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 Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren

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MessageSujet: Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren   Mer 27 Mai - 2:39



❝Are we nothing but leaves in the wind?❞
Arabella & Lauren
Elle pouvait encore sentir la pression de ses doigts sur sa peau. Une sensation tellement agréable qu'elle avait fait naître des frissons sur son épiderme. Une sensation agréable, mais au combien déplacée contenue du fait qu'il s'agissait du veuf de sa sœur. Contenu du faire que jamais ils ne pourraient être rien l'un pour l'autre. Elle n'arrivait pourtant pas à se débarrasser de cette envie de retourner dans les bras de Logan pour quelques secondes supplémentaires alors qu'elle savait que c'était interdit, que sa sœur devait se retourner dans sa tombe. Il y avait aussi le fait qu'elle essayait encore d'assimiler les aveux que l'homme lui avait faits deux jours plutôt, cet aveu qui l'avait glacé de part en part. Il l'avait tué. Son beau-frère avait commis un acte immoral, un acte qui lui glaçait le sang et qui faisait naître un goût de bile dans sa bouche. Elle n'avait jamais songé qu'il irait aussi loin. Certes, le tueur de sa sœur ne méritait pas de se balader dans les rues comme s'il n'avait jamais rien fait de mal, mais il ne méritait pas non plus de mourir sous les coups du soldat. Un soldat qui avait fait serment de protéger son pays, non de se faire justice lui-même. Ce qui lui faisait le plus peur, c'était cette lueur dans les yeux de Logan lorsqu'il lui avait dit, lorsqu'il l'avait supplié de ne pas lui tourner le dos. Pendant quelques secondes, Arabella avait eu l'impression que si elle ne réagissait pas rapidement, il allait lui échapper pour toujours. Il avait cette lueur dans les yeux, celle qu'elle voyait parfois chez les patients les plus mal en point. Ceux qui savent qu'ils ne peuvent être sauvés. C'était ce mélange assommant qui faisait d'elle l'âme distraite qu'elle était aujourd'hui. L'âme qui ne savait plus si elle devait se remémorer le toucher de Logan ou simplement ses paroles caverneuses, ses supplications lorsqu'il lui avait dit qu'il avait besoin d'elle.

La doctoresse savait que ce qu'elle ressentait pour le père de famille n'avait rien de sain. Elle n'avait pas le droit d'aimer l'homme qui avait épousé sa sœur, l'homme qui avait enterré cette dernière. Elle n'avait simplement pas le droit de le faire, mais elle était incapable de s'en empêcher. Chaque fibre de son être semblait s'enflammer lorsqu'il la frôlait, chaque parcelle de sa peau se languissait pour le toucher le plus prude qui soi. Elle n'avait pas fermé l'oeil depuis cette fameuse nuit où elle avait porté secours à Logan, lorsqu'elle avait pris soin de Lyn comme une mère l'aurait fait. Comme Lyanna l'aurait fait. Bon d'accord, la journaliste n'aurait sans doute pas planté une aiguille dans les bras de sa fille pour l'hydrater, mais quand même. Entre les longs moments qu'elle passait au Dispensaire à essayer d'aider ces gens souffrants de Rubéoles ou d'autres maladies contagieuses qui gagnaient de plus en plus de terrain, qui arrachaient de plus en plus de vie, et la famille de sa sœur qui éclatait en morceau peu à peu, elle avait peu de temps pour elle. Bien qu'elle ne s'en plaignait rarement. Elle dont la solitude avait été un fardeau pendant des années. Elle qui avait senti le poids de cette solitude même alors qu'elle était encore mariée à Olivier. Olivier qui avait fini par l'ignorer ou part faire comme si elle faisait partie des meubles lorsqu'elle avait refusé catégoriquement d'essayer de faire un énième enfant, ce qui, elle le savait, finirait inévitablement en fausse-couche. En fait que personne ne connaissait en dehors des ex-époux et du meilleur ami de Logan. Un fait qu'elle avait voulu partager avec son beau-frère avant que celui-ci ne lui avoue le meurtre de cet homme qui avait fait feu sur sa femme. Toute cette histoire était lamentable, elle le savait. Comme elle savait qu'elle n'avait aucune chance avec Logan. Après tout, elle était bien loin de sa sœur aînée, trop différente pour qu'il ne puisse même songer à l'oublier dans ses bras à elle. De plus, cette pensée lui donnait envie de se cogner la tête contre un mur jusqu'à ce que ses idées redeviennent claires.

Plutôt que d'aller se fondre dans les bras de Morphée après sa garde au Dispensaire, c'était dans ce bar que la rouquine s'était réfugiée, méditant sur les événements des derniers jours tout en essayant de faire du ménage dans ses idées plus ou moins bordéliques. Elle savait que rien de tout cela n'était réel. Que ce devait être la fatigue qui parlait, le deuil qui lui faisait perdre la raison ou alors le soleil qui tapait trop fort sur sa tête depuis trop longtemps. Étouffant un rire sans joie, Arabella porta sa bière à ses lèvres afin de faire rouler le liquide ambré dans sa gorge. Boire n'était pas dans ses habitudes, elle avait toujours essayé d'avoir un mode de vie saine, de faire des l'exercice le plus souvent possible, de boire énormément d'eau, de manger le plus de fruits et de légumes par jour, de dormir des nuits complètes. Ironiquement, elle avait un mode de vie parfait pour une femme enceinte, une femme qui attendait son premier bébé avec impatience et dont chaque minute de vie était consacrée à le rendre en santé. C'était une infirmière à Haïti qui le lui avait fait remarquer la première fois. La rouquine s'était contentée de la dévisager longuement sans rien dire avant de se reconcentrer sur son patient. Ce fut la présence d'une silhouette qui la sortit de ses songes et pendant quelques secondes, elle observa la nouvelle venue sans dire un mot. « Pour une raison ou pour une autre, tu es la dernière personne que j'aurais imaginée ici.» Souffla-t-elle, sa voix fluette à peine audible à travers le bruit assourdissant qui régnait autour d'elles. D'un geste de la tête, elle invita la blonde à prendre place près d'elle, ses doigts jouant avec le verre à demi vite devant elle. « Je croyais que tu devais aider Cameron, ce soir.» Elle n'osa pas lever les yeux vers son amie se contentant de récolter les gouttelettes d'eau qui se formait sur la paroi du verre qu'elle tenait entre ses mains plutôt que de plonger son regard dans celui de Lauren.
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MessageSujet: Re: Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren   Sam 30 Mai - 18:59



   

   
Are we nothing but leaves in the wind ?

   
" On ne réfléchit à sa vie que quand on fait des erreurs. " (docteur house)


La culpabilité ne te quittait plus… Comment est-ce que cela avait pu t’arriver, en pleine opération ? Comment est-ce que cela avait pu venir impacter sur ton devoir professionnel ? Tu ne pensais pas que dix ans plus tard, cet évènement continuerait à te hanter autant. Tu ne penserais pas que tout serait encore aussi clair dans ta tête, comme si ça avait eu lieu la veille. Pourtant tu avais fini par te rendre à l’évidence : cette catastrophe ferait toujours partie de toi. Elle t’avait changée. Tu n’étais plus la même depuis le tsunami, tu ne serais plus jamais la même. Comment pourrait-ce être le cas sans ta famille ? Sans les êtres qui t’étaient les plus chers ? Cela faisait déjà neuf ans que tu avais quitté l’Angleterre, neuf ans que tes pieds ne foulaient plus la terre des rues de Southampton, ville où tu étais née, ville où tu avais suivi ta formation, ville que jamais tu ne te serais vue quitter… Jusqu’au tsunami. La catastrophe avait changé littéralement le regard que tu portais sur le futur, le regard que tu portais sur la société de consommation. Tu te rappelais encore l’aide que t’avaient apportés les thaïlandais. Sans eux, tu serais sans doute morte, comme le reste de ta famille. Toute une famille aurait été balayée par la catastrophe… Au fond, peut-être aurait-ce été plus simple ? Mais qui aurait été là pour soutenir Adam ? Parfois tu repensais à tout cela et tu te posais mille et une questions commençant par : « et si » sauf qu’une vie ne peut pas être faite seulement de suppositions. A ton retour en Angleterre, après avoir repris des forces, tu t’étais promis de rester, d’être là pour Adam, lui qui avait perdu sa femme… Pourtant, l’envie de partir, de quitter cette société de consommation te tentait déjà… Sauf que tu savais qu’Adam avait besoin que tu sois là auprès de lui, pour se reconstruire… La belle amitié qui existait déjà entre vous s’était encore plus intensifiée et tu t’étais dit que tu n’avais pas le droit de lui faire subir une nouvelle perte… Tu étais donc restée. Pendant presque une année entière jusqu’à que le jeune homme reprenne sa vie en main, jusqu’à que son regard sur le futur soit plus illuminé, jusqu’à qu’une autre femme entre dans sa vie. Une femme qui saurait le rendre heureux. Tu avais repris ton travail, tu suivais en parallèle des séances de psychothérapie qui te furent d’une grande aide mais ton cœur aspirait à autre chose. Tu avais besoin de faire quelque chose de bien, d’aider les personnes dans le besoin, de rendre hommage à ta famille… Tu ne voulais pas d’une vie banale, d’une routine… Tu voulais être dépaysée, pouvoir te remettre sans cesse en cause, repousser sans cesse tes limites. Tu voulais qu’Amanda, Mark et vos parents soient fiers de toi… Et ta « nouvelle » vie avait commencé en 2006, quand tu avais atterri au Sénégal… Tout avait ensuite continué quand tu avais rejoint le Vietnam puis le Japon à l’occasion du tsunami de 2011 et aujourd’hui, tu étais en Afrique du Sud. Quand tu y repensais, tu te disais que jamais tu n’aurais imaginé pouvoir vivre tout cela en neuf ans. Et ce que tu appréciais le plus, c’était de pouvoir partager. Partager avec des gens venus des quatre coins du monde, des gens passionnés et investis, comme toi, des gens avec parfois des idées révolutionnaires en tête. Tout cela était exaltant et l’envie de retourner en Angleterre ne te venait pas un seul instant à l’esprit. Même si Adam te manquait. Mais tu savais qu’il était heureux, que lui aussi reprenait sa vie en main… C’était tout ce qui comptait à tes yeux…

Les apparences sont parfois trompeuses… Peut-être était-ce ton cas ? Peut-être étais-tu forte pour berner les gens ? Peut-être passais-tu pour Lauren, la jolie infirmière blonde aux yeux de beaucoup de monde ? Mais les démons nous rattrapent toujours et ça avait été ton cas la veille, quand une crise d’angoisse t’avait prise en pleine opération, quand tu avais lâchement abandonné Cameron. Que serait-il arrivé si l’opération avait été plus périlleuse ? Le patient aurait-il été mis en danger ? Tu ne pouvais pas t’empêcher de ressasser encore et encore ces questions et surtout, tu ne pouvais pas t’empêcher de penser que maintenant, Cameron connaissait ton passé, connaissait cette partie de ta vie dont tu ne parlais à personne et tu n’aimais pas cette idée… Pourquoi n’avais-tu pas tenu tête ? Peut-être parce que tu te sentais coupable de l’avoir abandonné, de l’avoir laissé dans un certain pétrin, peut-être parce que tu voulais qu’il comprenne, qu’il puisse te pardonner même si tu savais que jamais, tu ne pourrais te le pardonner à toi-même. Tu te sentais terriblement mal depuis … Tu aurais peut-être eu besoin de parler à quelqu’un qui s’y connaissait… Tu n’avais plus revu de psychologue depuis ton départ d’Angleterre et tu savais que peut-être ça serait quelque chose d’utile, surtout après ce que tu avais vu lors du tsunami au Japon en 2011, cela avait réveillé de multiples blessures et angoisses internes en toi… Des blessures qui avaient commencées à cicatriser mais qui dorénavant étaient de nouveau béantes. Le plus difficile était la douleur psychologique, associée à la douleur physique, cette douleur intense que tu avais ressentie pendant plusieurs heures en 2004, cette douleur qui te revenait parfois, comme si tu revivais l’évènement. La douleur de voir des corps déchiquetés, la douleur d’entendre les gens crier autour de toi, la douleur d’effectuer des soins à des personnes ayant perdu des membres, la douleur de te sentir impuissante, la douleur que tu avais ressentie en apprenant la mort d’Amanda et de ta mère… Et puis la douleur qui avait été la tienne quand tout à coup tes poumons avaient retrouvé l’oxygène puis quand tu avais ouvert les yeux et découvert ton corps : ta robe déchiquetée, les morceaux de verre fichés dans tes cuisses et dans tes bras et surtout ton bras gauche, fracturé, ayant doublé de volume. Pourtant, tu n’avais pas voulu rester sans rien faire. Cela était tout simplement hors de question pour toi. Malgré ton état, tu avais secouru ceux qui en avaient besoin, même si cela risquait d’aggraver tes blessures… Même si cela avait peut-être favorisé la septicémie qui t’avait terrassée et qui avait nécessité ton rapatriement d’urgence à Southampton alors que tu ne le voulais pas, alors que tu voulais rester, pour aider les populations locales… Tu te fichais de toi-même et de ton état… D’autres avaient été bien plus malchanceux que toi…  

Entrant dans le bar dans un soupir, tu t’apprêtais à aller boire un verre avant de rentrer chez toi quand tu la vis. Te reconnus immédiatement sa belle chevelure rousse : Arabella. Celle que tu considérais comme une meilleure amie. Jusqu’à hier, elle était la seule à savoir pour tes crises d’angoisse et à en connaître la cause profonde. Tu l’avais rencontrée au Japon en 2011, et vous aviez partagé pendant plusieurs mois la même tente au camp de médecins sans frontières, un climat propice aux confidences. Jamais tu n’aurais pensé la retrouver en Afrique du Sud et à vrai dire, elle non plus ne s’attendait pas à te voir débarquer. Tu te rappelais encore la surprise réciproque qui avait été la vôtre en janvier, lors de ton arrivée… Mais Arabella avait toujours été là pour toi, là pour te guider dans la ville lors des premiers temps, et tu espérais sincèrement qu’elle sache qu’elle pouvait compter sur toi également… A tout moment. La veille, t’étant réfugiée dans la salle de repos, tu avais eu envie de l’appeler. Elle était la seule à qui tu te sentais pouvoir te confier. La seule qui au fond, t’avait déjà vue dans un état de « faiblesse ». Mais Cameron avait débarqué et finalement, tu n’avais pas pu appeler Arabella. Tu ne t’attendais pas vraiment à la rencontrer dans ce bar mais finalement, peut-être que le hasard faisait bien les choses ? T’approchant d’elle, en souriant tu finis par venir t’assoir à ses côtés et tu commandas en même temps un verre de cocktail.  « Coucou Arabella. Pour tout dire, je ne m’attendais pas non plus à te croiser ici mais ça me fait plaisir… Comment vas-tu ? Oui je devais aider Cameron mais disons que tout ne s’est pas passé comme prévu hier et j’avais besoin de réfléchir un peu à tout cela… seule. Ça faisait un bout de temps qu’on avait pas pu passer un petit moment toutes les deux…»  


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MessageSujet: Re: Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren   Lun 29 Juin - 23:31



❝Are we nothing but leaves in the wind?❞
Arabella & Lauren
Elle aurait aimé être capable de démontrer au monde entier qu'elle était au contrôle de sa vie, elle l'avait pris en main et qu'elle savait où elle voulait aller dans la vie. Elle aurait aimé être cette femme forte qu'elle essayait d'être, tout en sachant qu'elle ne le serait probablement jamais. Arabella n'avait jamais eu ce contrôle sur sa vie. La seule chose qu'elle avait vraiment réussie était sa carrière, une carrière sans fautes, parfaite en tout point. Une carrière qui était toute sa vie, qui était la raison qu'elle respirait depuis la fin de son mariage, depuis qu'elle n'avait plus d'autre attache que ce travail. Ce travail et cet homme qui venaient de lui annoncer qu'il avait tué l'assassin de sa sœur comme s'il lui avait annoncé qu'il faisait chaud en Afrique. Ou peut-être pas. Elle l'avait vu, cette douleur dans ses yeux clairs, elle l'avait entendu, ce sanglot dans sa voix. Logan n'était pas un monstre, il n'était pas insensible. Il n'avait fait que réagir à l'injustice qu'il avait subie. Du moins, c'était ce qu'elle essayait de se faire croire. Il avait tout de même arraché la vie d'un homme. Qu'est-ce qui pouvait la différencier de ces tueurs que l'on voyait à la télé? La rouquine se souvenait sans mal de ce livre dont l'un des personnages était un prisonnier dans l'aile de la mort. Son crime? Il avait tué une femme. Une seule, par un après-midi d'été. Il avait perdu la tête, elle s'était mise à hurler. Alors il l'avait jetée dans la piscine et l'avait tenu sous l'eau jusqu'à ce qu'elle cesse de se débattre. Ce n'était qu'une victime, une seule, et pourtant, l'État du Texas l'avait condamné à mort, comme ces tueurs en série qui n'ont aucune compassion pour l'homme. En quoi, Logan était-il différent de cet homme? Cet homme qui avait ri lorsqu'il s'était retrouvé sur la table, lorsque l'on avait injecté ce poison dans ses veines. Malgé la chaleur ambiante, la jeune femme frissonna, chassant l'impression dérangeante qui la submergeait à cette pensée. Logan n'était pas un détraqué. N'est-ce pas?

Tout lui semblait irréel. Son beau-frère ne pouvait pas avoir tué un être humain et elle ne pouvait pas ressentir de tendres sentiments pour lui. En même temps, n'en avait-elle pas toujours eu? Arabella avait épousé un homme complètement opposé à Logan. Un homme sans aucune colère, un homme au tempérament doux comme un agneau qui préférait vous pointer vos défauts plutôt que d'agir comme un vrai homme. Olivier l'avait séduit avec son accent adorable, avec la façon dont il avait de prononcé son prénom, comme si soudainement, c'était le plus prénom de la terre. Il avait ces yeux doux comme le velours, des mains tout aussi douces que les siennes. Arabella avait rapidement réalisé, cependant, que c'était qu'une façade. Comme ces grenouilles aux couleurs étincelantes qui attirent l'oeil, qui donne envie de la prendre entre nos mains. Et dès qu'on le fait, elle nous empoisonne. C'était ce qu'Olivier avait fait avec elle. Il l'avait séduite, lui avait fait croire qu'ils étaient le couple le plus heureux du monde puis, il l'avait brisé. La doctoresse s'en était remise, avec le temps, avec l'éloignement. Elle était partie sauver le monde et il s'était remarié, vendant des assurances comme jamais pour faire vivre sa nouvelle femme et leur bébé à venir. Une femme qui devait avoir dix ans de moins que lui, qui n'avait pas une ride sur ses traits enfantins. Une blonde au physique parfait qui n'avait pas grand-chose dans le cerveau. À ce que la rouquine savait, elle était massothérapeute dans un spa de luxe. Ou quelque chose dans ces eaux-là. Arabella ne l'avait rencontré qu'une fois ou deux, suffisamment pour se souvenir de la façon dont elle avait de caresser la nuque d'Olivier tout en lui souriant, comme si elle était gagnante dans cette histoire. Elle ne l'était pas. Ou peut-être que si, en fait. Cette fille au nom typiquement français avait cette vie qu'elle avait rêvé d'avoir. À un détail près. Elle n'avait jamais rêvé d'avoir l'air aussi insipide et de travailler dans un spa alors qu'elle pouvait sauver des vies. Mais c'était un détail. Un détail qui ne l'empêchait pas de la détester plus qu'elle ne le devrait.

Un soupir passa la frontière de ses lèvres fines alors que ses prunelles claires caressaient la foule du regard, comme dans l'espoir de trouver une échappatoire à ses pensées qui ne faisait que tourner en rond encore et encore depuis qu'elle avait mis les pieds dans ce bar. En captant la silhouette de Lauren, c'est comme si on venait de répondre à ses prières, comme si un Dieu quelconque avait eu pitié d'elle. Pourtant, croire en Dieu, c'était un peu comme croire en Superman aux yeux de la rouquine. Arabella s'entendit la saluer, sans pour autant que ses prunelles ne restent accrochés aux siennes, fixant la table devant elle sans vraiment la voir. « Depuis quand les choses vont-elles dans le sens où l'on veut qu'elles aillent, de toute façon?» Lança-t-elle en glissant sa main gauche dans sa tignasse flamboyante. Elle ignorait ce qui avait bien pu se passer dans cette salle d'opération, mais elle n'avait pas vraiment envie de le savoir non plus. Pas que la vie de Lauren ne l'intéressait pas, loin de là, c'était juste qu'elle n'avait pas vraiment la tête à entendre parler du quotidien des autres alors qu'elle avait l'impression que sa propre vie tirait vers le drame digne d'un épisode de Desparates Housewives. Pourtant, elle savait que si elle pouvait faire confiance en quelqu'un, c'était bien en Lauen. Elles avaient passé des moments durs ensemble, au Japon. Elles avaient partagé le même toit pendant un moment, elles s'étaient liées d'amitié, comme si c'était ce que l'univers attendait d'elles. Et encore une fois, l'univers, Dieu ou Superman, ça revenait un peu au même, à ce moment précis. « Désolée, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour toi ces derniers temps. J'ai l'impression de devoir sauver le monde de l'Ébola ou du V.I.H toute seule dans les dernières semaines.» Grimaça la jolie rousse avant de prendre un air songeur. Son regard croisa celui de l'infirmière un moment, alors que les mots semblaient s'échapper de son esprit et y revenir, sans qu'elle ne puisse les saisir correctement. « Tu crois.... Tu crois que l'on peut se faire justice soi-même sans être une mauvaise personne, Lauren?» Arabella dévia le regard, posant ses yeux sur ses mains, alors que la voix de Logan résonna de nouveau à ses oreilles.  
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MessageSujet: Re: Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren   Jeu 2 Juil - 22:56



 

 
Are we nothing but leaves in the wind ?

 
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Te poser des questions auxquelles tu savais pertinemment ne pas pouvoir donner de réponse… Ça t’arrivait souvent… Peut-être un peu trop souvent même… Pourquoi est-ce que tes pas t’avaient menée au Sénégal puis au Vietnam et enfin à Johannesburg, en Afrique du Sud ? Pourquoi pas Pondichéry en Inde ou encore la Nouvelle-Calédonie ? Pourtant, ces deux dernières destinations avaient pendant longtemps été dans la liste de lieux où tu aimerais aller apporter ton aide… Dans un tout autre genre, tu avais également eu à l’idée de t’engager en tant qu’infirmière militaire mais tu t’étais vite rendue compte que ce n’était peut-être pas fait pour toi, que peut-être tu n’avais pas la carrure pour… Ni le courage… Nombreux étaient les lieux où tu aurais pu être à ce moment même, autre que Johannesburg alors pourquoi étais-tu ici ? Peut-être faillais-tu que tu arrêtes de te questionner sur cette question… Mais tu savais qu’alors une autre question viendrait prendre sa place dans ton esprit, puis d’autres encore… Tu n’avais jamais cessé de te questionner sur ce genre de sujets, bien plus encore depuis le tsunami de 2004… Depuis que cette catastrophe était venue tout bousculer dans ta vie, bousculer tout ce que tu pensais avoir construit, tout ce qui constituait jusqu’ici ton quotidien. Pour toi, la famille avait toujours été quelque chose de sacré. Les liens familiaux étaient dans ton cœur bien plus forts que les liens amicaux. Tu aurais été prête à tout pour ta famille : pour tes parents, pour ton frère et ta sœur et tu n’avais qu’une seule envie, une seule ambition dorénavant que tu étais épanouie dans un métier que tu aimais plus que tout, un métier qui te correspondait : rencontrer l’homme de ta vie et fonder une belle famille avec lui… Cet hiver de 2004, tu étais plus qu’heureuse de pouvoir aller passer quelques jours de vacances avec ta famille, avec les êtres qui t’étaient les plus chers… Tu étais fière de l’idée de cadeau d’anniversaire que tu avais eue pour les trente ans d’Amanda… Tout aurait pu être parfait… Alors pourquoi cette vague était-elle venue submerger les côtes de la Thaïlande ? Et puis, pourquoi avoir choisi Khao Lak alors que des dizaines d’autres destinations paradisiaques auraient pu se proposer à toi ? Il y a des choses que l’on ne peut parfois pas expliquer… Parfois le malheur s’abat sur vous, sans crier gare et alors, il vous faut vous adapter… C’est exactement l’impression que tu as eu en cette année 2004…

A quoi t’attendais-tu en venant dans ce bar ce soir-là ? Certainement pas à croiser Arabella, celle que tu considérais sans mal comme une meilleure amie… Vous en aviez traversé des choses, ensemble, essayant tant bien que mal de mettre vos forces en commun afin de porter secours aux populations japonaises touchées par le tsunami de 2011… Elle en savait bien plus sur toi que la plupart des gens et pour cause, elle était une des seules, à qui tu pouvais aujourd’hui rajouter Cameron, à t’avoir vue en position de faiblesse… A connaître les démons qui te hantaient encore aujourd’hui, à connaître tes failles, ces parties de toi que tu préférais ne pas montrer, ton jardin secret sauf que parfois il est trop difficile de lutter… Le serveur revint vers vous, t’apportant le cocktail que tu avais commandé. Tu le remerciais courtoisement avant de commencer à le siroter, écoutant d’une oreille attentive ce qu’Arabella avait à te dire… Elle ne semblait pas être dans le meilleur état possible, tout comme toi… Est-ce que les bars n’étaient emplis que d’âmes éclopées ?

« Tu n’as pas à t’excuser tu sais Arabella, je comprends tout à fait… Moi aussi j’ai l’impression de ne pas avoir eu une minute pour moi ces derniers temps et puis, avec les fortes chaleurs de ces derniers jours, les patients n’ont cessé d’affluer au centre… Mais en tous les cas je voulais que tu saches que tu peux compter sur moi, si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésites pas à venir me voir ou à m’appeler… » Tu l’admirais. Tu admirais le travail qu’elle faisait. L’étude des maladies infectieuses t’avait toujours passionnée. Tu t’étais toujours intéressée aux modes de transmission, dans le but d’essayer d’endiguer les pandémies et épidémies… Sauf que dans certains pays, surtout en Afrique, cela était bien plus difficile et pas seulement à cause des évolutions médicales moindres… Cela était en effet aussi lié aux manières de vivre, tout simplement… En effet, ici, la plupart des personnes vivaient en famille élargie sous un même toit… Ainsi, dès lors qu’une personne était contaminée, c’était souvent tout son entourage qui l’était également… Il était de plus, bien plus compliqué d’isoler des personnes… Question de mentalité, question de culture… Il fallait donc essayer de trouver des solutions, en veillant cependant à ne jamais imposer la culture occidentale, ne jamais être dans une espèce d’ethnocentrisme. Le respect était au cœur de la réflexion… Respect des croyances, respect de la culture… C’était à tes yeux primordial. Ça avait toujours été un peu ta manière de raisonner dans l’exercice de ta profession, même en Angleterre… Il était tout simplement inconcevable pour toi d’imposer quelque chose à quelqu’un même si tu savais que cela était pour son bien… Tu avais toujours eu à cœur d’écouter et de respecter ce à quoi les autres pouvaient croire, ce qui pouvait les animer et surtout à ne pas nier tout cela… Un malade est déjà fragilisé dans son état, il faut donc conserver au maximum sa dignité… Et cela passe par tout ça, du moins, à tes yeux… Sortant de tes pensées et arrêtant de siroter ton verre, les dernières paroles d’Arabella te revinrent en mémoire… Se faire justice soi-même ? Tu ne sus pas vraiment quoi répondre, tu ne savais même pas si la rousse attendait réellement une réponse. Tu finis tout de même par prendre la parole : « Je crois que l’important est d’écouter son cœur toujours, être en accord avec soi-même… A partir de là, on ne peut pas être une mauvaise personne… » Il t’était déjà arrivé de te demander si tu étais une mauvaise personne. Si le fait d’avoir attiré à la mort toute ta famille, avec cette idée de vacances faisait de toi une mauvaise personne ? Mais là n’était pas la question de la soirée… Tu avais envie de poser des milliers de question à Arabella… S’était-il passé quelque chose ? Mais tu savais qu’être trop curieuse serait malvenu… Tu te contenterais de recueillir avec attention ce qu’Arabella voudrait bien te confier, tu serais là, auprès d’elle, si elle le voulait, épaule sur laquelle elle pourrait se reposer… Tu lui devais bien ça… Et puis ça te faisait plaisir de pouvoir être là pour ton amie… Et tu voulais qu’elle le sache alors, une fois avoir terminé de parler, tu vins poser une de tes mains sur une de celles de la rousse…

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MessageSujet: Re: Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren   Dim 12 Juil - 4:17



❝Are we nothing but leaves in the wind?❞
Arabella & Lauren
Il n'était pas bien difficile de se souvenir des circonstances de sa rencontre avec Lauren. C'était lors de cette horrible tragédie au Japon, des années plus tôt. Cela semblait maintenant si loin et pourtant si récent. Comme l'était la mort de Lyanna. Dans l'un des cas comme dans l'autre, elle n'avait pas été là pendant le drame. Dû à son métier, la petite rousse s'était trouvée en Afrique lorsqu'on lui avait appris pour le Japon, pour les centaines de morts. Ce n'est qu'une semaine plus tard qu'elle y avait été envoyée. Lorsque les premières maladies infectieuses s'étaient propagées dans les centres de réfugiés dus au manque d'hygiène et de ressources. C'était à prévoir, elle le savait depuis le début. C'était toujours comme ça. Ce l'avait été en Haïti aussi, dans toutes ces villes d'Afrique qu'elle avait visitées au fil des années. Dans les cas de crise, les maladies infectieuses étaient un problème immense bien trop souvent négligé. Arabella pouvait encore voir ces corps fiévreux dans ses pires cauchemars. Elle se souvenait de cet enfant agonisant d'une fièvre, recroquevillé contre le torse ensanglanté de sa mère qui n'avait plus que quelques minutes à vivre. Avec le temps, elle avait appris à se détacher de tout ça. Elle avançait dans la misère comme le ferait une automate. Elle ne la voyait plus, elle ne la sentait plus. C'était mieux ainsi. C'était ce qu'elle se disait lorsqu'elle avait rencontré Lauren. Lauren et ses grands yeux remplis de fantômes. Lauren et ses cauchemars qui la faisaient hurler de terreur au milieu de la nuit. Pour une raison ou une autre, elles étaient devenues amies, bien que la doctoresse s'était un jour promis de ne plus laisser personne entrer dans cette zone grise ou elle pouvait se montrer si vulnérable. Mais pour le moment, jamais elle n'avait regretté d'avoir fait de la blonde une alliée dans ce monde cruel et sans pitié.

Si Arabella ne s'était pas trouvée dans aucun de ces pays lors des catastrophes qui avaient coûté la vie à tant de gens, elle n'avait pas été présente au moment où sa sœur avait cessé de respirer non plus. Dans le premier des cas, elle en éprouvait un soulagement qu'elle n'arrivait pas à s'expliquer. Sans doute n'avait-elle pas envie de voir autant de douleur chez un être humain. Elle préférait se contenter de celle qu'elle connaissait. Cette douleur physique lorsque son propre corps est en guerre contre quelque chose que l'on ne peut pas s'expliquer. Cependant, elle s'en voulait à s'en mordre les doigts pour ce qui concernait sa sœur. Bella aurait tout donné pour se retrouver à la place de Priam ce jour-là. Peut-être aurait-elle pu faire quelque chose pour la sauver? Peut-être aurait-elle pu garder sa grande sœur un peu plus longtemps parmi eux? Juste quelques années de plus, afin que Lynn puisse se rappeler le visage de sa mère. Mais on ne pouvait pas revenir en arrière. Elle le désirait tellement, cependant. Si Lyanna était encore présente, jamais Logan ne serait venu en Afrique, jamais elle ne se serait permis de ressentir ce qu'elle pouvait ressentir pour lui. Par amour pour son aînée. Lyanna aurait gardé sa famille loin de ce continent souffrant de la négligence des hommes. Elle l'aurait gardée unie et liée comme jamais. Peut-être aurait-elle pu avoir la chance lui dire ce qu'elle ne lui avait jamais dit? Elle aurait pu la regarder dans les yeux, cette femme si forte et si pure, et lui dire la raison pour laquelle elles étaient si différentes au fond. Pourquoi elle avait choisi l'Afrique, pourquoi elle avait quitté Olivier. Ça n'arriverait jamais. Quelque part, la rouquine se disait que si elle avouait tout à Logan, elle pourrait se racheter, d'une façon ou d'une autre. Elle n'avait pas pu lui avouer. Elle n'avait pas pu pousser ces mots à franchir ses lèvres, pas alors qu'il venait de lui dire qu'il avait tué un homme de ses propres mains.

Ce fut la voix douce de Lauren qui la tirait de ses songes sombres et elle releva la tête vers elle pour planter son regard dans le sien, essayant de comprendre les paroles qu'elle lui disait, de les assimiler du mieux qu'elle le pouvait. Elle se sentait mal de l'avoir négligé depuis son arrivée ici. Elle se sentait mal de l'avoir mis de côté avec ce qui se passait dans sa vie. Lauren était tout aussi importante que Logan, que ses neveux. Il y avait de quoi avoir des remords sur le sujet. Un fin sourire étira ses lèvres alors qu'elle hocha la tête de haut en bas. «Je sais. C'est simplement que les choses sont un peu compliquées ces temps-ci. Je suis heureuse que tu sois ici, avec moi, Lauren. Vraiment.» Arabella était sincère. Pour une raison obscure, il était particulièrement facile d'être sincère avec l'infirmière. Elle n'avait pas eu l'impression d'être jugée et regarder des hauts lorsqu'elle lui avait parlé des soucis qu'avait éprouvés son couple. Lauren avait écouté, silencieuse et compréhensive, comme une véritable professionnelle. À la façon des médecins quand ils écoutent les craintes de leurs patients avant une chirurgie. À l'exception près qu'il n'y avait aucune façon de soigner les plaies faites à son esprit, aucune façon de régler ce qui ne tournait pas rond chez elle. Elle l'avait rapidement compris. Les doigts chauds de sa meilleure amie vinrent se poser sur sa peau alors que ses mots s'enfonçaient en elle comme un venin. Son souffle resta un moment coincé dans sa gorge avant d'être relâché et elle finit par secouer la tête de nouveau, l'air défait. « Même si ça veut dire tuer quelqu'un? Même si ton cœur te dit que c'est la chose à faire, que c'est la solution idéale, tu irais jusqu'à commettre un meurtre?» Elle essayait de comprendre, d'analyser le tout, comme s'il s'agissait d'une formule mathématique trop complexe et pourtant, si simple. Un rire sans joie finit pas lui échapper alors que les mots se bousculaient à ses lèvres. « Hitler pensait faire la bonne chose, après tout. Ça ne fait pas de lui une bonne personne. » Sauf que Logan n'était pas Hitler. Son but premier n'était pas de détruire un peuple entier. Enfin, pas à sa connaissance.   
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MessageSujet: Re: Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren   Mer 15 Juil - 19:41



 

 
Are we nothing but leaves in the wind ?

 
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Pourquoi donc la vie t’avait-elle amenée ici, à Johannesburg, en Afrique du Sud ? Pourquoi tes pas t’avaient-ils guidée vers ici alors même que cela n’avait jamais été réellement une de tes ambitions… Du moins, pas avant la catastrophe… Disons que tu t’étais pendant longtemps imaginée vivre en parfaite autochtone. Tes désirs d’adolescente étaient sur ce point complètement à l’opposé de ce que tu vivais aujourd’hui… Comme quoi, la vie était remplie de surprises… Certes, ces dernières n’étaient pas toujours bonnes, mais au moins, personne ne pouvait venir reprocher à l’existence humaine d’être monotone ou prévisible… Et tu t’imaginais raconter ce que tu étais devenue à certains de tes amis d’adolescence… Tu étais certaine qu’ils seraient étonnés, peut-être même ne voudraient-ils pas te croire… Eux qui t’avaient tant entendu dire que tu désirais passer ta vie à Southampton, auprès de ta famille et fonder à ton tour une belle famille… Peut-être même que ta famille, de là-haut ne reconnaissait pas en celle que tu étais devenue, celle que tu étais auparavant… A quel point les années, les épreuves étaient-elles venues te changer ? Amanda t’en voudrait-elle d’avoir abandonné Adam, son mari, son bien-aimé ? Car oui, tu avais un peu l’impression de l’avoir abandonné. Tu te rappelais encore cette promesse que tu lui avais faite : celle de vous serrer les coudes. Tu te rappelais encore tout ce que tu avais pu lire en son regard lorsque tu lui avais annoncé que tu partais pour le Sénégal : il était à la fois triste mais aussi admiratif et heureux pour toi mais dans son regard, tu n’avais pu t’empêcher de lire cette pointe d’un sentiment que tu aurais bien préféré ne jamais reconnaître : il avait l’impression que tu le trahissais et cela même s’il ne l’avouait pas à haute voix, même si peut être il n’en était pas conscient… Mais le regard parle toujours et tu avais compris son regard et, tu ne peux t’empêcher de te demander encore et encore si tu as pris la bonne décision… Bien entendu, même si ce désir de départ était dans ton cœur depuis longtemps, tu avais pris soin, avant de l’envisager complètement qu’Adam ait également « remonté la pente ». Tu l’avais vu construire pas après pas, une nouvelle relation avec une femme qui était tout simplement admirable et même si au fond de ton cœur, tu avais ce sentiment qui t’étais interdit de ressentir cela comme une trahison envers Amanda, tu savais que Caitlyn serait là pour prendre soin d’Adam, pour le rendre heureux et que ce dernier la rendrait heureuse également car tu avais vu cette lueur dans ses yeux quand il posait le regard sur elle… Alors oui, à ce moment-là, tu avais su que c’était le moment où jamais pour toi de partir… C’était peut-être égoïste de ta part mais tu savais qu’il te fallait en passer par là… Tu comprenais qu’Adam puisse l’avoir vécu comme un abandon, c’était un peu le cas en réalité mais tu espérais qu’il finirait par te comprendre, entièrement, par te pardonner, par ne plus t’en vouloir… Bien entendu, aux yeux de quiconque, et au vu des nombreuses lettres que vous échangiez toujours, votre forte relation amicale pourrait paraître comme étant toujours intacte mais toi, tu savais que depuis ton départ, quelque chose avait changé… A jamais. Et au fond, c’est un peu pour ça que tu craignais de remettre un jour les pieds à Southampton… En réalité, tu fuyais un peu parce qu’à tes yeux, il valait mieux que votre relation garde son équilibre par une correspondance à distance plutôt qu’elle vienne se fissurer parce que tu devrais faire face à la déception que tu avais entraînée dans le cœur d’Adam en partant…

Un sourire peut cacher bien des choses… Les gens peuvent bien cacher leur jeu, toi la première… Toi qui ne cesse d’essayer de te montrer forte, de rester souriante… Peu de gens doivent se douter de ce que la vie t’as déjà fait traverser… Alors souvent, quand tu te promènes et que tu croise quelqu’un dans la rue, il t’arrive de le scruter et de te demander ce que cache ce visage, ce regard… Quelles épreuves a traversé cette personne ? Alors ce soir, alors que tu te retrouves auprès de celle que tu considères comme une meilleure amie, mais pas ce genre de meilleure amie que l’on se crée quand on est adolescents, non… Arabella a su gagner ta confiance, dans un moment difficile… Elle a su être celle à qui tu es parvenue à te confier… à cœur ouvert et puis, tu l’admires pour son travail… Tu as une confiance aveugle en elle et c’est bien une des seules personnes en qui tu as assez confiance pour avoir envie de te confier, en toute circonstances… Voilà les raisons pour lesquelles tu considères la rousse comme ta meilleure amie… Mais bref, revenons à cette soirée, dans ce bar… Assise auprès d’elle, tu ne peux t’empêcher de te demander ce que cachent toutes ses paroles, toutes ses questions ? A-t-elle quelque chose sur le cœur ? S’est-il passé quelque chose ? Au fond de toi, tu en as la certitude mais jamais oh non jamais, tu n’oserais venir poser des questions indiscrètes… De une, tu détestes quand on te fait la même chose ; de deux, ça ne te ressemble pas et de trois, tu sais que ce n’est sans doute pas le comportement qu’Arabella attend de toi. Alors tu te contentes d’écouter, attentivement. Tu essaie de montrer à la rousse qu’elle peut avoir confiance en toi, que si elle a besoin de se confier, tu serais une oreille attentive pour elle, sans aucun jugement, ce soir comme tous les autres jours… Cependant, tu sais qu’elle attend réponse à ses dernières questions… Questions qui te prennent quelque peu au dépourvu… Alors peut-être peut-on te reprocher de rester dans une zone de confort, de ne pas te mouiller… Peut-être… Mais tu es prudente, tu ne tiens pas à donner naissance à un débat sans fin… Ce n’est sans doute pas ce dont a besoin Arabella : « Je crois que donner la mort à quelqu’un, le meurtre n’est JAMAIS quelque chose de bien mais je crois aussi que tous les meurtriers ne sont pas mauvais et que certaines choses ne sont pas comparables… Tout ne peut pas être comparé à un exemple aussi excessif qu’Hitler… Je ne suis pas psychanalyste mais au fond de moi, je crois que parfois dans la vie, on peut être confrontés à des dilemmes dans lesquels aucune solution ne nous parait être complètement bonne… C’est parfois le cas quand on a envie de se venger… Alors peut-être que la vengeance peut devenir la seule chose capable de nous permettre de mener une vie normale… Œil pour œil, dent pour dent… Je ne crois pas que les êtres humains soient soit tout blanc soit tout noir et je crois que parfois, face à certaines situations, certains peuvent être perdus et qu’il faut alors les accompagner en essayant de ne pas les blâmer… Tout cela est ma conviction profonde mais peut-être bien ai-je tout faux… Peut-être bien que dans toutes les personnes présentes dans ce bar, certaines seront d’accord avec moi et d’autres pas du tout… Je crois que c’est exactement le genre de questions pour lesquelles il n’y a pas de modèle universel… De oui ou de non bien cadré… »

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MessageSujet: Re: Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren   Jeu 13 Aoû - 5:01



❝Are we nothing but leaves in the wind?❞
Arabella & Lauren
Arabella n'avait jamais été quelqu'un de pessimiste, bien qu'elle ne puisse se clarifier d'optimiste non plus. Elle n'avait jamais compris cette tendance à voir les choses à moitié pleine ou à moitié vide. Pour elle, il était à mi-chemin entre les deux. Elle était réaliste, un point c'est tout. Elle n'avait pas envie de croire que les choses iraient mieux avec le temps. Elle n'avait pas envie de croire que tout serait plus facile dans quelques années, quand elle ne subirait plus la perte de sa soeur avec cette violence. En réalité, la rouquine redoutait ce moment. Déjà, en quelques mois, elle avait l'impression que l'image de sa soeur s'évaporait petit à petit. Elle devait se concentrer pour se souvenir de ses traits harmonieux, de ses yeux d'un bleu épatant, de ses boucles d'un roux plus sombre que les siens cascadant autour d'un visage rond et avenant. Le plus difficile, c'était de se souvenir du timbre de sa voix. Elle avait souvent l'impression de devoir se battre avec son esprit pour retenir ces souvenirs. Posant les yeux sur le visage de Lauren, elle se demanda si son amie ressentait la même chose envers sa propre famille. Se souvenait-elle parfaitement de leurs visages, de leurs voix? Ses souvenirs étaient-ils devenus flous avec le temps, comme de vieilles photographies usées? Elle n'osait pas le demander. Elle ne pouvait pas le demander. Il y avait cet accord tacite entre elles, stipulant qu'on ne parlait pas de ce genre de chose sauf lorsque Lauren en parlait en premier. Quand elle avait besoin de se confier. Par moment, Bella se disait qu'elle était la pire des amies. Elle aurait peut-être dû la pousser à en parler. Elle savait néanmoins qu'il y avait certaines choses qui valaient mieux taire et elle ignorait encore si la famille de Lauren en faisait partie ou non. Elle se souvenait sans mal de cette tribu en Éthiopie qui avait perdu la moitié de ses membres lors d'une épidémie de fièvre rouge. Ils agissaient comme si rien ne s'était passé. On n'en parlait pas, on ne parlait pas non plus de ces gens qui étaient décédés pendant l'épidémie. Elle espérait seulement que Lauren ne faisait pas la même chose avec le Tsunamie qui avait fait de sa vie un enfer.

Elle savait comment cela pouvait être tentant. Par moment, elle avait envie de fermer les yeux sur la mort de sa soeur. Elle n'était pas ici en Afrique, certes, mais elle aurait bien pu attendre Logan et les enfants à la maison, préparant des muffins en chantonnant un vieux tube de Beatles. Cela serait tellement moins compliqué. Ça simplifierait les choses entre Logan et elle, elle en était certaine. Le militaire n'aurait aucune raison de s'intéresser à elle, elle redeviendrait la petite soeur qui sauvait le monde en Afrique, un microbe à la fois. Elle ne serait plus que celle qui reviendrait au bercail pendant les vacances de Noël, avec cet accent français qui lui collait à la peau depuis trop longtemps maintenant. Entre Logan et elle, c'était un terrible mélange de sentiments. D'autant plus terrible depuis qu'elle savait qu'il avait tué l'assassin de Lyanna. Elle ne pouvait pas vraiment le blâmer, mais elle ne pouvait pas faire comme si de rien n'était non plus. La réalité était qu'elle n'était pas certaine de comprendre. Oh bien entendu, elle aussi avait souhaiter que cet homme paie pour ce qu'il a fait à son aînée. Elle n'avait jamais voulu sa mort, par contre. La voix de la petite blonde lui parvint, à la fois claire et éloignée. Elle les laissait se fondre en elle et y prendre place, ajoutant un poids de plus dans sa poitrine, quelque chose qu'elle ne pouvait pas s'expliquer. Était-elle déçue de l'attitude de Logan, frustrée de sa propre réaction, ou juste confuse? Elle ne serait le dire. Ce qu'elle ressentait était comme un orage violent, quelque chose qui dépasse l'entendement, qui ne possède pas de mots pour s'exprimer. La rouquine porta son verre à ses lèvres pour reprendre contenance, pour chasser cette boule dans sa gorge. Elle resta là un moment, à méditer les mots de la jeune femme, sans savoir comment réagir, quoi répondre. Elle fixait obstinément un point sur la table entre elles. «L'assassin de ma soeur. Logan l'a tué. Comme ça. Comme s'il s'agissait d'un insecte insignifiant.» Sa voix était plus rauque, perdant tout ce qu'elle pouvait avoir de chaleureux. Elle se mordilla la lèvre, levant les yeux vers l'infirmière avant de passer une main dans ses mèches flamboyantes. « J'ai cru que je serais heureuse d'apprendre que cet homme ne fera plus de mal à personne, mais je n'y arrive pas.»

Arabella ne croyait pas que les gens étaient purement bons ou mauvais, bien entendu, elle avait vu suffisamment le monde pour comprendre que tout ce qui importait était de survivre. Elle avait vu des peuples tuer des animaux sauvages de façon brutale et contre ses principes, mais elle avait compris qu'ils faisaient ainsi parce que c'était eux ou la nature. Elle avait vu des hommes donnés des bouts de viandes et d'os aux hyènes pour créer une trêve fragile entre l'animal et eux, pour leur propre survit. Elle n'arrivait pourtant pas à comprendre pourquoi Logan avant noircit un peu plus son coeur pour un homme qui ne le méritait pas, alors que la justice aurait bien pu s'en occuper. Ou pas. Elle n'était pas naïve non plus. Elle savait que la justice avait ses défauts, des failles si grandes qu'on pouvait s'y perdre éternellement. Chassant ses pensées sombres d'un battement de cils, elle posa les yeux sur la blonde qui lui faisait face. Son amie ne lui avait-elle pas dit que ça ne s'était pas passé comme elle l'aurait voulu avec Cameron? Ça lui semblait un peu étrange, puisqu'il lui avait toujours semblé que le chirurgien et l'infirmière s'entendaient plus que bien. Arabella avait regardé cette relation à distance, sans dire un mot, sans juger, bien qu'elle se doutait que Cameron n'éprouve pas un amour fou pour Lauren. Après tout, ça ne la regardait pas. Pas du tout. Ils étaient tous les deux adultes, ils savaient ce qu'ils faisaient. Malgré tout, sa curiosité l'emportait. «Que c'est-il passé avec Cameron?» Demanda-t-elle d'une voix douce en inclinant doucement à la tête sur la droite.  
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MessageSujet: Re: Are we nothing but leaves in the wind? • Lauren   Mer 26 Aoû - 22:49




Are we nothing but leaves in the wind ?

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Le début du mois de novembre était toujours quelque chose de difficile à vivre pour toi. Parce que tu savais que la coutume voudrait que tu retournes en Angleterre, là où reposaient les restes des membres de ta famille, excepté ton père. N’était-ce pas ce que tout le monde faisait ? Aller dans les cimetières, y déposer des fleurs, faire une prière… Tout le monde semblait le faire comme un devoir, mais le reste de l’année, les concessions ne recevaient souvent que très peu de visites… C’est cela que tu n’arrivais pas à comprendre… Et pourquoi donc voudrait-t-on que tu retournes en Angleterre pour te recueillir sur les tombes des membres de ta famille ? Tu n’en voyais pas le besoin pour la simple et bonne raison que pour toi, il n’y avait pas besoin d’aller auprès d’une pierre tombale pour sentir la présence de tes proches, pour toi, ils étaient sans cesse présents avec toi, dans ton cœur, à chaque instant de chaque journée. Les gens comprendraient-ils cela si tu leur expliquais ? A quoi bon de toute façon… Il y a toujours et partout des personnes qui ne peuvent s’empêcher de juger, de critiquer alors, à quoi bon se soucier du regard des autres ? Le plus important n’est-il pas de parvenir à être en accord avec soi-même ? Même si dans la réalité des choses et du quotidien, il était parfois difficile de respecter ce concept… Pourquoi cherche-t-on donc sans cesse à avoir l’approbation, l’accord des autres pour faire quelque chose, pourquoi cherche-t-on donc sans cesse leur avis ? Pourquoi accordons-nous tant de valeur au regard que peuvent porter les autres sur nous ? C’était là un réel mystère pour toi… Tu te rappelais, quand tu n’étais encore qu’une enfant et que tu te posais de telles questions, tu te rappelais la petite fille qui s’empressait d’aller voir son père adoré pour lui faire part de ses questionnements… Aujourd’hui, il n’y avait plus personne pour te donner ces réponses pleines de philosophie dont ton père avait l’art, des réponses qui certes, parfois, te faisaient encore plus réfléchir mais des réponses tout de même… Aujourd’hui, tu devais trouver les réponses par toi-même… A moins qu’il faille que tu arrêtes de te triturer l’esprit avec tous ces milliers de questions…

Sirotant ton cocktail, tu repris un peu ton souffle après la longue tirade que tu venais de prononcer. Ensuite tes yeux se posèrent à nouveau sur Arabella et sur sa chevelure de feu. Tout autour de vous, la soirée avançait comme si de rien n’était, certains corps commençaient à s’échauffer, certains couples se formaient avant de quitter le bar, l’air de rien… Cependant, les paroles que prononça bientôt Arabella vinrent te tirer de la contemplation du monde cosmopolite de Johannesburg dans laquelle tu t’étais lancée sans même vraiment t’en rendre compte. Tu manquas de t’étouffer… Tout à coup, les idées vinrent affluer dans ta tête à mille à l’heure, se bousculant dans ton esprit sans que tu saches par laquelle commencer… Est-ce que seulement Arabella attendait une réponse à ce qu’elle venait de te dire, un avis ? Peut-être bien n’y avait-il rien à dire… Peut-être avait-elle simplement besoin de se décharger de cela, et tu la comprenais bien. Quand à toi, c’était ton rôle de meilleure amie d’être là pour l’écouter… D’être présente pour elle comme elle l’avait été pour toi, plusieurs années en arrière lors de ces moments noirs au Japon… Parfois il y a des paroles qui n’attendent pas de réponse, qui attendent juste d’être accueillies… Tu avais l’impression que c’était le cas ce soir, pour ce que te confiait Arabella. Tu espérais juste ne pas te tromper, ne pas décevoir ton amie. Un instant, tu croisais le regard de la rousse et alors tu fis ce qui te venait à l’esprit, comme une évidence… Une nouvelle fois, tu vins poser ta main sur la sienne car souvent les gestes veulent dire bien plus de choses que les paroles. Alors de nouveau, le regard d’Arabella croisa le tien et tu le soutins jusqu’à qu’Arabella choisisse de changer de sujet… Ce qui n’était pas forcément une bonne nouvelle pour toi…

Certes, après la catastrophe qui avait eu lieu cet après-midi-là, la première idée qui t’était venue à l’esprit avait été d’appeler Arabella, la seule qui savait jusque-là les démons qui guettaient sans cesse à ta porte, attendant une brèche, le moment opportun pour se montrer. Mais maintenant, tu ne savais plus vraiment si tu avais envie de revenir à tout cela et puis surtout, comparé à ce que venait de te dire la rousse, ça te semblait totalement insignifiant… Cependant, tu savais aussi qu’une fois que tu aurais commencé, tu ne parviendrais sans doute pas à t’arrêter avant d’avoir tout raconté. Il n’y a qu’avec Arabella que tu parvenais à te confier ainsi, à cœur ouvert… Elle avait su gagner ta confiance, une confiance que tu accordais si peu, toi qui avait tant tendance à te refermer sur toi-même dès que les gens te posaient un peu trop de questions sur tes origines, sur ton passé. Et alors que tu avais ouvert la bouche, désirant dire que non, il ne s’était rien passé de grave, que tout allait bien maintenant, ce qui n’était pas totalement faux, ce sont des paroles toutes autres qui sortirent d’entre tes lèvres sans que tu ne parviennes à les retenir, tandis que tes yeux restaient rivés sur le fond de cocktail encore présent dans le verre que tu tenais entre tes mains : « J’ai fait une crise d’angoisse, en pleine opération… Ça ne m’était jamais arrivé auparavant alors j’ai fait une chose idiote : je suis sortie et je suis allée m’enfermer dans la salle de repos, je crois que j’avais juste envie de disparaître. Par chance, l’opération était assez simple et il n’y a eu aucune répercussion sur le patient mais Cameron était furax et je le comprends, il a exigé des explications du coup, je lui ai tout raconté… J’ai tellement peur que ça m’arrive de nouveau maintenant… Moi qui croyais qu’avec le temps, les choses s’arrangeraient… »

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