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  la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor

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THE BIG BOSS
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♣ métier/études : directeur du centre Giving for Africa


MessageSujet: la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor   Ven 15 Mai - 20:37

❝ i need a doctor ❞
lauren & leïla





Il est tard, le soleil commence à disparaître à l'horizon, laissant le centre baigner dans des couleurs rosées. Vous êtes toutes les deux de garde ce soir, et pour l'instant tout est calme. Vous vous occupez comme vous pouvez, jusqu'à ce qu'un père de famille arrive en courant. Une enfant évanouie dans ses bras, il vous supplie de l'aider, de faire quelque chose pour sa fille. Il ne parle pas très bien anglais et a dû mal à expliquer ce qui est arrivé, mais vous remarquez que la robe de la petite africaine est tâchée par du sang. Que lui est-il arrivé ? Qu'allez-vous faire ?
C'est à vous de le décider. Un seul mot d'ordre : Sauvez cette enfant !

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MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor   Sam 16 Mai - 23:03

I need a doctor
Leïla & Lauren
Bienvenue à tous. C’est une nuit idéale pour sauver des vies. Alors amusons nous. ▬ GREY'S ANATOMY

Des cris, des appels à l’aide perçant tout à coup le silence relatif qui régnait dans le centre. Tu te levais d’un coup, ton cœur bondissant dans ta poitrine, l’adrénaline montant d’un coup en toi. Que se passait-il ? Tu courus en direction de l’entrée pour tomber sur un homme avec dans ses bras une petite fille, inconsciente, sûrement était-ce sa fille… L’homme semblait affolé, il n’arrivait pas à parler, tu ne comprenais pas un mot à ce qu’il disait… Tu mis une main sur son bras, essayant tant bien que mal de te montrer rassurante, de lui dire que vous alliez vous occuper de la petite fille… « Je suis Lauren. Ça va aller. Calmez-vous… Je vais m’occuper de votre petite fille… » Tu passais ensuite tes bras sur les siens pour récupérer la petite fille… C’est là que tu te rendis compte que sa robe était remplie de sang. Tu la déposais sur la table d’examen la plus proche et découvrit une profonde entaille à son ventre… Le sang venait de là… Le sang continuait à couler… Si tu ne faisais rien, la petite fille allait se vider de son sang… Tu appelais à l’aide Leïla en hurlant son prénom. Tu savais qu’elle était là… Elle te serait sans aucun doute d’une grande aide… La soirée qui avait commencé plutôt tranquillement prenait maintenant une toute autre allure…

[...]

Quelques minutes plus tôt…

Une envie soudaine t’étais venue : celle d’écrire à Adam. Tu ne lui avais plus envoyé de nouvelles depuis janvier et ton installation en Afrique du Sud… Pourtant, tu avais plein de choses à lui raconter et tu avais hâte de recevoir de nouveau de ses nouvelles, de savoir comment il allait, comment allait Caitlyn… Tu étais heureuse de savoir à quel point elle le rendait heureux… Il le méritait tellement… Bien entendu, à tes yeux, Caitlyn ne vaudrait jamais Amanda mais c’était quelqu’un de bien, quelqu’un que tu avais appris à commencer à apprécier les quelques semaines qui avaient précédé ton départ pour le Sénégal… Que d’années avaient passées depuis… Tu n’étais plus la même, sans doute en était-il de même pour Adam… Il te manquait… C’était fou comme il te manquait… Il était devenu un meilleur ami pour toi, meilleur ami dans le malheur… Tu ne savais pas si tu le reverrais un jour… Sa vie était à Southampton, la tienne était ailleurs mais jamais tu ne l’oublierais… Jamais la distance ou quoi que ce soit d’autre ne pourrait altérer le lien fort que vous partagiez… Après ton départ, vous aviez correspondu frénétiquement, très fréquemment… Tu passais plus de temps à lui écrire qu’autre chose et puis petit à petit, vos communications s’étaient faites plus espacées, vous vous consacriez un peu plus à vos vies respectives mais jamais vous ne vous oubliez… Ton bonheur était toujours le même quand tu recevais de ses nouvelles…  Ces dernières avaient d’ailleurs souvent le don de te donner le sourire pour la journée entière… Le début de soirée au dispensaire était tranquille… Après avoir fait la vérification du matériel et des dates de péremption, chose que tu faisais presque systématiquement (disons que c’était l’un de tes tics… Tu aimais toujours tout vérifier : tic de vérification), tu décidais de t’isoler un peu dans un coin pour écrire à Adam… Tu avais recommencé au moins trois fois la lettre au brouillon, jamais satisfaite… Trop perfectionniste ? Disons plutôt que tu savais que ce n’était pas donné d’envoyer du courrier alors autant le faire bien. Tu avais fini par tout jeter à la poubelle quand tu avais entendu les cris… Tu ferais ça à un autre moment… Pour l’instant, le devoir t’attendait ailleurs…

[...]

Tu attrapais rapidement un tissu stérile ainsi qu’une paire de gants afin d’effectuer une compression sur la plaie, espérant stopper l’hémorragie… Rien n’y fit… Le tissu s’imbibait encore et encore de sang… Tu aurais voulu avoir plusieurs autres paires de mains pour pouvoir en même temps vérifier ses constantes mais tu ne pouvais pas, tu savais bien qu’il ne fallait jamais relâcher une compression et pour le coup, l’abdomen n’était pas le genre de lieu où il était possible de faire un pansement compressif pour se libérer les mains… Leïla ne tarda pas à arriver… Décidément, peut-être que vous étiez poisseuses… Tu allais vraiment finir par te poser sérieusement la question si à chaque fois que vous étiez ensemble vous tombiez sur de tels cas… Mais bon, finalement en statistiques, vous n’étiez peut-être pas si poisseuses que ça ; vous aviez aussi collaboré sur des cas plus simples… En grande majorité en réalité… Tu te rappelles encore très clairement la première fois où tu avais travaillé avec Leïla… Tu te le rappelleras sans aucun doute à tout jamais… C’était avec Arabella, ta meilleure amie, ce jour où vous aviez perdu un petit garçon, gravement blessé, après plusieurs heures d’opération et après une lutte acharnée pour le ramener à la vie, en vain… Tu chassais ces images de ta tête. Ce n’était ni le lieu ni le moment de penser à cela… Vous aviez une petite fille à sauver… Une petite fille dont tu connaissais rien : ni le nom, ni le prénom ni même ce qui avait causé sa plaie à l’abdomen… Tu savais juste qu’il te fallait lui sauver la vie… Tu déclarais à Leïla : « C’est son père qui l’a amenée… Enfin je pense que c’est son père en réalité je n’en sais rien, je ne sais rien du tout… Je n’ai pas compris le moindre mot de ce qu’il me disait, il était bouleversé et ne parlait pas très bien anglais… Elle respire mais elle a perdu beaucoup, beaucoup de sang… J’ai tenté de faire une compression mais ça continue à saigner. L’hémorragie ne s’arrête pas. » Tu connaissais la manière de travailler de Leïla, en réalité tu lui faisais entièrement confiance, c’était une chirurgienne pédiatrique vraiment douée… Mais tu étais également terriblement gênée de te retrouver à travailler avec elle… Il y a quelques jours, tu l’avais embrassée, sous l’emprise de l’alcool et depuis, elle cherchait par tous les moyens à t’éviter… Tu aurais voulu t’expliquer avec elle, lui dire que tu étais désolée que ce n’était rien, absolument rien mais tu ne savais pas comment t’y prendre alors toi aussi, tu l’avais évitée… Sauf que ce soir, vous ne pouviez pas vous éviter. Vous deviez sauver cette petite fille, ensemble… Tu décidais donc de chasser tout cela de ta tête pour ne te concentrer plus que sur l’enfant et uniquement l’enfant… Où avait-elle été blessée ? Sans doute pas très loin du centre… La robe commençait tout juste à s’imbiber de sang au moment où l’homme l’avait amenée… Tu n’avais même pas pris conscience de l’ampleur de la plaie avant de prendre dans tes bras la petite et de l’emmener sur la table d’examen… Mais pour l’instant, là n’était pas la priorité… Tu chercherais à comprendre plus tard… Pour l’instant, il fallait que vous mainteniez cette petite fille en vie et tu savais qu’elle était en train de perdre du sang, bien trop de sang…



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MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor   Sam 23 Mai - 16:39

❝i need a doctor ❞
À chaque instant, le cerveau a 14 milliards de neurones qui fusent à la vitesse de 700km/h. On ne contrôle pas la plupart d’entre eux. Quand on a froid : la chair de poule. Quand on est excité : l’ adrénaline. Le corps suit naturellement ses impulsions, c’est pourquoi c’est, en partie, si difficile pour nous de contrôler les nôtres. Bien sûr, quelque fois, on a des impulsions qu’on préfère ne pas contrôler, que l’on regrette ensuite.


Elle s’était assoupie, Morphée guettait la moindre faille pour l’entourer de ses bras. Et Leïla avait cédé à un sommeil de plomb sous les paroles d’un vieux tube des Beatles qui tournaient en boucle, à l’intérieur de la salle de repos, sur ses genoux un roman inintéressant que l’une de ses collègues avait jugé bon de lui conseiller. Leïla regrettait parfois sa faiblesse face aux autres, incapable de dire non, elle s’était donc laissé influencer par une histoire sordide de tueur en série. Quelque chose qui la répugnait, d’une part parce que détestait toute forme de violence sous toutes ses formes et d’autre part parce qu’elle avait vécu une situation semblable. Le père de Maxyne. Un homme chez qui la jeune chinoise passait ses week-ends sans se douter que derrière ce masque de sympathie et derrière l’image du père de famille parfait sous tous les angles se cachait un monstre cruel et sans pitié qui ne prenait plaisir qu’en découpant des jeunes filles innocentes. Le premier chapitre de l’ouvrage hantait la jeune femme dans son sommeil qui ne cessait de s’agiter de droite à gauche en gémissant, enlaçant la fine couverture qu’elle serrait contre elle. Elle fut sortie de ses songes par une voix tremblante qui lui semblait lointaine. « Docteur Warren ? » Leïla sauta sur ses pieds en sursaut, frottant son visage dans le creux de ses mains, elle porta son attention à demi-conservée sur la jeune femme qui lui faisait face et qui semblait perturbée. « Qu’est-ce qu’il y a ? » Demandait la chirurgienne, sur le point de nouer ses longs cheveux dans un chignon maladroit et asymétrique. « Une petite fille est blessée, l’infirmière Abott m’envoie vous chercher. » Le cœur de la métisse loupa un battement tandis qu’elle tenta de tenir maladroitement debout. Lauren était une personne agréable et une collègue de confiance, néanmoins tout était étrange entre les deux jeunes femmes, d’une part la blonde semblait entretenir une relation des plus ambigu avec l’africain et frère de Leïla, ce qui étrangement déplaisait quelque peu à la métisse et d’une autre part Lauren l’avait embrassé sous l’emprise de l’alcool et la chinoise n’avait su comment réagir. Elle la fuyait comme la peste depuis des semaines. Toutefois, aucune relation personnelle ne devait entrer en contact avec son travail. « J’arrive » Lançait donc la chinoise tout en enfilant sa blouse, courant jusqu’à l’endroit où se trouvait l’enfant.

Horrifiée, Leïla resta un instant immobile, observant la robe tâchée de sang, ignorant les paroles de l’homme qui fusaient derrière elle, elle porta son attention sur l’infirmière, l’interrogeant du regard. « C’est son père qui l’a amenée… Enfin je pense que c’est son père en réalité je n’en sais rien, je ne sais rien du tout… Je n’ai pas compris le moindre mot de ce qu’il me disait, il était bouleversé et ne parlait pas très bien anglais… Elle respire mais elle a perdu beaucoup, beaucoup de sang… J’ai tenté de faire une compression mais ça continue à saigner. L’hémorragie ne s’arrête pas. » Leïla hocha son visage silencieusement, enfila ses gants stérilisés, elle s’approcha de l’enfant qui semblait presque inconsciente, la métisse arracha la robe, découvrant une plait par balle au niveau de l’abdomen. Elle retenait son haut le cœur, les cas de balles perdus étaient trop fréquent ici, les braconniers ne cessaient de se prendre pour des cowboys et les premiers à pâtir de cet état d’esprit égoïste étaient les pauvres enfants. « Elle fait une hémorragie interne, on doit l’emmener au bloque, prend une feuille et un stylo et dit à l’une des infirmières de demander au père ou je ne sais qui de dessiner ce qu’il s’est passé. Et il me faut du sang universel, elle n’a pas de papier sur elle… » Ce qui était courant dans ce pays, loin de son Amérique où il était simple et facile de savoir quel sang l’on pouvait s’autoriser à donner à un patient. Leïla posa ses doigts aux deux extrémités de la plaie de l’enfant. « La balle ne semble pas à l’intérieur, il faut l’opérer et vite ! Cameron n’est pas là ? » Demandait-elle en observant la blonde du coin de l’œil, puis son regard se posa sur l’enfant. « Je suis le docteur Warren, je vais t’endormir ma chérie, c’est une toute petite piqûre. » Elle l’avait murmuré avec une douceur maternelle, comme lorsqu’elle rassurait son enfant lorsqu’elle lui faisait elle-même ses vaccins, une boule se logea au fond de son estomac à cette pensée. Elle piqua la petite fille en douceur, puis à l’aide de ses pieds, elle ôta les freins du lit d’hospitalisation. Dans un soupire, elle souffla du bout des lèvres. « Il me faut un bloc. » à l’attention de Lauren. Sans un mot de plus, elle poussa le lit, ignorant les quelques collègues qui se trouvaient sur son passage, oubliant même les raisons pour lesquels elle fuyait la blonde.


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MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor   Mar 26 Mai - 21:54

I need a doctor
Leïla & Lauren
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C’était la première fois que tu travaillais de nouveau avec Leïla… Depuis ce qu’on pouvait appeler l’ « épisode du baiser »… C’était également la première fois que vous vous retrouviez dans la même pièce… Vous qui aviez pris tant de soin à vous éviter… A tout faire pour ne pas vous croiser… Et pour être honnête, ça te gênait énormément… Tu ne savais comment Leïla avait pris ton petit « incident »… Ce soir-là, tu étais complètement sous l’emprise de l’alcool… Et ton âme était triste à en mourir… Parce que l’anniversaire d’Amanda approchait… Ta sœur te manquait, tellement. Ta famille te manquait… C’était comme si on t’avait enlevé quatre de tes membres en une seule fois… Leïla t’en voulait-elle pour ce baiser ? Tu n’en savais rien. En te réveillant, le lendemain matin tu étais sorte avec l’ambition d’aller lui parler, de t’expliquer, de mettre les choses au clair mais tu avais vite été coupée dans ton élan quand tu avais vu le soin que prenait la brune à t’éviter… Tu avais alors décidé de faire de même…  Tout était d’autant plus gênant pour toi quand tu savais que tu entretenais une relation charnelle avec celui qui était son « frère »… Cependant, avec Cameron, tout avait toujours été clair… Vous vous contentiez de prendre un peu de bon temps ensemble, le plus souvent après des journées fatigantes… Il n’y avait absolument aucun sentiments qui rentraient là-dedans alors, qui avait-il de mal à cela ? Secouant la tête en prenant conscience des réflexions qui avaient pris place dans ton cerveau depuis l’entrée de la chirurgienne pédiatrique dans la pièce, tu revins au moment présent et chassais toutes ces pensées de ton cerveau… Tu devais penser à la petite fille qui avait besoin de soins, de vois soins, à Leïla et à toi… Tu allais mettre de côté ta gêne de travailler avec le docteur Warren. C’était là ton devoir… Ton devoir professionnel. Tu savais faire abstraction de tout ce qui pouvait te concerner… Tu l’avais expérimenté, de nombreuses fois, tout spécialement lors du tsunami au Japon en 2011… Tu avais longtemps hésité avant d’accepter d’aller porter secours… A vrai dire, tu avais eu peur de ne pas avoir les épaules pour, peur que ce ne soit pas une bonne idée de te retrouver confrontée à une telle catastrophe, après 2004… Tu avais eu des crises d’angoisse au Japon, tout spécialement les premiers jours… Tu avais eu l’impression de revoir exactement les mêmes paysages qu’en décembre 2004… Tu avais eu peur qu’une nouvelle vague arrive, que tu vives de nouveau l’enfer… Mais au fil des jours, tu avais su faire abstraction et te raisonner… Du moins un minimum histoire de pouvoir porter secours aux populations… Faire ton devoir… Ton devoir de citoyenne, ton devoir d’être humain, ton devoir de professionnelle, ton devoir de bénévole…

Tu écoutais avec attention les paroles de Leïla… Tu savais qu’il fallait agir vite… Vite mais sans oublier tout de même de réfléchir… Urgence ne voulait pas dire précipitation… Tu l’avais appris il y a bien longtemps de cela… Quand tu avais étudié le module de soins d’urgences à l’école notamment… Réflexivité. Un mot clé, dans toutes situations. Tu hochais la tête en ne quittant pas Leïla des yeux et en ne lâchant pas ta compression avant que Leïla ne te l’ai autorisé… Après quoi tu jetais tes gants rouges de sang dans le sac approprié aux déchets à risques infectieux avant de te laver les mains après quoi tu déclarais : « D’accord docteur Warren, je me charge de tout… Et non, je ne crois pas que le docteur Sawyers soit là aujourd’hui… Je ne l’ai pas vu… » Pourquoi te posait-elle cette question ? Avait-elle des doutes sur la relation que vous partagiez avec Cameron ? Tu n’avais pas le temps pour réfléchir à cela… Secouant la tête une nouvelle fois, tu sortis de la pièce et demanda à la première collègue que tu croisais : « Tu vois le monsieur là-bas ? C’est le père de ma patiente… Enfin, c’est ce que j’ai déduis… Disons que c’est lui qui l’a emmenée… Elle a été blessée par balle… Est-ce que tu peux aller lui demander de dessiner ce qui s’est passé sur cette feuille ? Merci beaucoup… Je dois aller voir s’il y a un bloc de libre… » Ne laissant même pas le temps à ta collègue de te répondre, tu te dirigeais à la hâte vers les blocs pour voir où le docteur Warren pourrait s'installer… Tu revins quelques secondes plus tard auprès de Leïla et de la petite fille : « Le bloc numéro deux est libre docteur Warren… » Puis t’adressant de nouveau à ta collègue infirmière tu déclarais : « Il va nous falloir du monde pour préparer l’opération… Et du sang universel aussi. » Puis t’adressant de nouveau à Leïla tu demandais : « Voulez-vous que je vous assiste docteur Warren ? Ou voulez-vous que je demande une autre infirmière ? » Tu avais l’habitude du bloc opératoire… Ça t’avait toujours passionné. Ce n’était pas pour rien que tu avais décidé de passer la spécialisation d’infirmière de bloc opératoire… Depuis que tu étais à Johannesburg, tu avais assisté à beaucoup d’opérations, surtout avec le docteur Sawyers. Disons que tu étais un peu devenue son « infirmière attitrée »… Tu connaissais très bien ses manières de faire et d’agir… Tu avais même fini par être capable d’anticiper ses demandes… Cependant, tu comprendrais très bien que Leïla ne préfère pas opérer avec toi après ce qui c’était passé il y a quelques jours à peine et que vous n’aviez toujours pas tiré au clair…




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MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor   Jeu 28 Mai - 0:28

❝i need a doctor ❞
À chaque instant, le cerveau a 14 milliards de neurones qui fusent à la vitesse de 700km/h. On ne contrôle pas la plupart d’entre eux. Quand on a froid : la chair de poule. Quand on est excité : l’ adrénaline. Le corps suit naturellement ses impulsions, c’est pourquoi c’est, en partie, si difficile pour nous de contrôler les nôtres. Bien sûr, quelque fois, on a des impulsions qu’on préfère ne pas contrôler, que l’on regrette ensuite.

C’était toujours la même valse. La même danse répétitive. Action et réaction, c’était ce qu’on lui avait appris à l’université, puis pendant ses longues années d’internat. Il fallait paniquer afin de mieux sur-réagir lors des grands incidents. Il fallait être paniqué, mais pas trop, assez pour que tous les neurones n’entrent en collision et assez peu pour qu’ils puissent s’organiser. Le problème était qu’elle était Leïla, cette femme qui soignait des enfants et qui n’avait pas réussi à garder son propre fils en vie. C’était une faute, un drame qu’elle se reprocherait toute sa vie, c’était une situation qui l’engloutissait bien plus qu’elle ne voulait bien se l’avouer à elle-même. C’était un aspect de sa vie qu’elle souhaitait cacher et qui malheureusement s’était fissuré ici, dans ce dispensaire lorsqu’elle avait perdu ce petit garçon, qu’elle s’était acharnée à le réanimer tout en sachant qu’il ne respirerait plus jamais. C’était face à Lauren et Arabella qu’elle s’était écroulée pour la première fois, qu’elle avait douté de ses propres compétences, de son talent professionnel. De tout ce qui faisait d’elle ce qu’elle était. Malgré le taux de réussite de ses nombreuses interventions c’étaient celles qui échouées qui la hantaient la nuit.

Pas cette fois. Pas ici, pas avec cette enfant qui sombrait petit-à-petit. Et chaque voix qui émanait de l’extérieure lui semblaient aussi faible que le serait une lueur d’espoir dans les ténèbres, seul les battements de son propre cœur, ses poumons qui se consumaient la tenaient éveillée. Et elle poussait ce lit sur lequel le corps de l’enfant ne cessait de se vider de son énergie, hurlant lorsque ses collègues lui barraient la route. Elle fut tirée de ses rêveries par la voix chaleureuse de l’infirmière qui lui avait volé un baiser dans une nuit d’ivresse. « Le bloc numéro deux est libre docteur Warren… » Leïla s’arrêta, scrutant la blonde aux courbes avantageuses. « D’accord » Et de nouveau elle s’était mise à pousser ce fichu lit, mordillant sa lèvre inférieure. La chinoise regrettait l’absence de Cameron, elle ne se sentait pas d’opérer s’il n’était pas présent, s’il ne parcourait pas les couloirs de ce dispensaire. Cette fragilité professionnelle était sa plus grande crainte. Leïla prit une grande inspiration, poussant les portes du bloc opératoire. Observant ce dernier encore vide, les mains posées contre ses hanches frêles. La voix de Lauren attira de nouveau l’attention de la chirurgienne. « Voulez-vous que je vous assiste docteur Warren ? Ou voulez-vous que je demande une autre infirmière ? » La chinoise toisa la blonde avec une certaine curiosité. Bien sûr, elle évitait Lauren pour des raisons futiles, cette fille était d’une gentillesse troublante. Leïla secoua son visage négativement. « Non, j’ai besoin de toi, j’ai confiance en toi Lauren. » La douceur de sa voix faisait échos dans le bloc qui se remplissait au fur et à mesure sous le regard soucieux de la chirurgienne. L’enfant était à présent disposée sur la table d’opération, l’anesthésiste semblait s’occuper d’endormir la pauvre petite. « Allons nous préparer tu veux. » Murmurait-elle tout en poussant la porte d’une épaule, enfilant la célèbre blouse stérilisé ainsi que ce masque d’un bleu aussi azur que l’étaient les yeux de Cameron. Leïla noua ses cheveux dans une tresse maladroite. « Est-ce que tu as eu plus d’information sur le père ? » Demandait-elle, tandis qu’elle plongea ses mains sous l’eau glacée, frottant ces dernières avec énergie. Sans même osée regarder la jeune infirmière, elle lança « Tu sais Lauren, je suis désolée de t’éviter. J’ai vécu un divorce difficile, enfin je ne même pas officiellement divorcée. Techniquement. Bref. Ce que je veux dire c’est que je ne m’attendais pas à un baiser, je ne savais pas comment réagir. » Soufflait-elle, portant ses prunelles meurtris ses ces bras pâles, ces mêmes bras que Cooper avait coloré des milles blessures. « Tu ne dois jamais douter de tes talents, jamais je ne mélangerais ce qu’il se passe à l’extérieur et notre relation professionnel. » Murmurait-elle, sachant pertinemment que tout cela n’était vrai que dans la demi-mesure. Que la relation étrange que Lauren partageait avec Cameron était quelque chose sur laquelle elle ne pouvait pas faire l’impasse, que dans le fond ce qu’elle ressentait n’était qu’une jalousie qui lui était interdite.
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MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor   Dim 28 Juin - 20:14

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Leïla & Lauren
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L’excellence. Tu la recherchais sans arrêt dans ta profession pour la qualité des soins prodigués, pour la sécurité des patients. Et tu savais qu’une chose était indispensable dans la recherche de l’excellence : la réflexivité. La posture réflexive, voilà quelque chose que tu avais développé durant tes études et ensuite, tout au long de ta carrière. Tu savais qu’il était important de la conserver à chaque instant, même en situation d’urgence car c’est souvent dans ces dernières qu’un grain de sable risque de venir détraquer le mécanisme, aussi bien huilé soit-il… Marchant ou plutôt courant en direction du bloc opératoire numéro 2 avec le docteur Warren, ton cœur s’était mis à battre la chamade… Tu savais à quel point la situation était critique… Cette petite fille avait perdu tant de sang mais pourtant, elle se battait pour vivre… Tu vins attraper doucement sa main, ne portant pas attention à l’agitation qui régnait autour, plusieurs professionnels entrant dans le bloc afin de préparer la petite pour l’opération. Tu déclarais avec douceur, serrant fort la petite main entre les tiennes : « Bats-toi petite princesse… On va bien s’occuper de toi, je te le promets… Le docteur Warren est vraiment quelqu’un d’exceptionnel… » Tu vins doucement passer ta main sur la joue de l’enfant avant de sortir du bloc, laissant la petite entre les mains qualifiées des professionnels qui la préparèrent pour l’opération. Tu rejoignis la salle adjacente où se trouvait déjà Leïla… Tu n’avais pas encore répondu à ses questions précédentes. Elle était en train de se laver les mains… Tu fis de même, t’appliquant à bien suivre chaque étape du lavage chirurgical. En même temps, quelqu’un vint t’enfiler la sur blouse stérile… Tu ne t’attendais sans doute pas aux « confidences » qu’allait te faire Leïla en même temps… Tu ne sus pas vraiment quoi y répondre… Tu préféras donc ne rien dire pour le moment, de toute façon, il y avait plus urgent, il fallait que vous vous occupiez de la petite africaine. Tu te contentas donc de répondre aux premières questions : « Le père était encore choqué mais tout s’est passé très rapidement. Une balle perdue, sans aucun doute… Il n’a aucune idée d’où elle est arrivée… Mais c’est arrivé en pleine rue… » Après avoir prononcé ces paroles, tu continuas : « Je suis contente d’apprendre que tu me fais confiance, Leïla. C’est absolument réciproque de ma part. Allons opérer cette petite… Nous parlerons du… reste plus tard… » puis tu enfilas un masque chirurgical…

L’opération vous offrit de nombreux moments de stress, à Leïla comme à toi… A plusieurs reprises, vous crurent que vous alliez perdre la petite fille, chose qu’il t’aurait été très difficile d’accepter, comme cette fois où avec Arabella et Leïla vous aviez perdu un autre enfant… Tu n’aimais pas l’échec pourtant tu savais bien que la médecine n’était pas toute puissante ; que parfois, de manière incompréhensible, la mort, ou la vie étaient plus fortes. Pourtant, les soignants ne peuvent jamais s’empêcher de se demander s’ils n’ont pas fait une erreur quelque part, s’ils n’ont pas omis quelque chose, s’ils n’ont pas fait quelque chose de travers et au fond, ce retour sur la pratique participe en quelques sorte à la qualité des soins car il permet de toujours se questionner, d’analyser sa pratique. Au final, l’opération se passa sans grands accrocs… Tu donnais les instruments à Leïla, ne pouvant t’empêcher d’admirer la dextérité de cette dernière, tant bien même elle était angoissée à l’intérieur, cela ne se voyait pas à l’extérieur… Quand à toi, tu prenais de plus en plus de plaisir à participer aux opérations des chirurgiens à Johannesburg… Après près de six mois passés au dispensaire du centre Giving for Africa, tu avais pris tes marques. Certes au départ, cela t’avait demandé une grande capacité d’adaptation mais tu avais toujours eu la volonté de bien faire, d’apprendre et maintenant, tout était devenu beaucoup plus naturel pour toi… Tu aimais beaucoup ce centre, tu ne regrettais pas un seul instant d’y être devenue bénévole et en réalité, plus le temps passait et plus tu avais envie de t’y investir. La vie n’avait pas toujours été très facile pour toi, loin de là mais tu ne regrettais pas celle que tu étais devenue… Tu aimais avoir l’impression d’être utile, d’apporter ta pierre à l’édifice de causes nobles.

L’opération touchait à sa fin. La petite fille était stable mais rien ne permettait encore de dire qu’elle était sortie d’affaire… Le combat n’était pas encore terminé, il fallait encore qu’elle se réveille mais elle était sur la bonne pente, Leïla avait vraiment géré le cas avec beaucoup de professionnalisme… et de talent. Après que la petite fille ait été transférée dans une autre salle, tu rangeais le bloc, mis à la stérilisation et au nettoyage le matériel et laissais tout en ordre pour que le bloc soit en état de fonctionnement pour les suivants qui en auraient besoin. Après quoi, tu sortis, quittais ta sur blouse, le masque et te lavais de nouveau les mains avec soin, comme des dizaines de fois par jour. Tu te décidais ensuite à aller voir le père de la petite fille mais tu croisais Leïla dans les couloirs et cette dernière t’apprit qu’elle était déjà allée le voir… Tu hochais la tête avant de la regarder… Tu savais que tu avais laissé une conversation en suspens tout à l’heure… « Tu as vraiment fait du beau travail, Leïla… Et… Je comprends tout à fait que tu ne saches pas comment réagir par rapport à ce que tu sais… Je me suis un peu comportée comme une lâche en ne venant pas t’en parler mais en fait j’avais la trouille de ta réaction… Je n’ai juste pas réfléchi ce soir-là Leïla… J’avais trop bu, ce n’était pas une bonne période et toi, tu rayonnais de bonheur en fêtant cette opération réussie… Je m’excuse. Est-ce que tu crois que tu pourras passer par-dessus ça ? »



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MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor   Mer 26 Aoû - 11:30

❝i need a doctor ❞
À chaque instant, le cerveau a 14 milliards de neurones qui fusent à la vitesse de 700km/h. On ne contrôle pas la plupart d’entre eux. Quand on a froid : la chair de poule. Quand on est excité : l’ adrénaline. Le corps suit naturellement ses impulsions, c’est pourquoi c’est, en partie, si difficile pour nous de contrôler les nôtres. Bien sûr, quelque fois, on a des impulsions qu’on préfère ne pas contrôler, que l’on regrette ensuite.

La jeune chirurgienne écoutait attentivement les paroles de sa confrère. Leïla se souvenait parfaitement qu’à une certaine époque, celle où elle n’était qu’une jeune interne tout droit sortie des bancs de la faculté de médecine, les chirurgiens avaient cette tendance quelque peu hautaine et particulièrement agaçante de prendre de haut les infirmières et infirmiers. Si ce n’était tout le personnel de l’hôpital ayant fait moins de huit ans d’études. Leïla désapprouvait fortement ce genre de comportement, elle, la grande empathique maladive, capable de verser un litre de larme en voyant une personne seule au restaurant. Ainsi, elle appréciait particulièrement toutes les valeurs qui émanaient de ce dispensaire dans lequel elle réapprenait à vivre à nouveau. Ce qui n’arrangeait en rien la culpabilité qui noyait son cœur chaque fois qu’elle songeait aux gestes qu’employaient Cameron lorsqu’il était en compagnie de Lauren. Cette jalousie qui lui faisait l’effet d’un coup de poing au bas ventre. Cette jalousie qu’elle-même qualifiait d’interdite. « Le père était encore choqué mais tout s’est passé très rapidement. Une balle perdue, sans aucun doute… Il n’a aucune idée d’où elle est arrivée… Mais c’est arrivé en pleine rue… » Alors, elle l’écoutait attentivement, l’eau coulant délicatement le long de ses mains, les iris plongées sur l’enfant allongée et quasi inanimée. Elle imaginait cette petite fille qui jouait, qui courait et riait avec toute l’innocence qu’il était donnée à une enfant. Une innocence qu’avait eue son William il fut un temps. Leïla ne pouvait qu’imaginer ce que pouvait éprouver le père qui attendait dans le doute, remettant la vie de son bébé entre les mains de Leïla et celles de Lauren. Ce qui lui laissait un goût amère au fond de la gorge, elle qui n’avait pas réussi à sauver son propre fils. Lauren, l’avait sorti de ses songes d’une voix douçâtre. « Je suis contente d’apprendre que tu me fais confiance, Leïla. C’est absolument réciproque de ma part. Allons opérer cette petite… Nous parlerons du… reste plus tard… » Leïla la toisa, coupant par la même occasion l’eau qui ne cessait de lui caresser la peau. Elle ne répondit que par un hochement de visage, enfilant à son tour le masque chirurgical.


L’opération se déroulait à merveille, la jeune métisse se battait contre le mal de l’enfant avec une certaine dextérité. L’aide de Lauren ne fut pas moins des plus importantes, un simple regard entre elles suffisaient bien plus que de longues phrases. Ainsi, la chinoise comprenait les raisons qui poussaient son frère à toujours demander la jolie blonde au bloc. Néanmoins, elle songeait à ce père, à cette souffrance qui devait le lacérer de part et d’autres de son corps et de son esprit. Elle trembla un instant, prenant une inspiration silencieuse et après de longues minutes ou de longues heures, l’enfant fut sortie d’affaire. Le bloc entier applaudissait, heureux et visiblement tout aussi éprouvé émotionnellement que la jeune femme l’était. Enfin, la jeune métisse jeta ses gants, ôta son masque et alla jusqu’au père de l’enfant. Lorsqu’elle lui annonça que cette petite allait s’en sortir, mais que néanmoins elle resterait en observation, ce dernier ne devait comprendre que quelques mots, toutefois, il devait en saisir le sens puisqu’il enlaça la jeune chirurgienne aussi fort que ses os le lui permettaient.

Gênée, elle passa délicatement sa main sur le dos de cet homme, revivant ainsi une scène beaucoup plus atroce. Cette scène où elle attendait en compagnie de Cooper qu’on lui annonce que plus jamais elle ne reverrait son fils, cet instant fatidique où de douleur elle avait rejeté le père de son enfant. « Je vais devoir y aller monsieur. » Murmurait-elle la gorge nouée avant de se détacher de l’homme, le visage aussi pâle que la neige. Elle croisa Lauren, ou du moins son regard qui en disait long. Elle attendit silencieusement les mots de la blonde. « Tu as vraiment fait du beau travail, Leïla… Et… Je comprends tout à fait que tu ne saches pas comment réagir par rapport à ce que tu sais… Je me suis un peu comportée comme une lâche en ne venant pas t’en parler mais en fait j’avais la trouille de ta réaction… Je n’ai juste pas réfléchi ce soir-là Leïla… J’avais trop bu, ce n’était pas une bonne période et toi, tu rayonnais de bonheur en fêtant cette opération réussie… Je m’excuse. Est-ce que tu crois que tu pourras passer par-dessus ça ? » Le mot qui la percutait de plein fouet était : rayonnais. Etait-ce l’image qu’elle renvoyait aux autres ? Si c’était le cas, alors effectivement, s’entrainer chaque jour à cloisonner ses sentiments venait de porter ses fruits. « Je suis désolée, en réalité c’est plutôt moi le souci, plus que ton baiser, bien que ce fut surprenant, j’ai pas mal de soucis ces derniers temps qui me reviennent au visage je ne voulais pas réellement t’éviter pour cette raison. » Mais bien plus pour une autre. Cameron. Cependant, elle était trop lâche pour lui demander, pour encaisser une quelconque image de Lauren en compagnie de son frère. « Je peux passer au-dessus ne t’inquiètes pas. » Murmurait-elle en affichant un sourire étriqué. « Est-ce que tu peux rester avec la petite un instant, j’ai besoin de prendre un peu l’air. » Car ici, ses poumons s’enflammaient de mille feux. Et déposant sa main frêle sur l’épaule de la blonde Leïla se dirigea jusqu’aux portes d’entrées du dispensaire où elle appuya son dos contre le mur, les yeux clos. L’esprit embrumé de souvenirs douloureux.
crackle bones
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MessageSujet: Re: la boîte à rps ♣ lauren & leïla - i need a doctor   Dim 13 Sep - 21:56

I need a doctor
Leïla & Lauren
Bienvenue à tous. C’est une nuit idéale pour sauver des vies. Alors amusons nous. ▬ GREY'S ANATOMY

La petite endormie semblait si calme… Savait-elle qu’elle avait failli mourir quelques minutes plus tôt ? S’était-elle rendu compte de ce qu’il lui arrivait ? Avait-elle senti la balle venir se ficher dans son organisme ? Sans doute ne le serais-tu jamais… Et elle, quels souvenirs allait-elle garder de cette journée dans le futur ? Pour son père, en tous les cas, il était certain que cela resterait à tout jamais un traumatisme… Mais pour elle, cet évènement finira-t-il par devenir flou ? Finira-t-elle par l’oublier comme de nombreux autres souvenirs d’enfance ? Ou bien s’en rappellera-t-elle ? Serait-ce un traumatisme pour elle aussi ? En attendant, le moniteur, auquel elle était maintenant reliée, ne cessait de biper à intervalles réguliers, affichant ses constantes, stables. Leïla avait géré l’intervention d’une main de maître et tu ne pouvais t’empêcher de t’imaginer le soulagement du père de la petite quand il apprendrait que sa fille avait été sauvée… Il était tellement bouleversé à son arrivée au dispensaire… Ce qui se comprenait, bien entendu. Tu ne manquerais pas d’aller le voir, un peu plus tard mais pour le moment, ta place était auprès de la petite, dont la peau noire ressortait sur le blanc immaculé du drap… Tu attrapais sa petite main et t’assis à son chevet, n’arrêtant pas de lui parler. T’entendait-elle ? Te comprenait-elle ? Tu n’en savais rien mais tu osais croire que oui… Alors tu te mis à lui raconter l’histoire de Peter Pan, parce que les contes étaient universels… Peter Pan était sans aucun doute l’une de tes histoires préférées. Wendy, Peter et Clochette avaient bercé ton enfance et continuaient, aujourd’hui encore, à te faire rêver… Tu voulais donner une petite part du pays imaginaire à la petite fille… Tu fus cependant obligée de stopper ton histoire… Tu promis cependant à la petite fille de revenir très rapidement pour lui raconter la suite…

Tu allais prendre des nouvelles des autres patients, remplissant un ou deux dossiers par la même occasion… C’est en revenant dans la « salle de réveil » que tu croisais Leïla. Tu avais besoin de lui dire ce que tu avais sur le cœur depuis plusieurs semaines, c’était nécessaire et tu savais que si tu ne le faisais pas maintenant, l’occasion ne se représenterait pas de sitôt et cela, même, si vous aviez l’occasion de vous croiser à plusieurs reprises dans les couloirs du dispensaire… En réalité, ces derniers temps, ce n’était plus vraiment le cas vu que ne vous cessiez de vous fuir l’une- l’autre. La discussion que vous veniez d’avoir allait-elle changer les choses entre vous ? Tu ne savais pas mais tu espérais sincèrement que oui. Parce que tu appréciais travailler avec Leïla, parce que tu l’appréciais, tout simplement et qu’il était hors de question qu’entre vous, les choses restent sur une incompréhension… « Je te remercie, Leïla et saches que si tu as besoin de quoi que ce soit, il ne faut pas que tu hésites à me demander… » Tu étais tout à fait sincère en disant cela… Sans doute Leïla n’oublierait jamais cette soirée où tu l’avais embrassée mais peut-être pourriez-vous devenir amies ? Peut-être aimerait-elle comprendre le pourquoi de ce baiser mais savais-tu seulement te l’expliquer à toi-même ? Certes, tu étais extrêmement triste ce soir-là, tu avais beaucoup bu, bien trop, plus que ce que ton corps pouvait supporter… Même toi ne te rappelais pas ce qui t’était passé par la tête et tu ne pouvais tout simplement pas faire part à Leïla de la raison de ta tristesse ce soir-là… Tu ne voulais pas parler de la catastrophe que tu avais vécu de près, tu ne voulais pas que le regard des autres sur toi change, tu ne voulais pas qu’ils expriment une certaine pitié à ton égard… Et tu savais que, même s’ils ne le reconnaissaient pas, ça serait indéniablement le cas.

« Pas de souci, va prendre une pause bien méritée, je reste auprès de la petite… » Le cœur un peu plus léger d’avoir enfin parlé à cœur ouvert, tu t’assis de nouveau auprès de la petite fille. Cependant, les questions ne cessaient pas pour autant d’affluer dans ton esprit… Tu essayais tant bien que mal d’en faire abstraction en reprenant le récit magique et féérique de Peter Pan, tenant de nouveau dans ta main celle de la petite fille… Tu te rappelais tout à coup tes rêves d’antan, tes désirs, tes rêves de devenir mère. Pourrais-tu être une bonne mère ? Tu avais toujours été tant à l’aise avec les enfants… Tu secouais la tête… Cette question n’était pas au goût du jour et elle ne devait pas l’être. Tu refusais que quiconque s’attache à toi, ce n’était pas pour rien que tu n’étais pas restée plus longtemps dans tous les lieux où tu avais exercé bénévolement. Tu avais ressenti la perte et tu ne voulais pas faire ressentir cela à quiconque… La vie ne tient qu’à un fil, demain est toujours synonyme d’inconnu… Comment aurais-tu pu penser, en 2004, que le tsunami allait s’abattre sur ta famille ? Jamais oh non jamais tu n’aurais pu imaginer cela quelques jours, quelques semaines plus tôt. Sinon, jamais tu n’aurais embarqué ta famille dans cet avion… Pourquoi étaient-ils partis, ensemble, tous ceux que tu aimais ? Et pourquoi, toi, tu étais restée ? Sans doute ne trouverais-tu jamais de réponse à cette question…

FIN



Citation :
Irl : désolée, ce n’est vraiment pas top  hide  omg , je ne suis pas des plus douée pour terminer les RPS  snif  Arrow  What a Face



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