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 ••• World without you • [DREW]

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MessageSujet: ••• World without you • [DREW]   Lun 22 Juin - 21:25



Andrew & Rebekah

« Do you know what it feels like to fall in your arms ? Do you know what it feels like to love you ? I can taste every tear drop you've given me this far. Don't forget who it is that you are.  »


Tel un lion en cage, la jeune femme tournait en rond dans le bungalow qu'elle occupait avec sa petite sœur. Depuis qu'elle avait reçu un message de son meilleur ami, lui indiquant qu'il allait la rejoindre en Afrique du Sud, elle ne tenait plus en place et ne cessait de s'impatienter. Bien entendu, elle avait conscience que ce n'était pas pour elle qu'il revenait. Depuis bien longtemps elle savait à quel point il était prit d'affection pour les rhinocéros noirs et elle avait parfaitement conscience que le lieu où elle se trouvait était une aubaine pour le jeune homme. Mais qu'importait la raison, le savoir bientôt près d'elle la rendait euphorique et pleine de joie. Il était ce qu'elle avait de plus cher. Dans son cœur, il prenait autant de place que Declan pouvait en prendre. Il faisait partie intégrante de son cœur, de son âme, de son esprit. Car oui, depuis ce jour où, sur un coup de tête, elle avait décidé de faire ses bagages pour partir sur les traces d'un frère disparu, elle n'avait cessé de penser à lui. Dans chacune de ses pensées, il s'était infiltré discrètement, sournoisement, si bien qu'elle avait été forcée de constater à quel point il lui manquait. Ils étaient deux êtres complémentaires, qui n'avaient pour habitude de se séparer bien longtemps. Ils finissaient toujours par se retrouver, parce qu'ils ne pouvaient se passer l'un de l'autre. Rebekah en tous cas, ne pouvait pas se passer de son meilleur ami. Il était cet être précieux dont elle avait cru pouvoir s'éloigner sans le moindre problème, pour vivre cette nouvelle aventure. Mais elle était forcée d'avouer qu'elle n'était pas aussi courageuse et forte qu'elle le voulait. Si elle avait l'apparence d'une reine de glace, au fond de son cœur la crainte de ce qui avait bien pu arriver à son frère, sa chaire, son sang, l'effrayait bien plus qu'elle ne l'admettrait jamais. Toute leur vie, Rebekah et Declan l'avait passé ensemble, à chahuter, à se taquiner, mais surtout à se confier les moindres détails de leurs vies. La douleur, sournoise, s'était infiltrée dans l'esprit de la jeune femme lorsqu'il avait quitté leur pays natal pour s'immerger dans une contrée lontaine. Et si l'Afrique du Sud lui avait parut être le bout du monde à cette poupée fragile, elle s'était rassurée de savoir ce frère si précieux en sécurité. A ce jour pourtant cette certitude n'existait plus. Sans le moindre mot, il avait disparu, sans laisser de trace, d'indice pour le chercher. Elle avait cru pouvoir lui venir en aide en se rapprochant de ce lieu où il vivait, mais cela s'avérait être un échec. Et quand bien même elle s'était fait des amis ici, elle se sentait plus seule que jamais. La présence de Shanleigh à ses côtés ne l'aidait pas le moins du monde à relativiser. Si on aurait pu croire que la révélation de la jolie tête blonde et sa volonté de suivre sa sœur aurait pu les rapprocher, mais Rebekah ne l'entendait pas de cette oreille. Si au départ elle avait été touchée par la déclaration de sa petite sœur, aujourd'hui elle ne pouvait s'empêcher d'être méfiante à son égard. Elle ne parvenait à comprendre ce brusque revirement de situation et ne pouvait s'empêcher de penser que si elle était là aujourd'hui, c'était parce que ses parents avaient tenus à ce qu'elle soi là pour la surveiller. Elle ne trouvait aucune autre explication logique pour que la marâtre ait laissé sa précieuse petite princesse s'en aller si loin d'elle, là où elle ne pouvait pas la dorloter. Se mordant sur la langue, la jeune irlandaise s'efforça de chasser ces sombres pensées de son esprit. Ce n'était pas le moment de s'énerver, mais au contraire de se réjouir. Andrew allait retrouver sa place à ses côtés, dans ce duo inséparable qu'ils formaient  et elle allait pouvoir se sentir plus sereine maintenant. Elle savait qu'elle pourrait partager ses craintes avec lui, lui qui était l'ami de Duncan, ce frère qui était à l'origine de leur rencontre. Forte de cette conviction, elle inspira profondément, pour tenter de calmer ses nerfs à vif. Elle avait l'impression d'être une enfant attendant l'arrivée du père noël pendant le réveillon. Et c'était un peu ce qui se préparait en réalité. L'arrivée d'Andrew était le plus beau cadeau qu'elle pouvait avoir en cette période sombre de sa vie. Adressant un sourire à un passant imaginaire, elle chassa un plis invisible de la couverture qu'elle avait installé sur le canapé pour lui. Évidemment, il aurait pu dormir avec elle, ce qui était arrivé plus d'une fois par le passé lorsqu'ils tombaient de sommeil en regardant un film, mais pour son confort, elle avait préféré l'installer là. Après tout il ne devait rester que quelques jours, le temps de trouver où il pourrait s'installer et il n'aurait probablement pas envie d'être collé à elle à ce point pendant ce temps-là. Malgré tout, elle ne comptait pas le laisser en paix bien longtemps et elle était bien décidée à profiter de sa présence à ses côtés aussi longtemps que cela pourrait durer. Le sourire de son visage trahissait sa bonne humeur pour la première fois depuis plusieurs semaines et elle finit par jeter un coup d’œil à sa montre. Il était encore trop tôt pour partir, si elle ne voulait pas être trop en avance, mais elle ne pouvait plus rester chez elle, elle était bien obligée de sortir de chez elle si elle ne voulait pas continuer à tourner en rond, s'impatientant de l'arrivée du jeune anglais. Passant un gilet sur ses épaules, elle attrapa ses affaires avant de griffonner un petit mot sur un bout de papier qu'elle laissa sur la table, simplement pour prévenir Shanleigh qu'elle était partie pour l'aéroport et qu'elle ne devait pas l'attendre. Lorsqu'elle posa son regard sur le bout de papier, elle ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Comme si Shanleigh allait l'attendre et s'inquiéter pour elle. C'était bien la chose la plus improbable à laquelle elle avait pu penser aujourd'hui. Après une dernière vérification de son apparence dans le miroir fixé dans l'entrée, elle quitta les lieux pour s'installer dans sa voiture, conduisant jusqu'à l'aéroport de ses mains moites fixées sur le volant. Comme elle l'avait prévu, elle était arrivée bien trop tôt, mais son impatience ne voulait pas la quitter. Durant l'heure qui suivit, elle exaspéra probablement un bon nombre des personnes qui attendaient à ses côtés, à force de faire les cent pas dans le hall d'entrée. Elle ne s'arrêtait que pour fixer son regard sur le panneau d'affichage, attendant désespérément que l'heure d'arrivée s'affiche sur le panneau électrique. Le temps semblait pourtant s'écouler à une lenteur exaspérante et lorsqu'enfin l'heure s'afficha, laissant supposer qu'Andrew serait là d'une seconde à l'autre, elle avait l'impression que trois jours s'étaient écoulés depuis qu'elle était arrivée dans cet aéroport. Son cœur s'emballa soudainement, lorsqu'elle prit conscience de ce que cela signifiait. On disait qu'on était à la maison, du moment où on était entourée des personnes que l'on aimait. Dans la vie de Rebekah, il n'y avait que deux personnes avec qui elle se sentait comme à la maison. La première avait disparue sans donner de nouvelles et chaque jour sa présence se faisait ressentir un peu plus, creusant un trou béant dans sa poitrine endolorie. La seconde foulait désormais le sol de ce pays et ne tarderait pas à la rejoindre. Et elle ne prenait qu'un peu plus conscience d'à quel point il lui avait manqué. Une foule de voyageurs envahit soudain le hall où elle attendait, accélérant encore un peu plus les battements précipités de son cœur. Lorsqu'elle aperçu enfin son visage dans la foule déchaînée, elle fut incapable de retenir un immense sourire et de laisser éclater sa joie. « Drew ! », s'écria-t-elle, indifférente aux regards surpris que lui lançaient les autres passagers. Se précipitant à sa rencontre, elle se jeta dans ses bras, ses jambes se nouant autour de lui, totalement indifférente à l'idée d'avoir pu éveiller une quelconque douleur dans son corps engourdi par le trajet. « Tu m'as tellement manqué », souffla-t-elle à son oreille avant de déposer une multitude de bisous sur sa joue. Consciente d'être étouffante, elle consentit cependant à reposer les pieds à terre, lui adressant un sourire ravi, conquis. Il était de retour dans sa vie et elle ne pouvait pas en être plus heureuse. Rien n'aurait pu lui faire plaisir. C'était comme si tous les mauvais moments s'envolaient, comme si les nuages laissaient progressivement la place au soleil. « Désolé. Mais au moins tu ne pourras pas dire que je ne suis pas contente de te revoir », souffla-t-elle, les mains nouées dans le dos, sautillant sur la pointe des pieds comme une petite fille prise en faute. Lui adressant un grand sourire, elle s'efforça de retrouver son calme et son sérieux, avec grande peine cependant. « Tu as fais bon voyage ? », s'enquit-elle avec un petit sourire.


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MessageSujet: Re: ••• World without you • [DREW]   Dim 28 Juin - 21:03

world without you
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L'Afrique du Sud, cela faisait quelques temps déjà qu'Andrew n'avait pas remis les pieds dans ce pays que pourtant il affectionnait énormément. Il se souvenait parfaitement de ce qu'il avait pu ressentir la première fois qu'il avait découvert cette contrée lointaine aux paysages si luxuriants. Si éblouissants. Il avait été stupéfait par tant de beauté, étonné par tant d'étendue. Quand ses prunelles s'étaient posées sur les réserves remplies d'animaux se prélassant au soleil, broutant quelques brins d'herbe, il avait compris que plus jamais sa vie ne serait la même. Tout avait changé à partir de cet instant. Un déclic s'était opéré dans son esprit et il avait su que la voie dans laquelle il s'engageait était la bonne. Il n'y avait nulle autre chose qui parvenait à le mettre dans un tel état d'extase et de plénitude. Depuis ce jour, il y était retourné plusieurs fois, que ce soit pour le plaisir ou pour ses études, l'envoûtement avait continué. Il n'avait jamais diminué. Au contraire, avec le temps il avait progressé, le charme ne s'était guère rompu. C'était comme si à chaque regard, il redécouvrait cette nature sauvage pour la première fois. Il aimait ce qu'il était amené à voir mais il y avait une espèce en particulier qu'il affectionnait plus que tout. Pour laquelle il était prêt à parcourir des milliers de kilomètre sur un coup de tête. Une espèce qu'il était capable d'observer durant des heures sans jamais ressentir la moindre lassitude ou le moindre ennui. Il s'agissait des rhinocéros. Il n'y avait qu'eux pour le mettre dans un tel état de béatitude et d'ivresse. Ses iris étaient comme ancrés sur eux et rien ne pouvait les détacher. Il savait qu'aux yeux des autres, son amour inconditionnel pouvait apparaître comme étrange, voire même insolite, mais c'était ainsi et il ne pouvait pas l'expliquer car après tout il n'y avait rien à expliquer. C'était quelque chose de profond, qui avait atteint chacune de ses artères, s'enfonçant dans sa chair et il était impossible pour lui de survivre sans. Ce n'était guère sans raison que les étudier avait fini par devenir son métier. Un métier, qu'il faisait avec tout son coeur et toute son âme. Les années universitaires mais surtout de recherche pour sa thèse avaient été longues et fastidieuses, il avait passé de nombreux mois le nez rivé sur des livres aussi lourd qu'une encyclopédie mais il ne le regrettait pas. A aucun moment, il n'avait regretté ce choix qui s'était imposé comme une obligation. Une nécessité pour son bonheur, pour qu'il se sente en vie. Sa venue en Afrique du Sud était d'ailleurs due aux rhinocéros. Depuis longtemps, il savait à quel point le braconnage pouvait faire des ravages sur les populations du grand herbivore. Par le passé, il était déjà tombé sur un animal agonisant, une fois que la violence s'était abattue sur sa peau et avait récupéré ce précieux trophée tant convoité. Pour lui, il n'existait pas de crimes plus horribles. Alors à sa façon, il avait tenté de leur venir en aide. Quotidiennement, il s'engageait pour leur protection, pour leur survie. Fortement investi, il faisait même partie de plusieurs associations ou organisations ayant pour but de les sauvegarder. Même devant l'adversité, sa volonté ne flanchait pas. Il était tel le roseau se courbant mais impossible à briser. Quand il avait appris pour la mort du rhinocéros au centre Giving for Africa, la tristesse et le dégoût s'étaient emparés de lui. Il avait l'impression de faire face à un nouvel échec, à une nouvelle désillusion prouvant que face à la barbarie, aucune barrière était infranchissable. C'était pour cette raison qu'il avait décidé de partir et qu'il se trouvait actuellement dans un avion. Il ne lui avait pas fallu beaucoup de réflexion avant de commencer à faire ses valises. C'était sa destinée qu'il poursuivait. Un chemin qu'il ne voulait surtout pas quitter. Le fait que sa meilleure amie se trouve sur place n'avait fait que renforcer son envie de départ. Depuis qu'elle était partie, quelques semaines plus tôt, quelque chose s'était brisé en lui. Une partie de lui-même paraissait lui manquer. En quatre ans, ils ne s'étaient que rarement quittés et à chaque fois, il s'agissait de voyages de courte durée. D'une absence passagère que des retrouvailles pouvaient faire oublier. Mais cette fois, tout était différent. Le frère de Rebekah avait disparu et sans même lui adresser un mot, elle s'était envolée dans les airs. Il comprenait sa décision. Dans la relation que l'irlandaise entretenait avec son grand frère, il retrouvait la même complicité et le même amour qu'entre Mary-Margaret et lui. Sa cadette était la personne la plus précieuse à ses yeux. L'étoile dans ce ciel bleuté, lui permettant toujours de retrouver un point d'équilibre dans le monde. Malgré les nombreux défauts qu'elle pouvait avoir, son amour pour elle était infini. Aucune frontière ne pouvait les séparer. Le même sang coulait dans leurs veines, leurs âmes étaient liées pour l'éternité. Rien qu'en songeant à sa réaction si on venait à lui annoncer qu'un malheur était arrivé à sa petite soeur, il sentit des frissons désagréables parcourir son échine. C'était impensable. Il n'en voulait pas à Becky d'être partie à la recherche de Declan mais il vivait mal le fait de vivre sans elle. De ne pas la savoir à ses côtés. Entre eux, il y avait cette affection mutuelle, cette complicité exceptionnelle. Elle était cette rencontre qui avait changé son existence. Leur rencontre était banale mais leur amitié ne l'était absolument pas. Avec Mary-Margaret, elles étaient les deux piliers stabilisant chacune de ses fondations. En cas de difficulté, elle avait toujours été présente auprès de lui. Ils avaient partagé les rires et les larmes. La joie et le malheur. Jour après jour, elle lui manquait considérablement, un peu plus à chaque pensée. L'évènement, qui s'était produit lors de la Saint-Patrick, ne faisait que renforcer le vide qu'elle avait causé dans son coeur. Avant ce baiser, il n'avait jamais songé à la profondeur des sentiments qu'il ressentait à son égard, mais lorsque ses lèvres avaient rencontré les siennes, il avait compris qu'il y avait plus. Son muscle cardiaque avait menacé de quitter sa cage thoracique tellement ce qui se passait pouvait être puissant. L'alcool coulant dans ses veines n'était pas en mesure d'expliquer le désir qui s'était infiltré dans ses pores durant ces quelques secondes. Quelques secondes microscopiques à l'échelle de la terre mais qui avait tout changé. Elles avaient fait naître des émotions contradictoires, des doutes et des questions. Il aurait aimé pouvoir en discuter avec elle mais nulle mention n'avait été faite. C'était comme si aux yeux de sa meilleure amie, cette union si parfaite entre eux n'avait jamais existé et il ne pouvait le concevoir. Pourtant, il tentait de s'y accoutumer. De faire taire ce flux émotionnel menaçant à chaque fois de le submerger. La lutte était acharnée, le combat était rude mais il tenait bon pour ne pas tout gâcher. Pour ne pas le perdre. Pour elle, il était prêt à garder le silence pour qu'elle reste près de lui. Pour que jamais, elle ne quitte sa vie car sans elle, sourire apparaissait comme impossible. En posant les pieds sur le sol sud-africain, il sentit la nervosité monter en lui. Comment les retrouvailles allaient-elles se passer ? Allait-elle enfin lui parler du baiser qu'ils avaient partagé ? Tant d'interrogations se succédèrent dans son esprit. L'espace d'un instant, il se laissa submerger avant de reprendre le contrôle de son corps. Levant les yeux au ciel, il fut surpris de constater que l'air n'était pas si étouffant. Lors de ses précédents voyages, il s'était habitué à des températures nettement plus harassantes mais aujourd'hui le temps semblait plus clément. L'attente pour récupérer tous les  bagages ne fut pas trop longue, il pressa alors le pas pour gagner le hall de l'aéroport. Ses iris se mirent en quête de celle qu'il cherchait, scrutant chaque personne, chaque silhouette se dressant devant lui. Puis, il la découvrit face à lui et aussitôt les battements de son coeur s'emballèrent. Il n'eut guère le temps de partir à sa rencontre que déjà il la voyait se précipiter dans ses bras. Instinctivement, il eut le réflexe de déposer ses valises sur le sol pour la rattraper. Il l'étreignit fortement contre lui, son nez s'enivrant de ce parfum délicieux. Ses pulsations cardiaques continuèrent de battre fortement, le sang tapant frénétiquement contre ses tempes. La distance entre leurs deux corps était moindre. Il savourait cette proximité entre eux, ne désirant aucunement y mettre fin et la repousser. Il appréciait bien trop de la retrouver pour se séparer d'elle une nouvelle fois. Tel un aimant, il était appelé par la silhouette fragile de la jolie rousse.  « Toi aussi », souffla-t-il doucement à son oreille. Il était étonné de la voir si démonstrative à son égard, ce n'était pas dans ses habitudes mais il aimait la voir ainsi. Lorsqu'elle déposa plusieurs bisous sur sa joue, il se retint de ne pas se fourvoyer. L'espace d'un instant, il se sentit incapable de parler ou d'émettre le moindre son. Il se contenta alors d'écouter les battements cardiaques de son amie, comme une mélodie destinée à le bercer. Finalement,  elle recula de quelques centimètres et déjà son muscle cardiaque manifestait son mécontentement. Il la regarda, ancrant ses prunelles bleutées dans celles de la rousse. C'était à la fois agréable et incroyablement douloureux. Elle était de nouveau près de lui mais ce n'était pas assez. « Ca fait plaisir de voir que tu es si contente de me voir. J'ai l'impression d'avoir été attendu comme le messie on dirait », répondit-il en lui souriant sincèrement. Avec ses allures de petite fille excitée, elle le faisait craquer. Elle l'attirait bien plus que la raison ne pouvait l'autoriser. Elle avait ce pouvoir insoupçonnable sur sa personne. Un pouvoir dont la puissance l'effrayait. Il ne consentait à se l'avouer mais il avait peur de se brûler. De voir son coeur être piétine une nouvelle fois.  « Un peu long mais ça va, je suis content d'être arrivé. Et toi alors ?  » demanda-t-il à l'encontre de sa meilleure amie en la fixant avec attention. Il avait besoin de savoir comment elle allait, comment elle s'acclimatait à son nouveau pays bien différent de l'Irlande. Les mails qu'ils s'échangeaient depuis qu'elle était partie n'étaient pas suffisants. Ils étaient bien trop impersonnels, mettant comme une barrière entre son esprit et celui de son amie.  « J'ai incroyablement soif et faim par contre » déclara-t-il avec un air malicieux. Doucement, il plaça son bras autour de l'épaule de Rebekah pour l'entraîner un peu plus loin. Maintenant chaque geste paraissait avoir une autre saveur, devenant presque le reflet de désirs refoulés. Son cerveau ne cessait de lui envoyer des signaux d'alerte mais il n'était pas prêt à l'écouter. Il n'y avait qu'elle qui comptait. Pour quelques minutes, elle était la seule âme qu'il souhaitait savoir à proximité de la sienne.

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Have you come here for forgiveness
Is it getting better or do you feel the same? Did I disappoint you? Or leave a bad taste in your mouth? Did I ask too much more than a lot. You gave me nothing, now it's all I got. We're one but we're not the same. We hurt each other then we do it again  
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MessageSujet: Re: ••• World without you • [DREW]   Dim 5 Juil - 15:26



Andrew & Rebekah

« Do you know what it feels like to fall in your arms ? Do you know what it feels like to love you ? I can taste every tear drop you've given me this far. Don't forget who it is that you are.  »


Si ses mains moites et son cœur s’affolant trahissaient sa nervosité, c’était bien de la joie et du bonheur que l’on pouvait lire sur le visage de Rebekah. Car la jeune femme n’aurait pas pu être plus heureuse qu’à cet instant, alors qu’elle retrouvait son meilleur ami, cet homme qui comptait tant pour elle. La relation qu’elle entretenait avec Andrew avait toujours été particulière, mais elle n’avait jamais oublié le premier jour de leur rencontre. On ne pouvait pas dire que les choses avaient bien démarrées entre les deux jeunes gens et d’ailleurs, elle n’avait pas beaucoup de mal à avouer qu’au départ, elle l’avait abordée de façon pour le moins particulière, elle qui cherchait à le séduire plus qu’à devenir son amie. Bien des semaines et de mois s’étaient écoulés entre temps, ils avaient appris à se connaître et c’était un homme différent qu’elle avait fini par découvrir. Ce n’était plus cet homme sur lequel son regard s’était porté parce qu’il avait un visage avantageux. Elle avait découvert une personne à part, un homme avec un grand cœur et plein de tendresse. Elle devait bien avouer qu’il était devenu l’une des personnes les plus importantes de sa vie. Il avait une place toute particulière dans son cœur, pour en prendre soin depuis des années maintenant. Il n’y avait aucun moment où il n’avait pas été présent pour la soutenir, pour l’encourager ou pour la conseiller. Pendant toutes ces années, il avait été un pilier de son existence. Un pilier qui avait été tenu un peu trop loin d’elle pendant ces quelques dernières semaines. Et elle en avait souffert plus qu’elle n’aurait voulu l’admettre. Elle n’avait pu se résoudre à l’inquiéter et depuis qu’elle était partie, ses mails avaient été plus que vagues. Elle s’était simplement contentée de lui annoncer qu’elle était partie parce qu’il avait disparu, mais elle ne pouvait se résoudre à lui en dire trop, trop inquiète à l’idée de l’inquiéter. Alors elle avait gardé le silence, se contentant de n’envoyer que quelques nouvelles impersonnelles, qui semblaient vides de sens. Aujourd’hui cependant, il se tenait à nouveau à ses côtés et c’était un sentiment de joie et de plénitude tel qu’elle n’en avait pas ressenti depuis très longtemps qui l’envahissait. Il était de retour dans sa vie et bien que tout n’allait pas rentrer dans l’ordre aussi facilement, elle était certaine qu’elle verrait les choses de façon moins sombres grâce à sa présence à ses côtés. C’était toute une partie d’elle-même qui avait semblé éteinte depuis qu’elle était partie, qu’elle l’avait laissé derrière elle. Elle s’était sentie vide et éteinte. A cet instant cependant, dans les bras de la personne qui comptait le plus à ses yeux, elle se sentait revivre, son muscle cardiaque s’animant de façon enjouée et presque douloureuse. Elle avait donc bien l’intention de profiter de lui autant que possible, dans la mesure où elle n’avait aucun moyen de savoir combien de temps elle allait rester ici, ni même pour combien de temps lui l’était. « J’espère bien que je t’ai manqué », souffla-t-elle, un sourire amusé illuminant son visage. Elle était rarement aussi démonstrative à son égard. En vérité, elle était rarement aussi démonstrative, quelle que soit la personne avec qui elle était. Toute sa vie, elle avait appris à tenir les gens à distance et à dissimuler ses émotions. Depuis la mort de sa mère, elle avait commencé à jouer à ce jeu de dupe et avec les années, elle était passé maitre dans l’art de tout garder pour elle. Si elle faisait des efforts pour s’ouvrir à son frère et à Andrew, il était tout de même rare qu’elle leur offre une quelconque démonstration d’affection. Encore moins dans des lieux publics, là où elle sentait tous les regards posés sur sa frêle silhouette. Mais elle était si ivre de bonheur à l’idée de le retrouver qu’elle en oubliait de se cacher derrière son masque, qu’elle en oubliait même les personnes autour d’elle. Il ne restait plus que Drew et le plaisir qu’elle éprouvait à l’idée de le retrouver. Ses lèvres se déposèrent une multitude de fois sur ses joues barbues, lui apportant une autre preuve de sa joie de le revoir. Et malgré le charme de la situation, sa remarque ne manqua pas de l’amuser, son rire doux résonnant dans le hall de l’aéroport. « Le messie peut-être pas. Disons plutôt comme … la pluie en période de sécheresse ou la fraicheur en période de forte chaleur », répondit-elle en souriant, s’efforçant de retrouver son calme. Les débordements de joie n’étaient pas habituels chez elle, aussi, elle retrouva rapidement une expression bien plus neutre, tandis qu’elle reposait ses pieds sur la terre ferme. Son sourire trahissait pourtant toujours son bonheur à l’idée d’avoir retrouvé Andrew. Elle avait tellement de choses à lui raconter et elle se réjouissait d’avance du temps qu’ils allaient pouvoir passer ensemble durant les prochains jours. Elle savait qu’il allait devoir se trouver un appartement, probablement à Johannesburg, mais il aurait tout le loisir de le faire pendant qu’elle travaillerait, pour qu’ils puissent passer du temps ensemble, quand ils seraient libres tous les deux. Elle se réjouissait d’avance de pouvoir à nouveau passer ses soirées en sa compagnie, à parler de la pluie et du beau temps et à débattre de ce qu’ils avaient vu dans le dernier épisode de leur série préférée. Même si leurs habitudes allaient être un peu différentes ici, elle se réjouissait de retrouver Andrew, qui lui permettrait à coup sûr de se changer les idées pour ne plus penser sans cesses à son frère qui se trouvait quelque part dans le pays, sans qu’elle ne puisse savoir où il était exactement. « Tout à fait, le voyage est long. Une excellente raison pour rester avec moi et ne pas repartir en Angleterre trop rapidement », plaisanta-t-elle en le regardant avec malice. Elle avait peur que ce moment ne finisse par arriver, en vérité. Après tout, il finirait bien par repartir un jour et si elle n’était pas prête à renter, si elle n’avait pas retrouvé Declan, elle n’était pas sûre de pouvoir s’adapter ici sans lui, une fois qu’elle serait habituée à sa présence. Mais ce moment était encore éloigné et n’était pas près d’arriver. Il venait seulement de la rejoindre, ce n’était pas pour s’enfuir immédiatement. « Oh, tu sais … », fit-elle en haussant les épaules. « Pas grand-chose. Rien qui ne soit très intéressant en tous cas », répondit-elle simplement en détournant le regard. Elle avait de nombreuses choses à lui dire en vérité, mais il n’y avait rien dont elle avait envie de lui parler ici, dans ce hall d’aéroport. Elle devait pourtant lui dire que Shanleigh était ici avec elle, fait qu’elle avait oublié de mentionner dans son mail et dont elle ne lui avait pas parlé par la suite, ne tenant pas à avoir son avis sur la question. Il avait toujours été si proche de sa sœur et quand bien même elle l’aimait énormément, elle ne tenait pas à avoir son avis concernant sa propre relation avec sa sœur. Tout avait toujours été complexe et elle n’avait pas voulu lui parler d’elle dans un mail. Elle était également supposée lui parler de William, dont elle n’avait pas même mentionné le prénom dans les mots qu’ils s’échangeaient, de peur de l’entendre dire que tout ceci était bien trop rapide et qu’elle allait se brûler les ailes. Quant à Declan, elle était sans doute supposée lui dire également qu’elle n’avait toujours pas la moindre idée d’où il était, que personne n’en savait plus qu’elle. Autant de sujets qu’elle préférait aborder autour d’un verre, plutôt qu’ici. « Bien, cédons à l’appel de ton estomac dans ce cas. Je t’emmène chez moi, tu pourras t’installer et je pourrais te nourrir, sans t’empoisonner », répondit-elle en envoyant au passage un pic à la petite sœur d’Andrew, qui avait toujours été incapable de nourrir son frère sans lui faire frôler la mort. Rebekah avait eu plusieurs fois l’occasion de dîner ou de déjeuner en compagnie de Mary-Margaret et elle avait fini par mettre ces visites dans la case danger mortel. Elle s’en amusait pourtant beaucoup, voyant bien souvent la jeune anglaise faire beaucoup d’efforts pour arriver à un résultat qui était toujours plus catastrophique. Malgré tout, elle persévérait, ce qui ne faisait que l’amuser d’avantage. Nouant ses doigts à ceux d’Andrew, dont la main était posée sur son épaule, elle bavarda joyeusement sur le chemin les menant à la voiture et sur tout le chemin les conduisant au centre giving for africa. Andrew devait le savoir maintenant, lorsqu’elle se sentait à son aise, elle devenait une bavarde invétérée et ne cessait de jacasser sans arrêt. Elle lui parla de son travail qui lui plaisait, de ce qu’elle avait fait depuis qu’elle était arrivée, de son avis positif sur le centre et de l’endroit où elle vivait. Lorsqu’elle gara la voiture devant la bâtisse qu’elle habitait avec sa sœur, elle plongea son regard dans les yeux d’Andrew et se mordilla doucement la lèvre. « Avant qu’on rentre, je dois te dire quelque chose. Je ne suis pas venue toute seule en Afrique du Sud. Shanleigh est venue avec moi », avoua-t-elle en sentant ses joues rougir, sans savoir pourquoi. Elle craignait sa désapprobation, probablement. Mais elle ne pouvait pas lui cacher ce fait plus longtemps désormais.


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MessageSujet: Re: ••• World without you • [DREW]   Jeu 9 Juil - 13:01

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Si près de Rebekah, il se sentait bien. Son coeur battant à l'unisson avec celui de la jeune femme. Ils évoluaient à la même fréquence, comme deux phases d'une même pièce. Le souffle de la jeune rousse sur sa nuque était un appel à la damnation. Un appel qu'il tentait d'ignorer. La tentation était forte mais il était bien décidé à ne pas perdre pied. A ne pas craquer. Les bras de son amie étaient un réconfort pouvant faire revenir la lumière dans l'obscurité, un doux réconfort réchauffant son corps mais aussi la pire des tortures. Loin d'elle, il n'était plus lui-même, il n'était plus qu'un être évoluant de façon automatique, déconnecté de la réalité. Avec le temps, sa présence était devenue indispensable. Elle avait une place particulière dans son existence, elle n'était pas une personne dont il était capable de se passer. La savoir si loin de lui, à des milliers de kilomètre avait été une épreuve. Il avait besoin d'entendre le son de sa voix, de voir un sourire se dessiner sur son visage de poupée. Il avait besoin d'elle pour aller bien. Pour ne pas se perdre. Alors il se nourrissait de cette proximité retrouvée. De cette démonstration d'affection qu'elle lui offrait. Les yeux fermés, il se laissa bercer par l'écho de son coeur, il était apaisé.  Sans même le réaliser, elle le transportait dans un univers fait de monts et merveilles. Entendant le son de sa voix, ses paupières s'ouvrirent et il la regarda, le visage marqué par la joie.   « Si je suis seulement attendu comme la pluie pendant une période de sécheresse, je ne suis pas si attendu que ça alors », répondit-il avec amusement. Il savait qu'il était un privilégié, qu'il n'y avait qu'avec lui qu'elle se comportait ainsi. Les baisers qu'elle déposa sur sa joue le galvanisait autant qu'il le tuait. Elle ne réalisait pas le pouvoir qu'elle avait sur lui. Elle lui avait tant manqué, bien plus qu'il ne pouvait consentir à lui avouer. Il n'avait aucun désir de la quitter, aucune raison de partir. Son parfum fruité l'envahit, faisant naître une sensation d'ivresse chez lui. Il avait l'impression d'être un prêcheur, de céder à l'appel de l'enfer, sans même tenter de se battre.  Avec une douceur infinie, il caressa légèrement sa joue, savourant cet instant. Il ne suffisait que d'un pas pour franchir la barrière interdite mais il se le refusait. Il n'en avait pas le droit.    « Je ne compte pas repartir tout de suite de toute façon. Tant que je n'ai pas fini tout ce que je dois faire ici je vais rester », avoua-t-il faiblement. Tant que tu es ici, je resterai, aurait-il pu ajouter car elle était la véritable réalité de son coeur. Tout le reste n'était que des excuses, des mensonges dont il tentait vainement de se convaincre. Pourtant, il savait que c'était faux. Il suffisait qu'il écoute les battements de son muscle cardiaque, qui se déchainaient dans sa poitrine, pour le comprendre. Il n'avait aucune intention de partir, de la laisser seule ici alors qu'elle lui avait tant manqué.  Sa présence était une drogue dont il ne pouvait se passer. Dont le sevrage était impossible. Il était ce drogué en manque de sa dose cherchant à rester près de celle lui apportant tant de bonnes choses. Lui faisant tant de bien. Son coeur palpitant, les frissons parcourant son échine, il n'y avait qu'avec elle qu'il se sentait ainsi. Et il était perturbé par toutes les émotions qui l'envahissaient aux côtés de Rebekah. Ce n'était pas normal pour lui d'être si déstabilisé aux côtés de sa meilleure amie. Ce n'était pas naturel de ressentir tant d'attirance pour elle. Elle était son amie, celle qui depuis quatre ans l'avait écouté, celle qui l'avait guidé lors de ses instants de doute, celle avec laquelle il avait si souvent ri, celle avec laquelle il avant tant partagé. Ensemble, ils en avaient des souvenirs remplis de joie. Des moments passés à deux à simplement discuter en tant une bière à la main. Des moments de rigolade intense mais aussi de complicité profonde. Avec les années, leur amitié avait cessé d'être banale pour devenir plus intense. Mais tout avait toujours été platonique entre eux. Jusqu'à maintenant en tout cas. Jamais l'attirance n'était venue s'infiltrer dans ses veines mais maintenant qu'elle était présente, elle s'était ancrée dans chaque cellule de son être. C'était comme si elle ne voulait plus disparaître. A chaque fois qu'il tentait de se raisonner, d'écouter les messages d'alerte envoyés par son cerveau, il venait se rappeler de la douceur des lèvres de sa meilleure amie sur les siennes. De l'incendie que ce baiser avait réveillé en lui. Elle avait fait naître chez lui, des sensations qu'il pensait disparu. Il avait souhaité éteindre ce feu menaçant l'équilibre de leur amitié, mais il n'y était pas parvenu. Son muscle cardiaque refusait de faire disparaître les souvenirs de ces quelques secondes d'ivresse. Une ivresse qu'il aurait aimé faire perdurer tant il s'était senti bien si près d'elle. Petit à petit, l'amitié avait cessé d'être platonique. A présent, elle l'attirait bien plus qu'il ne concevait à se l'avouer. Bien plus qu'il aurait pu l'imaginer. Bien plus que les règles de la raison l'imposaient. Il voulait se convaincre qu'entre eux, les choses n'avaient pas changé mais chaque picotement de son épiderme venait le contredire.  Il était toujours le même, elle était toujours sa meilleure amie mais il n'y avait pas que ça. Tout avait changé pour lui. Son corps menaçait d'exploser par la puissance des flammes s'infiltrant dans son corps et avec acharnement, il se battait pour ne pas capituler. Lui, qui si longtemps avait cru qu'il était destiné à passer son existence aux côtés d'Eileen, réalisait qu'il avait eu tort. Ce qu'il éprouvait pour la jolie rousse était bien différent et il s'en voulait de songer à un quelconque rapprochement. De désirer plus qu'elle ne lui offrait. Alors qu'elle détournait le regard, il observa la beauté de son visage, la douceur de ses traits. Comme un peintre devant son modèle, il admirait la couleur bleutée de ses yeux, la teinte rosée de ses joues, la tentation perpétuelle que sa bouche représentait. Chassant le flux de pensées l'inondant, il préféra se concentrer sur les mots qu'elle avait prononcé.    « Rien de très intéressant ? Tu es en Afrique du Sud et tu n'as rien de vraiment intéressant à raconter ? Tu en es sûre ?  », demanda-t-il en la fixant avec insistance. Au fur et à mesure des années, il avait appris à connaître la jeune femme. Aux yeux de tous, elle était cette reine des glaces, froide, incapable de se montrer gentille mais avec lui, elle n'était pas la même. Il avait appris à voir les fêlures dissimulées sous la carapace, il avait brisé la glace pour venir réchauffer son coeur. Aujourd'hui, il remarquait bien qu'il y avait plus qu'elle ne souhaitait le dire. Les paroles de son amie n'étaient pas le reflet de la réalité et il ne comprenait pas ce qu'elle pouvait lui cacher. Pourquoi elle ne voulait pas s'ouvrir à lui. Envahi par les doutes, il se mit à imaginer le pire, à penser que le baiser était la raison de ces secrets. N'avait-elle pas ressenti les mêmes choses que lui ? Regrettait-elle tout ce qui avait pu se passer ? Son silence était une douloureuse preuve, l'entraînant dans la peur de la perdre. Sa gorge se noua en imaginant une vie sans Rebekah à ses côtés. Tournant la tête de gauche à droite, il quitta les tréfonds obscurs de son âme en entendant l'insinuation concernant sa soeur.   « Mon estomac s'est habitué à presque mourir empoissonné avec le temps », lança-t-il avec un sourire malicieux. Sa cadette n'avait rien d'une cuisinière, à chaque fois qu'elle se mettait aux fourneaux pour lui préparer le dîner, il n'était pas rare que celui-ci finisse par être brûlé ou immangeable. Pourtant, il admirait les efforts qu'elle faisait, réalisant à quel point il s'agissait d'une preuve d'amour la concernant. Mary-Margaret avait bien des défauts, mais l'amour qu'elle lui portait n'en était pas un. Elle était la seule personne capable de lire si facilement en lui, de le comprendre avec tant d'aisance. Sans même qu'il ne fasse mention de Rebekah, elle avait compris que son départ n'était pas seulement dû aux rhinocéros. Leurs cerveaux évoluant sur la même fréquence, leur permettaient de toujours tout savoir de l'autre sans qu'il n'éprouve le besoin de parler. Soudain des centaines de frissons traversèrent sa peau lorsque son amie noua sa main à la sienne. Il ne s'agissait que d'un geste minuscule, qu'auparavant elle avait l'habitude de faire, mais il avait une saveur si différente. Il avait le pouvoir de tout changer. De le faire se consumer sans qu'il ne le réalise. Un long moment, il garda le silence trop concentré sur ce rapprochement minime pour réagir à toutes les choses qu'elle lui racontait. Le moment où ils montèrent dans la voiture fut comme une libération, l'empêchant de céder à ces profondeurs enivrantes qui l'attiraient, qui menaçaient de le happer. Il ne devait pas craquer, il n'en avait pas le droit. Lorsque la voiture s'arrêta et qu'elle plongea ses iris bleutées dans les siennes, son coeur se déchira en deux. Il s'en voulait de désirer ce qu'il ne pouvait avoir. Ce qu'elle l'avoua suffit à le ramener à la réalité. Il ne comprenait pas. Depuis le début de leur amitié, il savait pour la relation si particulière qu'elle entretenait avec sa jeune soeur. Entre eux, Shanleigh était même devenue le sujet à éviter, sur lequel elle ne souhaitait jamais s'étendre. Pour ne jamais la brusquer, il se retenait toujours de lui en parler. Il avait beau vivre une relation fraternelle totalement différente, il n'était pas en mesure de juger. Il ne l'avait même jamais fait, alors pourquoi lui avait-elle caché la venue de sa cadette ? Avait-elle peur de sa réaction ? Elle n'aurait pas dû. Ce n'était pas de savoir Shanleigh en Afrique du Sud qui lui faisait du mal, c'était le fait que Rebekah lui avait caché, qui venait ronger sa chair. Qui creusait un trou dans sa poitrine. Quelques semaines durant, ils avaient été éloignés par la distance physique, mais elle semblait avoir mis de la distance entre leurs deux coeurs, dans leur amitié et ça le tuait de l'intérieur. Ca le malmenait plus qu'il ne le fallait. Sentant son regard défaillir, il baissa les yeux, faisant mine de feindre le calme.   « Très bien. Je pensais pas que tu l'amènerais avec toi ici...  », avoua-t-il; incapable de masquer sa stupeur. Descendant de la voiture, il commença à se diriger vers la bâtisse occupée par Rebekah, au rythme de son organe vital tambourinant dans sa cage thoracique. Et alors qu'ils pénétraient dans l'entrée, il sentit qu'il était sur le point de perdre pied.   « Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ? », se contenta-t-il de demander en plongeant ses yeux dans ceux de l'irlandaise. Réalisant l'impact de ses mots, il s'en voulut de les avoir prononcé, ne souhaitant guère faire du mal à celle qu'il désirait par dessus tout protéger. Mais il avait ressenti le besoin de savoir. De comprendre, pour cesser d'être dans le flou. Il ne voulait pas que de faux semblants viennent gâcher son amitié avec celle si chère à son existence. Mais il avait ce sentiment étrange, qui le hantait, et il ne pouvait le faire taire.


_________________

Have you come here for forgiveness
Is it getting better or do you feel the same? Did I disappoint you? Or leave a bad taste in your mouth? Did I ask too much more than a lot. You gave me nothing, now it's all I got. We're one but we're not the same. We hurt each other then we do it again  
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MessageSujet: Re: ••• World without you • [DREW]   Dim 26 Juil - 20:09



Andrew & Rebekah

« Do you know what it feels like to fall in your arms ? Do you know what it feels like to love you ? I can taste every tear drop you've given me this far. Don't forget who it is that you are.  »


Le cœur de la jeune femme lui semblait bien plus léger depuis qu’elle avait vu Andrew apparaître, descendant de son avion. Depuis cet instant, depuis qu’elle avait retrouvé ses bras dans une étreinte amicale, elle avait l’impression que son cœur s’était remis à battre. Elle n’était pourtant pas toute seule en Afrique du Sud, elle avait sa sœur, elle avait rencontré des gens, elle avait un petit ami. Mais ses relations avec sa sœur n’allaient pas en s’améliorant, la cohabitation n’aidant certainement pas à rapprocher les deux jeunes femmes. Quant à William, s’il comblait une partie de l’énorme vide qu’elle ressentait depuis toujours dans son cœur, il ne pourrait jamais avoir la prétention de réussir à apaiser son cœur. C’était triste à dire, leur relation n’en était qu’au début, mais sans vouloir lui faire du mal, elle était certaine que leur histoire ne pouvait pas durer. Pour le moment cependant, elle se plaisait en sa compagnie et c’était ce qu’il lui fallait. Pas d’histoires, pas de drames, rien qu’une affection mutuelle qui lui suffisait. Andrew cependant comptait énormément à ses yeux. Il était la moitié qu’il lui manquait quand il était loin d’elle. Ne pas lui parler pendant plusieurs jours créait un profond vide dans son cœur. Elle avait besoin de lui. Il était son ami le plus précieux et même s’ils n’étaient pas toujours d’accord, l’affection qu’ils ressentaient l’un pour l’autre leur permettait de tout surmonter, parce qu’ils étaient fait pour être amis. Elle en était persuadée. « Je rêve ! Jamais content celui-là », souffla-t-elle en levant les yeux au ciel, faussement exaspérée, avant de lui balancer un coup de coude dans les côtes. Un rire amusé résonna à leurs oreilles. Elle n’avait pas ris depuis longtemps, mais à cet instant, elle prenait plaisir à rire. Elle prenait plaisir à se trouver en sa compagnie. Il lui avait manqué bien plus qu’elle ne pouvait le témoigner, le lui expliquer. Elle se sentait vide sans lui, mais lorsqu’il était là, il recollait les petits morceaux brisés de son cœur et de son âme pour créer une illusion de bonheur si puissante qu’elle pouvait presque y croire. Il n’y avait qu’avec lui qu’elle pouvait se sentir aussi bien et elle n’était pas certaine qu’il puisse comprendre à quel point il était important à ses yeux et à quel point il lui faisait du bien. « Je note que quand tu auras fini, tu m’abandonneras, me laissant seule à mon triste sort », répondit-elle en portant sa main sur son cœur, son visage affichant une moue désappointée. Il était rare de la voir aussi expressive, pourtant à cet instant, tandis qu’elle surjouait sa déception, elle se plaisait à imiter la jeune sœur d’Andrew. Elle connaissait bien la jeune femme pour l’avoir vu à plusieurs reprises et elle l’avait toujours trouvée amusante. Cependant, force lui avait été de constater qu’elles étaient bien différentes. Si l’une était exubérante et très démonstrative, l’autre était beaucoup plus calme et peinait à exprimer ses sentiments. Les deux pourtant avaient quelque chose en commun : une apparence froide et hautaine qui dissimulait un cœur emplis d’un amour qu’elles ne demandaient qu’à offrir aux êtres qui leurs étaient chers. « Bon, peut-être deux trois choses, mais tu viens d’arriver, on a bien le temps d’en parler ! », répliqua-t-elle pour calmer ses questionnements. Oui, il était vrai que depuis qu’elle était arrivée en Afrique du Sud, elle menait un train de vie bien différent. Mais sa nature calme et réservée la poussait à ne pas trop en dire sans que l’on insiste pour savoir et somme toute, Andrew y était probablement habitué. « En tout cas, je comprends mieux pourquoi Declan aimait … je veux dire aime tant cet endroit. Les paysages sont magnifiques et le centre est vraiment super. Le type qui accueille les bénévoles – Noah si je ne me trompe pas – est vraiment très charmant et toute l’équipe de bénévoles est vraiment très sympathique. Je suis ravie de pouvoir travailler avec eux, même si j’ignore combien de temps cela va durer », ajouta-t-elle en se forçant à mettre de l’entrain dans son discours pour masquer la grimace peinée qu’elle avait affiché quand elle avait évoqué son frère au passé. Elle n’était pas en mesure de savoir si elle pouvait toujours parler de lui au présent ou si tôt ou tard elle devrait l’évoquer au passé. C’était ce qui était le plus douloureux au final. Ne pas savoir. Elle ne pouvait pas le pleurer, puisqu’une partie d’elle-même espérait qu’il était toujours en vie et qu’il viendrait la rejoindre tôt ou tard. Ou une partie d’elle-même cependant nourrissait des doutes et perdait espoir. Personne n’avait vu Declan, personne ne savait où il était. Après tout ce temps, c’était forcément mauvais signe. Et c’était bien pour cette raison que depuis son arrivée, elle mettait tant d’énergie dans son travail. Pour ne pas avoir besoin de penser. Pour ne surtout pas se dire qu’elle devait arrêter d’espérer, que Declan ne reviendrait plus. Et puis, pour éviter Shanleigh aussi en partie, même si c’était une toute autre histoire. Tentant de changer de sujet, la jeune femme ne manqua pas d’en saisir l’occasion. « Ah, je pense que ton estomac doit souffrir du syndrome de Stockholm », rétorqua-t-elle avec un petit sourire en coin.

Le chemin vers ce nouveau lieu qu’elle habitait maintenant avec sa sœur fut plus qu’animé. Rebekah faisait beaucoup d’efforts pour se montrer plus bavarde qu’à l’accoutumée. Elle faisait des efforts pour mettre des mots sur ses sentiments, sur son ressentit, sur ce qu’elle vivait depuis qu’elle était arrivée. Mais lorsqu’elle gara sa voiture devant chez elles, elle fut bien obligée de parler de ce sujet qu’elle redoutait d’aborder avec lui. La stupeur du jeune homme ne lui échappa pas. Mais ce n’était pas tout. Elle pouvait voir de la déception dans ses yeux, ou peut-être était-ce de la peine. Incapable d’identifier ce sentiment, elle préféra ne pas insister. « Je ne le pensais pas non plus », avoua-t-elle après un instant de silence. Elle se laissa glisser hors de sa voiture cependant et ouvrant la porte, elle laissa Andrew passer devant elle pour entrer, lui présentant les yeux. Ils entrèrent dans une pièce de vie entièrement ouverte, où aucun mur ne se dressait entre la cuisine, le salon et ce qui leur servait de salle à manger. « Voilà. Ce n’est pas immense mais c’est chez nous. Je t’ai préparé le canapé pour cette nuit », annonça-t-elle gentiment en lui désignant le canapé d’un signe de tête. Mais elle sentait bien que le cœur d’Andrew n’était pas à la découverte de son nouveau lieu de vie et elle l’interrogea longuement du regard. Sa question en était la preuve et elle ne put s’empêcher de hausser les sourcils. Elle ne pouvait comprendre pour qu’elle raison il pouvait penser qu’elle lui avait délibérément caché. Elle avait l’impression, à sa façon de la regarder, qu’elle avait commis une faute grave dans leur amitié. Pourtant, Shanleigh était depuis longtemps un sujet à ne pas aborder entre eux. Dès le début, elle avait clairement fait comprendre à Andrew qu’à l’exception de Declan, l’ensemble de sa famille devait être placé dans un panier des sujets à ne pas aborder. Elle ne voulait pas parler de sa rancœur à l’égard de ce père qu’elle avait un jour tant aimé, de cette mère qu’elle avait tant admiré et qui lui manquait chaque jour que Dieu faisait, de cette sœur qui semblait être si parfaite aux yeux de ses parents et qui jouissait de l’amour de ses deux parents, de son anniversaire qui était devenue avec le temps une date à oublier absolument et encore moins de cette belle-mère qu’elle avait tant de fois rêvée de supprimer de son existence. « Oh … Eh bien … Déjà parce que je n’ai pas eu l’occasion de le faire avant de partir. Ensuite, parce que je ne voulais pas le faire par mail. Et puis je crois que j’avais peur de connaître ton avis à ce sujet. Tu as toujours été si proche de Mary-Margaret que j’ai toujours eu peur que tu ne puisses pas comprendre ma relation avec Shanleigh. Et en même temps, je crois que pas grand monde ne pourrait la comprendre. Mais voilà, elle voulait venir avec, pour Declan et je n’ai pas eu le courage de lui dire non. Même si depuis, je regrette tous les jours ma décision. Je t’assure, cette petite peste est le diable personnifié, le reflet de sa mère et il n’y a pas un jour où je ne rêve pas de la mettre dans le premier avion pour Dublin. Ou pour le pôle nord, au choix », expliqua-t-elle, le cœur chargé d’amertume. La cohabitation avec Shanleigh n’était pas chose aisée. Et au fond d’elle, Rebekah était forcée de faire un bon nombre d’efforts pour ne pas la renvoyer chez elle. Certes, elle ne se rendait pas plus sympathique qu’avant aux yeux de sa jeune sœur. Mais elle dépensait tellement d’énergie à ne pas vouloir la renvoyer chez elle ou la tuer, qu’elle ne pouvait pas encore dépenser de l’énergie à essayer de renouer des liens qui s’étaient brisés il y a des années. Cherchant une porte de sortie pour changer de sujet, la jeune femme garda le silence un bon moment, après cette déclaration. « Bon, qu’est-ce que je peux te servir ? », demanda-t-elle gentiment en marchant vers la cuisine, se rappelant qu’il avait faim. Elle avait besoin de s’occuper l’esprit, de se vider la tête, pour tenter d’ignorer le regard qu’elle sentait peser sur elle. Depuis longtemps déjà, elle admirait la famille d’Andew, rêvant d’avoir la même. Ils étaient tous si soudés, c’était émouvant de les voir tous ensemble. Elle n’avait qu’héritée d’une famille brisée. Une famille à l’égard de laquelle elle nourrissait tant de colère et de rancœur qu’elle n’avait pas la moindre envie de voir les choses s’arranger entre eux. Cherchant à meubler le silence pour ne rien laisser paraître de son malaise et de sa tristesse, la jeune femme reprit rapidement la parole. « Oh, d’ailleurs ! J’ai complètement oublié de te dire, mais j’ai rencontré quelqu’un. Il s’appelle William, je pense que tu l’aimerais beaucoup », annonça-t-elle en ouvrant la porte du frigo, sans se rendre compte du mal qu’elle faisait à son ami en annonçant cela. Elle était incapable d’imaginer le trouble qu’elle allait éveiller dans le cœur si pur qu’elle chérissait tant. Elle ne désirait parler que d’un sujet plus joyeux, moins à même de lui faire du mal. Et elle voulait partager cette information avec Andrew, parce qu’il avait le droit de savoir, parce qu’elle n’avait jamais voulu le lui cacher, quand bien même elle n’avait pu se résoudre à lui annoncer cela dans un email envoyé. Se tournant pour lui faire face, elle fut surprise par le regard qu’il lui lançait. « Des pâtes et de la sauce tomate ça te va ? Ou des toasts et des œufs brouillés ? Je t’avoue qu’il faudrait que j’aille faire des courses … », ajouta-t-elle avec un sourire inquiet, hésitant en posant son regard sur son visage dont elle n’était pas sûre de saisir l’expression. Quelque chose dans son regard cependant lui laissait penser que la discussion à venir risquait de ne pas lui plaire.


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MessageSujet: Re: ••• World without you • [DREW]   Jeu 6 Aoû - 21:07

world without you
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Durant tout le trajet, ses yeux se perdirent sur l'horizon, redécouvrant ses paysages qu'il avait côtoyé auparavant. La magnificence de la nature était à son apogée dans cette contrée lointaine. L'herbe jaunie par le soleil, le ciel colorié de quelques teintes rosées, le calme d'un lieu paisible, sans nuisible à l'horizon, qu'il était heureux de retrouver ce pays, qu'il aimait tant. Dans chaque parcelle de terre autour de lui, il pouvait distinguer toute la beauté si éblouissante de l'Afrique du Sud. Il aimait énormément l'Irlande et l'Angleterre mais il avait une affection particulière pour cette nation, qui n'était pas la sienne. Depuis la première fois qu'il avait foulé le continent africain, celui-ci ne l'avait plus quitté. Il s'était installé dans son coeur et il n'avait pas cessé de l'aimer. Par le passé, il avait pris soin de mémoriser chaque lieu qu'il avait visité, gardant des images mentales de ses voyages. De toute cette splendeur qu'il avait eu la chance de voir. Il n'avait jamais oublié la réserve du centre. Il avait aimé s'y perdre durant des heures, assis sur l'herbe, observant simplement cet horizon s'offrant à lui. Il n'avait guère besoin d'autre chose pour se sentir bien, simplement de rester les yeux rivés sur un zèbre illuminé par les reflets de l'astre du jour se couchant. Dans ces lieux restés pur comme le diamant, sa majesté la nature reprenait ses droits, sublimant chaque endroit. Pourtant, quelque chose vint troubler son calme apparent. L'annonce de son amie fut un choc pour lui. Il comprenait mieux pourquoi elle s'était montrée si bavarde durant le trajet, c'était simplement pour éviter d'aborder un sujet épineux. Il ne sut guère quoi lui répondre lorsqu'elle lui avoua qu'elle n'avait pas pensé non plus qu'elle emmènerait Shanleigh avec elle. Il n'avait pas envie de gâcher ses retrouvailles avec Rebekah en posant des questions déplacées. Préférant ne pas insister, il se contenta de la suivre alors qu'elle lui présentait sa nouvelle maison. Ses yeux parcoururent l'endroit, tentant de faire l'effort de s'y intéresser mais malgré le charme des pièces, son coeur n'y était pas. Il était incapable d'expliquer ce qui lui arrivait. Il reporta son attention sur le canapé qu'elle lui désignait et il lui fit un petit signe de tête pour montrer qu'il avait compris.  « Ce sera très bien ne t'inquiètes pas pour moi. » avoua-t-il en laissant apparaître un petit sourire sur son visage. Ne sachant pas quoi ajouter, il déposa ses affaires au pied de son lit de fortune. Il avait beau essayer de faire semblant, de tenter de changer de conversation, il avait besoin de savoir et il n'attendit que quelques secondes avant de lui poser la question qui lui brûlait les lèvres. Il ne comprenait pas. Il avait beau chercher dans les profondeurs de son âme, il ne voyait pas pour quelle raison, elle ne lui avait pas dit pour sa petite soeur. Depuis qu'ils se connaissaient, il savait qu'entre eux, tout était compliqué, conflictuel. Rebekah avait beau ne jamais en parler, il voyait bien que ses relations avec sa famille l'affectaient énormément. A chaque fois que Mary-Margaret venait le voir à Dublin, il sentait de jalousie légitime dans le regard de sa meilleure amie. Il n'avait jamais essayé de la brusquer pour l'obliger à s'ouvrir à lui, il s'était contenté d'être présent, prêt à l'écouter pour quand elle serait prête. Parfois, elle l'avait fait, avec maladresse, avec un malaise perceptible dans la voix mais il ne s'était pas permis de la juger. Comme le meilleur ami qu'il était, il avait été là pour elle, il avait essayé de l'aider, de la conseiller. Alors il était dans le flou. Mais quand enfin, elle lui expliqua de quoi il s'agissait, il dut se retenir pour ne pas rire nerveusement. Elle avait eu peur de son avis. De connaître ses pensées sur la venue de Shanleigh en Afrique du Sud. Il sentait des milliers d'aiguilles se planter dans sa chair.  Sa remarque venait le troubler, lui faisait perdre sa sérénité.  « Je suis proche de Mary-Margaret mais je sais parfaitement que toutes les relations fraternelles ne sont pas comme ça et que je fais partie des chanceux. Je sais que ma relation avec ma soeur est particulière, je suis pas idiot. Si tu m'en avais parlé, je t'aurais écouté comme je le fais à chaque fois que tu as besoin de te confier à moi.  » lança-t-il en essayant de dissimuler son chagrin. Il se retint de répondre à la fin de sa phrase, réalisant qu'il risquait de se montrer injuste ou trop dur dans ses propos. Au fond de lui, il était amer, trop fortement touché par ce qu'elle lui avait caché. Depuis leur rencontre, ils avaient toujours été si proches, l'un comme l'autre ils avaient pris l'habitude de tout se dire, de ne jamais avoir de secrets, mais elle paraissait vouloir changer cette constante de leur amitié. Et ca le peinait.  Trop fortement. Trop intensément. Perdu dans ses pensées, il en oublia presque la présence de Rebekah et il n'entendit pas la question qu'elle lui posa juste après. Il songeait, il doutait, quittant le monde réel pour celui de l'esprit. Ce ne fut que quelques secondes plus tard, qu'il fut sorti de sa léthargie par la voix féminine qui berçait ses oreilles.  Son coeur s'emballa lorsqu'elle mentionna la rencontre qu'elle venait de faire. Il savait en son fort intérieur qu'il ne s'agissait pas d'un simple ami, il connaissait suffisamment sa meilleure amie pour en être certain. Le ton enjoué de sa voix, la façon qu'elle avait de lui annoncer, tout lui prouvait qu'il avait raison et rien que d'y penser, il sentait que les plaies de son organe vital redevenaient béantes. Comme si elles n'avaient jamais cicatrisées.  La remarque n'aurait peut-être pas été si horrible pour un indifférent, mais Andrew était loin d'en être un. Ce qu'il ressentait pour Rebekah, bien que confus, était réel, perceptible et profond. Il ne la voyait plus comme une simple amie, ou comme sa meilleure amie dont il ne souhaitait que le bonheur. Egoïstement,  il n'avait pas envie de la voir aux bras d'un autre homme. Il ne voulait pas que des mains masculines puissent la toucher, que des lèvres se déposent sur sa bouche avec passion. Cette vision lui était douloureuse. Elle ne lui inspirait que de la souffrance et de la peine, mélangée à une jalousie inattendue, tenace qui petit à petit faisait son nid dans son être. Elle s'infiltrait dans les pores de sa peau, dans les tréfonds de son âme, comme une graine plantée au soleil et germant jour après jour. Seconde après seconde, il la regardait se mettre à l'ouvrage sans se douter un instant de ce qu'elle avait pu provoquer en lui. N'ayant toujours pas prononcé le moindre mot, il déglutit avec difficulté et il dut se faire violence pour ne pas exploser.  « Ah. Super. » se contenta-t-il de dire sans une once d'émotion dans la voix. Pourtant, lorsqu'elle se retourna et qu'elle lui fit face, ce fut comme si un poignard venait se planter dans son coeur. Elle le fixait avec cet éclair de joie sur le visage, sans montrer une once de culpabilité. Faisait-elle exprès de le blesser de la sorte ? Avait-elle décidé de se jouer de lui, sans songer une seconde au mal qu'elle pouvait lui faire ? En colère, il avait du mal à trouver une réponse cohérente, à ne pas se laisser envahir par ses propres émotions, qui le submergeaient. Ses traits se tendirent, prenant une teinte rosée, provoquée par l'agitation de son esprit. Ses iris bleutés s'ancrèrent dans les prunelles de la jeune femme, mais il n'y avait plus rien de doux dans son regard. Toute la douceur semblait avoir disparu, pour laisser place à des sentiments plus négatifs. Plus violents. Il essayait de garder son calme, de ne pas se laisser emporter par le torrent mais il n'y arrivait pas. Il n'y arrivait plus. Il avait l'impression d'être un sombre idiot, déjà remplacé, dans le coeur de l'irlandaise. C'était comme si leurs années d'amitié n'avaient pas existé pour elle. Elle semblait avoir décidé de vivre sa vie sans l'inclure dedans et ça lui faisait autant de mal que cela pouvait le révolter.  « Dis moi Rebekah si je n'étais pas venu, tu m'aurais parlé de tout ça ? Je pensais que j'étais ton meilleur ami mais j'arrive ici et je découvre au final que tu as décidé de me cacher tout ce qui t'est arrivée depuis que tu es ici. Tu es en Afrique du Sud, tu découvres un nouveau pays, de nouvelles personnes, alors ça y est je n'existe plus pour toi c'est ça ?  » demanda-t-il avec une voix plus agitée. Il était rare qu'il l'appelle par son prénom, préférant depuis bien longtemps utiliser un surnom affectueux mais à présent, il n'avait plus envie d'être le meilleur ami conciliant capable de l'écouter à tout moment, se mettant en retrait pour prendre soin d'elle alors qu'elle paraissait se moquer totalement de ce qu'il ressentait. Blessé, il finit par baisser les yeux, essayant de s'occuper l'esprit, mais il n'y arrivait pas. Il ne pouvait pas.  « Finalement, je n'ai plus faim et je ne voudrais pas que mon arrivée change trop les habitudes que tu as prises ici, donc ça ira » déclara-t-il froidement. Quelque chose dans sa voix rendait ses propos blessants,  il était rare de le voir si dur, si froid avec elle, cela ne lui ressemblait pas. Il oubliait les règles de la raison, se laissant contrôler par ses sentiments. Il se contenta de la regarder une poignée de secondes, n'osant guère la fixer trop longtemps.  Elle avait le pouvoir de faire battre son coeur mais aussi de l'arrêter en un fragment de seconde. Il réalisait qu'elle ne s'en doutait pas, qu'elle ne savait guère à quel point elle pouvait l'affecter, mais sans une once de ménagement, elle venait de piétiner son muscle cardiaque. De le détruire.


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MessageSujet: Re: ••• World without you • [DREW]   Mar 11 Aoû - 17:17



Andrew & Rebekah

« Do you know what it feels like to fall in your arms ? Do you know what it feels like to love you ? I can taste every tear drop you've given me this far. Don't forget who it is that you are.  »


Rebekah avait été plus que ravie de savoir que son meilleur ami allait la rejoindre en Afrique du Sud. Elle avait parfaitement conscience qu’il était là pour son travail et non pas pour elle, mais elle était soulagée de voir un visage familier non toxique dans son entourage. Car bien que sa sœur l’ait suivie dans ce pays insolite et magnifique, elle n’en était pas vraiment ravie. Sa présence la mettait sur les nerfs, plus qu’elle ne l’apaisait. Elle devait s’inquiéter de l’état et du devenir de son frère en plus de devoir gérer cette petite peste en pleine crise d’adolescence qui semblait vouloir se rebeller désormais. Alors un visage familier qui venait la rejoindre à des fins positives ne pouvait que lui faire du bien, lui être bénéfique. Pourtant, vu le tournant que prenait la conversation, elle n’en était plus certaine. Elle savait parfaitement pour qu’elle raison elle n’avait pas tenu Andrew informé de la présence de Shanleigh avec elle au centre. Elle n’avait pas voulu voir ce regard dans ses yeux. Quel regard, elle ne savait pas pourtant. Sans doute l’incompréhension qu’elle voyait à cet instant précis. Sa relation avec sa sœur avait toujours été étrange pour tout son entourage. Ses amis ne comprenaient pas. Sa famille ne comprenait pas. Et elle était forcée de constater – dans son esprit du moins – qu’Andrew ne comprenait pas non plus. A de nombreuses reprises la jeune femme avait eu l’occasion de se joindre à la famille Livingston et elle avait été forcée de constater tout l’amour qu’il y avait dans cette famille qu’elle considérait comme parfaite. Elisabeth et son doux sourire, sans arrêt à se préoccuper des autres, à s’assurer qu’ils allaient bien, qu’ils se sentaient bien, les faisant se sentir chez elle comme s’ils étaient chez eux. James et son humour qui savait mettre les gens à l’aise et les faire se sentir bien. Et Mary-Margaret, sa petite sœur, qui semblait briller tel un rayon de soleil, illuminant tout sur son passage. Elle avait toujours été jalouse de cette famille parfaite, tout comme elle était jalouse de la relation que le frère et la sœur entretenaient. Elle n’avait jamais vu la moindre discordance dans leur famille et s’ils étaient parfois en désaccord, ils semblaient pouvoir bien le dissimuler. Elle, elle n’avait le droit qu’à un père qui semblait préférer sa nouvelle famille à son ancienne, une belle-mère dont la perfection flirtait avec l’agacement, un frère aux abonnés absents et une demi-sœur hautement insupportable. La seule perfection dans la famille O Brian avait quitté ce monde il y avait des années maintenant. La vie était injuste. Et elle n’avait pas besoin que qui que ce soit porte un jugement de près ou de loin sur cette famille imparfaite. Personne. Pas même Andrew Livingston. « Loin de moi l’idée de vouloir te vexer Andrew, mais justement, je n’avais pas besoin d’en parler. Avec le temps justement, tu devrais le savoir, je n’ai jamais besoin de parler de ces gens. La seule chose que je peux te dire c’est qu’Aoife et son cher mari sont très biens à Galway. Quant à Shanleigh, il n’y a pas un seul jour depuis que je suis ici où je n’ai pas regretté de l’avoir emmené. Ta relation avec ta sœur est certes particulière, mais mille fois plus enviable à celle que j’ai avec la mienne. En outre, personne ne devrait détester sa famille. Pourtant, c’est mon cas. Alors non, je n’éprouve aucun besoin de parler de ces … gens. Ils sont de mon sang, mais ma famille se résume à Declan et à toi », répliqua-t-elle d’un ton plus acerbe qu’elle ne l’aurait voulu, ses lèvres se pinçant en signe d’agacement. En vérité, c’était ainsi à chaque fois qu’elle parlait d’eux. Et elle avait beau s’efforcer de répondre à Andrew d’un ton le plus calme possible, il lui était impossible de conserver son calme lorsqu’il s’agissait de ses liens de parentés. Elle avait conscience d’être injuste avec Andrew, elle avait conscience que ce ton qu’elle employait avec lui chaque fois qu’il était question de sa famille était bien trop agressif et qu’il ne méritait pas une telle réaction de sa part, mais c’était tout simplement plus fort qu’elle. Elle ne parvenait à rester calme et impartiale, elle ne parvenait à ne pas prendre les choses trop à cœur quand il s’agissait d’eux. Et si elle avait été moins énervée par cette discussion, elle se serait sans doute excusée de réagir de la sorte et de s’emporter contre lui. Prenant du recul, s’efforçant de retrouver son calme, elle se tourna vers le réfrigérateur de leur minuscule cuisine, fouillant à l’intérieur, avant d’évoquer cet homme qu’elle avait rencontré. Si William était une distraction plus qu’autre chose, loin d’être le grand amour, il était au moins apte à la sortir de ses sombres pensées. Lorsqu’elle se trouvait avec lui, elle ne pensait plus aux difficultés éventuelles de son travail, ni à sa sœur, sa famille ou à la disparition de son frère. Et si le manque de réaction d’Andrew face à cette annonce était flagrant, elle identifia cela comme une réaction à sa propre réplique, bien trop acerbe. Dans son esprit, il boudait et c’était parfaitement naturel après la remise en place qu’elle venait de lui infliger. Une vague de culpabilité s’empara d’elle, qu’elle tenta de combattre. Il savait que ce n’était pas contre lui qu’elle s’emportait. Il devait savoir que ce n’était que la discussion tournant autour de sa famille qui l’avait énervée. Pourtant, alors qu’elle posait son regard sur son visage, elle voyait à son expression qu’il n’était pas seulement vexé. Il semblait également être en colère et elle ne parvenait pas à en identifier la raison. Elle s’était emportée contre lui, c’était un fait, mais elle ne parvenait pas à l’imaginer autant en colère contre elle pour cette raison. Se mordillant la lèvre, elle attendit que la bombe n’explose. Il semblait être telle une cocotte-minute, prêt à s’emporter contre elle, d’un instant à l’autre. Elle identifia cependant rapidement la raison de sa colère. Elle avait gardé le silence. Elle ne lui avait rien dit. Elle pouvait concevoir que cela l’agaçait. Elle pouvait concevoir que cela le mettait en colère. Mais elle était si heureuse de le revoir à ses côtés, elle était si heureuse de savoir qu’il était avec elle, qu’elle était plus que blessée qu’il pense qu’elle avait refait sa vie sans elle. « Andrew … Evidemment que je t’en aurais parlé, si tu n’étais pas venu. Je n’en ai pas vu l’utilité, parce que William … Je veux dire, c’est tout nouveau. Et même si je m’entends très bien avec lui, même si … enfin on s’amuse bien tous les deux, mais ce n’est pas non plus l’homme de ma vie. Je ne crois même pas pouvoir dire qu’il est mon petit-ami. Tu me parles vraiment de toutes les femmes que tu fréquentes ? », se risqua-t-elle à expliquer, avec la sensation de marcher sur des œufs. Elle avait conscience d’être assez injuste, à l’égard de William cette fois Mais c’était la vérité. Certes, elle aimait beaucoup le temps qu’ils passaient tous les deux, mais elle avait toujours ce même problème d’attachement qu’elle trainait avec elle depuis des années déjà. Et Andrew était si discret sur sa vie affective depuis qu’il avait quitté Eileen qu’elle était obligée de penser qu’il avait fréquenté de charmantes demoiselles qu’il n’avait pas jugées nécessaire de lui présenter non plus. C’était en tout cas sa supposition, car elle ne parvenait pas à se dire qu’il était resté seul, depuis tout ce temps. Alors elle n’était pas sûre de comprendre la raison pour laquelle il s’emportait tant, finalement. Certes, elle ne lui avait pas tout dit. Mais c’était un détail qu’elle jugeait insignifiant. Une histoire à l’origine supposée être sans lendemain, qui durait un peu plus longtemps que prévu. Pas de quoi casser des briques cependant. « Je t’assure que si ça avait dû être sérieux, je t’en aurais parlé. Mais c’est juste … comme ça. Quant à Shanleigh, si tu ne m’avais pas annoncé que tu allais venir aussi, je t’en aurais parlé par mail. Mais c’est vrai qu’à choisir, je préférais t’annoncer ça de vive voix », souffla-t-elle d’une voix calme qu’elle voulait conciliante. Sa remarque suivante ne réussit pas à la calmer cependant et elle dû inspirer profondément pour garder son calme. Jamais Andrew ne s’était encore énervé avec elle de la sorte. Jamais il n’avait semblé si froid avec elle. Quelque chose lui disait qu’il ne lui parlait pas des véritables raisons de sa colère. Qu’il ne lui disait pas tout. Mais comme elle n’arrivait pas à trouver la raison elle-même, elle était forcée de supposer qu’il était sincère, qu’il se mettait dans ces états simplement parce qu’il était vexé d’avoir été ainsi mis de côté, sans tout savoir de sa vie comme c’était le cas habituellement. « Tu es mon meilleur ami, Drew. C’est n’importe quoi, si tu penses vraiment que des gens que je connais à peine vont pouvoir te remplacer dans mon cœur. Tu es plus que précieux. Je te l’ai dit, tu es ma famille », souffla-t-elle en s’approchant doucement de lui. En quelques enjambées, elle fut près de lui et elle posa sa main sur la sienne, qu’elle serrât fortement dans sa paume. Elle n’aimait pas le savoir en colère contre elle. Il était bien trop important dans sa vie pour qu’elle puisse se livrer à son passe-temps favoris : l’indifférence. Rapidement, elle lâcha sa main pour poser sa sienne contre sa joue, dans un geste d’apaisement qu’elle voulait doux et rassurant. « Ne me fais pas la tête. Je suis désolée de ne pas t’avoir parlé de tout ça, mais je te promets que je ne te cache rien d’autre. Je veux juste profiter de toi maintenant que tu es là, apprécier ces retrouvailles parce que tu m’as sincèrement manqué. Et si tu veux, plus tard, je pourrais te présenter William », souffla-t-elle doucement, persuadée au fond d’elle d’avoir trouvé la solution idéale pour l’apaiser. Elle était bien loin de s’imaginer qu’en vérité, William était le problème et que sa proposition allait sans doute aggraver la situation plus qu’elle ne risquait de l’arranger.


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MessageSujet: Re: ••• World without you • [DREW]   Mer 19 Aoû - 23:44

world without you
rebekah & andrew
 
Tried to keep you close to me, but life got in between. Tried to square not being there but think that I should've been. Hold back the river, let me look in your eyes. Hold back the river, so I can stop for a minute and see where you hide




D'un naturel calme, il était plus que rare de voir Andrew s'emporter ou être désagréable avec les autres. Sa gentillesse à toute épreuve lui valait de se faire apprécier par les inconnus, par ses amis et par sa famille. C'était dans sa personnalité de se montrer ainsi. Evidemment, il était capable de faire preuve de caractère, de se rebeller quand on venait à le toucher, ou à le peiner mais il ne faisait pas dans la démesure. Il savait toujours où les limites se trouvaient, se rappelant alors qu'il ne devait pas les dépasser pour ne pas devenir méchant. Mais à cet instant, il sentait cette petite flamme s'éveillait dans son esprit. Une flamme qui grandissait à l'intérieur de lui-même, prête à le dévorer. Les heures de vol le mettaient sur les nerfs, mais ce n'était pas tout. L'attitude de Rebekah envers lui le perturbait. Pendant plusieurs minutes ,il avait essayé de comprendre pour quelle raison elle avait décidé de lui cacher des choses, mais il n'avait aucune réponse logique, à part celle du coeur. Une petite voix s'éveillait dans son esprit pour lui répéter à maintes reprises qu'elle l'avait effacé de sa vie, qu'il ne comptait pas pour elle. Seconde après seconde, elle gagnait en puissance, le torturant de l'intérieur, c'était son muscle cardiaque qui était en souffrance. Avec un simple secret, elle le maltraitait à outrance. Elle rendait plus fragile. Elle avait beau dire qu'elle ne désirait pas le vexer, la réalité en était bien différente. Avec quelques mots, elle lui faisait du mal. Elle le blessait, il avait l'impression d'être jugé, d'être pris pour un ignorant incapable de la comprendre. Il détestait cela. Malgré sa relation avec Mary-Margaret, il était capable d'écouter sa meilleure amie. De la conseiller en cas de besoin. Jamais il ne s'était permis d'émettre le moindre jugement, tandis qu'elle était en train de le faire. Involontairement, mais elle le faisait. Le ton qu'elle employait ne l'aidant pas à se calmer, ses émotions prenaient le contrôle.    « Si tu regrettes qu'elle soit ici, tu n'avais qu'à pas l'emmener dans ce cas, tout simplement. Quoi que tu dises, quoi que tu fasses ils sont ta famille, même si tu as l'air de vouloir le contraire. Tu sembles penser que parce que je suis proche de Maggie, je suis incapable de comprendre sauf que c'est faux. Tu m'as déjà vu parler de la famille de mon père ? Jamais et ce n'est pas sans raison. Ouvre les yeux parfois et cesse de ne voir que ce que tu veux voir. J'ai une soeur, un père et une mère extraordinaires c'est vrai mais ça ne veut pas dire que ma famille est parfaite. » rétorqua-t-il durement, avant de se rendre compte que son ton était méchant. Réalisant qu'il était injuste, il regretta presque de lui avoir parlé de la sorte, mais ses propos étaient remplis de vérité. Pour beaucoup, il faisait partie des privilégiés grâce à ses parents et sa soeur, mais ce n'était que la surface. Malgré tous les bons côtés de son existence, il ne menait pas une vie parfaite. Après des années de relation, il avait fini par perdre sa fiancée. Par mettre fin à leurs fiançailles avec celle qu'il considérait alors comme la femme de sa vie. Son âme soeur. Encore plusieurs mois après, son coeur continuait de cicatriser. Et depuis il ne s'était pas senti capable d'avoir une aventure avec une autre femme. Il n'en avait pas envie. Plusieurs fois il avait perçu des regards charmeurs à son encontre, mais il ne souhaitait pas y répondre ou aller plus loin. Il n'était pas comme ça. Il n'y avait qu'un baiser qui avait réveillé son corps endormi. Le baiser échangé avec Rebekah. Elle l'avait fait renaître, lui qui était jusque-là plongé dans l'inconscience et la léthargie. Il se souvenait de chaque sensation, de chaque seconde de ce moment. Leurs lèvres s'unissant avec passion, son muscle cardiaque répondant aux battements de celui de sa meilleure amie. C'était la seule chose qu'il souhaitait retrouver. Mais savoir qu'elle partageait ses nuits en compagnie d'un autre homme le perturbait plus que de raison. Un noeud se créa dans son estomac tandis qu'il l'imaginait allongée dans le lit d'un autre. Tandis qu'il les voyait enlacés tous les deux l'un près de l'autre. Il avait mal. Petit à petit ces images brisaient chaque cellule de son être et le mettaient dans un état étrange. Un état qu'il ne comprenait pas. Il était jaloux de cet homme, de ce William. Ce n'était pas une simple jalousie silencieuse, c'était une jalouse explosive, celle attisant le feu de son esprit.   « Si tu le dis dans ce cas. C'est totalement injuste ce que tu dis. Quand on s'est connus, j'étais déjà avec Eileen, et ce n'est pas comme si depuis notre... rupture j'enchaînais les conquêtes. Mais oui si j'avais fréquenté une femme plusieurs fois de suite, petite amie ou non, je te l'aurais dit. Tu aurais été celle vers laquelle je me serais tourné pour en parler parce que tu es ma meilleure amie. Et c'est ça l'amitié à mes yeux. », souffla-t-il, avec dureté, en la fixant dans les yeux. Son regard le transperçait, le brisait à mesure qu'il gardait les prunelles rivées sur elle. Il s'emportait, il perdait le contrôle de sa voix, se perdant dans ce vent de pensées l'inondant. C'était elle qui le mettait dans un pareil état, qui était capable de le faire réagir de cette manière. Inspirant profondément, il tenta de garder son calme, de ne pas plonger dans l'enfer. Sa remarque était le reflet de la peine qu'il éprouvait, mais il réalisait à quel point il était dur dans ses propos. En quelques mots, il remettait presque leur amitié en cause, simplement à cause du poignard enfoncé dans son coeur. Lui l'homme de raison se laissait guider par ses émotions. Elle devenait les maîtresses de ses actes. Chaque mot qu'elle prononçait suffisait à rendre ses plaies plus béantes qu'auparavant. Elle le peinait, elle le blessait, il avait cette désagréable impression de ne plus rien représenter. De n'être plus qu'un meuble parmi tant d'autres. Une sensation, qu'il avait déjà éprouvé avec Eileen. Cela venait réveiller des souvenirs douloureux, bien enfouis en dessous de la surface. Tournant la tête de gauche à droite, pour faire taire cette voix désagréable dans sa tête, la gorge serrée, il déglutit avec difficulté.  «  Tu as un concept bien particulier de l'amitié Rebekah. Tout ceux que tu avais à Dublin, tu n'as pas attendu que ce soit sérieux pour m'en parler. Mais soit si tu as envie. De toute façon ça fait des mois que tu es ici, je t'ai annoncé que je venais il n'y a vraiment pas longtemps et ce n'est pas pour autant que pendant tout ce temps tu as jugé bon de me parler de Shanleigh.  » répliqua-t-il d'une voix remplie de tristesse.  Depuis toujours, il détestait les secrets. Ces cachotteries n'amenant que de la souffrance et des tourments. En quatre ans, elle ne lui avait jamais rien caché jusqu'à maintenant. En quatre ans, il ne s'était jamais montré aussi méchant, jusqu'à maintenant. Ils s'avançaient de plus en plus près du bord, prêts à se noyer, prêts à briser toutes les fondations de l'amitié qu'ils avaient mis du temps à construire. Une amitié solide bâtie sur la confiance et l'honnêteté qui paraissait se casser seconde après seconde. Ce n'était pas le fait d'avoir été mis de côté qu'il le vexait, c'était tout. C'était cet ensemble de minuscules détails qui l'énervaient. Qui venaient lui rappeler que durant plusieurs mois il n'avait pas été à ses côtés. Quelques mois durant lesquels elle l'avait remplacé.  « Vu comment tu es avec ta famille, je ne suis pas certain d'avoir envie d'en faire partie. » , déclara-t-il d'un ton plus méchant qu'il ne le pensait. Lui d'ordinaire si doux, se comportait comme le pire des idiots et il était incapable d'expliquer chacun de ses actes. D'analyser cette tempête émotionnelle qui s'abattait sur lui.  Avant aujourd'hui, il n'avait jamais connu ça. Il ne s'était jamais senti si faible, si à fleur de peau. Sentant sa main sur la sienne, il la laissa quelques secondes mais ce simple contact lui provoquait des décharges électriques douloureuses. Lorsqu'elle déplaça ses doigts sur sa joue, qu'elle caressa avec douceur, il la repoussa en tournant la tête. Faisant un pas en arrière, il mit une distance entre eux. En agissant de la sorte, elle lui faisait plus de mal que de bien. Il n'avait pas envie d'être pris pour un ourson qu'elle pouvait cajoler pour le réconforter. Ce n'était pas ce qu'il désirait. Progressivement, elle aggravait la situation, la rendant plus tendue encore. Les traits crispés, il dut se retenir pour ne pas s'énerver, se contentant alors de jouer avec ses mains. Seconde après seconde, un cratère venait se creuser dans sa cavité cardiaque.  « J'ai sincèrement aucune envie de le rencontrer. Maintenant tu m'excuseras mais je pense que je vais aller dormir ailleurs. Je ne voudrais pas perturber tout ça », dit-il en montrant la pièce et cette vie que sa meilleure amie s'était construite ici en Afrique du Sud loin de lui. Il savait qu'il avait été plus loin qu'il ne le fallait, qu'il prenait le risque de la perdre mais il était incapable de la voir avec un autre. De la voir s'éloigner de lui jour après jour. Cette colère ravageant son âme était seulement le signe de tout ce qu'il pouvait éprouver à son encontre.


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MessageSujet: Re: ••• World without you • [DREW]   Mar 1 Sep - 15:20



Andrew & Rebekah

« Do you know what it feels like to fall in your arms ? Do you know what it feels like to love you ? I can taste every tear drop you've given me this far. Don't forget who it is that you are.  »


D’un naturel volcanique, Rebekah n’était cependant pas habituée à s’emporter si facilement et surtout pas contre son meilleur ami. Si son frère avait toujours eu la mauvaise chance d’être son confident, celui contre lequel elle laissait exploser toute sa colère et son ressentiment, avec Andrew, elle s’était toujours efforcée d’expliquer les choses avec calme et de ne pas le brusquer, se montrant même plutôt prête à le dorloter qu’à lui faire du mal. Mais en ce jour, les choses semblaient changer, la jeune femme ne parvenant à contrôler ses nerfs face à cette discussion plus que déplaisante. Elle n’avait jamais aimé parler de cette famille imparfaite au sein de laquelle elle évoluait. Elle n’avait jamais aimé parler de ces gens qui composaient sa famille et qu’elle n’aimait pas réellement, qui partageaient son sang mais certainement pas son cœur. C’était cruel de penser des choses comme ça, mais elle n’avait jamais été douée pour faire semblant et elle ne le pouvait encore moins quand il s’agissait de sa sœur, de son père et de la marâtre. Andrew avait toujours été en mesure d’essayer de la comprendre, quand bien même sa famille ne ressemblait pas à un modèle de famille normal. Il s’était toujours montré plutôt compréhensif quand elle lui parlait et même quand elle refusait de lui parler. Mais en ce jour, sa compréhension semblait s’être envolée et elle ignorait pour quelle raison. Peut-être était-ce simplement parce qu’elle s’emportait contre lui de la sorte. Ou bien peut-être n’avait-il jamais compris sa relation familiale et ne le laissait-il paraître que maintenant. Dans tous les cas, cela lui brisait le cœur. « Pour regretter quelque chose, il faut avoir pris une décision, hors, je ne risquais pas de regretter sans l’avoir emmené », répondit-elle d’un ton cinglant. Elle avait parfaitement conscience de dépasser les bornes avec lui en cet instant, mais elle ne comprenait pas pourquoi il s’entêtait à la fois à défendre sa peste de petite sœur et à parler de sa famille alors que depuis les années, il devait bien savoir qu’elle refusait d’en parler pour une très bonne raison. « Ce n’est pas parce que ces gens ont le même sang que moi que je suis obligée de les considérer comme ma famille Andrew. L’amour de la famille n’est pas inné. Si tu ne comprends pas ça, ma foi, tant pis. Tu prétends comprendre, mais ce n’est visiblement pas le cas, sinon tu ne prétendrais pas qu’on est obligé d’aimer sa famille parce qu’ils ont notre sang », siffla-t-elle entre ses dents, furieuse des insinuations qu’il portait. C’était vrai qu’elle ne l’avait jamais entendu parler de sa famille. Mais d’un autre côté, il avait un père et une mère géniaux, une sœur qui l’aimait à la folie, une tante et un cousin formidables. Il n’avait certainement pas à se plaindre, quand bien même une partie plus éloignée de cette famille parfaite semblait être l’épine sur la rose écarlate. Vexée, blessée, elle peinait à garder son calme. Certes il s’agissait d’Andrew. Mais cela ne voulait pas dire pour autant que ses paroles blessantes étaient plus faciles à accepter. Jamais il ne s’était permis de lui tenir des propos aussi blessants et elle lui en voulait beaucoup de lui infliger une douleur si vive dans la poitrine. Elle s’était réjouie de le voir arriver en Afrique du Sud pour se tenir à ses côtés, mais maintenant elle en venait à souhaiter qu’il ne soit jamais venu pour que ce jour n’ait jamais eu lieu. Et cette conversation houleuse ne semblait pas vouloir se calmer, semblait encore s’envenimer maintenant qu’il était question de sa relation avec William. Au fond la jeune femme ne comprenait pas pourquoi il en faisait tout un plat. Elle s’amusait bien avec William, voilà tout. Elle ne faisait rien d’autre que s’amuser. Certes, il lui avait demandé de rencontrer sa sœur mais de son côté il était clair qu’il n’y avait rien de ce genre. Ils n’étaient que deux jeunes personnes s’offrant du bon temps, pas de quoi rédiger un article officiel dans un journal local. Et elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi Andrew se montrait si dur au lieu de se contenter d’être content pour elle. Elle passait le temps, elle s’amusait. En quoi est-ce qu’il avait besoin de connaître tous les détails de sa vie sentimentale ? « Oh je t’en prie Andrew, on ne parle pas d’amour, là. Si ça avait été le genre de type avec lequel j’étais sortie plusieurs fois, d’accord, je t’en aurais parlé, mais il ne s’agit pas de ça. C’est purement physique, du moins ça l’était. Alors non, je ne pense pas que vu ton côté réservé, tu m’aurais présenté tes conquêtes, vois-tu », répliqua-t-elle, quelque peu exaspérée. Elle avait la curieuse impression qu’il tentait de la mettre au pied du mur, de la coincer dans un mensonge, que tout était un bon prétexte pour lui faire porter le chapeau. Il était en colère contre elle, c’était une évidence mais elle avait la drôle d’impression que ça n’avait rien à voir avec William ou avec sa famille. Il y avait autre chose, autre chose qu’elle ne parvenait pas à expliquer, quelque chose de différent cependant, qu’il ne lui disait pas. Elle ne comprenait pas de quoi il était question exactement. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’il n’était pas du genre à s’arrêter sur les détails et qu’il y avait quelque chose de plus profond, quelque chose qu’il ne voulait pas lui dire. Et ça lui faisait beaucoup de peine qu’il s’acharne ainsi sur elle, sous prétexte qu’elle lui avait caché des choses alors qu’il était en train de faire exactement la même chose, sans l’avouer cependant. Préférant ne rien ajouter, la jeune femme garda le silence pendant plusieurs minutes encore. En rajouter ne servirait à rien, à part à leur faire du mal à tous les deux et c’était ce qu’elle souhaitait éviter. La douleur dans sa poitrine était déjà suffisamment étouffante, quand bien même elle tentait de garder ces airs froids qu’elle avait l’habitude d’afficher. Elle pensait qu’il la connaissait, mieux que quiconque. Mais elle avait eu tort, elle était bien obligée de le constater et cela lui provoquait la plus vive des peines dans son muscle cardiaque. Trop fière pour avouer cependant qu’elle avait été injuste en lui cachant des choses, il était bien plus facile pour elle de le tenir pour responsable de cette conversation si désagréable. Mais il la repoussait. Elle faisait un pas dans sa direction et il la repoussait, tant physiquement qu’émotionnellement. Et sa remarque lui fit l’effet d’une gifle en plein visage. De tout ce qu’il aurait pu lui dire, cette phrase était sans doute la plus douloureuse qu’il aurait pu prononcer. Retenant un sanglot de douleur, elle le toisa avec froideur, ses yeux se remplissant de larmes malgré toute la volonté qu’elle avait de les ravaler. Il ne voulait pas être de sa famille. La douleur envahissait chaque cellule de son organisme. Jamais dans sa vie elle n’aurait pu imaginer qu’un jour, il serait celui qui prononcerait de tels mots à son encontre. Le cœur serré, les larmes au bord des yeux, elle était incapable de parler, incapable même de le regarder sans ressentir la plus vive des douleurs dans sa poitrine. Elle fut presque soulagée qu’il suggère de s’en aller. Elle n’avait pas la moindre envie de se retrouver cinq minutes de plus en sa compagnie. La plaie causée à son cœur était bien trop profond pour qu’elle puisse avoir envie de lui parler maintenant. « En effet, tu ferais bien de t’en aller, je ne te retiens pas. Il vaut mieux, avant que nous fissions par dire des choses que nous pourrions regretter », répondit-elle froidement, son ton trahissant pourtant les sanglots qu’elle tentait de retenir. Elle le regarda lui tourner le dos sans prononcer le moindre mot, quitter son nouveau chez-elle et disparaître derrière le panneau de bois. Une vois dans sa tête lui disait de le retenir, de le faire rester à ses côtés, mais il l’avait trop profondément blessée pour qu’elle n’accepte de mettre sa fierté de côté pour lui courir après. Après tout, il lui reprochait de lui cacher des choses, mais son comportement lui laissait penser que lui aussi, lui cachait des choses. Et lorsqu’enfin elle se retrouva seule, avec ses pensées, elle se laissa aller à verser ces larmes qu’elle retenait depuis de nombreuses minutes maintenant.


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