations of all others who surround us as members of the same human family. The wiser course is to think of others when pursuing our own happiness.”
Elle aurait dû se douter, ce matin-là, lorsqu’elle s’était pris les doigts dans la porte de la salle de bain que ce ne serait pas sa journée. Non qu’elle croit aux mauvais sorts et à tous ces comptes de vieilles bonnes femmes. Loin de là.  Disons simplement qu’elle se connaissait suffisamment bien pour savoir qu’un malheur n’arrive jamais seul dans son cas. Par moment, sa propre maladresse la faisait rire tant cela devenait ridicule. Elle était capable de s’ouvrir le doigt avec un couteau de cuisine, puis de se blesser de nouveau en essayant de se panser ses plaies. C’était à se demander comment elle faisait pour être toujours en vie dans un milieu aussi difficile que l’Afrique. Plus le temps passait, plus elle se disait qu’elle ne devait qu’à la chance le fait de ne pas avoir trouvé un scorpion dans sa chaussette. Ce n’était qu’une question de temps, peut-être. Une fois l’idée de trouver une bestiole dans ses chaussettes lui ayant passé par la tête, Maxyne s’était mise à observer attentivement ses vêtements et ses chaussures avant de les enfiler. On est jamais trop prudent, n’est-ce pas? Était-ce vraiment la seule bénévole à être aussi paranoïaque? Elle espérait que non. Puis dans le pire des cas, elle se disait qu’elle ne pouvait pas être pire que cette gamine qu’elle avait rencontré quelques jours plutôt dans cette robe Chanel hors de prix, en talons hauts qui plus est. Si elle se croyait cinglée avec son histoire de scorpion ou de serpent venimeux, elle était toujours moins stupide que cette fille. Quelque part, elle se sentait mal de porter de tel jugement sur ces compères. Après tout, si cette Leighton était là, c’était pour aider, non? Non. Bien sûr que non. C’était ce que lui soufflait la petite voix dans ta tête, une voix légèrement moqueuse et sinistre qu’elle n’appréciait pas tant que cela. Une voix qui ressemblait étrangement à celle de son père. Elle frissonna de dégoût, une grimace brouilla ses traits pendant quelques secondes. Chassant ces idées débiles de son esprit, elle reporta son attention sur le paysage qui s’ouvrait à elle. Un paysage de désolation et de pauvreté extrême. Les bidonvilles n’avaient rien de charmant, d’attirant et pourtant, ils étaient une réalité qui la rendait si triste qu’elle avait l’impression qu’on lui broyait le cœur. La petite brune observait ses collègues interagir avec les habitants. Si elle avait eu peur de s’éloigner autant du Centre, elle se sentait plutôt bien et en confiance parmi ces gens.

Le malheureux incident avec la porte était maintenant un vague souvenir et elle se disait qu’à une heure pareille, la poisse avait choisi de la laisser filer, elle n’était tombée sur aucun lion affamé et n’était pas non plus tombée d’une falaise et on annonçait maintenant un match de foot à quelques mètres des habitations. Le visage souriant de Maxyne se tourna vers sa voisine de droite, une jolie blonde qu’elle ne connaissait pas, qu’elle avait probablement déjà croisée sans s’en rendre compte pour tant. «  Ça te dit? » Demanda-t-elle, bien consciente qu’elle devait avoir l’air d’une gamine de trois ans excités à l’idée du lapin de Pâques. C’était souvent comme cela avec elle. Elle se laissait trop souvent guider par ses émotions, les laissant la submergée comme un venin qui prendrait complètement contrôle de son corps, de son âme. Elle se retrouvait prisonnière de ses émotions, de ses sentiments, de tout ce qui faisait d’elle quelqu’un d’imprévisible et de potentiellement dangereux. C’était un côté de sa personnalité qui lui faisait peur, sachant que c’était ce qui avait poussé son père à commettre l’irréparable. Cependant, Max n’était pas comme lui. Elle en était convaincue, elle le savait tout au fond de son être, de son cœur. Elle n’avait rien de mauvais, rien de dément. Elle était juste émotive. Du moins, elle l’espérait vraiment, il ne manquerait plus qu’elle se mette à faire un carnage pour le plaisir. Quoiqu’elle devait avouer avoir envie d’arracher les yeux de cette petite pouffiasse de Leighton, quelques jours plus tôt. Qui n’aurait pas eu cette envie, à sa place d’ailleurs. Bref, la blonde finit par la tirer de ses réflexions acceptant son offre et elles décidèrent de faire le chemin ensemble, après avoir longuement hésité sur laquelle d’entre elles pourrait faire le trajet à vélo, puisqu’il ne restait plus qu’un de ces petits bidules à roues. Ce fut ainsi que les deux jeunes filles se dirigèrent vers ce qui semblait être le milieu de nulle part, Max pédalant tranquillement pour rester à la hauteur de sa nouvelle camarade.

« Au fait, moi, c’est Maxyne. » Finit-elle par lancée d’un ton jovial en réalisant qu’elle ne s’était pas présentée à la blonde. Dans l’espoir de rattraper son faux pas, elle tendit la main vers l’inconnue, tenant le guidon d’une seule main. Erreur monumentale. Non parce qu’elle était incapable de conduire un vélo à une seule main, mais bel et bien parce que ses prunelles étaient rivées sur celle de sa collègue. Elle ne remarqua donc par le terrain inégal et encore moins la gigantesque flaque  de boue qui se trouvait à moins d’un mètre d’elle. Quand elle reporta son regard sur la route, il était déjà trop tard. La roue avant du vélo s’enlisa dans le liquide visqueux, lui faisant perdre son équilibre. Elle posa pied à terre pour le voir lui aussi disparaître sous la gadoue, la faisant glisser brusquement sur le côté. Elle se retrouvait donc assise dans cette flaque immense, soupçonnant d’avoir perdu sa sandale quelques parts là-dedans, et incapable de contrôler le fou rire qui la secouait, faisant naître des larmes dans ses yeux bleus. Quelque part, dans son esprit, elle revoyait le visage de la petite princesse qui avait demandé un remboursement pour sa robe hors de prix en se demandant comment cette dernière réagirait à sa place. Sans doute se serait-elle évanouie de désespoir! La brune, elle, se contentait de rire jusqu’à en avoir mal aux joues. Ce ne fut que lorsqu’elle se calma qu’elle réalisa à quel point ses poumons avaient envie d’air, à quel point ses cotes faisaient mal et qu’elle était plus que sale. « La prochaine fois, c’est toi qui prends le vélo. » Lança-t-elle d’un ton amusé à l’égard de la blonde tout en essayant de se remettre sur pieds sans se retrouver sur les fesses de nouveau. Tant bien que mal, elle essuya les traces de boues de son visage, les étalant sans doute davantage qu’autre chose. Tant pis. Elle prendrait une douche une fois au Centre, pour le moment, elle ferait avec l’idée d’avoir la même tête que Pumbaa. En moins dodue.


crackle bones
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Invité
Invité




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Dim 19 Avr - 19:44



Maxyne & Magdaléna

« it's just bad luck »


La journée avait été belle. Si ces dernières semaines avaient été compliquées pour la jeune femme, la page semblait être en train de se tourner. Doucement, péniblement, mais elle était prête à passer à autre chose, à profiter de ce qui lui était offert. Elle vivait dans un pays où on ne pouvait que connaître le bonheur. Car malgré les peines, malgré les difficultés, chaque fois qu’elle s’éveillait, elle s’efforçait de se rappeler quelle chance elle avait. Chaque matin, en s’éveillant, elle observait par la fenêtre ce merveilleux pays dans lequel elle vivait et les paysages qu’il offrait. Lorsqu’elle avait rompu avec Sam, elle aurait pu choisir de s’en aller, de partir comme ses parents l’auraient fait. Mais elle avait préféré rester. Elle avait choisi de se battre. Elle avait décidé que ce n’était pas cet abruti qui allait dicter sa vie. Elle ne l’avait pas regretté depuis. Elle s’était rapidement rendu compte qu’elle avait eu une bonne idée en décidant de rester. Sous prétexte qu’il y avait de mauvaises choses, elle ne devait pas en oublier qu’il y avait également du positif. Cela passait par son travail, dans un premier temps. Elle adorait ce qu’elle faisait avec ces enfants. Elle se sentait réellement utile, elle aimait tout ce qu’elle leur apprenait et ce qu’elle apprenait d’eux en retour. Leur culture notamment. Et elle n’oubliait pas ces gens merveilleux qu’elle avait rencontrés ici. Il y avait tout d’abord Hestia, qui était devenue sa meilleure amie, avec les années. Et puis il y avait Reed, avec qui il avait noué cette amitié si particulière, belle et étrange à la fois. Et elle pouvait aussi se vanter de faire du bénévolat. C’était une activité qu’elle appréciait, qu’elle adorait, dans laquelle elle s’épanouissait. Dans laquelle elle se sentait véritablement utile.

C’était d’ailleurs pour cela qu’elle avait accepté l’invitation à se joindre aux bénévoles du centre de Giving for Africa, dès l’instant où on le lui avait proposé. Ce serait l’occasion de voir les bénévoles qu’elle n’avait souvent l’occasion que de croiser. Elle s’était infligé un sérieux désavantage en ne proposant de ne venir que le weekend et elle n’avait pas souvent l’occasion de voir beaucoup de monde. Cependant elle ne s’en plaignait pas et elle avait déjà trouvé des personnes plutôt agréables dans les bénévoles travaillant le weekend, tout comme elle. Cette sortie avec les autres bénévoles cependant été pour elle l’occasion de se mêler au groupe et de rencontrer plus de monde. Et évidemment, il y avait la population des bidonvilles. Elle avait passé une journée plus que constructive en leur compagnie. Chaque fois qu’elle se rendait auprès de la population défavorisée, elle se rendait compte de sa propre chance. Mas ce n’était pas seulement cela. L’injustice et les inégalités la rendaient folle. Elle aurait voulu pouvoir faire quelque chose contre cela. En faire plus pour eux que ce qu’elle faisait déjà. Ce n’était pas suffisant, selon elle. Mais elle n’avait pas d’autre utilisé. Elle donnait ce qu’elle pouvait donner. Se mordillant la lèvre, la jeune femme rejoignit le rassemblement. Une foule de bénévoles s’étaient rassemblés et elle écoutait les uns et les autres bavarder, sans dire un mot, restant légèrement à l’écart. L’idée d’une partie de foot fut alors lancée et elle ne put que sourire en voyant les visages radieux face à cette proposition. Une jeune femme se tenant près d’elle la questionna alors quant à sa volonté de savoir si elle voulait participer. Sans comprendre immédiatement que c’était à elle qu’elle s’adressait, Magdaléna mit plusieurs secondes à réagir, avant de répondre. « Oui, pourquoi pas », accepta-t-elle finalement.

Le football n’avait jamais été son truc, mais elle prenait surtout l’occasion de passer un bon moment avec les autres bénévoles. C’était l’occasion de passer un peu de bon temps hors de chez elle, de se dépenser et de s’amuser. Souriant à la jolie brune, elles discutèrent un petit moment pour se mettre d’accord quant à celle qui prendrait le vélo. Maddy n’avait jamais été très douée avec les deux roues. C’était déjà suffisamment compliqué de s’assoir dans une voiture avec ses quatre roues et toute la taule qu’il y avait autour, alors elle ne voyait pas bien l’intérêt de faire de l’équilibrisme pour se tenir sur des malheureuses roues avec une selle qui faisait mal au derrière si elle pouvait l’éviter. Et elle l’avait évité. Elle marchait aux côtés de sa nouvelle compagne pour cette après-midi, bavardant joyeusement avec elle. Lorsque cette dernière se présenta, Maddy lui adressa un sourire chaleureux. « Enchantée, moi c’est Maddy. Magdaléna en fait, mais tout le monde m’appelle Maddy », se présenta-t-elle à son tour. Elle s’apprêta à serrer la main que la jolie brune lui tendait, quand celle-ci sembla se retrouver dans la tourmente. Elle ne comprit pas immédiatement ce qui lui arrivait avant de reporter son regard sur la roue du vélo qui semblait s’enfoncer de plus en plus profondément dans une flaque de boue. Elle posa pied à terre, avant de chuter, mais son pied aussi se retrouva enlisé. La jolie blonde, elle, assistait à la scène sans pouvoir rien faire. Elle était impuissante et ne pouvait pas empêcher la chute inévitable. Lorsque la jolie brune se retrouva sur les fesses, Maddy se précipita pour s’enquérir de l’état de sa compagne d’après-midi. « Oh mon dieu, est-ce que ça va ? », demanda-t-elle, sincèrement inquiète. Sans avoir de réponse elle assista au fou rire de la jeune femme. Son rire était si franc et si sincère que Maddy prit la mesure du ridicule de la situation et ne put s’empêcher de rire avec elle. Elle était dans une drôle de posture, c’était le cas de le dire. Couverte de boue, assise parterre, la situation avait de quoi faire rire. Se tenant le ventre, douloureux, Maddy ria avec elle pendant un long moment, les larmes roulant sur ses joues. Elle n’avait pas ris comme cela depuis si longtemps … Et c’était le cas de le dire : cela lui faisait vraiment du bien. Reprenant son calme, elle adressa un sourire désolé à Maxyne, avant de hocher gravement la tête. « Promis, la prochaine fois c’est moi qui prendrait cet engin de malheur », affirma-t-elle avec un sourire légèrement moqueur. Lui tendant la main avec gentillesse, elle lui adressa cette fois un sourire plein de compassion. Elle était bien contente, elle, de ne pas être couverte de boue des pieds à la tête. Même si quelque chose lui disait que cela pouvait encore arriver. « Je t’aide à te relever ou tu vas t’en sortir ? », questionna-t-elle, légèrement moqueuse face à la jeune femme.

Revenir en haut Aller en bas


avatar
Invité
Invité




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Mar 28 Avr - 22:14

It's just bad luck
“We begin from the recognition that all beings cherish happiness and do not want suffering. It then becomes both morally wrong and pragmatically unwise to pursue only one’s own happiness oblivious to the feelings and aspirations of all others who surround us as members of the same human family. The wiser course is to think of others when pursuing our own happiness.”
Malgré son air un peu garçon manqué, Maxyne n’avait jamais été une fanatique de sport. Principalement parce qu’elle était beaucoup trop maladroite pour ne pas se faire mal en tapant dans un ballon ou pour ne pas trébucher en jouant à la corde à danser. Elle aurait probablement dû se méfier du vélo dès le moment où elle avait mis ses fesses sur la selle du l’instrument de torture. Elle ne l’avait pas fait cependant. Sûrement trop excitée par les évènements de la journée, comme une enfant à qui on avait promis une glace si elle était suffisamment sage. Une promesse qu’on ne lui avait jamais faite, parce qu’elle avait été loin de l’enfant sage. Toujours à sautiller partout comme une petite puce, à courir après le chat du voisin ou rentrant couvert de boue alors qu’il n’avait pas eu une goutte de pluie depuis des semaines. Ses parents l’avaient rapidement cru hyperactive. Les médecins s’étaient contentés de dire qu’elle était simplement turbulente. Avec un peu de recul, elle-même avait commencé à douter de ce diagnostic. Et maintenant, elle plaignait ces pauvres gens qui devaient travailler avec elle sans se plaindre. Elle les plaignait, cependant. C’était un peu pour leur donner une petite pause qu’elle avait accepté de se joindre aux bénévoles à l’extérieur du Centre. Ça et le fait qu’elle aurait aimé croiser ce charmant blond qui l’avait accueilli à Giving for Africa avec ce sourire charmeur et cette promesse d’être son guide privé si jamais elle en avait envie. Elle ne l’avait pourtant pas croisé et n’avait pas eu le courage de composer le numéro qu’il lui avait donné quelques jours plutôt. En somme, elle était une vraie froussarde qui n’avait pas le culot d’attraper ce stupide téléphone. Félicitation à elle! Elle était aussi brave qu’une gamine de quatorze ans devant son premier crush. Pour la peine, elle avait un peu envie de se cogner la tête de toutes ses forces contre un mur.

Max reporta son attention sur sa camarade, serrant sa main dans la sienne, tout sourire. « Maddy, donc. » Elle reporta son attention sur la route rocailleuse, essayant de ne pas finir avec les genoux écorchés avant la fin de la journée. En mettant les pieds en Afrique, elle n’avait pas songé au fait qu’elle rencontrait des gens si exceptionnels. Des gens qui savaient mettre leur vie sur la glace pour aider ceux qui avaient eu très peu de chance dans la vie. Elle était impressionnée par ces gens. Comme elle était impressionnée par son propre désir d’aider son prochain, elle qui, toute sa vie, avait essayé d’éviter les gens du mieux qu’elle pouvait. Elle qui préférait répondre au téléphone et aider ces gens à distance. Elle avait toujours préféré tenir les gens à un bras de distance, montrant les crocs chaque fois qu’on s’approchait trop près, chaque fois qu’elle se sentait menacée. Avec les années, Maxyne était passé professionnel dans l’art de se protéger contre les autres. Alors oui, elle se surprenait elle-même dans sa facilité qu’elle avait à communiquer avec ces gens qui n’avaient trois fois rien dans la vie. Avec ces bénévoles qui l’avaient accueilli à bras ouvert comme si elle avait toujours fait partit de leur monde. « Cela fait longtemps que tu es ici?» C’était une tentative désespéré de ne pas se balader en silence, de connaître un peu plus sa voisine, elle qui en général passait son temps dans son bureau à essayer de contacter un collègue capable de lui trouver une famille parfaite pour un orphelin ou à garder un œil sur Tiana dans son temps libre. Qui n’était pas vraiment un temps libre. Elle ne se plaignait pas pour autant. Pour la première fois depuis longtemps, elle aimait ce qu’elle faisait et elle adorait passer du temps avec la petite métisse.

Elle allait ajouter quelque chose lorsque son vélo s’enlisa dans la boue et qu’elle chuta sur le sol. L’éclat d’inquiétude la Maddy rendait la situation encore plus ridicule et pendant un moment elle avait l’impression de se retrouver dans une mauvaise sitcom. Rapidement, le rire de la blonde se joignit au sien. Elles devaient avoir l’air de deux parfaites idiotes à rire comme ça, au milieu de nulle part. Elle en avait mal au côté, l’oxygène semblait être devenu plus rare alors que les larmes perlaient au coin de ses yeux. Lorsqu’elle reprit son calme, ce fut pour entendre la voix de la jolie blonde accepter d’être la prochaine victime du vélo de l’enfer. « Tu n’y échapperas pas, petite! » Elle la pointa du doigt d’un air faussement sévère. Sa main retourna dans la boue pour essayer de se remettre sur pieds, en guise de réponse à la question moqueuse de Maddy. Ce fut sans grand succès, ses mains glissant dans le liquide visqueux qui semblait vouloir la garder au sol pour l’éternité. Elle dut faire un effort surhumain pour ne pas éclater de rire de nouveau, se contentant de tendre la main à sa camarade. « S’il te plaît?» Malicieuse, elle tira la jeune femme vers elle, jusqu’à ce qu’elle la rejoint dans la boue, un sourire innocent sur ses lèvres boudeuses. «Tu étais un peu trop propre…» Elle lui offrit sa mimique la plus adorable, comme une gamine qui essayait de ne pas se faire disputer par ses parents trop sévères après une bêtise mineure. La situation le faisait du bien, étrangement. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas ri comme cela, que les choses ne lui avaient pas paru si légères. Elle avait l’impression que depuis son arriver ici, tout ce qu’elle faisait n’était que travailler encore et encore, comme une petite forcenée. Elle avait oublié ce que c’était que de relâcher la pression. Elle n’avait jamais été aussi heureuse de tomber de vélo de sa vie. « T’es mignonne comme ça, tu devrais porter la boue plus souvent.» Elle agita ses mains devant elle, pour se débarrasser du liquide visqueux du mieux qu’elle le pouvait, ce qui était relativement difficile puisqu’elle en était recouverte.

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Invité
Invité




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Ven 22 Mai - 22:17



Maxyne & Magdaléna

« it's just bad luck »


Magdaléna n’avait en vérité jamais été très douée pour se sociabiliser, malgré les apparences qu’elle pouvait donner. Lorsqu’elle n’était qu’une petite fille, elle avait été prise pour cible d’abord par les plus grands, dans l’orphelinat dans lequel elle avait passé les trois premières années de sa vie, puis par les enfants de l’école dans laquelle elle avait été malmenée pendant des années. Il y avait toujours eu cependant des personnes ayant réussi à la faire sortir de son mutisme. Son grand-frère avait été le premier, puis il y avait eu Noah, ce petit garçon rencontré dans son école avec qui elle avait partagé tous ses rêves et tout ce qu’elle ressentait. Mais au final, toute sa vie elle était restée cette gamine laissée de côté à cause de son accent de l’est fort prononcé, de son incapacité à parler l’anglais sans se rattraper toutes les deux minutes sur les mots qu’elle employait. Avec les années, c’était devenu pire encore. Elle passait son temps à voyager, à déménager, si bien qu’elle changeait sans arrêt d’école, qu’elle était toujours la petite nouvelle quelque part. Profondément renfermée, elle avait toujours rencontré quelques personnes de confiance, mais elle n’était jamais devenue une personne extravertie. Aujourd’hui, cela n’avait pas changé. Elle avait peut-être vingt-cinq ans maintenant, mais elle était toujours cette petite fille timide, qui n’osait aller vers les autres. Pourtant, tandis qu’elle marchait à côté de Maxyne, elle avait cette impression la rendant nostalgique que la jolie brune pourrait devenir elle aussi l’une de ses amies de voyage qui réussissait à la faire sortir de sa carapace. Elle avait ce visage doux et amical qui poussait à la confiance et à la confession. Il n’y avait aucune autre raison qui aurait pu pousser la jeune femme à sortir de son cocon si confortable pour suivre une parfaite inconnue sur le chemin les menant au terrain de football. Elle n’était pas aussi timide qu’elle l’était d’habitude en sa compagnie, elle se laissait aller, elle s’ouvrait à la conversation et c’était pour le moins plaisant. Elle n’avait pas peur de ce que la jeune femme pouvait penser d’elle, car elle n’avait pas la sensation d’être jugée, pas l’impression non plus qu’elle était du genre à porter un jugement. En bref, Magdaléna était en parfaite confiance et totalement détendue en compagnie de la jeune femme avec laquelle elle prenait plaisir à bavarder et en compagnie de qui elle se promenait joyeusement.

« Quelques années oui. Je suis arrivée ici fin 2009 avec mes parents, pour l’un de nos innombrables voyages et je ne suis plus jamais repartie. Cela faisait des années que je cherchais un endroit où je pourrais me sentir chez moi et je crois que je l’ai trouvé ici », expliqua-t-elle avec un sourire. Elle se garda bien de lui expliquer que si elle avait choisi de ne pas suivre ses parents lorsqu’ils avaient quitté l’Afrique du Sud, ce n’était pas seulement pour vivre de ses propres ailes. C’était en grande partie ce qui l’avait poussée, c’était un fait. Mais il y avait autre chose derrière cela. Car si cela avait été la seule de ses motivations, elle aurait bien vite pris ses affaires pour retourner en Angleterre et rejoindre son frère qui avait eu le bon esprit de rentrer chez eux. Mais comme dans toutes les histoires, il y avait toujours un homme responsable de tout. C’était toujours ainsi que cela se passait et elle ne dérogeait pas à la règle. Cependant, elle était bien curieuse de savoir comment sa compagne du jour avait atterri en Afrique du Sud et surtout, ce qui l’avait poussé à rejoindre le centre giving for africa. Elle craignait cependant que ses questions ne paraissent trop indiscrètes et les garda pour elles quelques secondes. Mais la curiosité finit par reprendre le dessus et avant même qu’elle ne s’en soit rendue compte, elle entendit sa propre voix s’élever pour l’interroger. « Et toi, qu’est-ce qui t’a amené ici ? », demanda-t-elle finalement, cédant à la curiosité sans poser une question trop difficile. Elle n’aimait pas vraiment le silence, ne l’avait d’ailleurs jamais aimé. Le silence lui rappelait ces longues nuits angoissantes qu’elle avait passées dans cet orphelinat, en attendant des parents. Et maintenant qu’elle avait accepté de faire la route avec Maxyne, c’était l’occasion pour elles d’apprendre à mieux se connaître.

Mais les évènements tournèrent bien vite en leur défaveur. Elles auraient pu dramatiser, elles auraient pu s’en soucier réellement, mais les deux jeunes femmes étaient soudain redevenues deux enfants, riant pour des sottises. Il fallait dire que la situation était quelque peu absurde et qu’il y avait de quoi en rire. Couverte de boue, Maxyne n’avait pas réellement fière allure. Maddy se serait sans doute inquiétée bien plus pour elle, si elle ne l’avait pas vu rire aux larmes, en raison de cette chute pour le moins inattendue. Incapable de résister d’avantage, son rire c’était joint à celui de la jolie brune et elle riait à en avoir mal aux côtes, des larmes roulant sur ses joues pâles. Elle n’avait aucun souvenir de la dernière fois où elle s’était tant amusée. Et elle devait bien avouer que cela faisait un bien fou. Évacuer la pression était nécessaire et en cet instant, elle se sentait plus détendue et sereine qu’elle ne l’avait été depuis bien des semaines. « Je ne tenterais pas d’y échapper », promis-t-elle en levant les mains pour prouver son innocence, avant de rire de plus belle. Elle ne se moquait pas cependant, sachant parfaitement que sa maladresse aurait pu la pousser dans le même genre de situation absurde. Elle n’avait jamais été très adroite, raison pour laquelle elle avait voulu éviter l’engin aux deux roues, pour éviter de se retrouver sur les fesses ou de s’écorcher les genoux. Retrouvant petit à petit son calme, elle accepta d’offrir sa main à Maxyne, pour l’aider à se sortir de cette flaque de boue et à se relever. Grossière erreur. Tirée par sa camarade, elle glissa à son tour dans la boue, s’en retrouvant couverte en grande partie. Ses jambes disparaissaient dans le liquide visqueux et elle ne put s’empêcher de froncer les sourcils, faussement exaspérée. « Tu vas me le payer très cher, tu le sais ça ? », questionna-t-elle avec toute l’innocence du monde. Son visage se fendit en revanche d’un sourire de conspiratrice malgré le regard innocent qu’elle lui lançait. Plongeant ses mains dans la boue pour en recueillir au creux de ses paumes, elle en envoya une petite quantité sur la jeune femme, ce qui ne changeait rien puisqu’elle en était déjà couverte. Mais quitte à être dégoutante, elle pouvait bien l’en asperger encore. Ce qu’elle ne manqua pas de faire une seconde fois, lui envoyant de la boue dessus, avant d’éclater de rire une nouvelle fois. Elles avaient l’air franchement malines, à faire une bataille de boue au lieu de s’inquiéter d’être au milieu de nulle part, abandonnées par les autres bénévoles depuis de très longues minutes déjà. Une chose était sûre, quand elles finiraient par rentrer au centre – si elles retrouvaient un jour le chemin – elles auraient l’air bien mignonnes à se promener ainsi couvertes de boue, devant les autres bénévoles qui ne manqueraient probablement pas de rire d’elles. Mais à cet instant, Maddy s’en fichait pas mal. Une simple bataille de boue l’amusait et c’était tout ce qui importait.
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Invité
Invité




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Ven 19 Juin - 5:57

It's just bad luck
“We begin from the recognition that all beings cherish happiness and do not want suffering. It then becomes both morally wrong and pragmatically unwise to pursue only one’s own happiness oblivious to the feelings and aspirations of all others who surround us as members of the same human family. The wiser course is to think of others when pursuing our own happiness.”
Maxyne avait toujours été un petit moulin à paroles, de ces enfants qui ne tiennent pas en place plus de deux secondes sans devenir complètement intenables. Ses parents avaient pourtant tout essayé, le sport, les régimes faibles en sucres, rien n'y avait fait. Leur fille était simplement intenable et il fallait s'y faire. Ils avaient fait de leur mieux, elle le savait, bien que ce n'était pas complètement parfait. Elle était consciente qu'elle avait dû être un véritable casse-tête pour eux. Par moment, elle s'en voulait, du moins, pour sa mère, quant à son paternel, elle était un peu déçue de ne pas avoir fait de sa vie un véritable enfer. Aussi méchant cela puisse paraître. Bref, de par sa nature, il avait été normal pour elle d'aborder la blonde qui était assise près d'elle. Elle n'avait pourtant pas eu l'intention de s'en faire une meilleure amie ou une amie pour autant. Malgré ses airs avenants et son tempérament hyperactif, l'assistante sociale n'était pas vraiment de ces filles qui ont besoin d'un cercle d'ami toujours plus grand. Au contraire. Elle ne faisait pas suffisamment confiance aux gens pour cela. Elle n'était même pas certaine de pouvoir se faire confiance à elle-même. Sait-on jamais, elle pourrait devenir une psychopathe mangeuse de chat demain matin! Malgré tout, le visage angélique de la blonde ne semblait pas indiquer qu'elle avait affaire à un monstre sanguinaire qui risquait de lui trancher la gorge dès qu'elle avait le dos tourné. Et visiblement, Maxyne devait cesser de lire du Stephan King avant de se coucher si elle ne voulait pas devenir totalement folle. Si ce n'était pas déjà trop tard. Puis, quel mal y avait-il à discuter un peu avec des inconnus? Surtout lorsque l'on était entouré d'inconnus. Elle n'était pas au centre depuis suffisamment longtemps pour s'être fait des amis, elle arrivait à peine à se souvenir du nom des gens qu'on lui avait présenté.

Tout en manipulant le vélo, la brune écoutait sa camarade lui parler de la façon dont elle avait atterri en Afrique du Sud. Visiblement, elle n'avait pas avait vu beaucoup d'endroit dans sa vie, suffisamment pour ne pas se sentir à la maison dans aucun d'entre eux. C'était un peu triste quand on y pensait. Ce ne devait pas être facile pour une enfant de voyager constamment, de ne pas pouvoir se faire d'amis ou de ne pas avoir de points de repère. Maxyne était bien placé pour savoir que cela pouvait également arriver lorsqu'on passait sa vie au même endroit. Elle avait vu ces enfants chahutés méchamment à l'école, ces enfants sans amis et sans attaches qui, à force de plaisanterie méchante, finissaient par fuguer ou pires encore. Il suffisait de voir le nombre de suicides chez les adolescents par an pour réaliser que l'on peut avoir l'impression de ne pas avoir sa place chez soi tout en ayant une famille aimante. Elle se doutait également qu'être sans cesse le nouvel enfant dans une classe scolaire ne devait pas être facile, s'intégrer, prendre le rythme du groupe, apprendre les noms de ses camarades, la langue... toutes ces choses qui font qu'on se sent à sa place. « Ça pas dû être facile voyager autant. Quoi que tu aies dû voir plein de choses. Moi, j'ai passé ma vie dans mon petit coin des États-Unis en me demandant quand le mont Saint Helens allait faire des siennes, histoire de mettre un peu de piquant dans ma vie. » Elle offrit un sourire amusé à la blonde. Ce n'était pas totalement la vérité, mais ce n'était pas faux non plus. Pendant des années, lorsqu'elle était petite, Maxyne espérait que le volcan se réveille. Simplement parce que dans les films, ça semblait amusant. Elle avait rapidement changé d'avis en apprenant que l'on pouvait mourir dans une telle situation. Puis, sa vie n'avait plus jamais eu besoin d'action, au contraire, elle espérait avoir un peu de paix. Une mimique moqueuse se dessina sur ses traits alors qu'elle reprenait, sur un ton tout aussi moqueur. « C'est un peu bête d'avoir choisi le pays dont la chaleur doit apparenté à celle de l'enfer comme son chez soi, cependant. » Bon, c'était probablement mieux que la Syrie ou que la Palestine, quand on y pensait.

Elle aurait dû s'attendre à la question de Maddy, après tout, il était normal qu'elle se montre curieuse à son tour, il n'était pas juste que Maxyne soit la seule à violer sa vie privée avec ses questions. Cependant, elle marqua une pause, cherchant les mots qu'elle pouvait utiliser, ce qu'elle pouvait dire sans la faire fuir. Elle se voyait mal être aussi ouverte qu'elle l'avait été avec Noah le jour de son arrivée. Elle se voyait mal lui dire qu'elle était ici parce qu'elle n'avait plus envie d'être la fille d'un tueur en série. Surtout que cela ferait en sorte qu'elle redeviendrait la fille d'un tueur en série. Il valait mieux éviter. Elle opta donc pour un demi-mensonge. Quelque chose entre la vérité et une histoire romancée. «J'avais besoin de changer d'air. Il se trouvait que le premier avion disponible menait ici. C'est aussi simple que ça. Un type m'a parlé du centre quand je suis débarquée de l'avion. J'ai cru qu'il voulait revendre mes organes sur le marché noir, en fait. C'est un peu cocasse, non?» Ou pas. Il suffisait d'ouvrir la télévision pour entendre parler de la dernière histoire d'horreur, de ces gamines disparues, de ces femmes vendues, de ses enfants utilisés comme esclaves. Elle avait pourtant rapidement compris que Noah n'avait rien d'un revendeur d'organes. Il était tout sauf crédible pour l'emploi, il fallait l'avouer. C'était ce à quoi elle pensait lorsqu'elle s'enlisa dans la boue, éclatant de rire devant sa propre chute. Ses côtes lui faisaient mal, l'oxygène commençait à lui manquer et les larmes roulaient sur ses joues, mais elle s'en fichait. La situation était ridicule. Heureusement que le ridicule ne tuait pas, d'ailleurs. Il ne fallut pas très longtemps avant que le rire de la jolie blonde se mêle au sien. Elles devaient avoir l'air particulièrement idiotes à rire comme ça au milieu de nulle part.

Magdalena était la victime parfaite puisqu'elle ne la connaissait pas. Il était pourtant évident pour chacun des proches de l'assistante sociale que de lui tendre la main dans une telle situation finirait en catastrophe. Il était presque certain que tout le monde finirait dans la boue, par pur plaisir. Et alors qu'elle la tira vers elle, Maxyne espérait que sa camarade ne soit pas de ces gens susceptibles et colériques qui n'apprécient pas les plaisanteries ou qui ne savent pas s'amuser. Les paroles de la blonde eurent le dont de la rassurer et un sourire amusé étira ses lèvres. « Tu compte faire quoi? Mettre des blattes dans mon lit? Remplacer mon écran solaire par de l'huile? » demanda-t-elle en haussant un sourcil, suspicieuse, sans pouvoir se départir de son amusement pour autant. Maddy ne tarda pas à lui envoyer de la boue, l'éclaboussant un peu plus, ce qui semblait pratiquement impossible, mais quand même. La brune ne put s'empêcher de répliquer à son tour, éclaboussant la jeune femme jusqu'à ce qu'elle soit aussi sale qu'elle. Jamais elle n'aurait cru que les batailles de boue pouvaient être aussi amusantes. Jamais elle n'aurait songé le faire non plus, peut-être parce qu'elle n'appréciait pas particulièrement le fait d'être poisseuse et trempée. Cependant, les choses étaient bien différentes ici, en Afrique, et ce moment de rire était plus que plaisant. « J'avais un rendez-vous galant ce soir, tu crois que je vais le charmer, comme ça? » finit-elle par lâcher en cessant de l'éclabousser quelques secondes, un sourire mutin sur ses lèvres. Observant la jeune femme, elle finit par poser son doigt sur son épaule avant de relever les yeux vers elle. « Il te manquait un peu de boue à cet endroit, mais ça va, tout est bon maintenant!» Maxyne avait l'impression d'être une petite fille fière de sa mauvaise plaisanterie, mais quand même. Il fallait bien s'amuser un peu, non?
crackle bones


Dernière édition par M. Maxyne Jacobs le Dim 30 Aoû - 3:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Invité
Invité




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Mar 14 Juil - 21:02



Maxyne & Magdaléna

« it's just bad luck »


C’était étrange pour Magdaléna de se sentir si détendue et tellement en confiance auprès d’une parfaite inconnue. La vie l’avait rendue méfiante et elle avait toujours eu un petit quelque chose de timide, qui l’empêchait d’aller vers les gens spontanément. Elle n’était pas fermée aux gens pour autant, elle ne l’avait d’ailleurs jamais été, mais elle était incapable de faire le premier pas, d’être celle qui engageait une conversation avec quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Elle manquait cruellement de confiance en elle, depuis qu’elle n’était qu’une petite fille. Durant toute son enfance, elle avait été la cible des railleries de plus grands, si bien qu’elle n’avait jamais été capable de s’affirmer, de taper du poing sur la table pour faire entendre sa voix, pour exprimer son avis. Et si avec les années elle était devenue un peu moins timide, elle n’avait pas totalement réussie à se guérir pour autant. Et malgré toute sa bonne volonté, elle restait méfiante et distante à l’égard de tous ceux qui l’approchaient. Mais avec Maxyne, les choses étaient bien différentes cependant. Elles ne se connaissaient que depuis quelques minutes, mais Magdaléna se sentait bien en sa présence. La jolie brune avait un visage avenant qui la rendait fort sympathique aux yeux de la blonde. Elle avait ce petit quelque chose qui inspirait instinctivement la confiance, qui ne poussait pas à la méfiance. Ainsi, tout en marchant à côté de son vélo, elle prenait plaisir à discuter avec la jeune femme qui s’avérait plutôt bavarde. Maddy en était fortement amusée. C’était un saisissant contraste entre leurs deux personnalités. L’une n’étant pas très bavarde écoutait pourtant joyeusement s’exprimer sa compagne de voyage, sans manquer une seule de ses paroles, sans chercher à l’interrompre non plus. La conversation s’orienta pourtant sur elle, chose qui était plutôt prévisible. Elle ne pouvait garder le silence sur tout le chemin et ne le désirais pas non plus. Pourtant, elle n’aimait pas beaucoup parler d’elle, quand bien même elle ne faisait pas partie de ces personnes qui n’ont confiance en personne et qui ne se confient sur rien, même à leurs amis les plus proches. « En effet, j’ai vu beaucoup de choses. Avec mes parents, on a traversé de nombreux pays. La France, l’Allemagne, la Norvège, l’Italie. On a même eu l’occasion de faire un tour en République-Tchèque, mon pays d’origine. Mais à aucun moment je ne me suis sentie chez moi, depuis notre départ d’Angleterre il y a quinze ans. Ça a été très enrichissant, mais c’est en même temps une vie très solitaire. Par chance, l’absence de vie stable et d’amis dans ma vie m’a permis de réussir mes études alors je suppose que ce n’était pas une si mauvaise chose que ça », souffla-t-elle avant d’afficher un triste sourire sur ses lèvres colorées. A vrai dire, elle n’était pas sûre de pouvoir considérer ses voyages incessants comme une bonne chose. Elle avait toujours été la petite nouvelle dans chaque classe, elle n’avait jamais eu d’amis stables et elle n’était jamais restée suffisamment longtemps dans un pays pour pouvoir en maitriser totalement la langue. Elle en avait parfois voulu à ses parents qui lui avaient imposé ce style de vie nomade qui ne lui avait jamais plus. Elle aurait largement préféré rester vivre en Angleterre, auprès de ses rares amis dans leur foyer où elle se sentait en sécurité et partir en voyage chaque été. Elle essayait souvent de se dire qu’elle devait être reconnaissante envers ses parents car sans eux, elle ne serait peut-être jamais sortie de cet orphelinat de fortune à Prague. Mais parfois, elle ne pouvait s’empêcher de leur en vouloir, car c’était en partie de leur faute si avec le temps elle était devenue si réservée. « Et alors, il y a eu du piquant finalement dans ta vie ? », questionna-t-elle, amusée, dans le but surtout de changer de sujet. Elle était mal à l’aise à l’idée de laisser la conversation s’attarder trop longtemps sur elle. Elle ne se considérait pas comme particulièrement intéressante et n’avait pas l’impression que sa vie nécessitait d’être discourue pendant des heures. « C’est encore plus ironique quand on pense que j’ai passé les premières années dans le froid et l’humidité de l’Angleterre », répondit-elle en riant à la remarque de la jeune femme.

Mais maintenant qu’elles en étaient à se confier sur leurs vies, Magdaléna était elle aussi curieuse d’en apprendre plus concernant la jolie brune. Après tout, elle avait beau se montrer bavarde, elle ne savait pas encore grand-chose de la jeune femme et elle était bien curieuse de savoir ce qu’elle faisait par ici. Sa réponse bien que mystérieuse, eu au moins pour effet de satisfaire la curiosité de la jolie blonde, qui méditait ses paroles comme si elle lui avait donné la réponse à une énigme particulièrement complexe. « C’est très courageux, d’avoir fait un truc comme ça. Sauter dans le premier avion, sans réfléchir … Il faut vraiment avoir du courage pour faire une chose pareille. Mais je suis surprise que personne au centre ne t’ai encore dit que nous faisons vraiment de la revente d’organe. C’est comme ça que Frans réussit à garder le centre ouvert », plaisanta-t-elle, surprise par sa propre audace. Elle se sentait cependant suffisamment en confiance avec Maxyne pour ne pas craindre qu’elle s’offusquerait de son humour quelque peu déplacé. Il n’y avait pas de quoi rire cependant et il n’y avait qu’à lire le journal pour savoir que ces choses pouvaient arriver. Et à dire vrai, bien qu’elle ne l’avouerait jamais à personne, elle n’était pas très rassurée quand elle croisait Frans van Pieters, bien que cela n’arrivait pas souvent. Ce n’était pas qu’il était effrayant. Mais disons qu’il avait un charisme et une présence tels que si un jour on venait à lui annoncer qu’il était un tueur en série elle n’en serait finalement pas si surprise.

Mais les plaisanteries idiotes et malvenues furent bien chassées par un accident pour le moins amusant. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, Maxyne s’était enlisée dans la boue et Magdaléna n’avait pas manqué de se moquer d’elle avant d’être elle aussi recouverte de cette substance visqueuse. Elle en riait à en avoir mal aux côtes et des larmes coulaient sur ses joues, tant elle n’arrivait pas à retrouver son sérieux. C’était la situation la plus ridicule qui pouvait bien arriver et elle s’amusait comme une folle, pour la première fois depuis bien trop longtemps. « Quelque chose comme ça oui. Je ne dormirais que d’un œil à ta place », répondit-elle avec un sourire amusé. Elle avait l’impression d’être à nouveau une petite fille et elle s’amusait comme tel. La bataille de boue qui s’ensuivit ne parvint pas à les rendre plus adultes, ni à les amuser un peu moins. Maddy se sentait bien, toute forme de stress l’ayant quitté. Jamais elle n’aurait pensé trouver du plaisir à l’idée de se salir ainsi, mais le eu était plus qu’amusant, elle devait bien le reconnaître. « Eh bien, si tu avais l’intention de te faire remarquer de cet homme, je pense qu’ainsi ce sera plutôt réussi : il ne pourra pas te louper comme ça », répondit-elle en riant. Elles avaient belle allure toutes les deux, recouvertes de boues de pieds à la tête. Maddy était certaine qu’il lui faudrait des heures pour tout enlever et encore, si elle y parvenait. La jeune femme posa son doigt sur son épaule et sa réponse à l’air perplexe de Maddy ne la fit que rire d’avantage. « C’est gentille à toi de parfaire ma tenue de camouflage. Si on partait en mission dans la jungle maintenant ? », demanda-t-elle en riant, avant de d’essuyer son menton. C’était peine perdue. Ses mains étaient recouvertes de boue et elle ne parviendrait pas à s’en débarrasser dans l’immédiat. Elle recouvra cependant petit à petit son sérieux et posa son regard sur la brune l’accompagnant. « Je ne voudrais pas t’affoler, mais on a perdu le groupe. Comment on va faire pour rentrer maintenant ? », demanda-t-elle avec plus de sérieux.


Revenir en haut Aller en bas


avatar
Invité
Invité




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Dim 30 Aoû - 4:37

It's just bad luck
“We begin from the recognition that all beings cherish happiness and do not want suffering. It then becomes both morally wrong and pragmatically unwise to pursue only one’s own happiness oblivious to the feelings and aspirations of all others who surround us as members of the same human family. The wiser course is to think of others when pursuing our own happiness.”
Magdalena était un vrai globe-trotter, c'était impressionnant, le nombre de pays qu'elle disait avoir vu. Enfin, surtout pour elle. La petite brune avait passé toute sa vie dans son propre pays, même les vacances d'été. Oh, elle connaissait les États-Unis par coeur, elle avait vu chaque état, elle avait été plus souvent que nécessaire à Disney, au point qu'elle avait fait une overdose de pancake en forme de Mickey Mouse. Le plus exotique qu'elle avait vu était le Mexique. Ce n'avait pas été particulièrement plaisant, une petite virée à quelques kilomètres de la frontière. Son père avait pensé que c'était une bonne idée de l'emmener avec lui. C'était un truc de médecin, une conférence, quelque chose comme ça. Elle y avait vu une chambre d'hôtel et l'autoroute. C'était lui du la plage et de l'océan éclatant. Pas de palmier ou de cactus. Rien de rien. Elle avait même pas croisé un seul habitant. C'était pas à dire, il y avait plus de Mexicains au Texas que dans ce trou perdu remplit de médecin essayant de se gonfler le torse pour faire croire à son collègue qu'il est meilleur que lui. Maxyne avait rapidement comprendre que la médecine, c'était plus compétitif que le sport, il fallait être le meilleur, toujours, sinon, on finissait dans un petit hôpital paumé au milieu de du Missouri. Elle avait vu des joueurs de Hockey moins compétitifs. Néanmoins, à la façon dont la jolie blonde parlait de son style de vie des plus nomade, l'assistante sociale pouvait deviner que ce n'avait pas été facile non plus. Comment peut-on développer une amitié solide avec quelqu'un lorsqu'on bougeait tout le temps? Sa collègue n'avait sans doute jamais eu de meilleure amie, aucune relation qui pouvait ressembler à ce que Leïla et elle-même pouvaient partager. C'était dommage, presque triste. Elle ne pouvait imaginer sa vie sans la Chinoise, elle ne pouvait imaginer son enfance sans cette petite fille à l'air soucieux. « Y'a toujours deux côtés à une médaille.» C'était un peu une réponse toute faite, mais tant pis. Elle n'avait pas envie de tourner le couteau dans la plaie et elle ne se sentait pas suffisamment à l'aise pour continuer à la questionner sur le sujet. Elle n'était pas non plus certaine d'avoir le droit de lui poser des questions sur son métier, c'était comme lui demander si elle était mariée.

Maxyne se contenta de hausser vaguement les épaules devant la question de la blonde. Y avait-il eu de l'action dans sa vie, au final? Sans doute un peu trop. Elle n'avait jamais réalisé à quel point sa vie d'avant lui manquait. Non celle qu'elle avait vécue en Amérique, mais celle qu'elle avait vécu enfant, avant que les gens la pointe du doigt, avant les messes basses. « On peut dire ça. Ça ne veut pas dire que c'est une histoire de chevalier et de dragon, par contre. C'est plutôt un truc à la Jack l’Éventreur ou à la Stephen King.» Pendant un moment, Max se demanda lequel des deux était le plus près de la réalité. Son père avait bel et bien démembré des jeunes femmes, ce n'était pas des prostitués, certes, mais c'était semblable quand même. Et puis, Mitchel Jacobs serait, en effet, un bon personnage sortant d'un livre de King. C'était bizarre quand on y pensait. Sa vie ressemblait un peu à ces thrillers dont elle avait raffolé à une période de sa vie. Elle avait essayé de comprendre, puis elle avait abandonné. Comme elle avait baissé les bras devant l'attitude totalement défensive de sa soeur envers leur père. Lively ne semblait pas comprendre que son géniteur n'était rien d'autre qu'un assassin, qu'il était un monstre et non pas le père aimant qu'elles avaient connu enfants. La voix de Magdalena la ramena sur terre et elle tourna la tête vers elle, observant ses traits gracieux avant de rigoler doucement. « Courageux? Essai irresponsable! Ma soeur m'a passé un de ses savons quand elle l'a su, j'avais l'impression d'être une gamine qui a volé la voiture et qui a heurté le chien du voisin. » Elle grimaça. Elle exagérait à peine. C'était tout juste si elle n'avait pas les tympans perforés par les cris suraigus de sa soeur aînée. « Ça explique beaucoup de choses, quand même, le trafic d'organe! »

Heureusement pour elle, elle n'avait pas d'entretien d'embauche ou de réel rendez-vous galant ce soir. Il lui faudrait probablement plusieurs heures sous la douche pour se débarrasser de toute cette boue. Maxyne se sentait beaucoup plus comme une boule de glaise que comme un être humain à ce moment précis, mais tant pis. Ça en valait la peine. Elle ne se souvenait pas de s'être autant amusée depuis bien longtemps. Elle avait tellement ri que ses joues et ses cotes étaient douloureuses. « Je suis terrorisée! » Elle mima une mimique effrayée avant de rire de nouveau. Elle voyait mal la jolie blonde se glisser dans sa petite demeure avec son armée de blattes dans le but de se venger. « Au moins, il sera à quoi s'attendre! Limite, il me prendre pour une superhéroïne. La femme-cochon quelque chose comme ça. » C'était fou, le nombre de bêtises qu'elle pouvait dire en moins de cinq minutes quand même. Devant les remerciements de sa compère, Max lui offrit un grand sourire qui tranchait avec son visage noirci par la boue, lui signifiant ainsi que c'était un plaisir. « Et puis, c'est bon pour la peau, paraît-il. Je t'ai évité des soins de la peau d'un coût excessif.» La prochaine question de Madga était plus que pertinente. Son sourire s'effaça doucement alors qu'elle scrutait l'horizon, cherchant un signe de vie quelconque autour d'elles. Rien. C'était le désert à perte de vu, un ciel trop bleu, une terre d'ocre, et le vélo abandonné dans la boue près de ses pieds. Pas une âme qui vive. Même pas un oiseau. « Ils vont bien finir par revenir sur leurs pas pour rentrer non? Ou alors, on peut essayer de retourner sur nos pas. » Elle n'en était pas si certaine que cela, en fait. Elle avait un sens de l'orientation s'approchant du zéro absolu. Elle ignorait où était le nord ou même la direction du centre.


crackle bones
Revenir en haut Aller en bas


avatar
Invité
Invité




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   Jeu 10 Sep - 19:41



Maxyne & Magdaléna

« it's just bad luck »


Depuis sa plus tendre enfance, Magdaléna avait l’habitude de suivre ses parents sur les routes et de déménager très souvent. Elle n’avait jamais passé plus de quelques mois dans le même pays, excepté lorsqu’elle avait déménagé à Oslo. Elle avait vu du pays c’était un fait et lorsqu’elle en discutait avec ses amis les plus proches, elle pouvait voir l’envie briller dans leur regard. Pourtant, elle n’estimait pas être à envier. Certes elle avait vécu une enfance heureuse et elle avait eu la chance d’être adoptée par une famille profondément gentille. Mais elle n’aurait souhaité cette vie de nomade à personne. Elle avait été plus qu’heureuse de visiter ces endroits mais ce n’était pas des vacances et ce n’était pas une vie non plus. A chaque fois qu’elle s’attachait à quelqu’un, à chaque fois qu’elle se faisait des amis, elle finissait par être séparés et avec le temps, elle était devenue plus timide et isolée que jamais. Elle était reconnaissante pour tous ces beaux paysages qu’elle avait eu la chance de voir, mais c’était bien tout ce qu’elle avait retenu de positif à cette expérience. Aujourd’hui encore, ses parents voyageaient toujours, son frère était retourné en Angleterre et toute la famille était disloquée, tombant en morceaux. C’était ce qu’elle tentait d’expliquer à sa camarade d’un jour, tandis qu’elles faisaient connaissance toutes les deux. Elle avait raison d’affirmer qu’il y avait toujours deux revers à une médaille. Et elle avait tendance à voir les choses de manière plus négative que positive depuis des années déjà.

Parler d’elle n’était pas chose facile. Elle avait toujours préféré parler des autres parce qu’elle détestait attirer toute l’attention sur elle. Loin d’être narcissique ou égocentrique, elle préférait discuter de la vie de ceux qui l’entouraient et se mettre en retrait, quitte à parfois avoir l’air un peu trop distante avec ses proches. Souriant à la jeune femme tandis qu’elle l’écoutait parler, elle lui accordait toute son attention, réellement intéressée par les mots qu’elle prononçait, par cette histoire qu’elle lui comptait. Elle ne voyait pas le temps passer, plongée dans cette conversation intéressante. Rencontrer de nouvelles personnes était toujours un plaisir pour elle, parce que tout le monde avait quelque chose à apporter. Pourtant lorsqu’elle lui confia que son histoire ressemblait probablement plus à celle de Jack l’Eventreur plutôt qu’à La Princesse et la Grenouille, la jeune femme se sentit bête d’avoir posé la question. « Oh. Je suis désolée pour toi », souffla-t-elle, gênée. Ses joues rougissaient considérablement, mal à l’aise d’avoir posé une question aussi personnelle. Elle n’était pas d’une nature curieuse et elle regrettait d’avoir demandé des détails à la jeune femme, simplement parce qu’elle désirait lui prouver qu’elle était intéressée par ce qu’elle lui racontait. C’était une erreur qu’elle ne risquait pas de commettre deux fois cependant et elle s’efforça de rester un peu plus sur la réserve désormais. « Je comprends que ça ait pu déstabiliser ta sœur, mais l’essentiel c’est que tu te sentes bien. Je ne trouve pas cela irresponsable pour ma part mais très courageux », répondit-elle gentiment. Elle-même avait été traitée d’irresponsable quand elle avait pris la décision de rester en Afrique du Sud et de ne plus suivre ses parents dans différents pays. Mais elle était plus heureuse ainsi et c’était tout ce qui comptait. « C’est le meilleur moyen de financer le centre tu sais », souffla-t-elle avec humour.

La discussion prit une toute autre tournure cependant lorsqu’elles se retrouvèrent toutes les deux à patauger dans la boue. Si ce n’était pas vraiment dans ses habitudes d’être recouverte de boue de la tête aux pieds, Magdaléna devait bien avouer qu’elle s’amusait étrangement avec la jeune femme. Depuis bien longtemps maintenant elle n’avait pas autant ris et cela lui faisait un bien fou. Elle semblait se détendre et c’était tout ce dont elle avait besoin. Elle riait tant qu’elle en avait mal au ventre. Elles devaient avoir l’air ridicules toutes les deux, mais il était certain qu’elles ne risquaient pas d’oublier cette journée avant bien longtemps. « Tu as raison d’être terrorisée, je suis un être diabolique tu sais », souffla-t-elle entre deux éclats de rire. Elle était incapable de faire le moindre mal à qui que ce soit et cela semblait se lire sur son visage, mais elle s’amusait beaucoup à prétendre le contraire. Une journée ainsi, coupée de la réalité, voilà tout ce dont elle avait besoin. Et sans s’en rendre compte, sa compagne du genre, qu’elle connaissait à peine, lui apportait tout ce dont elle avait besoin. « C’est un nouveau concept de super-héroïne. Il va tomber sous le charme en un instant, j’en suis persuadée », répliqua-t-elle avec humour, rebondissant sur la blague de la jeune femme. « Oh, c’est sans doute bien meilleur qu’un soin en institut. Je suis touchée par tant de sollicitude. Grâce à toi je pourrais charmer tous les hommes de la région grâce à ma peau de bébé », plaisanta-t-elle encore. Grâce à la jeune femme, elle se laissait totalement aller, usant de la plaisanterie à outrance. Toute forme de timidité semblait l’avoir quittée et elle baissait les armes pour se montrer sympathique. La brune n’avait probablement pas la moindre idée de l’influence bénéfique qu’elle avait sur la blonde et c’était une bonne chose. Cependant, elle finit par calmer ses rires pour poser une question bien plus pertinente. Elle n’avait pas la moindre idée de comment elles allaient pouvoir rentrer toutes les deux. Elles étaient perdues au milieu de nulle part et elle doutait que qui que ce soit allait bien pouvoir les chercher. « Je doute que quelqu’un vienne nous chercher. On devrait peut-être retourner sur nos pas, je crois. On retrouverait le village et on pourrait demander de l’aide pour retrouver le centre », proposa-t-elle en se relevant. Elles avaient l’air malines toutes les deux. Elles étaient dégoutantes et perdues. Madgaléna ne pouvait s’empêcher de se dire que les prochaines heures risquaient fortement d’être compliquées. Mais elle était en bonne compagnie, ce qui l’aidait à ne pas paniquer. « Alors, tu viens ? », souffla-t-elle avec un sourire à l’attention de la jeune femme, toujours dans la boue.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck   

Revenir en haut Aller en bas
 

la boîte à rps ♣ magdalena & maxyne - it's just bad luck

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
♣ giving for africa  :: 
our last memories

 :: les souvenirs de rp
-