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 You say good morning when it's midnight | Donovan

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MessageSujet: You say good morning when it's midnight | Donovan    Lun 3 Aoû - 1:59



Tu te frottes les yeux en sortant de l'allée. Ces sept d'heures d'avion t'ont littéralement tuer ; tu dors debout et tu as mal partout. Tu as pris la place la moins chère alors, évidemment, le confort n'allait pas avec ; mais bordel, qu'est-ce que ces sièges faisaient mal au dos, ils devraient au moins les changer ! Soupirant, tu te retrouvais en plein milieu de l'aéroport et le brouillard dans ton esprit t'empêchait d'y voir clair. Où aller maintenant ? Tu devrais probablement aller à l'agence pour demander les clés de ton nouvel appartement mais... Où trouver un taxi ? Y'en avait un au moins ici ? En plus, tu prenais ton service dès demain matin, alors tu allais devoir trouver un bus rapidement pour te mener jusqu'à GFA et... Argh.

En cet instant, tu aurais juste voulu un bon lit bien douillet.

Et puis, même arrivé ici, tu te demandais encore si partir était une bonne idée. Peut-être était-ce un mauvais choix ? Peut-être que tu ne trouverais rien d'apaisant ici, que ça ne t'aidera pas à tourner la page, à faire de toi quelqu'un de mieux ? Tu n'en savais strictement rien et cela t'angoissait. Que faisais-tu vraiment ici, au fond ? Etait-ce pour les autres ou pour toi ? Voulais-tu vraiment le savoir ? Tu secouas la tête et pris une grande inspiration pour te motiver. Allez, Mika, maintenant tu étais arrivé alors il était trop tard pour faire marche arrière. Et puis qui vivra verra comme on dit, n'est-ce pas ?

Bon, cela ne t'avançait pas plus pour savoir où aller. Tu parcourus l'aéroport du regard, essayant de distinguer quelqu'un qui pourrait éventuellement t'aider dans la foule ambiante. Tu n'aimais pas être entouré d'autant de gens, cela te mettait toujours mal à l'aise. Tu t'avanças alors vers l'un des sièges un peu à l'écart et vis alors un homme. Il était vraiment, vraiment grand, ce qui te fit écarquiller les yeux. En même temps, du haut de tes 1m72, on n'allait pas dire que tu étais un phénomène de grandeur ; mais lui alors, il te semblait immense. Tu t'approchas légèrement de lui, mal à l'aise, serrant ta valise dans ta paume jusqu'à ce que tes jointures en devinrent blanches. Tu tapotas légèrement son épaule pour attirer son attention et prit aussitôt ton ardoise autour de ton cou pour écrire :

– Bonjour monsieur, excusez-moi de vous déranger mais... Vous sauriez où se trouve le coin des taxis ?

Tu te mordillas la lèvre, espérant au moins qu'il lise l'anglais. Mon dieu oui, sinon tu allais passer pour un gros couillon et tu aurais la honte de ta vie. Tes joues se teintèrent de rose à cette pensée et tu esquissas un sourire maladroit vers ton interlocuteur, relevant réellement ton regard vers lui... Et ton souffle se coupa. Oh. Grand Dieu. Étaient-ils tous comme ça en Afrique du Sud ? Tu n'allais pas pouvoir tenir très longtemps ici si c'était le cas. Tu clignas plusieurs fois des yeux, envahit par la beauté et l'attraction que portait l'individu envers toi. Tu te raclas la gorge, encore plus mal à l'aise, et détournais légèrement les yeux parce que si ça continuait, tu allais devenir rouge tomate mûre et ça n'aurait pas été bon. Pas bon du tout.
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MessageSujet: Re: You say good morning when it's midnight | Donovan    Lun 3 Aoû - 11:41

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Où que tu ailles, tu ne passes inaperçu. Tu ne le fais pas exprès, tu es simplement comme ça. Le type beaucoup trop nordique, blond, les yeux bleus, grand très grand, des jambes interminables toujours moulées dans des jeans aux revers un peu haut exposant des chaussettes blanches, des chemises tout aussi pure ou aux motifs douteux, aux manches remontés sous tes coudes laissant voir quelques tatouages qui ne riment à rien. On te regarde, mais tu t'en fiches. C'est certainement une habitude maintenant, tu n'y fais plus attention. Il y a ceux qui jugent sans même savoir, ceux qui sont juste curieux ou tout simplement les dégoûtés. Mais qu'est-ce que tu peux en avoir à faire, de tous ces gens qui ne sont q'yeux et langues quand il s'agit des autres ? D'où tu viens, on t'a habitué à ce genre de regards jaugeur, ces commérages sans fin et ces histoires racontées sans qu'elles ne soient vraies. Tu es immunisé contre ces âneries, contre ces conneries dirais-tu même alors c'est vrai que des regards de travers dans un aéroport, ce n'est pas ce qui te fait peur. Tu pourrais finir frappé pour ces mots que tu penses. "Ah ouais, tu n'as pas peur ?" mais tu t'en fiches aussi, parce que de toute manière si c'est que tu mérites alors ça  t'arrivera un jour, certainement. Fatigué de ton voyage aux couleurs boréales, tu voudrais bien rentrer. Ta valise est lourde et le voyage a été assez mauvais ; le problème d'être grand dans un avion aux prix plus qu'abordables pour cette saison. Certaines fois, les jambes bloquent un peu. Tu aurais espéré n'avoir personne à tes côtés, mais c'était trop espérer alors tu avais au moins prié pour avoir l'aller mais tu t'étais retrouvé contre le hublot. Pas de chance, tout simplement. C'est vrai que tu as pu admirer les paysages, mais ce n'est pas ce qui t'intéresse le plus. Tu les connais, les paysages et les voir d'en haut ne te fera pas changer d'avis ; tu les trouves toujours aussi beau et attrayants, quoi qu'il arrive. C'est sûrement ce qui t'a toujours plu dans ton pays, ici. Ce sont ces paysages, cette beauté à perte de vue qui inonde les âmes. Le ciel gris qui n'est pas maussade. On se plaint de la pluie, trop triste, des orages qui grondent mais quand c'est ici, cela semble normal. Ca ne rend pas triste, ça ne rend pas mélancolique. Le ciel est tout simplement comme il devrait être. Tu as eu de la chance toi, il ne faisait pas si moche quand tu es parti, l'été aide beaucoup à cela. Mais le plus dur dans ce voyage, le plus fatigant, ce sont les plus de trente heures de voyage. Prendre l'avion un matin, pour arriver un soir, le décalage horaire, le changement d'avion. Tu es un peu perdu, tu dois l'avouer. Première escale à Berlin, quasiment une journée, seconde à Abou Dhabi. Tu en es fatigué. Tu sais que ce n'est pas un voyage que tu feras souvent, à moins d'inventer une ligne directe mais le voyage serait certainement trop long.

Ton arrivée en Afrique du Sud fut la bienvenue, elle fut salutaire. Tu n'aurais certainement pas supporté un avion de plus. Le monde qui t'entoure te donne mal à la tête. Tu as besoin d'une cigarette. Tu as besoin de t'asseoir. Tu ne sais plus vraiment. Tu veux juste qu'on te fiche la paix. Mais c'est toujours dans ces moments là que quelqu'un décide de venir vous voir. Tu sens la main sur ton épaule, tu te retournes. Tu n'as pas l'air gentil, tu as les sourcils froncés, l'air fermé. Tu t'attends à ce qu'il parle, à ce que très franchement il t'emmerde mais il ne dit rien. Il a simplement ses yeux dans les tiens. Pendant quelques instants tu t'y perds et ce qui te ferait esquisser un semblant de sourire si tu n'étais pas fatigué, c'est sa taille. Petit. L'idée que tu es trop grand effleure encore ton esprit et tu soupires. Qu'est-ce qu'il veut ? Tu mets un peu du temps à comprendre qu'il te montre une ardoise sur laquelle sont écrits des mots. Ca te fait hausser un sourcil, il ne peut pas demander comme tout le monde ? Apparemment, non. « Je suppose que pour avoir des taxis, il faut d'abord sortir de l'aéroport... Avec un peu de chance, c'est juste devant. » Dis-tu alors, un peu sarcastique, sortant ton portable de ta poche pour regarder l'heure. Trop tard. Il risque de payer un peu cher son taxi. Range ta bonté, Donovan. Range-là. Tu t'apprêtes à tourner le dos, partir, prendre ta voiture mais tu finis par le regarder. Encore. Il a l'air perdu. Tu passes une main dans tes cheveux, plaquant une mèche en arrière. Tu hésites quelques instants avant de lui dire ; « Si vous savez où vous allez, je peux peut-être vous y mener ? J'ai ma voiture.... Au lieu de payer une course de taxi qui risque de vous coûter toutes vos économies, vous payer la moitié du parking ? » Tu ne souris pas, mais tu as cette chose dans le regard. Tu prends la poignée de ta valise trop lourde et réajuste ton sac à dos sur ton épaule. Autant faire d'une pierre deux coups, s'il veut bien.


Dernière édition par Donovan L. Hungerbühler le Mar 11 Aoû - 9:37, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: You say good morning when it's midnight | Donovan    Lun 3 Aoû - 18:30



Tu te demandes si tu as bien fait de demander de l'aide à cet homme. Tu te demandes si tu ne le dérangerais pas, par hasard. Peut-être qu'il attendait quelqu'un qui l'accompagnait. Ton regard se posa sur sa grosse valise et son sac à dos. Il était partis un petit moment, on dirait. Tu ne sais pas trop. Depuis quand spéculais-tu sur la vie des autres ? Tu avais toujours été trop curieux, de toute façon. Ça te donne envie de soupirer, mais tu te retiens. Il ne manquerait plus qu'il le prenne pour lui. Il a le regard froid, la posture droite. Une mèche rebelle sur le front. Tu aurais envie d'y glisser tes doigts pour la remettre, mais ça serait vraiment déplacer.

Alors tu te contentas simplement de dessiner un sourire sur tes lèvres, plus ou moins bancal.

Il hausse les sourcils en voyant ton ardoise. Ouais, la même réaction que tout le monde ; bha alors, pourquoi il ne parlait pas, celui là ? Il avait peut-être un problème. Il était malade ? Il était né sans cordes vocales ? Ça existe ça, au moins ? Il fait un peu débile avec son ardoise. Tu sais ce qu'ils pensent tous, de toute façon. C'est comme ça, tu fais avec, mais ça se lit tellement dans leurs regards parfois que ça t'irrite. Ils pourraient penser un peu moins bruyamment, tout de même, c'était parfois tellement flagrant que c'était comme si ils le disaient à haute voix. Sa remarque, par contre, te fait sourire. Pourtant, tu captes bien que c'est entièrement sarcastique, mais tu aimes bien au fond, ça te fait doucement rire. Peut-être parce qu'il avait raison. Peut-être parce que tu te moquais de toi-même et de ta stupidité.

Tu t'apprêtais à prendre ton ardoise pour le remercier lorsqu'il te proposa de t'emmener. Tu redressas ton regard vers lui, surpris. Tu ne t'y attendais pas du tout, surtout que ça ne se passait absolument pas comme ça à Sydney. En fait, là-bas, c'était limite si on ne t'aurait pas cracher dessus pour avoir osé aborder quelqu'un. Enfin bref. Tu n'étais plus à Sydney n'est-ce pas ? Tu ne devais même plus y penser, c'était hors de question. Tu te rendis alors compte que tu devais bien répondre quelque chose et tu effaças rapidement ton ardoise pour y écrire ces mots :

– Ce serait vraiment gentil de votre part, merci infiniment.

Tu espérais juste que l'agence soit dans son secteur, histoire qu'il ne fasse pas des kilomètres pour toi. Après, tu connaissais le chemin jusqu'à ton appartement. Et tu espérais aussi qu'il y avait les horaires de bus inscrits quelque part dans la ville. Soupirant, tu attrapais ta valise et te mis à le suivre, hésitant à savoir quoi dire. Ou plutôt quoi écrire. Mais peut-être qu'il ne voulait pas parler, en fait. Tu finis cependant par reprendre ton ardoise :

- Je m'appelle Mickael. Enchanté de vous rencontrer.

Tu lui aurais bien serré la main, mais vous étiez tous les deux envahis par les sacs et en train de marcher, en plus de ça. Tu te contentas juste de lui offrir ton plus beau sourire.

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MessageSujet: Re: You say good morning when it's midnight | Donovan    Lun 10 Aoû - 15:16

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Il te remercie. De rien. Tu ne réponds pas vraiment, un simple haussement d'épaule comme pour dire que c'est normal ; en vérité, à ce moment précis, tu ne vois que la praticité de son accompagnement ; ça te permet d'économiser un peu sur ton voyage. Avec ce que tu gagnes et ce que tu as dépensé pour partir et là-bas en général, ce n'est pas de refus. Mais tu n'es pas certain que lui voit les choses comme ça. Tu le regardes un peu, du coin de l'oeil, tu cherches à savoir d'où il vient. Tu n'es pas vraiment curieux, ce n'est pas tin genre de poser des questions sur les autres comme ça mais c'est vrai que celle-là te brûle la langue. Il est plein d'affaires et de valises, beaucoup trop chargé pour revenir d'un simple voyage. Il déménage ? Peut-être. Après tout, beaucoup l'ont fait ici. Tu lui aurais bien posé la question, mais tu te rends bien compte que cette ardoise, ce n'est pas pratique quand on est chargé. Tu viens alors à t'en demander à quel point ce peut être difficile, lors de conversation important. Tu t'énerverais toi, si tu étais lui. Parce qu'après avoir écris tes mots, sûrement que les autres seraient passés à autre chose, certainement qu'on aurait ignoré ce que tu as à dire. C'est un sentiment d'impuissance qui t'aurait envahi, tu n'aurais jamais su vivre comme ça ; c'est drôle à dire mais à cet instant là, tu as beaucoup de respect pour lui et peut-être même un peu d'admiration que tu n'avoueras jamais, par fierté. T'es perdu dans tes pensées, parcourant cet aéroport beaucoup trop grand quand il te présente cette ardoise, à nouveau. Tu lis son prénom, le regarde et sans esquisser un sourire, tu hoches un peu de la tête ; « Enchanté. » Commences-tu alors, pas vraiment ravi de le rencontrer sans que ça ne te déplaise non plus ; « Moi c'est Donovan. » Dis-tu alors, sans vraiment exprimer une émotion quelconque sur ton visage. Tu es juste Donovan. Dans ta tête, une autre question se pointe. S'il est muet de naissance, connait-il la sensation de prononcer un prénom ? Et s'il ne l'est pas depuis la naissance, cela lui manque-t-il ? Tu imagines le sien de prénom, rouler sur ta langue, le "m" laissant tes lèvres humides un peu collées entre elles alors que le reste coule tout seul, le "k" venant  casser cette charmante harmonie de lettre pour donner un peu de dureté que le "l" vient adoucir le tout. Ou peut-être qu'il n'y a que toi, qui décortique ainsi un prénom, mais tu aimes bien. Tu trouves que ça révèle beaucoup sur une personne, peut-être un peu trop, sans que jamais celle-ci ne le sache. Tu n'as jamais chercher à faire ça avec ton prénom, tu aurais certainement trop peur du résultat pour ça, la vérité te frapperait en plein visage et comme à tout le monde, la vérité te fait peur. Tu lui aurais bien rendu son sourire mais on dirait que d'étirer tes lèvres coutent trop cher alors tu as tout simplement refait un petit signe de tête sans plus vraiment faire attention à lui jusqu'à la sortie de l'aéroport.

« Ma voiture est part là. » Dis-tu alors sans savoir si tu le tires de ses pensées, s'il est heureux que tu brises ce silence dans lequel tu te replonges bien vite. C'est peut-être quelque chose que beaucoup de personnes vont te reprocher, de ne pas parler, de ne pas chercher à t'intéresser, ce genre de choses. Tu soupires pour toi même, la valise tire sur ton bras et ton sac sur ton dos, tu ne veux qu'une chose rentrer. Arrivé à ton véhicule, tu en ouvres le coffre et proposes de l'aider pour poser sa valise. Ta main effleure la sienne quand tu l'attrapes mais tu ne relèves pas ce détail. Tu essayes de tout faire rentrer correctement, soupir de satisfaction quand c'est fait ; maison, me voilà bientôt. Tu souris pour toi, espérant que personne ne te voit avant de prendre le volant, le laissant s'installer avant de démarrer. Ca ne t'avait pas manqué, de conduire. Tu n'aimes pas vraiment ça. Mais pour une question pratique, tu avais été quelque peu obligé. Tu regardes, plisses un peu les yeux. T'as l'impression d'être vieux et de ne pas bien voir dans la nuit, il faudrait peut-être que tu ailles faire vérifier ça. Tu tournes ton regard bleu vers ton "invité". Il a vraiment une dégaine de touriste (mais est-ce que tu es bien placé pour parler ?), mine de rien, tu reportes ton attention sur la route et commences alors à demander ; « Et du coup, vous venez d'arriver ici ou vous étiez en voyage ? » Peut-être qu'une personne normale aurait demandé pourquoi est-ce qu'il ne parle pas, pourquoi cette ardoise, pourquoi et pourquoi mais tu en as conscience. Tu as conscience que ça ne doit pas être marrant tous les jours, qu'à force de répéter les mêmes âneries jour après jour, on doit en avoir marre. C'est son histoire et quelque part, pensant ne jamais le revoir, tu n'as pas vraiment envie d'en connaître plus sur lui que les faits présents ; un homme, des valises. Voyage ou dépaysement, c'est tout ce qui t'importe. Sorti du parking, tu as finalement payé toi, tant pis c'est pas très grave de toute manière. Il te fallait peut-être juste une raison pour le faire monter avec toi. Tu reportes alors ton attention sur lui quelques instants, attendant qu'il termine d'écrire sa réponse à ta question. Au fond, tu t'estimes chanceux ; ton silence n'est pas entaché.
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MessageSujet: Re: You say good morning when it's midnight | Donovan    Lun 10 Aoû - 23:42




Il n'est pas vraiment souriant, accueillant ou particulièrement bavard. Pourtant tu te dis que ça en rajoute sur sa beauté, ce visage fermé, sans expressions, un peu comme dans les romans d'amour où l'héroïne devenait toujours raide dingue du mec trop mysterious du lycée. Toi, ça te faisait doucement rire, mais maintenant beaucoup moins. Parce que tu as vingt-cinq ans et que tu réagissais encore comme un lycéen. C'était un peu énervant, au final, mais tu ne contrôlais pas vraiment tes réactions quand tu rencontrais quelqu'un qui te plaisait. Encore plus quand il faisait la gueule. Ton sourire s'agrandit cependant à l'entente de son prénom. Donovan. Dono. Donny. Tu listais déjà les surnoms dans ta tête, même si c'était probablement un peu débile vu que tu ne le reverras plus jamais et qu'en plus, il n'avait pas vraiment une tête à accepter les surnomstousmignons avec un grand sourire.

Étrangement, tu sentis le rire monter dans ta gorge et tu pouffas silencieusement avant de te reprendre dans une grande inspiration.

Tu le suivais dans l'aéroport avant de sortir de l'enceinte de l'établissement pour descendre vers le parking. Tu tirais ta valise derrière toi, réajustant la lanière de ton sac sur ton épaule, mais tout cela te semblait tout d'un coup plus léger. A peine arrivé, et tu avais déjà rencontré un potentiel futur pote ; tu ne savais pas vraiment si il était réciproquement heureux d'avoir fait une nouvelle connaissance, mais cela n'avait pas vraiment d'importance, au fond. Peut-être même que vous ne vous reverriez plus jamais, mais tu étais déjà heureux de ce moment passé en sa présence, aussi éphémère soit-il.

Tu sursautas légèrement quand il désigna le chemin qu'il fallait prendre dans un « ma voiture est par là ». Tu ne t'étais pas vraiment attendu à ce qu'il parle de nouveau, pensant probablement qu'il allait te déposer en silence, marmonnant un simple au revoir avant de disparaître de ta vie aussi rapidement qu'il y était rentré. Tu lui offris cependant ton plus beau sourire en le suivant jusqu'à sa voiture, t'apprêtant à glisser ta valise dans le coffre avant qu'il ne te propose de t'aider.

Et là.
Stop.

Ta main avait touché la sienne.
Ta. Main. Avait. Touché. Celle. De. Donovan.
Bip bip, corps demande réponse du cerveau, bip bip.

Tes joues se teintèrent de rouge et tu te sentis particulièrement stupide de réagir autant pour un simple frôlement de main. Tu repris tes esprits, trottinant jusqu'au siège passager pour t'installer, les joues toujours rouges, mais un sourire nais maintenant affiché aux lèvres. En fait, tu n'étais pas mieux que toutes ces héroïnes dont tu te moquais ; et tu te fis le serment de ne plus jamais se foutre de leur tête, la prochaine fois que tu lirais un livre. Tu le regardas se diriger vers le parking, non sans plisser légèrement les yeux. Il voyait mal dans le noir ? Tu lui offris un petit sourire lorsqu'il reposa son regard sur toi, et tu en profitas pour détailler ses yeux. Ils étaient... Bleus. Comme les tiens, mais un peu plus foncés. Ils étaient beaux. Tu déglutis, préférant reporter ton regard sur le route, histoire de ne pas trop passer pour un psychopathe.

Il te faisait vraiment beaucoup trop d'effets.

Tes yeux ne restèrent pas deux minutes sur la route avant qu'il ne te pose une question qui te surprit, tournant ainsi de nouveau ta tête vers son profil. Tu attrapas aussitôt ton ardoise, attendant qu'il finisse de payer pour la lui montrer :

– Je viens d'emménager, je commence mon travail à Giving For Africa demain. Et vous?

Attendant sa réponse, tu en profitas pour glisser ta main dans ta sacoche. Tu n'avais pas oublié que tu lui devais la moitié du parking, et tu n'aimais pas devoir de l'argent à ton entourage, encore moins quand tu venais de rencontrer la personne en question. Tu sortis donc quelques billets de ton portefeuille, glissant la liasse dans sa main, juste pour toucher de nouveau sa peau ; et, immanquablement, tu te mis à rougir telle une collégienne en chaleur. Aberrant. Tu te raclas la gorge, reportant ton attention sur la route alors qu'il démarrait pour s'engager dans les rues de la ville.
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MessageSujet: Re: You say good morning when it's midnight | Donovan    Sam 22 Aoû - 17:18

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Le chemin ne prendrait très certainement pas cent ans et tu savais que très vite tu serais débarrassé de ton hôte. Débarrassé ? Ce n'est peut-être pas le mot, tu ne sembles pas si dérangé que ça par sa présence. Au contraire peut-être, même. Tu viens de passer un séjour seul, sur une île où le silence est bien plus présent que le monde, tu viens de passer un séjour seul avec tes pensées, juste là à réfléchir, penser, faire marcher tes méninges alors malgré tout ce que tu peux dire. Un peu de compagnie ne fait pas de mal. Même si celle-ci ne parle pas. Juste la présence d'un être humain à côté de toi. Ça te manque. Tu ne devrais pas dire ça, certainement que tu ne devrais pas y penser non plus. Mais c'est la vérité. Un corps à toucher. À effleurer. À serrer dans tes bras. Tu te fous des claques mentales et regarde le blond ; tu ne devrais même pas y penser. Ce n'est pas le genre de choses que l'on fait quand on vient de rencontrer quelqu'un, ce n'est pas ce à quoi on doit penser quand on fait monter un inconnu dans sa voiture. Putain, que t'aimerais te foutre des baffes des fois pour faire passer ces pensées déplacées. Regardes donc ce que ça t'a déjà coûté, n'est-ce pas assez que de perdre l'amour parce que tu as été beaucoup trop gourmand ? Tu sais pourquoi tu te tiens à l'écart, tu sais pourquoi tu évites les autres le plus possible et pourquoi tu aimes ta solitude. Pour éviter ce genre de situations qui deviennent presque gênantes pour toi et seulement toi, idiot.Tu lis sa réponse et haussa légèrement un sourcil. Don cc'est "un petit nouveau", comme on dit. Encore un. Tu te demandes ce qui attire les gens ici, qu'est-ce que l'Afrique du Sud a de si spéciale, hein ? On pourrait te retourner la question, mais à vrai dire tu ne saurais trop quoi répondre. Peut-être qu'il en est de même pour lui ? Quelque part, au fond de vous, vous avez tous pris une carte du monde et posé votre doigt au hasard, pourvu que ça tombe sur quelque chose de loin, quelque chose où personne ne viendra jamais vous chercher. Peut-être que tu seras amené à le croiser plus souvent ? Tout dépend de ce qu'il fait. Tu voulus ouvrir la bouche pour lui demander mais tu t'es ravisé quand tu as sentis sa main dans la tienne, les billets glissés comme ça. Quelque part, ça te gênait. Parce que tu n'avais pas demandé ça si sérieusement que ça. Tu hausses les épaules et ranges tout de même les billets dans ton porte-feuille, lâchant alors quelques instants le volant, remerciant au passage le blond ; on ne crache pas sur l'argent, il est si dur à gagner.

« Simple vacances. » Avais-tu alors répondu à sa question histoire de ne pas paraître impoli sans pour autant trop t'épancher sur ta vie. Tu n'aimes pas vraiment ça et comme tu ne cesses de te le répéter ; il ne reste qu'un inconnu dont tu ne connais que le nom et la raison de son arrivée ici. Pourtant, encore des questions veulent traverser tes lèvres. Tu te maudis de lui montrer ainsi de l'intérêt mais tu mets ça sur le compte de la fatigue, c'est pas vraiment ta faute mais si tu ne veux pas t'endormir au volant, il faut que tu parles, même si ce n'est que tout seul. Ca, c'est l'excuse que tu t'es trouvée. En vérité, ce n'est que de la curiosité que tu as pour lui et tu aimerais bien que ce soit différence, quelque part. Tout de même, après plusieurs instants de silence, tu ne peux plus t'empêcher de dire ; « Et vous venez d'où ? » S'il avait parlé, tu aurais peut-être pu découvrir à l'accent qu'il aurait laissé entendre. Peut-être qu'il vient de chez toi, là, dans le nord ou de ton autre chez toi là, cette île où les gens parlent tous très mal comme s'ils avaient des chamallows dans la bouche, où ils ont l'air très hautain avec leur accent perché. Tu t'es toujours demandé quel effet tu faisais toi, quand tu parlais ? Certainement que des relents d'Islandais se fait entendre, quelques 'r' peut-être trop roulés, des syllabes mal appuyées. Tu n'as jamais su prendre un accent anglais parfais, certainement qu'on ne renie pas ses origines. Tu l'as observé quelques instants avant de reprendre la route ; tu n'en sais foutrement rien, d'où il vient et c'est peut-être tout cet air de mystère qui l'entoure qui te pique le nez et pique ta curiosité. Tu soupires, pour toi. Faiblard.
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MessageSujet: Re: You say good morning when it's midnight | Donovan    Lun 14 Sep - 13:19




Tu t'étais attendu au silence. A ce genre de silence que tu n'aimais pas, lourd, gêné, qui crispe plus qu'autre chose ; le genre de silence qui, tu le savais, aurait été le même que si tu avais parlé. Mais ça n'avait pas été le cas. Ton hôte de quelques heures s'était révélé être un vrai curieux, et ce n'était pas pour te déplaire. Tu pouvais ainsi lui retourner ses questions, en apprenant encore et toujours plus sur lui, par petits bouts, par bribes d'informations, qui auraient pu paraître futiles pour certains mais pas pour toi. Cette attirance qu'il jouait sur ta personne devait probablement avoir un lien avec cet intérêt que tu lui portais, probablement oui. Mais ce n'était pas tout. Son visage fermé lui donnait un air un peu mystérieux, et tu avais envie de savoir ce qu'il cachait derrière cette coquille, cette carapaces forgée autour de son aura.

Toi aussi, tu étais un vrai curieux de nature.

Il revenait donc de vacances. Il vivait donc ici. Depuis combien de temps ? Etait-ce aussi paradisiaque que le décrivait certains ? Tu te demandais quel effet ça faisait d'être ici toute l'année, été comme hiver, et tu te rappelais soudainement que toi aussi, tu saurais bientôt la réponse, car tu venais justement emménager pour cela. Pour changer d'air. Pour tourner la page. Vivre dans un lieu paradisiaque dans son paysage et démuni dans sa population. La joie gonfla ton coeur comme un ballon, et un sourire un peu stupide se dessinait sur tes lèvres. Oui, tu étais ici pour vivre une nouvelle vie. Faire ce que tu aimais faire. Aider les autres. Mettre des enfants au monde. Raconter tes histoires.

Tes petits baratins qui faisaient rire le monde.

D'ailleurs, tu aimais bien ton hôte pour ça. Il n'avait pas posé de questions sur ton mutisme, du moins pas encore. Juste des questions banales qu'on poserait à n'importe qui. Peut-être qu'il n'osait pas ? Cela ne se voyait pas sur son visage, en tout cas. Qu'il hésitait. Ca aussi, ça te plaisait. Ne pas lire toute la pitié, la curiosité que tu inspirais à ton interlocuteur. Tu avais enfin l'impression d'être normal. Mais c'était toi qui avait choisis de te taire, n'est-ce pas ? De ne pas être comme les autres et d'être regardé ainsi. Comme une anomalie de la nature, un être à part. Tant pis. Ca t'allait, toi. Tu n'avais pas besoin de ta voix, de toute façon. Tu arrivais bien à te débrouiller sans, depuis le temps. Tu remontas ton regard vers lui, tes pupilles bleutées se voilant un peu à sa question. D'où tu venais. Tes racines, ton accent, l'endroit où tu avais vécu. L'avant. Tu n'avais pas envie de te rappeler. Pas encore. Pourtant, il fallait bien donner une réponse. Non ?

- D'une île lointaine appelée Banana Split. Et vous ?

Oui, c'était ton dessert préféré. Tu lui désignas ton ardoise à un feu rouge, un grand sourire amusé aux lèvres. Peut-être que ça ne le ferait pas rire, lui. Peut-être qu'il va te trouver bizarre et te virer de sa voiture. Tant pis. Tu avais détourné le sujet, c'était suffisant. Il t'était impossible de te rappeler tes terres sans avoir cette envie de pleurer qui te serrait la gorge.

- Au fait... Vous pouvez me déposer à l'agence immobilière ? Je dois récupérer mes clés là-bas. Après, je peux me débrouiller.

Sourire poli. Tu reportas ton attention sur la route, te battant contre toi-même pour ne pas passer ton regard sur son corps pour la énième fois. Tu allais vraiment finir par dégager de sa voiture avec un coup pied dans les fesses.
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