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 Eugene - Hear me Roar

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MessageSujet: Eugene - Hear me Roar   Ven 31 Juil - 16:28

Hear me Roar
Eugene & Louise
Le vrai but de la séduction, c'est de s'exercer comme puissance, comme jeu, et non pas comme pouvoir ▬ CESPEDES


Le soleil brillait haut dans le ciel lorsque l’utilitaire du centre GFA s’arrêta dans Soweto en soulevant un nuage de poussière. Louise et deux collègues du centre en descendirent. Aujourd’hui, la mission de la vétérinaire ne touchait pas des animaux mais des hommes. En effet, elle aidait un médecin et une infirmière à faire des vaccins aux enfants du quartier défavorisé. Même si ce n’était pas des animaux, faire un vaccin à un enfant ne serait pas bien compliqué pour la jeune femme. Surtout qu’elle adorait les enfants.  Les trois membres du centre, vêtu d’un pantalon en toile beige et d’une chemise à manche courte blanche avec le logo GFA furent vite reconnus et n’eurent pas de soucis à installer leur matériel. En général, ils étaient plutôt appréciés car ils venaient souvent aider ici, que ce soit pour des soins médicaux, des conseils de tous ordres, du matériel scolaire … Et donc la population ne les rejetaient pas, malgré le fait qu’ils soient blancs. Ne nous voilons pas la face : il y a du racisme dans les deux sens et de nombreux noirs de Soweto en voulaient encore beaucoup aux blancs pour les années d’exclusions sociales. Louise ne leur donnait pas forcément tord même si elle faisait partie des personnes profondément utopistes qui aimeraient que tout le monde vive dans le respect et l’acceptation de l’autre.

Les trois amis du centre commencèrent à discuter avec la population pour leur dire que c’était un vaccin important pour leurs enfants, qu’en ce moment, il y avait de fort risque d’épidémie s’ils ne le faisaient pas … Et bientôt, le message de prévention porta ses fruits car plusieurs enfants commencèrent à faire la queue avec leurs parents. La tâche était simple : prendre le nom de l’enfant, voir s’il était déjà dans le fichier et sinon, l’ajouter. Il fallait ensuite injecter le vaccin. Louise rassurait les enfants de sa voix douce. Certains pleuraient car ils avaient peur, d’autres étaient timides et d’autres très souriant. Tout se passait bien jusqu’à un moment. Louise releva la tête et vit un visage qu’elle connaissait et qu’elle n’avait pas du tout envie de revoir. Elle ne savait pas le prénom de cet homme. Il l’avait tenté de la draguer dans un bar lors d’une sortie entres amis. Il avait d’abord été poli puis devant le peu de réaction de Louise s’était montré insistant, allant jusqu’à lui tenir le bras quand elle avait voulue partir. Elle s’était alors défendue, lui jetant son verre à la figure et lui faisant une scène devant tout le monde. Accompagnée de ses amis, elle était vite partie sans attendre une réaction de sa part. Les hommes peuvent être dangereux, surtout ici. La plupart a été élevée dans la violence et la drogue … Elle fit mine de l’ignorer et repris son travail.
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© Gasmask
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MessageSujet: Re: Eugene - Hear me Roar   Jeu 27 Aoû - 18:15

Je claque la porte du bordel et je dépose une cigarette entre mes lèvres. Je l'allume et j'accélère le pas alors que j'en tire ma première bouffée. Mon second m'a informé que le centre humanitaire Giving For Africa a posé une tente à quelques pas de là et que ça fait fuir les clients. Cette bande de blanc qui pense pouvoir révolutionner nos vies me file la nausée. Nous n'avons pas besoin de leur aide, de leurs soins, de leurs vaccins ou je ne sais quelle connerie encore. Nous survivons, comme nous le pouvons et ce depuis des générations. Les blancs viennent ajouter quelques lignes à leur CV avec leur belle générosité puis ils repartent aussi vite qu'ils sont venus. Entre deux belles actions, ils viennent se relaxer à Soweto et baiser l'une de mes prostituées parce que rien ne vaut une belle femme noire, n'est-ce pas ? Et puis, de temps à autre, nait de cette union un bâtard métisse : ni réellement d'ici, ni réellement de là-bas. Et ce putain de métisse doit en suer pour réussir. Oui, c'est à cause d'un blanc que je suis là aujourd'hui. C'est à cause d'un blanc qui a laissé un petit souvenir à ma mère et qui m'a imposé la vie que je mène désormais. J'ai du en baver pour réussir. Le respect pour moi ce n'était pas dû dès la naissance. J'ai du le gagner.

J'avance rapidement et je reconnais au loin le logo du centre humanitaire. Ils n'ont vraiment peur de rien en venant ici, vu les tensions qu'il y a en ce moment avec les gens du sud. Je vois un groupe de jeune qui s'affaire autour d'enfant. Ils ont l'air de leur donner des médicaments et de leur faire prendre un traitement que, de toute façon, personne ne pourra continuer une fois qu'ils seront partis. Je soupire à l'idée d'avoir à faire à ces personnes. De toute façon, je ne compte pas prendre de gant.
Plus je m'approche, plus j'arrive à voir précisément chaque individu formant le groupe. Très vite, je reconnais une fille et là, un petit sourire se dessine sur mon visage. Maintenant, ça va devenir intéressant. Son regard croise le mien, mais elle regarde tout de suite ailleurs, visiblement décidée à m'ignorer. Vu comment notre entrevue de la dernière fois s'était terminé, rien de bien étonnant. Celle-ci est réellement séduisante et je n'avais pas pu m'empêcher d'aller l'aborder. Il fallait que je la ramène chez moi et que je lui fasse découvrir un peu de notre exotisme à Soweto. Il est bien rare que je sois attiré par une femme blanche, mais celle-là m'était apparu comme le fruit défendu, celui que je n'avais pas le droit de croquer et ça ne faisait que m'attirer encore plus. Maintenant que je découvre qu'elle est bénévole au centre, ça me donne envie de m'amuser un peu.
« Salut chérie » je balance en arrivant directement face à elle. Je sais bien que cette fois elle ne m'enverra pas pêtre comme au bar, elle ne peut pas se le permettre devant son chef. « Moi aussi j'ai besoin de soins, je suis malade. »
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Eugene - Hear me Roar

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