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 MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.

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MessageSujet: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 12 Juil - 13:20


Mary-Margaret Elisabeth Livingston

Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.


nom : Livingston. Ce nom porter depuis des générations par les membres de sa famille serait presque pour elle une raison de ne jamais se marier, tant elle est fière de le porter, tant elle est fière de ses origines. Ce nom porté par son père, par sa mère et bien entendu par son grand frère à absolument tout pour la rendre fière et pour rien au monde elle ne le renierait. ♣ prénom : Mary-Margaret Elisabeth. Son premier prénom, composé, venait surtout du fait que ses parents étaient incapables de se mettre d’accord quant au choix du prénom qu’elle allait porter. Si sa mère désirait l’appeler Mary, comme sa propre sœur jumelle, son père tenait à éviter la confusion et à rendre hommage à sa grand-mère décédée. De longues discussions (ou disputions, comme vous voulez) les ont finalement décidé à faire une concession et à donner un prénom composé à leur fille afin que leurs deux volontés soient respectées. Quant à Elisabeth, il s’agit simplement du prénom porté par la reine d’Angleterre que ses parents ont absolument tenu à ce qu’elle porte également.  ♣ date de naissance : Mary-Margaret a vu le jour le dix-sept juin de l'année mille neuf cent quatre-vingt-dix pour le plus grand bonheur de sa famille. ♣ âge : elle est actuellement âgée de vingt-cinq ans et est donc deux années plus jeune que son grand-frère. ♣ nationalité : Britannique, elle est particulièrement fière de ses origines. Quand on pose un regard sur elle, on sent tout de suite ses origines très british. Elle n’est d’ailleurs pas la dernière lorsqu’il s’agit de prendre le thé avec un scone (ni pour manger tout court d’ailleurs). ♣ orientation sexuelle : C’est une question bien compliquée dans l’esprit de la pauvre Mary-Margaret. Pendant des années, elle n’a pas assumé ses sentiments. Si elle s’est toujours considérée comme une hétérosexuelle assumée et convaincue, une femme a changé la donne lorsqu’elle s’est petit à petit infiltrée dans son esprit, y créant une vive cacophonie. Pourtant, Mary-Margaret a longtemps lutté contre ses sentiments pour cette jeune femme, n’assumant pas cette attirance, elle qui était une catholique convaincue. Le cœur a finalement vaincu la raison et elle n’a pu ignorer plus longtemps qui elle était. Si elle assume bien d’avantage sa bisexualité aujourd’hui, elle demeure très secrète sur sa vie personnelle et n’est pas du genre à crier ses préférences sexuelles sur les toits. ♣ statut : Il y a peu, Mary-Margaret était encore fiancée à un homme qu’elle croyait parfait. Elle s’est cependant rendu compte qu’il ne l’était pas tant que cela et que leur vie tenait plus du train-train confortable que du véritable amour, passionné et incandescent. Lorsqu’elle s’est égarée sur les chemins tortueux de l’adultère, elle a fini par rompre avec lui. Elle est désormais célibataire et quelque peu volage, rattrapant ainsi toutes ces années où elle s’est enfermée dans une relation merdique et sans amour simplement pour s’assurer une sécurité. ♣ métier/études : Il y a des années de cela, Mary-Margaret rêvait d’être princesse et bien que ses parents lui aient tant de fois répétés que ce n’était pas un métier, elle était déjà prête à épouser le prince Harry, pour devenir ce qu’elle avait toujours rêvé d’être. Bien des années plus tard cependant, elle a fini par avoir des rêves un peu plus accessibles. Elle a cependant surprit tout le monde en s’orientant vers le métier d’avocate, là où tout le monde pensait qu’elle allait s’orienter vers un métier artistique, comme la plupart des membres de sa vie, aux vues de ses talents pour le théâtre et la comédie. C’est un métier dans lequel elle s’épanouit cependant et elle ne regrette en aucun cas son choix. ♣ groupe : n'ayant aucun but particulier pour l'instant si ce n'est retrouver son frère, on peut dire qu'elle appartient au groupe des traveler ♣ avatar : la sublimissime gemma arterton. ♣ crédit : silver et tumblr.



« ME, MYSELF AND I »
♣️ Parle nous un peu de toi ? Le feu et la glace. Une main de fer dans un gant de velours. C’est ainsi que l’on pourrait caractériser Mary-Margaret Livingston. Elle est bien loin d’être le genre de personne que l’on peut juger, analyser en un seul regard. Prétendre la connaître n’est pas chose aisée. Et pour cause : d’apparence froide et hautaine, la jeune femme inspire l’antipathie, lorsqu’on n’apprend pas à la connaître au préalable. Ses manières de petite bourgeoise anglaise un peu coincée, ne viennent qu’accentuer cette impression de princesse de glace, ne jugeant que par l’apparence et les préjugés. La plupart des gens sont incapables de s’imaginer en elle une fille d’artistes, ayant toute sa vie vécut avec l’excentricité de ses parents, l’un peintre, l’autre musicien. Rares sont les personnes à voir au-delà de son air de petite fille à papa trop gâtée, pour découvrir qu’elle est bien différente de ce qu’elle laisse paraître. Car avant tout, Mary-Margaret est surtout une personne profondément gentille, dévouée à ceux qu’elle aime. Sa famille est ce qu’elle a de plus précieux et elle serait prête à tout pour les protéger. Son frère est par ailleurs la personne la plus importante dans son univers et son amour pour lui tiens plus de l’obsession que de l’affection fraternelle. Dévouée à ceux qu’elle aime, Mary-Margaret serait prête à tout pour ceux qu’elle aime. Derrière la froideur, se cache une jeune femme pour le moins exubérante, qui n’a pas froid aux yeux. La timidité ne fait pas partie de son langage, elle est plus que sociable et il est parfois difficile de lui faire fermer la bouche. Bavarde invétérée, elle ne cesse de faire profiter ses proches de sa douce voix, résonnant dans les oreilles de son entourage dès qu’elle a les yeux ouverts au petit matin. Depuis sa plus tendre enfance, elle a toujours été une grande bavarde pour le moins expansive. Un peu trop, sans doute. Très théâtrale, la jeune femme joue souvent de son côté dramatique, n’hésitant pas à surjouer pour attirer l’attention. Charmante et charismatique, elle sait captiver l’oreille de son auditoire et n’hésite pas à s’en servir, surtout dans son métier. Loin d’être parfaite cependant, la jeune femme est particulièrement jalouse. Ou comme elle le dirait, ce n’est pas tant qu’elle est jalouse mais ce qui est à elle est à elle. Elle est particulièrement possessive, surtout en couple ou avec son frère. Elle est d’ailleurs intimement persuadée que jamais aucune femme ne sera suffisamment bien pour le jeune homme.  Son frère est parfait, c’est tout. Passionnée par son travail, la jeune femme s’y plonge bien souvent corps et âme et elle ne sait jamais où s’arrêter. Elle s’implique bien souvent beaucoup trop et n’est pas du genre à abandonner en chemin. Dynamique, elle possède également un côté artistique comme le reste de sa famille. Elle joue un peu de piano et sait chanter et elle dessine également un peu, héritage familiale.

♣️ Pourquoi avoir posé tes valises en Afrique du Sud ? La raison de son arrivée en Afrique du Sud est très simple : son frère. Du moins, c’est ce qu’elle aimerait bien faire croire, car en réalité, c’est la peur qui l’a conduite en Afrique du Sud. La menace de voir son secret révélé l’a poussée à quitter son pays, à se réfugier dans un lieu où elle savait qu’elle retrouverait un visage familier. Evidemment, personne n’est au courant de la véritable raison de son arrivée dans ce pays magnifique et c’est très bien ainsi. Si tout le monde pouvait réellement croire qu’elle n’est ici que pour retrouver ce grand-frère qui lui manque tellement – pour de vrai, c’est bien la seule chose qui n’est pas un mensonge dans son discours – ce serait très bien pour elle. Elle espère pouvoir se faire oublier un petit moment, le temps que l’affaire se tasse, avant de rentrer chez elle pour affronter ce qu’elle a laissé derrière elle.



« LET'S SPEAK ABOUT THE WRITER »


♣️ pseudo : Ca n'a toujours pas changé vous savez, c'est toujours Silver mais vous pouvez toujours m'appeler Cindy Rolling Eyes ♣️ âge : J'ai vingt ans, toutes mes dents et un magnifique sourire colgate *sbaff* ♣️ ton personnage est : anciennement un scénario, mais depuis j'y ai apporté plein de choses quand même et maggie c'est la meilleure maintenant angel  ♣️ comment es-tu venu ici ? : A l'origine, une folle m'a torturé pour me faire venir ici. Maintenant, je vais partie des meubles et de la déco, à force siffle ♣️ tes impressions : Je le déteste ce forum, les gens sont méchants, les admins sont horribles et en plus il est moche, c'est exactement pour cette raison que je me suis dis que faire un troisième compte serait une très bonne idée Rolling Eyes




Code:
[b]gemma arterton[/b] ♣️ mary-margaret livingston







Dernière édition par Mary-Margaret Livingston le Dim 9 Aoû - 14:04, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 12 Juil - 13:20

the night before the morning after

"another night of destruction what have I done to hurt you"




we don't make mistakes, just happy little accidents.
13 avril 1995

Assise en tailleur sur son lit, la petite fille attendait patiemment, les yeux rivés sur l’horloge, même si elle ne savait pas lire l’heure. Elle espérait que si elle la fixait suffisamment longtemps, le temps allait finir par passer plus vite. Mais les aiguilles ne bougeaient pas à la vitesse qu’elle aurait désirée et elle restait ainsi, à fixer la montre fixée à son mur, sur laquelle une célèbre souris souriait dans sa petite robe rose. Elle avait l’impression d’être enfermée dans cette chambre depuis des heures et des heures. Pourtant cela ne devait pas faire plus de cinq minutes que sa mère l’avait puni dans sa chambre, tout comme elle avait puni son grand frère, Andrew, dans la chambre qui faisait face à la sienne. Depuis qu’ils étaient tous petits, Mary-Margaret et Andrew étaient inséparables. Dès l’instant où elle avait été assez grande pour coller son grand-frère, elle ne l’avait plus lâché d’une semelle, se greffant à lui qu’importe ce qu’il pouvait bien faire. Elle ne lui laissait pas un instant de répit, à aucun moment, s’infiltrant parfois dans son lit la nuit pour dormir à ses côtés, prétextant une peur imaginaire pour avoir une excuse pour rester avec lui. Et s’ils paraissaient être deux petits anges tous les deux, ils n’étaient pas pour autant les derniers lorsqu’il s’agissait de faire des bêtises. Lorsqu’une idée saugrenue leur passait par la tête, le cumul de leurs imaginations et de leurs énergies leurs faisaient souvent faire des bêtises. Des bêtises innocentes, certes, mais qui obligeait leurs parents à se mettre en colère contre eux et à les punir, quand bien même il était difficile de ne pas fondre devant leurs regards et leurs sourires innocents. Ce jour-là, Mary-Margaret et Andrew s’étaient infiltrés discrètement dans la cuisine, regardant leur si belle maman cuisiner. La vérité, c’était simplement qu’ils attendaient cet instant où Elisabeth aurait le dos tourner pour pouvoir chiper de quoi accompagner le thé que Mary-Margaret servait à son frère, ainsi qu’à Teddy, le vieil ours en peluche et à Lady Arabella, sa jolie poupée aux longs cheveux blonds. Et dès l’instant où Elisabeth avait détourné son regard, cessant de surveiller ses deux petits monstres, ils s’étaient emparés du saladier contenant la pâte du gâteau au chocolat que la dame préparait. S’enfuyant dans la chambre de Mary-Margaret pour tenir compagnie à Teddy et à lady Arabella, ils avaient plongés leurs doigts dans le saladier pour en déguster la pâte chocolatée, jusqu’à vider de le saladier. Lorsqu’Elisabeth s’était rendu compte de la disparition du saladier, il était déjà beaucoup trop tard et ils n’avaient pas tardé à entendre sa voix exaspérée les réprimander pour leur mauvaise action. Andrew avait alors été envoyé dans sa chambre, tandis que Mary-Margaret était consignée dans la sienne. Cela devait durer depuis cinq minutes, pourtant la petite fille s’ennuyait déjà. Il fallait bien dire que tout le monde avait déjà remarqué que l’enfant était incapable de tenir en place. Toujours pleine de joie de vivre et pleine d’énergie, elle ne parvenait à rester en place plus de cinq minutes, trouvait toujours quelque chose à faire. Autant dire que les punitions, ce n’était pas pour elle. Ses parents avaient bien tenté de l’inscrire à un cours de danse, pour l’aider à canaliser son énergie, mais c’était peine perdue, elle avait bien trop d’énergie à revendre pour être fatiguée avec un cours de danse. Se laissant tomber sur le matelas, elle se mit à scruter le plafond. Ce n’était pas drôle d’être puni. Surtout qu’ils n’avaient rien fait de mal, ils avaient simplement succombés à la tentation de la gourmandise, à l’appel de leurs estomacs. Et ils ne pouvaient pas laisser Teddy et Lady Arabella mourir de faim tout de même, ils n’étaient pas des monstres. Mais ça, sa maman ne voulait pas le comprendre et Mary-Margaret se retrouvait à s’ennuyer. Oh, elle aurait bien pu se lever et fouiller dans ses robes de déguisements inspirées de celles des princesses Disney puis coiffer sa chevelure et s’admirer dans le miroir, mais elle savait déjà qu’elle était la plus jolie petite fille du monde, elle n’avait pas besoin de s’apprêter pour se rendre encore plus jolie. Ce n’était pas elle qui le disait, c’était son papa. Elle ne faisait qu’être d’accord avec lui, parce qu’elle ne pouvait pas ne pas être d’accord avec son papa parfait. Finalement, n’y tenant plus, la petite fille se releva, se laissant glisser de son lit pour ouvrir doucement la porte en tenant sa poupée dans ses bras. Il n’y avait personne dans le couloir et elle en profita pour aller jusqu’à la porte en face et se glisser dans la chambre de son grand frère adoré, occupé à jouer avec son avion en bois, son jouet préféré. « Maman a dit qu’on était puni Narcisse. Si elle te trouve ici elle va nous gronder », déclara son frère dès l’instant où il avait vu ses petits pieds nus entrer dans sa chambre. Mais à son regard, on voyait bien qu’il avait déjà perdu. Il ne pouvait pas lui résister. Personne ne le pouvait. Elle n’était encore qu’une enfant, mais elle savait déjà parfaitement comment charmer son auditoire. De son regard innocent, elle s’approcha de lui sans faire de bruit et le fixa avec un regard digne de celui du chat potté. « S’il te plait Andy. Je m’ennuie tellement. Je promets de ne pas faire de bruit. En plus, Lady Arabella m’a dit qu’elle avait très envie de faire un tour en avion pour voyager », répondit-elle en agitant la poupée aux longs cheveux blonds devant le nez de son frère. Il la dévisagea un instant, comme s’il évaluait les risques à accepter. Il était certain que sa mère n’allait pas être contente si elle les trouvait ensemble, alors qu’ils avaient ignorés la punition. Mais il savait qu’il n’arriverait probablement pas à se débarrasser de sa sœur, de toute façon. « D’accord Narcisse. Mais tu ne fais pas de bruit d’accord ? », souffla-t-il. Et sans un bruit, l’enfant s’assit face à lui, le regardant comme s’il était un héros venu la sauver de l’ennui.

every little thing she does is magic
22 mars 1996

La petite fille était allée se blottir contre son frère au milieu de la nuit. Elle avait perdu une dent, la veille et ses parents lui avaient dit de la mettre sous son oreiller, pour que la petite souris puisse venir la prendre et lui donner une pièce. Mais elle ne voulait pas que la petite souris vienne dans sa chambre. Elle n’aimait pas les souris, en avait peur, et n’en voulait surtout pas une dans son lit. Alors elle avait été incapable de trouver le sommeil seule dans son lit et elle était allée réveiller son frère au milieu de la nuit pour lui demander de lui laisser une place dans son lit, comme elle le faisait souvent. Il avait l’habitude maintenant de toute façon. Elle prétextait souvent des peurs imaginaires pour se réfugier dans les bras de son grand-frère. Elle s’y sentait si bien, tellement en sécurité. Elle avait l’impression que rien ne pouvait lui arriver, du moment qu’Andrew était là pour la protéger, se tenant à ses côtés. Remuant dans le lit, elle ne tenait cependant plus en place. Difficile de contenir son excitation à l’idée qu’une souris était venue chercher sa dent pour laisser une pièce sous son oreiller. « Rends-moi la couverture Narcisse », marmonna son frère d’une voix endormie. Mais elle ne l’écoutait pas. Il ne se rendait pas compte de ce qui avait eu lieu dans cette maison cette nuit. Il n’avait pas conscience, mais elle, elle savait. C’était … magique. Elle voulait savoir si la petite souris était passée. Et en même temps, elle avait peur de se retrouver nez-à-nez avec elle. Prenant son courage à deux mains, la petite fille posa ses pieds-nus parterre et marcha sur la pointe des pieds jusqu’à sa chambre. Devant le panneau de bois, elle donna alors un grand coup dans la porte – enfin grand, considérant ses six ans et sa petite taille – pour prévenir la petite souris qu’elle allait entrer dans la pièce. Et que si elle était toujours là, c’était le moment de s’en aller ou de se dissimuler où elle le voulait. Elle attendit quelques secondes, pour donner le temps à la bête de se cacher et ouvrit la porte en grand. Suspicieuse, elle s’approcha de son lit, souleva le coussin. Elle la voyait, sous son oreiller, la pièce de deux livres sterling qui brillait, contrastant avec la blancheur du drap. Ivre de bonheur elle poussa un cri de joie qui retentit dans toute la maison. « Mary-Margaret, je t’ai déjà dit de ne pas crier », l’interpella sa mère depuis le salon où elle était sans doute en train de jouer du piano comme bien souvent. Elle adorait entendre sa mère jouer. Elle s’installait souvent sur le canapé, près du piano et elle la regardait pendant de longues minutes, jusqu’à ce que l’ennui finisse par la pousser à aller courir et chahuter partout. Des fois, quand sa maman lui disait qu’elle devait faire autre chose plutôt que de l’observer ainsi, elle se cachait derrière le canapé pour continuer à écouter. Sa maman était douée, c’était la meilleure à ses yeux même. Mais elle ne se rendait pas compte. La petite souris était venue dans sa chambre quoi. C’était la nouvelle de l’année. Non, du siècle. Elle devait crier avec elle, justement, pas lui demander de ne pas le faire. Les adultes n’étaient pas drôles, ils ne comprenaient rien, il fallait tout leur expliquer. Elle avait entendu parler de l’âme d’enfant un jour et si elle n’était pas trop certaine de comprendre ce que cela pouvait bien vouloir dire, elle pensait que ses parents avaient dû la perdre. Sinon, ils ne l’obligeraient pas à aller se coucher tôt, à ne pas courir et à ne pas crier. Prenant la pièce comme si c’était le plus grand des trésors, elle courut dans le salon, manquant de trébucher dans le tapis. Mais sa mère devait absolument se rendre compte de l’énorme nouvelle qu’elle avait à lui annoncer. « Mary-Margaret, je t’ai déjà demandé de ne pas … », commença-t-elle. Oui, de ne pas courir. Elle avait retenu la leçon, quand elle avait couru et qu’elle s’était cognée contre la table basse, lui valant une jolie cicatrice au menton. Mais elle s’en fichait, là. Elle avait eu la visite de la petite souris et même si elle avait peur de ces bestioles, c’était une grande nouvelle que tout le monde devait fêter avec elle. Peut-être pourraient-ils organiser un grand goûter pour fêter cet évènement ? « Maman ! La petite souris existe ! Elle existe ! Regaaaaarde », cria-t-elle, surexcitée en lui agitant la pièce sous le nez. « Tu crois qu’elle est magique ?! Dis, tu crois que papa il pourrait l’exposer dans sa galerie ? », questionna-t-elle sans reprendre son souffle. Son papa, il était trop fort. Il avait une galerie à Londres et c’était génial. Bon, elle n’avait pas la moindre idée de ce que c’était en réalité, mais elle supposait quand même que ça devait être super puisqu’il exposait des objets précieux. Mais son papa était un homme d’affaire. Enfin elle croyait. Et c’était cool. Un peu comme s’il était un super héros. Mais le plus mieux, c’était quand même Andrew. « Attends ! Faut que j’aille dire ça à Andy ! », cria-t-elle, surexcitée, quittant le salon sous l’œil amusé de sa mère pour aller rejoindre son frère. Elle lui sauta dessus, avant de se sauter sur son lit. « Andy ! La petite souris elle existe ! Elle existe et elle est magique ! Arrête de dormir, la petite souris elle existe, c’est super important », cria-t-elle encore. Une journée normale, chez les Livingston. Tout le monde était maintenant habitué à l’excentricité et à la joie de vivre de la petite dernière. Elle était une boule d’énergie impossible à canaliser, malgré les différents essais de ses parents. Elle n’était pas hyperactive pourtant, elle débordait simplement d’énergie et il n’y avait absolument rien à faire. Avec elle, tout était toujours dupliqué. Son énergie, son amour, son excentricité.

some people create their own storms and get mad when it rains
22 octobre 2007

Son cerveau semblait fonctionner au ralenti. Ce n’était pas la première fois qu’elle laissait l’alcool couler dans sa gorge, mais jamais encore elle n’avait senti cette ivresse parcourir ses veines. Ses joues rougies étaient brûlantes et elle se sentait euphorique. Un rien lui donnait envie de rire. Y comprit ce papillon de nuit que tournait autour du feu de camp qu’ils avaient allumé dans ce coin de forêt reculé. C’était différent de ces soirées qu’elle passait à suivre Josh et Andrew, ces soirées où son frère lui laissait boire un verre de bière en la réprimandant lorsqu’elle tentait d’en demander un second. Elle savait que ce qu’elle faisait était une mauvaise chose cependant. Lorsqu’elle avait demandé à ses parents l’autorisation de venir à cette petite fête, ils avaient refusé, n’approuvant pas l’idée que leur petite fille passe la soirée avec des jeunes gens plus âgés qu’elle. Elle leur avait menti, en prétendant qu’elle allait finalement passer la nuit chez une amie. Elle s’était rendue chez Hazel plus tôt dans la soirée. Hazel était sa meilleure amie, mais ses parents n’étaient jamais sur son dos, n’étaient jamais à la maison d’ailleurs, ce qui lui permettait de faire tout ce qu’elle voulait. Ce n’était pas une jeune femme que ses parents appréciaient cependant, jugeant qu’elle avait une mauvaise influence sur Mary-Margaret. Et s’ils la laissaient faire ses propres choix, il n’en demeurait pas moins que leur avis concernant cette jeune femme n’allait pas changer si aisément. « Je suis vraiment ravi que tu aies finalement pu venir ce soir, Mary », souffla une voix près de son oreille. Elle peinait à garder son sérieux. Elle perdait ses moyens, quand Isaac était dans le coin. Car il était finalement la seule raison pour laquelle elle avait tant voulu être ici ce soir. Elle aurait pu accepter l’interdiction de ses parents, s’il n’y avait pas eu Isaac. Il était un jeune homme charmant, poli et souriant. Le genre de type sur lequel on est obligé de se retourner. Et comme beaucoup de filles elle avait senti son cœur s’accélérer la première fois qu’elle l’avait vu. Elle avait cru mourir lorsqu’il lui avait souri. Et lorsqu’elle avait appris qu’elle, elle, elle lui plaisait, elle n’en avait pas cru ses oreilles. Jusqu’à ce qu’il ne l’invite à cette soirée. Et ses parents avaient faillis tout gâcher. Heureusement qu’Hazel avait fini par l’aider à trouver une solution. Sans elle, elle aurait été perdue. Lui adressant un sourire timide, la jeune femme tentait de suivre la discussion sans avoir l’air d’une gamine paumée, dont c’était le premier rencard. Quand bien même elle était une gamine paumée dont c’était le premier rencard. Son cœur tambourinait violemment dans sa cage thoracique, semblant vouloir s’échapper de sa prison d’os et de chair pour vivre sa propre vie. Elle décrocha de la conversation cependant, l’alcool prenant le contrôle de son esprit. Elle ne parvint à redescendre sur terre que lorsqu’elle sentit le contact chaud des doigts d’Isaac sur son menton. Il souriait, de ces sourires chaleureux qui feraient fondre n’importe qui. De ces sourires communicatifs qu’on est obligé de rendre. Affectueusement, il caressa sa joue, remit l’une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. Et avec une douceur infinie, il déposa un doux baiser sur ses lèvres. Son premier baiser. Un instant qui aurait pu être marqué à jamais dans son esprit comme un moment joyeux, un bonheur intense. Si seulement … Mais cet instant marqua surtout le début des ennuis dans la vie de Mary-Margaret. Un cri retentit soudain et autour d’eux, ils purent voir un mouvement de panique de là où ils étaient. Lançant un regard inquiet à son compagnon de soirée, Mary-Margaret était incapable de bouger. Le son lui avait glacé le sang. Laissant le jeune homme lui prendre la main, elle se laissa entrainer derrière lui, jusqu’au lieu d’où provenait le cri, le lieu où s’entassaient les autres. « On doit se tirer, si la police débarque, on est mal … », disait une voix, que Mary-Margaret ne comprenait pas vraiment. Pourquoi la police devrait-elle arriver ? D’accord, ils étaient pour la plupart encore mineur et l’alcool coulait à flot depuis le début de la soirée, mais ce n’était qu’une fête de jeunes gens. D’autres voix s’élevèrent, paniquées, accentuant son incompréhension. D’où elle était, elle ne voyait absolument rien, pourtant la crainte des autres était contagieuse et elle sentait la panique l’envahir. Plusieurs secondes s’écoulèrent avant qu’il ne soit décidé qu’ils s’en aillent tous, sur le champ. Son rythme cardiaque s’accéléra. Et alors que tout le monde commençait à quitter le petit bois, elle découvrit enfin ce qui avait affolé tout le monde. Une jeune femme gisait, inconsciente, du sang s’écoulant d’une plaie à la tête. Et lorsqu’elle y prêta un peu plus d’attention, son cœur rata un battement et elle eut un haut-le-cœur. « Hazel ! », s’écria-t-elle en reconnaissant le visage de poupée rousse de son amie. Une main se referma sur son bras, la maintenant fermement tandis qu’elle se débattait pour y échapper. « Mary-Margaret, nous devons y aller », souffla la voix d’Isaac derrière elle. Mais elle ne pouvait pas s’en aller. Elle ne pouvait pas laisser sa meilleure amie ici, sans même savoir ce qu’il lui était arrivé. Tout ceci n’était peut-être qu’un accident. Elle avait peut-être glissé et c’était cogné la tête. Mais aux vues de la panique de ses camarades, elle en doutait. Elle était blessée cependant, ils ne pouvaient pas la laisser là. « On ne peut pas. Il faut appeler les secours, il faut l’aider », s’écria-t-elle, en proie à une véritable crise d’hystérie. Isaac, lui, pensait différemment. Tout le monde était parti. Ils n’étaient plus que tous les deux. Ils allaient devenir les coupables idéales, s’ils restaient ici. « On appellera les secours dans la voiture. On doit s’en aller Mary-Margaret », insista-t-il en l’attrapant par la taille. Une simple soirée, une fête entre amis. Ce qui deviendrait le drame de leurs vies. Car leurs vies ne seraient plu jamais les mêmes. Elle allait changer, pour toujours.

rest in peace, the mistake shall not be repeated.
24 octobre 2007

La pluie avait fait son apparition. Les gouttes tombaient sur elle, qui n’avait absolument pas prévu le coup. Lorsqu’elle était sortie pour se promener, quelques heures plus tôt, elle n’avait pas prévu qu’il se mettrait à pleuvoir sur le chemin. Elle avait fini par appeler ses parents pour leur dire qu’elle dormirait chez une amie ce soir. Pourtant, elle n’avait absolument pas l’intention d’aller voir qui que ce soit. Cela faisait deux jours maintenant qu’elle prétendait qu’elle allait bien. Deux jours qu’elle mentait à ses parents quant à la soirée qu’elle avait passé deux jours plus tôt. Elle ne pouvait pas leur dire la vérité. Elle n’avait toujours pas récupéré tous ses souvenirs de cette nuit-là. Et elle n’était pas certaine de vouloir vraiment s’en souvenir cela dit. Continuant son chemin sous la pluie, elle marcha jusqu’à la maison de son cousin. Elle ne s’était pas rendue compte que c’était vers chez lui qu’elle marchait, mais lorsqu’elle se retrouva dans sa rue, elle estima que c’était une bonne idée d’aller le voir. S’il y avait bien une personne qui pourrait la comprendre, c’était Josh. Frappant à la porte, elle attendit qu’on vienne lui ouvrir. Ce fut un Josh aux cheveux emmêlés, en tenue de nuit et très surpris qui lui ouvrit la porte. « Maggie ? », s’écria-t-il, plus que surpris de voir sa cousine devant sa porte à une heure aussi tardive. Elle n’avait pas bien fière mine avec ses cheveux emmêlés, trempée jusqu’aux os, son mascara ayant coulé sur ses joues de porcelaine. Ouvrant la porte pour la laissant entrer, son regard inquiet ne quittait pas son visage de poupée. « Est-ce que tante Mary est là », demanda-t-elle en grelotant. Elle ne s’était pas rendue compte qu’elle avait froid, elle n’avait pas remarqué que le vent c’était levé et que sa petite robe trempée ne lui tenait pas chaud. Josh était inquiet. Il avait toujours vu Mary-Margaret comme sa petite sœur, comme un objet précieux et il n’aimait pas la voir ainsi, dans cet état, sans même savoir ce qu’il lui arrivait. « Non … Tu veux que je l’appelle ? », demanda-t-il inquiet. Mais la jeune femme secoua énergiquement la tête, visiblement paniquée. Elle n’avait pas la moindre envie de voir sa tante maintenant, elle était certaine sinon que ses parents seraient au courant dans l’heure. « Non ! Surtout pas ! », s’écria-t-elle, son cœur ratant un battement à la simple idée que ses parents puissent être au courant de ce qui lui arrivait. « En fait, c’est toi que je venais voir. Drew n’est pas là et je ne voulais pas rentrer à la maison », avoua-t-elle d’une petite voix timide. Si elle avait toujours été proche de son cousin, c’était bien différent de lui avouer qu’elle s’était probablement rendue complice d’un crime et qu’elle n’en avait surtout pas le moindre souvenir. « Viens. Dis-moi ce qu’il se passe », souffla-t-il en l’attirant dans ses bras pour lui faire un câlin qu’il voulait rassurant.

Elle était d’abord passée dans la salle de bain pour sécher un peu ses cheveux et enfiler l’un des t-shirts de son cousin, pour sortir de ses vêtements trempés. Joshua lui avait fait du chocolat chaud et avait allumé la cheminée. Elle s’était installée dans le salon, sur l’un des fauteuils devant le feu et lui avait raconté ce dont elle se souvenait de cette soirée qui c’était soldée par la mort d’Hazel. Elle avait perdu sa meilleure amie. Et depuis ce fameux soir, elle avait peur. Peur de ce qu’elle avait fait, peur de ce qu’elle avait oublié. Peur de ce qui pourrait arriver désormais. « Maggie … », souffla-t-il avec tristesse, en lui prenant la main. Une nouvelle fois, ses larmes se mirent à rouler sur ses joues. Ses mains tremblaient et ce même si elle serrait sa tasse de chocolat vide entre ses doigts. D’un geste furieux, elle sécha ses larmes du revers de la main. Elle n’avait aucune raison de pleurer, aucun droit de le faire. Ce n’était pas elle, dont le destin avait pris une tournure dramatique. « Je sais. Je suis un monstre. Je devrais aller voir la police », répondit-elle en recommençant à pleurer. Elle y pensait depuis deux jours, elle ne trouvait juste pas le courage de se rendre au poste de police le plus proche pour aller avouer cette vérité qu’elle ne connaissait qu’en partie. Mais elle savait bien qu’en étant mineure, elle était obligée d’en parler à ses parents avant de faire une chose pareille. « Non. Justement tu ne devrais pas », répondit-il, sur un ton catégorique. Surprise, la jeune femme leva son regard humide vers le visage de son cousin, essayant de découvrir s’il plaisantait ou s’il était sérieux. « Q-Quoi ? », demanda-t-elle, incrédule. Si elle était venue jusqu’ici, c’était essentiellement pour que quelqu’un la pousse à aller voir la police pour dénoncer ce qu’elle avait fait. Ou plutôt ce que les autres avaient fait. Elle n’était pas responsable. Elle avait passé la soirée en compagnie d’Isaac, c’était la seule chose qu’elle savait. Elle savait également qu’il y avait eu un mouvement de panique lorsqu’Hazel avait été retrouvée, sans vie. C’était tout ce dont elle se souvenait. Mais visiblement, Josh ne comptait pas la blâmer. « Réfléchis. Si tu vas voir la police, tu seras la seule à témoigner. Qui te dit qu’ils ne vont pas tous témoigner contre toi ? S’ils se mettent tous contre toi, tu es foutue », répondit-il simplement. Longuement, elle médita ses paroles. Après un moment de silence, elle conclut cependant qu’il avait peut-être raison. Pour l’instant, rien ne permettait de faire peser les soupçons sur elle. Personne ne savait ce qu’il c’était réellement passé. Cela pouvait tout aussi bien être un accident. Et sa mémoire en puzzle ne faisait pas d’elle un témoin très crédible. Elle risquait de s’attirer bien plus d’ennuis en avouant la vérité qu’en gardant le silence. Lentement, elle hocha la tête pour signifier à Josh qu’il avait raison, qu’elle comprenait son point de vue. Et qu’elle allait l’écouter. « Viens là. Je serais là pour toi Maggie. Si tu veux aller voir la police, je viendrais avec toi. Mais je te promets que ça va aller », souffla-t-il dans ses cheveux en la serrant dans ses bras. Il était le seul à savoir et elle espérait qu’il serait toujours le seul à savoir.  

some people come into your life as blessings others come into your life as lessons.
8 novembre 2007

Deux semaines étaient passées. Deux semaines d’insomnies, de cauchemars. Deux semaines d’enfer. Elle ne dormait plus, ne mangeait plus beaucoup non plus. Elle commençait à éveiller les soupçons  de ses parents qui se demandaient si elle se comportait si étrangement parce que son amie était morte ou pour une autre raison, elle en avait conscience, alors elle passait la majeure partie de ses journées loin du domicile familiale. Parce que les soupçons allaient conduire aux confessions et inévitablement à leurs pertes. Ou au moins à la sienne. Et elle ne voulait pas que cela n’arrive. Ils s’étaient tous revus, une fois, depuis cette soirée. Ils étaient tous tombés d’accord sur le fait qu’ils feraient porter le chapeau à celui qui ouvrirait sa bouche pour les dénoncer. Elle n’avait rien dit, restant à l’écart du groupe. Ces gens étaient ses amis. Maintenant, ils n’étaient que des étrangers se comportant de la manière la plus étrange qu’il soit. Ils  étaient devenus des montres, aux yeux de la jeune femme. Jamais plus elle ne pourrait avoir la moindre confiance en ces gens-là. Alors elle les évitait tous autant que possible. Elle ne désirait pas entendre parler de ces personnes qui se prétendaient être ses amis. Ils s’étaient rendus coupable d’une chose horrible. Une chose qu’ils devaient désormais taire à jamais. Marchant dans les rues, elle gagna finalement Hyde Parc, cet endroit où elle aimait tant ce retrouver ces deux dernières semaines. Elle avait pour ancienne habitude de venir ici avec Andrew, mais maintenant qu’il vivait en Irlande, elle y venait bien moins souvent. Mais ces deux dernières semaines, elle avait éprouvé un plaisir réconfortant à l’idée de se retrouver dans ce lieu qui renfermait tant de bons souvenirs. Elle aurait voulu voir Andrew et lui dire tout ce qu’elle traversait. Mais il se serait inquiété pour elle et c’était tout ce qu’elle voulait éviter. Elle souhaitait simplement qu’il puisse profiter de son côté, sans avoir à partager les récents évènements. Tandis qu’elle marchait sans but, sans même regarder autour d’elle, une main se referma soudain sur son bras, la faisant sursauter. Elle se retint à grande peine de hurler, pour se retrouver nez à nez avec Isaac. « Non mais t’es malade ? », s’exclama-t-elle, bouillant de colère. Elle avait de légères tendances à la paranoïa depuis quelques jours. Un bruit, un murmure, un rien l’effrayait. Elle n’avait pas la conscience tranquille, c’était aussi simple que cela. Et comment le pourrait-elle ? Comment le pouvaient-ils tous ? C’était la question qu’elle ne cessait de se poser tous les jours. « Désolé, je ne voulais pas te faire peur. Je t’ai appelé trois fois, mais tu ne m’as pas entendu », s’excusa-t-il avec un sourire triste. « Je ne t’ai pas vu beaucoup ces dernières jours », ajouta-t-il, son sourire s’effaçant soudain de son visage. En silence, la jeune femme reprit sa course, mais cette fois il la suivit. A vrai dire, elle n’avait pas la moindre envie de lui parler. Elle savait que si elle s’arrêtait pour discuter, elle allait finir par lui dire ce qu’elle retenait depuis des jours déjà. Elle allait lui dire ce qu’elle pensait d’eux tous. Du genre de personne qu’ils étaient. Mais elle n’en avait plus la force. De longues minutes s’écoulèrent, pendant lesquelles elle sentit son regard peser sur ses épaules. Il ne la lâchait pas des yeux. Soupirant d’agacement, elle stoppa une nouvelle fois sa marche, pour se planter devant lui, mains sur les hanches, sourcils froncés. « Je n’ai pas la moindre envie de vous voir. Aucun de vous. Comment pouvez-vous seulement vous regarder dans un miroir après ce qu’il s’est passé cette nuit-là ? », siffla-t-elle entre ses dents, furieuse contre lui, mais également contre elle-même. Rien de tout cela ne serait arrivé, si elle avait écouté ses parents et qu’elle n’était pas allée à cette fête. Rien ne serait arrivé, si comme elle le désirait, ils étaient restés en attendant l’arrivée des secours et de la police. Mais ils n’en avaient rien fait et aujourd’hui, ils se retrouvaient être des menteurs avec tous un énorme secret à cacher. Alors elle ne pouvait pas passer du temps avec ces gens qui autrefois étaient ses amis, comme si de rien était. Hazel était son amie et désormais, elle ne la reverrait plus. Elle l’avait trahie, en n’aidant pas à ce que les coupables payent pour sa mort. C’était un peu comme si elle était responsable elle aussi. « Je ne peux pas. Je ne peux pas me regarder dans un miroir, pas plus que je ne peux continuer de trainer avec eux. Mais justement, je pensais que toi tu pouvais le comprendre Maggie. Qu’on ressentait la même chose », répondit-il, sa voix manquant cruellement d’assurance. Haussant les sourcils, Mary-Margaret prit la peine d’observer ses traits. Son visage était marqué et semblait fatigué. Des cernes prononcés se dessinaient sous ses yeux rougis. Il semblait plus pâle que la dernière fois qu’elle l’avait vu, bien qu’elle ait toujours eu pour habitude de le voir très pâle. Lui aussi semblait marqué par la culpabilité. Probablement s’éveillait-il aussi toutes les nuits, en proie à d’affreux cauchemars. Elle avait pensé qu’elle était la seule à avoir conservé une petite part d’humanité après cette nuit. Mais finalement, elle n’était pas la seule. Isaac lui ressemblait. Il pensait comme elle. Il comprenait ce qu’elle traversait. Et savoir qu’elle avait désormais quelqu’un à qui parler lui faisait du bien. Josh avait beau être au courant de toute cette histoire, il ne pouvait pas comprendre. Il n’était pas présent, il ne savait pas de quoi il retournait exactement. Mais Isaac avait été là, ce soir-là. Il avait été présent. Et il lui tendait désormais la main, l’invitant à se joindre à sa peine et à ses craintes. « On pourrait … je ne sais pas, aller boire un café ? », proposa-t-elle, en désignant d’un signe de tête la sortie du parc. Et à cet instant, elle ne se doutait pas à quel point leur futur allait être étroitement lié.

you knew damn well what you were doing, you knew damn well who you were breaking
décembre 2008

Les journées s’écoulaient et toutes se ressemblaient. Elle avait pourtant fait du chemin.  Un an s’était écoulé depuis la mort d’Hazel. Et si la culpabilité continuait à l’étouffer, l’empêchant parfois de dormir la nuit, elle avait appris à laisser ces sombres pensées dans un recoin de son esprit. Elle avait passé tout son temps avec Isaac et ils s’étaient rapprochés. Une véritable amitié était née entre eux, eux qui se comprenaient désormais. Le flirt s’en était mêlés, jusqu’à ce qu’aux yeux de tous, ils forment un petit couple très mignon. En réalité, personne ne voyait que l’un était réellement éprit et l’autre se contentait d’apprécier sa chance d’avoir quelqu’un pour la comprendre. Car Mary-Margaret ne cessait de se répéter dans sa tête que si quelqu’un d’autre savait ce qu’elle avait fait, elle serait seule. Personne à part Isaac, qui avait été présent cette nuit, ne pourrait supporter l’idée d’être le petit-ami d’une fille ayant trahie son amie et s’étant rendue complice de meurtre. Et c’était quelque chose qui ne dérangeait pas Isaac, lui qui était tout aussi impliquée qu’elle. Il était le seul assez fou pour la demander en mariage alors qu’ils étaient si jeunes et qu’ils avaient commis des actes atroces. Mais tout le monde ne savait pas. Des gens étaient dans l’ignorance. D’illustres inconnus. Comme ce type qui lui avait offert un verre au bar et avec qui elle avait accepté de danser, sachant très bien ce que cette danse langoureuse signifiait dans la tête de ce jeune homme qui ne cherchait à masquer ses intentions. Noah, il s’appelait. Son nom lui disait vaguement quelque chose. Son visage également. Mais pour l’heure, il était surtout une agréable distraction. Ses mains sur ses hanches lui faisaient perdre la tête. Son regard de braise la faisait frissonner. Rien que de ses yeux, elle avait l’impression qu’il la déshabillait. Doucement, elle se mordit la lèvre. Ce n’était qu’une danse, se répétait-elle sans arrêt. « On devrait discuter dans un endroit plus discret », souffla-t-il à son oreille, tandis qu’ils évoluaient toujours sur la piste de danse. Elle savait ce que cela voulait dire cependant. Elle savait, tout au fond d’elle, que c’était mal. Elle avait quelqu’un dans sa vie. Plus que tout, elle lui avait donné une marque d’engagement à vie. Dans sa famille, le mariage n’était pas une affaire à prendre à la légère. Il n’y avait qu’à voir comment ses parents étaient toujours liés, même après plusieurs années de mariage qui n’avaient probablement pas toujours été des plus simples. Mais à force de discussions et de compromis, ils avaient fini par parvenir à avancer main dans la main tous les deux, ils étaient parvenus à braver les obstacles pour pouvoir toujours regarder dans la même direction. Mary-Margaret enviait leur amour. Ils étaient si beaux à voir tous les deux. C’était d’une relation comme ça, qu’elle avait toujours rêvé. Mais au lieu de cela, elle s’enfermait dans une relation qui ne la rendait pas heureuse. Si Isaac était parfait pour elle, capable de comprendre, capable de comprendre ce qu’elle ressentait depuis cette fameuse nuit d’horreur, s’il était capable de la satisfaire physiquement parlant, il n’en demeurait pas moins qu’il ne parvenait à toucher son cœur. Son cœur semblait avoir cessé de battre depuis bien longtemps, il semblait mort, incapable de battre de nouveau à un rythme effréné. Son silence, un brin trop long, avait dû éveiller la curiosité du jeune homme, qui se sentit obligé de la faire revenir sur terre, reclamant son attention de ses mots et de ses gestes. « Qu’est-ce qu’il y a ? Y aurait-il un petit ami dont tu ne m’aurais pas parlé tout au long de la soirée ? », souffla-t-il en mordillant le lobe de son oreille, effleurant lentement sa peau de son poignet jusqu’à son épaule. Il joua avec la bretelle de son débardeur, lui adressant un sourire charmeur, tandis qu’elle frissonnait face à ce geste pourtant si banal. Son cœur rata un battement et la chaleur monta à ses joues. Elle avait conscience de faire quelque chose de mal, pourtant, à cet instant, dans les bras de cet homme qu’elle connaissait à peine, elle se sentait enfin revivre. Elle n’avait que dix-huit. Elle n’était fiancée que depuis quelques semaines. Et pourtant, elle était déjà en train de devenir ce genre de fille. Elle devenait le genre de fille qu’elle avait méprisé depuis toujours. Une femme infidèle. Une petite idiote écervelée qui cherchait la compagnie d’un homme pour une nuit, qui cherchait du sexe pour une nuit, juste pour se sentir vivante. Et quand bien même elle savait que c’était une mauvaise chose, c’était terriblement grisant. Terriblement puissant. Elle se sentait mieux dans les bras de cet inconnu qu’elle ne se sentirait jamais dans les bras d’Isaac. Lui adressant soudain un sourire tout aussi charmeur, elle l’observa quelques instants avant de se décider à répondre. « Non, pas du tout », murmura-t-elle finalement à son oreille, totalement indifférente au bruit de la foule autour d’eux. Elle n’entendait plus rien, pas même cette petite voix dans sa tête qui tentait de lui faire entendre raison. Elle pouvait encore faire machine arrière. Il lui suffisait pour cela de lui dire que oui, qu’elle avait quelqu’un dans sa vie, que tout ceci n’était qu’une erreur. Son cœur s’affolait, de peur d’être découverte. Et enfin, elle se sentait vivante. Alors elle n’obéissait pas aux lois de la raison. Elle les ignorait. Au lieu de quoi, elle se colla tout contre le jeune homme, nouant ses bras autour de son cou, telle une vulgaire provocatrice qu’elle n’était normalement pas. « Je me disais juste que tu ferais bien de m’emmener directement chez toi », chuchota-t-elle d’une voix suave, avant de mordiller sa lèvre inférieure. Ses lèvres goutèrent les siennes, s’en délectant, avant que sa langue avide ne veuille se mêler à cette danse endiablée. Et tandis qu’elle sentait ses mains posées sur sa taille se presser contre ses fesses à travers le tissu de sa robe, elle sut qu’elle était perdue. A tout jamais.







Dernière édition par Mary-Margaret Livingston le Dim 9 Aoû - 14:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 12 Juil - 13:20

but if you loved me why'd you leave me?

"when you said your last goodbye I died a little bit inside"




what do you do when the one who broke your heart is the only one who can fix it ?
juillet 2013

Elle s’écroulait, laissant son corps retomber sur le matelas, tandis qu’elle tentait de retrouver un rythme cardiaque à peu près normal. Elle avait la curieuse sensation d’avoir couru sur plusieurs kilomètres depuis de longues heures. Son souffle était court, son corps était brûlant, ses joues étaient rougies. Et si près d’elle, un homme reposait à ses côtés, lui aussi essoufflé. Avec la sensation de flotter sur un petit nuage, la jeune femme lui adressa un sourire conquis. Ils partageaient quelque chose de particulier, depuis tout ce temps. Elle ne parvenait à dire depuis combien de temps ces moments intimes dans le plus grand des secrets avaient lieu. Depuis bien trop longtemps lui soufflait la raison. Car elle avait parfaitement conscience de faire quelque chose de mal, en trompant son fiancé. Curieusement cependant, elle ne parvenait pas à se sentir coupable. Pas quand le jeune homme refermait ses bras autour d’elle, qu’il glissait ses doigts dans ses cheveux, embrassait tendrement ses lèvres, la conduisait dans cet univers où seul la passion et le plaisir avaient leurs places. Avec le temps, elle avait fini par se rendre compte que tout ça n’avait strictement rien de physique. C’était devenu bien plus profond que ça. Elle avait commencé à nourrir des sentiments bien plus profonds à l’égard de cet homme en compagnie de qui elle se sentait si vivante. C’était comme s’il avait rallumé une lumière dans son cœur totalement éteins. La sensation de danger que lui procurait leur relation qui demeurait secrète ne la réjouissait que d’avantage encore. C’était grisant. C’était une sensation qu’elle ne voulait pas perdre, jamais. C’était quelque chose de bien trop précieux, après toutes ces années où elle s’était sentie inanimée, elle revivait chaque jour d’avantage. « A quoi est-ce que tu penses ? », souffla une voix à son oreille, la sortant brutalement de ses pensées. Avec un petit sourire, elle se tourna vers lui, se blottissant dans ses bras. Bien qu’elle n’y ait pas été invitée, elle sentit ses bras se refermer autour d’elle et ses doigts fins se promener sur sa peau dévêtue. Ce geste simple suffit à faire naître des frissons dans son échine et son cœur qui n’avait toujours pas retrouvé un rythme normal rata un battement. « J’étais en train de penser à quel point je me sentais bien près de toi », souffla-t-elle à son oreille avant d’en mordiller le lobe. Et c’était vrai. Il était le seul à savoir faire battre son cœur de cette façon. Il était le seul à pouvoir éveiller quelque peu son intérêt. Pourtant, ce n’était pas avec lui qu’elle avait accepté de se marier. Elle avait accepté la demande d’un autre homme, plusieurs années plus tôt déjà. Depuis ce jour, elle ne cessait de repousser la date du mariage, comme si elle était incapable de penser qu’il s’agissait d’une bonne idée. Ce qui n’en était probablement pas une, à bien y réfléchir. « Alors reste avec moi », répondit-t-il simplement en caressant ses cheveux, entortillant des mèches autour de ses doigts. Elle savait ce que cette conversation annonçait. Ce n’était pas la première fois qu’ils se retrouvaient à en discuter. Chaque fois ils en arrivaient à la même conclusion. Chaque fois il lui faisait part de sa frustration, mais jamais elle n’avait envisagé de faire marcher arrière. Il ne pouvait pas comprendre pourquoi elle faisait ce choix difficile. Elle était la seule à le savoir, à en comprendre les obscures raisons. « Ne recommence pas avec ça s’il te plait. Nous en avons déjà parlé », rétorqua-t-elle avant d’embrasser son cou, pour lui faire changer de sujet. Chaque fois qu’il s’emportait, chaque fois qu’il tentait de la convaincre, elle usait de sa meilleure arme pour le persuader d’éviter ce sujet. C’était une pente glissante et elle n’avait pas envie de risquer de tout gâcher entre eux pour des broutilles. De sa gorge, ses lèvres glissèrent jusqu’à son torse nu. Mais à son grand étonnement, il n’était pas aussi réceptif à ses détournements de sujet que d’habitude. « Eh bien moi, j’ai encore envie d’en parler », répliqua-t-il d’une voix qui trahissait son agacement. Soupirant, la jeune femme se laissa retomber à ses côtés, agacée. Il avait toujours su qu’elle avait quelqu’un dans sa vie. Dès le premier jour il le savait. Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi maintenant il avait dans l’idée de vouloir tout changer, du jour au lendemain. Leur relation fonctionnait très bien comme ça. Elle l’aimait oui. Mais cela ne voulait pas pour autant dire qu’elle était prête à balancer tout par la fenêtre pour qu’ils puissent vivre d’amour et d’eau fraîche. « Je ne comprends pas Maggie. Tu ne l’aimes pas. Et je ne pense pas être prétentieux en disant que tu serais bien mieux avec moi. Quitte-le. Reste avec moi. Tu sais que je te rendrais heureuse. Plus heureuse que tu ne le seras jamais avec lui », insista-t-il. Elle sentait son regard peser sur elle, mais elle était incapable de lui répondre. Sa gorge été nouée. Il avait raison. Elle n’était pas heureuse avec Isaac. Rien que de sentir ses mains sur elle la révoltait. Il y avait des moments où elle n’avait qu’une envie : lui hurler de ne pas la toucher. Mais ils avaient toujours partagé quelque chose de spécial, de particulier. Quelque chose qu’elle n’aurait jamais le courage d’avouer à William. Comment pouvait-elle le faire ? Comment pouvait-elle lui avouer qu’ils étaient tous les deux complices de meurtre ? « Je ne peux pas faire ça. C’est … compliqué », avoua-t-elle, sans grande conviction. Elle voyait bien la flamme qui dansait dans son regard. La colère l’étreignait et cette fois, il lui faudrait bien plus qu’un baiser voler pour qu’elle puisse s’en sortir, elle en était parfaitement consciente. Mais elle était tout simplement incapable de lui offrir ce qu’il voulait. Elle ne pouvait ni lui offrir son cœur, ni lui offrir la vérité, quand bien même la première option l’aurait rendu heureuse et la deuxième l’aurait soulagée. « Tout est toujours compliqué avec toi Maggie. Pourtant c’est très simple. Soit tu veux être avec moi, soit tu veux être avec lui. Mais j’en ai marre Maggie. Je ne suis pas un jouet dont tu peux te servir à ton bon vouloir et jeter ensuite, à ta guise », répliqua-t-il avec colère en se redressant dans le lit qui avait abrité leurs moments d’amour. Ce calme avant la tempête semblait bien loin désormais. Oublié, envolé. Elle avait la curieuse sensation que c’était la dernière fois que leurs cœurs s’étaient unis, que leurs corps avaient fusionnés, dans ce moment de plénitude si parfait. « Fitz, je t’en prie », supplia-t-elle, le cœur au bord des lèvres. Mais déjà le jeune homme se redressait, enfilant ses vêtements l’un après l’autre. Il lui tournait le dos, sans lui accorder le moindre regard, la laissant ainsi, sans qu’elle ne sache quoi lui dire. Oui, elle l’aimait. Elle l’aimait d’un amour inconditionnel et destructeur. Mais elle ne pouvait choisir l’amour et la passion. Car quand il apprendrait qui elle était, ce qu’elle avait fait, jamais plus il ne voudrait entendre parler d’elle. Dans les deux cas, elle le perdrait. Mais à choisir, elle préférait qu’il garde cette image d’elle, plutôt qu’une image de femme ayant gardé le silence au lieu d’aider à rendre justice à sa meilleure amie décédée. « Ne fais pas ça », supplia-t-elle encore, sentant une larme solitaire roulée sur sa joue aussi pâle que de la porcelaine. L’espace d’un instant, elle croisa son regard et l’affection qu’elle y lisait lui donna l’espoir qu’il allait changer d’avis. Mais la tristesse suivit de près et lorsqu’il secoua gravement la tête, elle prit conscience que tout se terminait ici. « Ça suffit, je m’en vais. Je t’aime, mais je ne peux pas continuer comme ça », souffla-t-il, en la laissant derrière lui. Les larmes inondèrent ses joues, tandis que sans un mot, elle laissa partir l’homme qui était probablement le grand amour de sa vie.

there will always be a reason why you meet peopler either : you need them to change your life or you are the one that will change theirs.
mars 2012

Ce cours l’ennuyait à mourir et son esprit ne parvenait à rester concentré sur ce qu’il se passait devant ses yeux. Ce n’était pas tant le sujet. En réalité, le thème du cours était des plus intéressants. Mais c’était plutôt le professeur qui n’était pas à la hauteur. Elle avait été plus qu’intéressée quand on lui avait parlé d’un cours qui serait donné par Maître Monroe, considéré comme beaucoup comme étant un très grand avocat. Et si l’homme avait du charisme dans la salle d’un tribunal, mais il n’avait pas le même charisme pour ce qui était de donner des cours. En somme, il était bien mieux pour lui qu’il reste un avocat réputé et elle espérait qu’il n’avait pas pour ambition de devenir professeur. Etouffant un bâillement, elle laissa son esprit divaguer, ses doigts pianotant sur le bois lisse de la table sur laquelle reposaient ses affaires. Elle avait envie d’être ailleurs. C’était dans les bras d’un homme qu’elle avait réellement envie d’être. C’était surprenant. Leur relation avait démarrée de la manière la plus banale qu’il soit, mais elle n’avait pas la sensation que ce qu’ils partageaient était réellement banal. Au contraire. Lorsqu’elle se trouvait en compagnie de William, la jeune femme se sentait revivre alors que la plupart du temps elle avait simplement l’impression d’être … vide. Son cœur ne battait plus avec la même force que par le passé. Rien ne semblait trouver un réel intérêt à ses yeux. Cela faisait des années maintenant qu’elle n’avait pas senti son cœur s’accélérer de bonheur et d’excitation. Pourtant, lorsqu’elle avait commencé à passer du temps avec William, elle avait senti son cœur se remettre à battre, s’animer à nouveau d’une nouvelle force. Elle aimait cette sensation qu’il lui procurait. Elle aimait se sentir vivante, tout simplement. Elle avait pourtant conscience qu’elle trahissait un autre homme pour cela, mais elle n’arrivait pas à se sentir coupable. Car elle n’était pas prête à quitter Isaac pour autant. Ils partageaient quelque chose de particulier eux aussi. Un secret qu’elle n’arrivait pas à mettre derrière elle, malgré les années qui s’étaient écoulées depuis que cela c’était produit. Elle était rongée par la culpabilité depuis ce jour. Elle n’avait rien fait, si ce n’était garder le silence et empêcher les coupables de payer pour l’atrocité qu’ils avaient commis. Mais elle ignorait qui était réellement coupable de toute façon et son témoignage n’aurait pas servi à grand-chose. L’idée cependant que personne ne savait ce qu’il s’était passé cette nuit-là l’empêchait encore parfois de dormir la nuit. Isaac savait ce qu’elle ressentait. Il ressentait la même chose. Mais c’était à peu près tout ce qu’ils avaient en commun. Elle s’ennuyait à ses côtés. Furieuse de s’être laissé distraire par de pareils sentiments, la jeune femme reporta son attention sur le cours qui, à défaut d’être moins ennuyeux qu’Isaac, avait au moins le don de lui faire penser à autre chose. Elle ne put cependant faire taire le soupire d’impatience qui s’échappa de ses lèvres, attirant l’attention de son voisin de classe. « Un problème ? », demanda-t-il avec un sourire si innocent qu’elle eut l’impression, l’espace d’un instant, qu’ils se connaissaient depuis des années et qu’ils étaient les meilleurs amis du monde. Mary-Margaret jeta un coup d’œil dans sa direction. Il était plutôt bel homme. Très bel homme en vérité. Avec ses yeux bruns-verts et sa barbe de trois jours, il était très séduisant. Du moins aurait-elle pu se laisser séduire si elle n’avait pas déjà eu deux hommes pour compliquer sa vie. « Ce cours est un problème », répondit-elle simplement, sans vouloir avoir l’air de critiquer leur invité du jour. Mais face au regard interrogateur du jeune homme – qu’elle ne connaissait pas, elle s’en rendait compte désormais – elle se sentit obligée de poursuivre. « J’ai suivi les affaires de Monroe. C’est un homme intelligent et très malin et surtout, c’est un excellent avocat. Mais c’est un piètre professeur. Ce cours est réellement à dormir debout et on a vraiment l’impression qu’il enseigne le droit à des maternelles. Il nous prend pour des demeurés ? », s’emporta-t-elle, laissant la frustration accumulée au cours de ces deux heures bien trop longues s’exprimer. Le mouvement de la salle était soudain perceptible et elle se rendit compte que la fin du cours avait été annoncée. Rangeant ses affaires, elle laissa un soupir de soulagement s’échapper de ses lèvres colorées. « Oh, enfin. J’ai cru que j’allais mourir d’ennui », déclara-t-elle alors, en étouffant un nouveau bâillement. Son voisin semblait amusé par ses propos. Rangeant lui aussi ses affaires, il se leva et lui adressa un sourire qui laissait transparaître son amusement. « Et si on allait boire un café, pour que tu puisses m’expliquer comment tu concevais ce cours ? », proposa-t-il en la regardant d’une telle façon qu’il lui était incapable de savoir ce qu’il pensait à cet instant précis. D’abord méfiante, la jeune femme semblait hésiter. Elle ne voulait surtout pas qu’il puisse se méprendre si jamais elle acceptait son invitation. Après tout, sa vie sentimentale était suffisamment compliquée pour ne pas en rajouter. Mais elle avait bien le droit de se faire des amis, n’est-ce pas ? Accepter d’aller boire un café ne signifiait pas accepter une demande en mariage. De toute façon, elle en avait déjà accepté une. Mais avant qu’elle ait eu le temps d’ouvrir la bouche, un homme les avait rejoints et elle reconnut leur professeur du jour. « Brent, mon garçon, tu me présente ton amie ? », questionna-t-il et la jolie brune croisa le regard du jeune homme en se rendant compte qu’elle n’avait pas la moindre idée de qui il était. Ce n’était pas tant qu’elle ne savait pas qui il était qui la perturbait, mais elle se rendait compte qu’elle ne l’avait pas vu. Jamais. Devant la confusion qui régnait et parce que lui non plus ne savait pas qui elle était, elle prit les devants, avec tout le charisme qui la caractérisait. « Mary-Margaret Livingston, monsieur. Ravie de faire votre connaissance », annonça-t-elle en serrant la main qu’il lui tendait. L’homme lui rendit la politesse et lui adressa un faible sourire avant de se retourner vers le jeune homme nommé Brent. « Je vais boire un verre avec quelques enseignants. Joignez-vous à nous tous les deux ? », proposa-t-il avec gentillesse. Mary-Margaret était incapable de dire cependant s’il s’agissait réellement d’une proposition pleine de gentillesse ou s’il se montrait simplement poli tout en espérant que la jeune femme refuse l’invitation. Rien ne se lisait sur son visage et ce n’était pas surprenant. On n’arrivait pas là où il en était sans être très doué pour dissimuler ses émotions. « Non, c’est gentil, mais nous étions sur le point d’aller voir un café. Mais vas-y, on se retrouvera ce soir à la maison papa », répondit simplement Brent. A l’évocation du mot papa, la jeune femme sentit cependant ses joues se tinter de rouge. Elle avait pesté contre cet homme, elle avait prétendu que son cours n’était pas à la hauteur devant son propre fils. Elle était une idiote finie, voilà ce qu’elle était. Et tandis que l’avocat prenait congé, elle ne souhaitait plus qu’une chose : disparaître sous terre. « Inutile de rougir, moi aussi j’ai trouvé son cours soporifique. Bon, on va le boire ce café ? », insista-t-il en la conduisant vers la sortie. Rouge de honte, elle commença cependant à se détendre. Et à cet instant, elle était encore bien loin d’imaginer ce que Brent allait devenir pour elle. Un mentor, un soutien, un guide. Mais surtout le meilleur ami qu’elle aurait pu avoir.

the pain you feel today is the strength you feel tomorrow
juin 2014

« Mary-Margaret ? », souffla une voix tout près d’elle, la tirant de ses pensées. Elle regardait par la fenêtre depuis près de dix minutes déjà et n’avait pas bougé d’un poil depuis. Elle trouvait cela apaisant, d’observer les gouttes de pluie tomber par la fenêtre, s’écraser sur les carreaux. C’était une activité qui suffisait à la détendre. Aujourd’hui était pourtant censé être un jour heureux, un jour où elle n’avait nullement besoin de se détendre ou de s’apaiser. C’était un jour de fête, elle devait fêter l’obtention de son diplôme. Elle avait travaillé dur et avait brillement réussi ses examens du barreau. Désormais, elle entrait dans la cours des grands. C’était un avenir qui se dessinait devant elle. La famille de Brent l’avait déjà engagée dans son cabinet d’avocat. Elle allait travailler avec son meilleur ami. Et bientôt, après toutes ces années, elle allait enfin se marier. Pourtant, jamais de sa vie elle ne s’était aussi seule et malheureuse. Une fête avait été organisée en son honneur, comme lorsque son frère avait lui-même été diplômé. Mais la seule personne avec qui elle désirait fêter cela n’était pas là à ses côtés aujourd’hui. Elle n’avait pas revu Fitz depuis des mois. Depuis qu’il l’avait quitté. Elle ne pouvait même pas pleurer leur rupture, si elle ne voulait pas avouer qu’elle avait été infidèle. Elle ne pouvait pas même en parler à son frère. Surtout pas à son frère. Elle n’avait aucune envie que son frère tant aimé porte un jugement sur sa petite sœur qu’il avait toujours vu sous son meilleur jour, elle ne voulait pas voir la déception briller dans son regard. Elle en mourrait si elle le décevait. C’était bien pour cette raison qu’elle avait passé sous silence sa folle nuit de jeunesse. Il n’avait pas besoin de savoir. Il était le seul à toujours la voir comme une princesse, malgré les années. « J’arrive maman », répondit-elle, sans détourner le regard de la fenêtre. Elle avait pensé que ce serait suffisant pour convaincre sa mère de la laisser seule, mais c’était compter sans le caractère de sa mère, aussi tenace que le sien. Elle aurait dû se douter que si sa mère venait à s’inquiéter pour elle, elle n’allait pas se rassurer d’un simple commentaire de la part de sa fille. Mais Mary-Margaret ne pouvait définitivement pas lui dire ce qui la tracassait. Elle était contrainte de se taire et de tout garder pour elle, une fois de plus. « Qu’est-ce qu’il t’arrive Mary-Margaret ? », demanda sa mère en s’approchant d’elle. Posant sa main sur l’épaule de sa fille, elle regarda avec elle par la fenêtre. Une fois de plus, comme depuis des années, Maggie était tentée de lui avouer la vérité. Elle avait plusieurs fois voulu le faire depuis ces dernières années, mais elle n’avait jamais eu le courage de le faire. Après tout, elle n’avait pas plus envie de décevoir ses parents qu’elle ne voulait décevoir son grand frère. Alors une fois de plus, elle ravala sa langue et afficha un sourire forcé sur ses lèvres. « Rien. Tout va bien je t’assure », mentit-elle, son sourire s’agrandissant pour essayer de convaincre la femme face à elle. Cela aurait pu marcher pour beaucoup de personnes, Mary-Margaret étant une très bonne menteuse et une très bonne comédienne. Mais sa mère la connaissait bien et elle n’était pas décidée à se laisser bercer d’illusions pour un simple sourire. Elle savait que quelque chose ne tournait pas rond, elle l’avait remarqué des années auparavant en réalité. Mais elle n’avait jamais rien dit, attendant que sa fille trouve la volonté de venir se confier. Mais les années passaient et elle voyait la tristesse dans les yeux de son enfant qui ne semblait toujours pas décidée à se confier à elle. « Un jour peut-être que tu éprouveras enfin le besoin de parler de ce qui te rends malheureuse depuis des années. Ce jour-là, je serais là pour t’écouter, tu sais ? », déclara Elisabeth Livingston, d’une voix qu’elle voulait encourageante. Cela aurait été si libérateur pour la jeune avocate, de pouvoir se confier à sa mère. Elle ne le pouvait pas cependant, malgré toute la volonté qu’elle avait de lui dire la vérité. Elle était obligée de continuer à mentir, de garder le secret. Pour préserver sa famille, elle devait prendre sur elle. « Je sais bien. Ne t’inquiète pas pour moi maman », souffla-t-elle avec un sourire qu’elle voulait rassurant. Sa mère caressa doucement son bras dans un geste apaisant. Comme si sa petite fille n’avait encore que dix ans, elle remit une mèche de ses cheveux derrière son oreille et caressa sa joue de son pouce. « Je ne sais pas ce qui te tracasse, ma chérie. Mais sache que je t’aime ma chérie et quoi qu’il t’arrive, je serais toujours là pour toi », souffla sa mère en prenant ses mains dans les siennes. Touchée dans son cœur, les larmes au bord des yeux, Mary-Margaret prit sa mère dans ses bras et la serra tout contre elle. Elle aurait tellement aimé être sûre que sa mère sera là pour elle dans toutes les situations. Elle aurait voulu être certaine que sa famille ne lui tournerait pas le dos, si elle se sentait le courage de leur dire ce qui la tracassait. « Ne t’en fais pas pour moi, je te rejoins dans une seconde. Je t’aime maman », lui répondit-elle en plantant un baiser sur sa joue. La femme quitta la pièce après un dernier regard inquiet en direction de sa cadette qui en profita pour sortir son téléphone de la poche de son jean. Pianotant sur le clavier, elle tapa ces mots sur l’écran : « Je suis désolée pour tout Fitz. Tu n’as probablement pas la moindre envie d’entendre parler de moi, mais je voulais dire que tu me manques. Je regrette la façon dont tout s’est terminé entre nous. C’est toi que j’aurais dû choisir, car tu avais raison, tu es le seul qui pourrait me rendre heureuse. Je t’aime Fitz ». Mais au lieu d’envoyer le message, elle se ravisa, l’effaça. Puis elle sorti dans le jardin, retrouvant sa famille avec un sourire forcé, pour fêter l’obtention de son diplôme avec ceux qui l’aimaient.

it's not how we make mistakes but how we correct them that defines us
janvier 2015


Les yeux rivés sur l’écran de son téléphone, un sourire illumina son visage face aux mots qui s’affichaient à l’écran. Elle sentit soudain le regard de son frère peser sur elle, lui faisant lâcher ces mots des yeux pour reporter son attention sur lui. Elle ne pouvait déchiffrer son regard. Mais elle en déduisit simplement qu’il était mécontent qu’elle accorde tant d’importance à un texto reçu alors qu’il rentrait d’Irlande pour quelques jours seulement, le temps de rendre visite à sa famille une visite qui avait tardée. Son frère lui avait manqué, c’était évident. Et elle se sentait maintenant rougir, coupable d’avoir accordé plus d’attention à un message qu’elle aurait bien pu lire plus tard plutôt que de cesser de l’écouter, alors qu’il lui contait ce qu’il avait fait ces derniers jours. Mais alors qu’elle glissait l’objet du délit dans sa poche, le regard qu’il fixait toujours sur elle lui fit douter des véritables reproches qu’il lui faisait mentalement. L’interrogeant de ses yeux fixés sur son visage, elle attendit qu’il ne parle le premier. Elle sentait un conflit arriver, un désaccord se dessinant entre eux. Cela arrivait si peu souvent qu’elle ne pouvait s’empêcher de se sentir anxieuse à l’idée qu’une dispute n’éclate entre le frère et la sœur qui avaient pourtant toujours été proches. « C’était Isaac ? », se risqua-t-il en haussant un sourcil, bien qu’il connaisse probablement déjà la réponse. Mary-Margaret étaient fiancés depuis six ans maintenant. Et ils n’avaient cessés de repousser la date du mariage. Elle avait toujours trouvé une quelconque excuse. Ce n’était pas le moment, elle n’était pas prête, ils devaient d’abord s’installer, quitter le domicile familiale, trouver un travail stable, avoir un revenu convenable. Mais la vérité, c’était qu’il y avait bien longtemps qu’aucun message envoyé par son fiancé n’avait éveillé le moindre sourire sur son visage. Andrew devait bien le savoir. Elle connaissait plus ou moins son avis à ce sujet. Et pour cause, elle ne pouvait s’empêcher de faire le lien avec sa propre expérience. Elle avait accepté d’épouser Isaac, mais ne cessait de repousser le moment de lui dire « oui ». Elle n’était pas bien différente d’Eileen, l’ancienne fiancée d’Andrew, finalement. « Non », souffla-t-elle en guise de réponse, sans donner plus d’explication. Elle ne put ignorer le regard mécontent qu’il lui jeta. Andrew ne connaissait pas les moindres détails de la relation compliquée que la jeune femme entretenait avec son futur époux. Il ne pouvait pas le savoir, puisqu’il ne connaissait pas les raisons du début de cette histoire. Il en savait simplement suffisamment pour savoir que, si sa sœur avait un jour été amoureuse de cet homme, ce n’était probablement plus le cas. Il en savait suffisamment pour savoir également que la fidélité n’était pas un terme que sa sœur semblait connaître. Et il ne pouvait l’approuver. Il ne lui avait jamais rien dit et elle ne l’avait jamais fait non plus. Mais elle n’était pas stupide et elle savait qu’il savait. Et il savait probablement également qu’elle savait qu’il savait. Il n’ignorait rien d’elle. En apparence tout du moins. Poussant un profond soupire d’agacement, la jeune femme plongea son regard dans celui de son frère. « Si tu veux me dire quelque chose, je t’en prie ne te gênes pas. Je suis toute ouïe », ajouta-t-elle en fronçant les sourcils. Elle n’avait pas pour habitude d’être ainsi agressive quand il s’agissait de son frère. Mais elle ne pouvait supporter ce regard chargé de suspicions qu’il portait sur elle. Pour une fois, elle n’avait rien fait. Il aurait dû le savoir : elle n’avait jamais été bien discrète, elle n’avait jamais réellement cherché à dissimuler son malheur ni son manque d’intérêt. Invité à s’exprimer, Andrew semblait réfléchir à l’éventualité de prendre la parole. Il n’avait jamais été du genre à cacher le fond de ses pensées à sa petite sœur, mais elle savait qu’il ne voulait pas la blesser. Il l’avait toujours ménagée, protégée. Et s’il craignait de la blesser, elle savait qu’alors ce qu’il avait à lui dire n’allait pas lui plaire le moins du monde. « Loin de moi l’idée de te juger Narcisse, ceci ne me regarde sûrement pas. Mais pourquoi vouloir te marier avec un homme que tu n’aimes pas ? Pourquoi le faire alors qu’il n’est pas le seul homme de ta vie ? Isaac ne mérite pas cela Mary-Margaret. Il est très amoureux de toi. Il mérite de savoir qu’il ne te rend pas heureuse. Ainsi, tu pourrais continuer à … flirter, avec les autres hommes de ta vie »], répondit-il en la regardant d’un air désolé. Elle savait ce que ces mots lui coutaient. Elle savait aussi qu’il n’était pas du genre à prendre des gants et que tant de diplomatie était destiné à ne pas la vexer. Pourtant, elle l’était. Atteinte en plein cœur, elle avait l’impression d’avoir pris une gifle. Elle était d’autant plus blessée qu’elle savait qu’il avait raison, qu’elle méritait toutes ces paroles. Isaac lui avait toujours été dévouée et même si elle ressentait un profond attachement pour cet homme, jamais ses sentiments ne seraient les mêmes que les siens. Pourtant, dans la bouche de son frère, ces paroles lui étaient fortement déplaisantes. Andrew avait toujours réussi à faire ressortir le meilleur d’elle-même. Le fait qu’il souligne ainsi ses écarts de conduite la blessait plus qu’elle n’aurait su le dire. « Loin de toi l’idée de me juger, mais c’est pourtant exactement ce que tu fais », répliqua-t-elle avec mauvaise humeur en fronçant toujours plus les sourcils. La colère n’était une émotion habituelle pour elle. Elle était toujours enjouée, toujours exubérante, toujours en mouvement. Elle se mettait rarement en colère certes, mais les paroles de son frère l’atteignait plus qu’elle ne l’avait imaginée. C’était surtout cette déception qu’elle voyait dans son regard qui lui brisait le cœur. « Et tu avais parfaitement raison : ça ne te regarde pas », ajouta-t-elle en se levant du fauteuil sur lequel elle était installée. En colère, la jeune femme ramassa ses affaires, attrapant sa veste. Puis elle se retourna vers son frère, celui qu’elle avait toujours idéalisé et ne put se retenir d’en rajouter. « Si tu veux vraiment tout savoir, c’était un message de Josh. Tu sais, ton cousin. Probablement le seul homme de toute l’Angleterre avec lequel je n’ai pas encore couché, n’est-ce pas », siffla-t-elle en ses dents avant de tourner les talons et de claquer la porte de chez ses parents. Sa réaction était peut-être un brin excessive, elle le savait. Mais elle ne voulait pas rester une seconde de plus dans une pièce avec le regard chargé de déception que son frère posait sur elle.

i'm letting go. you let go a long time ago, and i realize that it is time for me to do the same.
janvier 2015

La journée avait été longue pour Mary-Margaret et lorsqu’elle rentra chez elle, ce ne fut que pour s’écrouler sur son canapé, morte de fatigue. Vautrée sur le divan, elle ferma les yeux un instant pour écouter le silence. Ce fut ce même silence qui la fit sursauter dix minutes plus tard. C’était trop calme. Beaucoup trop calme. Généralement quand elle rentrait chez elle le soir après le travail, c’était pour entendre les ustensiles de cuisine cogner contre les récipients en aluminium et la voix d’Isaac s’élever de la cuisine pour lui demander si elle avait passé une bonne journée. Mais aujourd’hui, le silence était de plomb et elle était obligée de trouver cela étrange. Elle n’aimait pas beaucoup se retrouver seule avec elle-même. Encore moins alors que deux jours plus tôt, elle s’était disputée avec son frère. Quand elle était seule, elle était obligée de penser et donc d’avouer qu’il avait raison et qu’elle se comportait de la plus mauvaise des façons. Quand elle était occupée, elle pouvait bien continuer à être dans le déni et à se persuader qu’Andrew avait tords, qu’elle ne faisait rien de mal. Fronçant les sourcils, elle tendit le bras pour atteindre le répondeur et appuyer sur la touche lecture. Pas de nouveau message, disait la voix robotique. C’était étrange. Non pas qu’Isaac n’était pas à la maison, évidemment, mais qu’il n’ait pas prévenu. Il prévenait toujours. En vérité, leur vie était réglée comme du papier à musique et il ne se passait que très rarement le moindre évènement qu’ils pouvaient qualifier d’évènement indésirable. Ils avaient un magnifique calendrier accroché dans la cuisine, juste à côté du frigo, sur lequel ils notaient absolument tout, sur lequel ils planifiaient les moindres détails de leur petite fille bien rangée. Un dimanche sur deux, ils déjeunaient chez les Livingston, un dimanche sur deux, ils déjeunaient chez les Waters. Un vendredi par mois – toujours le troisième vendredi du mois d’ailleurs – ils s’organisaient une soirée en amoureux. C’était toujours la même chose : dans un élan de romantisme, Isaac réservait une table dans un restaurant chic. Dîner au cours duquel ils se regardaient dans le blanc des yeux sans n’avoir d’autre conversation que la qualité gustative de leurs plats. Après quoi ils rentraient et se retrouvaient dans leur chambre, se livrant à un échange dénué de passion, la flamme s’étant éteinte depuis bien longtemps déjà. Leurs vies étaient chiantes. Cette pensée se dessina dans son esprit, lui arrachant une grimace. Ils avaient vingt-quatre ans, mais ils étaient plus chiants qu’un couple marié depuis cinquante ans. Et ce n’était pas ainsi qu’elle imaginait finir sa vie. La porte s’ouvrit soudain et elle sursauta, se rendant compte qu’une bonne heure était passée depuis qu’elle était rentrée du travail, le regard fixé dans le vide, sans but, sans intérêt. « Bonjour ma chérie. Tu as passé une bonne journée ? », souffla-t-il d’une voix enjouée en embrassant son front. Il était toujours enjoué. Il était toujours de bonne humeur. Et ça l’énervait. Il était toujours conciliant, jamais en désaccord avec elle. Il était toujours si bien apprêté et des fois, elle rêvait de l’étrangler avec sa cravate. Juste pour créer un évènement indésirable dans leurs vies. « Tu es en retard », répondit-elle simplement. Ce n’était pas énorme, comme retard. Si on tenait compte qu’il rentrait toujours avant elle, cela ne devait pas faire plus de deux heures de retard. Dans un métier comme le sien, ce n’était pas surprenant. Mais il s’agissait de lui. Lui qui planifiait toujours tout. Lui qui pliait ses chaussettes, alignait ses cravates, rangeait ses chemises par couleur. Pour lui, deux heures de retard, c’était déjà un évènement indésirable. Le rejoignant dans la cuisine, elle lui fit face, bien que son regard ne trahisse pas la moindre émotion. « Oui, désolé, j’avais beaucoup plus de travail que prévu. Pourquoi tu fais cette tête Maggie ? Tu n’as quand même pas cru que je te trompais ou quelque chose comme ça ? », questionna-t-il en la regardant d’un regard suspicieux. Elle se comportait de façon étrange. Elle n’était jamais suspicieuse de la sorte. Et puis, elle était mieux placée que quiconque pour savoir ce que c’était que d’avoir un peu de travail en plus. Elle finissait parfois très tard, avait des déjeuners d’affaires, partait parfois le weekend à son bureau pour avancer sur un dossier brûlant. Et il n’avait jamais rien soupçonné. Sauf qu’il aurait dû. Car elle, elle n’était vraiment pas une femme fidèle. « Non, évidemment que non. Tu ne ferais jamais quelque chose comme ça. Mais il m’est vaguement venu à l’esprit que si c’était le cas, ce ne serait pas grave. Que ça ne me dérangerait pas. Que ça ne me blesserait pas. Que je m’en ficherais. Tu crois que c’est normal, de ressentir quelque chose comme ça, pour son futur mari ? », répondit-elle après un long moment de silence. Ils se toisèrent tous les deux sans rien dire pendant de longues minutes. Elle pouvait entendre le tic-tac de l’horloge du salon et malgré la lenteur angoissante avec lequel le temps s’écoulait, ils ne disaient rien. Il tentait de déchiffrer l’expression de son visage neutre ; elle tentait d’ignorer la peine qu’elle voyait dans son regard. Il savait ce qu’elle allait dire et ne voulait pas l’entendre. Elle savait ce qu’elle devait dire et ne voulait pas le faire. « Je suis désolée Isaac, si tu savais. J’ai beaucoup d’affection pour toi. Je t’ai toujours beaucoup aimé. Mais pas comme ça. Tu as été là pour moi dans un moment de ma vie où j’en avais vraiment besoin. Tu étais le seul à comprendre ce que je pouvais ressentir. Mais les années ont passées. Il n’y a plus rien entre nous, on ne peut pas le nier. Oh, je sais que tu m’aimes beaucoup, je n’en ai jamais douté. Et je sais que tu pourrais te contenter de ma présence, sans affection. Mais tu ne mérites pas ça. Tu mérites d’être heureux. Tu es quelqu’un de bien et je veux que tu sois heureux. Et tu ne le seras jamais avec moi », souffla-t-elle d’une petite voix. Il n’ajouta rien, trop troublé pour recouvrer l’usage de la parole. Dans leur couple, Mary-Margaret avait toujours été la plus forte tête, l’élément dominant. Il ne voulait pas parler et prendre le risque de lui faire entendre les sanglots dans sa voix. Elle s’approcha simplement, détachant la bague qui brillait à sa main gauche pour la déposer dans la sienne. Puis elle embrassa longuement sa joue, peinée de voir l’histoire se terminer ainsi. Andrew avait raison. Elle avait beau avoir beaucoup d’affection pour Isaac, il méritait quelqu’un qui l’aimait vraiment, qui le rendrait heureux. Alors elle tourna les talons, quitta la maison, pour le laisser seul avec ses démons. Le cœur battant à tout rompre, les larmes roulant sur ses joues, elle attrapa son téléphone et composa le numéro de la seule personne à qui elle voulait parler. « Andrew ? Je suis tellement désolée. Tu avais raison depuis le début », souffla-t-elle dans le combiné, lorsque son frère décrocha à l’autre bout du fil.

wake up everyday stronger than yesterday, face your fears and wipe your tears.
juillet 2015

Elle se sentait mieux, bien plus libre, bien plus heureuse. Les semaines qui avaient succédées à sa rupture avec Isaac avaient été compliquées. Elle devait réapprendre à vivre seule, à être seule. Mais elle avait réussi, elle s’en était sortie et le soleil commençait à revenir dans sa vie qui avait bien trop longtemps été sous les nuages. Son travail était un motif supplémentaire participant à son bonheur. Du moins il lui permettait de se plonger dedans à un tel point qu’elle ne pensait bien souvent à rien d’autre. Elle pouvait désormais travailler sur des affaires plus intéressantes, maintenant qu’on lui faisait confiance. Et pour ne rien gâcher, elle pouvait travailler avec Brent, ce qui ne faisait qu’accentuer son plaisir. Ils avaient d’ailleurs reçu une affaire pour le moins intéressantes, quelques semaines auparavant. Une femme violée par un homme politique. C’était forcément le genre de cas qu’elle affectionnait, bien que très peu joyeux. Mais défendre les intérêts d’une femme bafouée tout en faisant tomber un homme influant de ce pays, c’était un plaisir qu’elle ne se refuserait pas. Gravissant les marches d’un air décidé, elle salua la jeune femme à l’accueil avant de pousser la porte. Passant devant le bureau de sa propre assistante, elle lui adressa un sourire poli. « Bonjour Lydia », la salua-t-elle avec un sourire enjoué. C’était une brave fille. Intelligente, réfléchie, elle savait surtout comment s’y prendre avec sa patronne et c’était une bonne chose. Mary-Margaret avait des jours où il ne valait mieux pas la contrarier. Et Lydia savait parfaitement enterrer toute trace de problème gênant dans ces moments, pour les faire miraculeusement ressurgir quand elle était de bien meilleure humeur. Et pour ne rien empirer, elle était très jolie, ce que Mary-Margaret n’avait pas manqué de remarquer dès son arrivée, bien qu’elle n’avait fait aucun commentaire, par simple conscience professionnelle. « Bonjour Madame Livingston », répondit-elle, ses joues se tintant d’une légère couleur rosée. Elle semblait timide et c’était là son seul défaut. Mais vu ses qualités, Mary-Margaret était parfaitement capable de faire avec. Fronçant néanmoins les sourcils, la jeune femme lui adressa un regard réprobateur. Elle était bien trop jeune pour être appelée Madame Livingston. Sa mère elle-même l’était. La seule qui pouvait prétendre à ce titre était la vieille mégère qui lui servait de grand-mère. C’était tout. « Combien de fois vais-je encore devoir vous demander de m’appeler Maggie ? Ou à défaut, au moins Mary-Margaret. Madame Livingston, c’est ma grand-mère », souffla-t-elle avec un ton qui laissait paraître son amusement. C’était la énième fois qu’elles avaient cette conversation et elle ne savait plus comment s’y prendre pour le faire comprendre à sa jeune assistante qui ne devait pas avoir plus de deux ou trois ans de moins qu’elle. Peut-être devrait-elle menacer de revoir son salaire à la baisse. Ou lui faire glisser un livre sterling dans une boîte chaque fois qu’elle l’appellerait Madame. « Votre courrier est sur votre bureau Ma … », annonça-t-elle sans achever sa phrase, ses joues se colorant d’avantage de rouge encore, ce que Maggie trouvait totalement adorable. Se retenant de laisser éclater un fou rire, elle hocha vivement la tête. « Brent est-il déjà arrivé ? », questionna-t-elle, par simple curiosité. Ils n’avaient pas de rendez-vous aujourd’hui, mais si elle le croisait, ce serait toujours une bonne occasion de discuter de l’affaire qu’ils suivaient conjointement. Cela pouvait bien attendre leur rendez-vous de fin de semaine cela dit. Lorsque l’aimable Lydia lui eut désignée que non, il n’était pas encore arrivé, Maggie la remercia chaleureusement avant de s’enfermer dans son bureau. Et tandis qu’elle se disait que le courrier pouvait bien attendre, son regard fut attiré par une enveloppe se détachant des autres. Il n’y avait pas de cachet de la poste, indiquant que le document avait été glissé directement dans la boîte aux lettres. Seul son prénom était imprimé en lettres dorées était visible sur l’enveloppe. Détachant la colle qui maintenait le document fermé, elle en sortit la page blanche sur laquelle quelques mots étaient tracés à l’encre noire, imprimés par ordinateur.

« Maître Livingston,

Vous souvenez-vous de la nuit du 22 octobre 2007 ? Il y a des chances pour que non. Ou plutôt pour que vous ayez tout fait pour oublier cette nuit. Un évènement en particulier. Mais rassurez-vous, rien ne s’efface jamais. Car moi je sais ce que vous et vos amis avez fait cette nuit-là. Et si vous n’abandonnez pas l’affaire Amy Jones, bientôt, tout le monde le saura ».

A mesure que son regard déchiffrait les mots sur le papier, elle sentit son cœur battre à un rythme soutenu, rater plusieurs battements, son sang se glaçant dans ses veines. Elle avait l’impression d’avoir fait une chute du haut d’un immeuble de dix étages. Son sang frappait ses tempes avec force et son estomac se tordit si violemment qu’elle se sentit suffoquer. C’était impossible. A part les gens présents ce soir-là, personne ne pouvait savoir. Paniquée, elle relut le message une deuxième fois, confirmant qu’elle ne rêvait pas. Pendant huit ans, ils avaient échappés à la justice, mais leurs actions les rattrapaient. La rattrapait, visiblement. Passant sur pilote automatique, elle s’efforça d’inspirer profondément pour se calmer. Elle n’était pas du genre à céder aux menaces. Mais cette fois, c’était différent. Si cette affaire s’ébruitait, elle perdrait tout. Sa carrière, certes, mais également sa famille, ces gens qu’elle aimait tant et à qui elle avait mentit pendant toutes ces années. Passant sa main sur sa nuque, elle put constater qu’elle était trempée de sueur. La peur semblait se lire dans son regard. Elle devait quitter ce bureau. Reprenant ses affaires, elle glissa le courrier dans l’enveloppe et l’enveloppe dans son sac. Puis elle retourna voir Lydia, avec un sourire crispé vissé sur son visage. « Lydia, vous pouvez annuler tous mes rendez-vous jusqu’à la fin de la semaine. Je dois m’absenter pour euh … une urgence familiale », annonça-t-elle sans se préoccuper de la moindre politesse. Et sa décision était prise. En quelques secondes, elle avait choisi. Elle renonçait à cette affaire. Brent était doué, il n’avait pas besoin d’elle, il la gagnerait de lui-même. Et pendant ce temps, elle devait disparaître. Quelques heures plus tard, ses bagages étaient faits. Assise dans la salle d’embarquement, elle laissa pianoter ses doigts une dernière fois sur l’écran de son téléphone pour composer les mots suivants : Brent, je sais que cette annonce est plutôt surprenante, mais je quitte l’Angleterre pendant quelques semaines, pour rejoindre Andrew. Je n’ai aucune affaire en cours pour l’instant, à l’exception de l’affaire Amy Jones et je suis certaine que tu te débrouilleras très bien sans moi. Ne m’en veux pas, nous aurons l’occasion de travailler ensemble sur une autre affaire à mon retour. Je t’embrasse. Maggie. Puis elle coupa son téléphone, se déconnectant de cette réalité déplaisante qui ressemblait étrangement à un cauchemar.







Dernière édition par Mary-Margaret Livingston le Dim 9 Aoû - 14:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 12 Juil - 13:29

"Maggie c'est la meilleure" ça va tes chevilles vont bien, elles n'ont pas gonflé? siffle. Bon Drew est d'accord pour dire que sa petite soeur est la meilleure mais on sait tous qu'il n'est pas du tout du tout du tout objectif franchement Rolling Eyes. Tu sais déjà tout ce que je pense de Maggie, c'est pas comme si je t'avais un peu embêté pour qu'elle arrive cette folle secret. En tout cas j'ai super hâte pour tout ce qu'on a prévu, ça va être trop drôle sérieux et puis la Livingston family est la meilleure famille du monde, la plus belle, la plus cool et la plus sympa keur. Et je compte sur Maggie pour mettre son nez partout dans les histoires de son frère, elle est très douée pour ça on le sait bien siffle

Et vu que c'est les plus mignons:


Re-bienvenue à la maison keur

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Have you come here for forgiveness
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 12 Juil - 16:54

cute OMG youhou Qu'elle est méga giga parfaite, qu'elle est belle et bien plus encore omg ouiii hugs J'ai juste failli faire une crise cardiaque en voyant le pseudo coeur2 et puis franchement elle est trop trop trop choupette dans le gif que tu as mis dans ta présentation youhou cute keur
C'est trop cool de la voir par ici jump I love you
Bon ben à part ça j'ai même plus besoin de te re-re dire bienvenue vu que tu fais "partie des meubles et de la déco" What a Face Arrow
Pleins de paillettes, de cœurs et de confettis sur le bout de ton nez  cute  hug  hugs  cutie2  hugs2  coeur2
licorne
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LA VEUVE EPLOREE
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 12 Juil - 17:23

Oh mais voilà la soeur pot-de-colle du Drewchoupi siffle
Gemma est toujours aussi jolie, je suis jalouse bave
Re-bienvenue sur le forum, tu préfères être quoi cette fois : une chaise, une table ? Laughing

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    the heart wants what it wants
    well I guess it would be nice if i could touch your body, i know not everybody has got a body like you. but i've got to think twice before i give my heart away. - george michael ©️ .bizzle
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 12 Juil - 18:27

WELCOME to youuuuuu pompom
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 12 Juil - 18:31

Oooooh mais c'est donc toi Maggie ! Trop bien, il nous faudra un lien cute
Rebienvenue du coup cute

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I'm sorry for blaming you for everything I just couldn't do, and I've hurt myself, by hurting you. Somedays I feel broke inside but I won't admit. Sometimes I just want to hide, cause it's you I miss. And it's so hard to say goodbye when it comes to this. @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Lun 13 Juil - 12:00

Hello sweetie cutie




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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Lun 13 Juil - 12:57

M&Ms ! ♥
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Lun 13 Juil - 15:47

Bienvenue coeur
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Lun 13 Juil - 22:35

Tiens, je l'ai déjà vu quelque part celle-là siffle
Inutile de te redire bienvenue, hein, parce qu'en fait, tu es chez toi. Mais ça fait plaisir de revoir la binette de MM. lick Il me reste plus qu'à convaincre Drew de changer de soeur avec moi, parce que toi, au moins, t'es sympa, pas comme l'autre là Arrow
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Lun 13 Juil - 22:40

Oh et tu parles autrement de Becky, Shay Rolling Eyes. Ca va pas le faire sinon et Drew n'échange pas sa soeur, jamais de la vie omg

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Is it getting better or do you feel the same? Did I disappoint you? Or leave a bad taste in your mouth? Did I ask too much more than a lot. You gave me nothing, now it's all I got. We're one but we're not the same. We hurt each other then we do it again  
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Sam 18 Juil - 21:16

Bienvenue Smile
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Mar 21 Juil - 21:11

Gemma est super jolie cutie Et j'adore le pseudo aussi youhou Rebienvenue keur
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Jeu 23 Juil - 10:42

Tiens, une revenante siffle
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Lun 27 Juil - 20:54

Hola hola petit zébrion zebre
Tu n'as pas encore fini ta fiche, penses-tu la finir bientôt ? Et jusqu'à quand désires-tu un délai? keur
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 9 Aoû - 14:19

DREW - Mon choupinou omg Je n'y peux rien, Maggie c'est la meilleure et mes chevilles vont très bien, merci de t'en soucier siffle Drew est très très objectif voyons, autant que Maggie l'est quand ça le concerne lui Rolling Eyes Je suis contente de voir que les Livingston sont de nouveaux réunis :cutie C'est la meilleure famille du monde de toute façon, hihi cute Maintenant la jolie Maggie va de nouveau mettre son nez partout dans les affaires de son grand-frère et Becky elle va en pâtir, mwahahah siffle keur Cœurs sur toi lick keur

LAUREN - Hanw, mais toi t'es vraiment trop mignonne cute Je suis contente que tu aimes ma Maggie et on va se trouver un super lien encore, comme toujours cutie Oui, je fais partie de la déco, tu n'as pas vu ma tête sur la tapisserie ? Rolling Eyes Merci à toi en tout cas, trop d'amour pour ta personne cutie

FELICITY - Pot de colle ? Je ne vois pas du tout de quoi tu parles franchement Rolling Eyes Merci à toi en tout cas. Et oui, moi aussi je suis jalouse de la beauté de Gemma, elle est trop parfaite, elle m'énerve fouet

NALANI - Merci toi cutie

HYLAN - Oui c'est moi, tu m'as grillée siffle Merci à toi et oui je suis sûre qu'on va trouver un super lien tous les deux cutie

BRENT - lip shower mareed riley2 bernie cutie2 secs
(Nos duos amicaux c'est les meilleurs siffle)

NEA - Le retour du M&Ms Rolling Eyes

ABIGAIL - Merci ma jolie cutie

SHANLEIGH - Ah bon, tu l'as déjà vu quelque part celle là ? Je me demande bien où siffle Je suis d'accord pour qu'on change de frères et soeurs, comme ça Bex ne pourra pas l'avoir et moi je le garderais pour moi siffle Je trouve que c'est un bon deal Arrow (Je suis schizo bonjour hide)

DREW BIS - C'est moi que tu dois défendre, pas cette mocheté de rouquine irlandaise que tu veux te faire là, oh pan

NOA & ROSE - Merci les mignonnes bernie

JOOS - Merci le babouin siffle

Bon, j'ai ENFIN fini du coup Arrow
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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   Dim 9 Aoû - 17:23

J'avais déjà presque tout lu donc ça va c'était pas trop long à lire franchement siffle
Andrew a toujours raison, elle devrait le savoir Maggie et elle n'a pas le droit d'être en colère contre lui non mais oh boude. C'est lui qui devrait faire la tête vu qu'elle est vilaine angel
En tout cas welcome back avec la Narcisse I love you

Drew ne veut pas faire d'échange de soeur d'ailleurs, il garde celle qu'il a et c'est tout Rolling Eyes. Et non Maggie n'est pas la meilleure ça suffit angel



bienvenue sur

Giving for Africa



Bravo ! Tu as rejoint l'aventure Giving for Africa ! Maintenant que tu fais parti de l'équipe, peu importe ton groupe, voici quelques conseils pour commencer ton intégration :

♣️ Parce que c'est toujours mieux à plusieurs, commence par te créer une fiche de liens et de rps, n'hésite pas à poster dans celles des membres déjà présents pour trouver des idées.

♣️ N'oublie pas de recenser le métier de ton personnage, c'est à faire .

♣️ Tu peux également inventer tes propres scénarios (ici) ou bien proposer des liens avec des personnages pré-définis (ici).

♣️ Pour te lancer dans le rpg et commencer dès maintenant à faire vivre ton personnage, tu peux aller poster dans la boîte à rps. Nous ferons au mieux pour te trouver un partenaire et une situation folle-dingue pour vos personnages. Ou tu peux directement faire une demande plus simple, ici.

♣️ Et pour finir, tu peux flooder car c'est toujours amusant, et surtout voter pour Giving for Africa : ici, tes votes sont très importants car ils permettront à de nouvelles personnes de nous rejoindre.

Tu es désormais prêt pour rejoindre le reste de l'équipe et découvrir les merveilles de la savane ! En espérant que tu t'y amuseras bien  





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MessageSujet: Re: MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.   

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MAGGIE ♔ Love is a dangerous game to play. Hearts are made for breaking and for pain.

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