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 you're the other half of my soul (baptiste)

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LA BATTANTE
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MessageSujet: you're the other half of my soul (baptiste)   Mar 27 Oct - 0:43


11:59 Je suis en retard. Merde. Il va falloir que j'accélère. J'appuie un peu plus fort sur la pédale d'accélérateur et je gagne rapidement cinq kilomètres heures de plus, dépassant d'autant plus la limite de vitesse autorisée. Je sais que je ne risque rien puisque tous les radars situé au Sud de la ville sont en panne, soit parce qu'ils ont été détruit par la racaille du coin, soit parce qu'ils sont tout simplement hors d'usage depuis bien longtemps et que l'état n'a pas le budget pour en payer de nouveaux. Donc, comme la plupart des usagers de ce grand axe reliant le Nord au Sud, j'en profite. Pourtant, je devrais avec quelques états d'âme étant donné que je rejoins mon petit frère policier pour le déjeuner. M'enfin, qui le lui dira de toute façon ? Et puis, avec sa fougue, ça m'étonnerait qu'il respecte toujours au pied de la lettre le code de la route.

Baptiste, oh mon Baptiste. Depuis que je ne vis plus à la maison, et ça fait maintenant quelques années, je ne passe plus autant de temps que je le voudrais avec lui. Et pourtant, cette petite distance qui s'est naturellement instaurée entre nous n'a strictement rien changé à notre relation. Toujours aussi complices, chaque moment que l'on partage est aussi unique et amusant les uns que les autres. Et puis, ce n'est pas parce que l'on se voit moins que l'on se parle automatiquement moins. Je crois qu'il ne se passe pas un jour sans que l'on ne passe pas au moins 2 minutes au téléphone. J'aime lui raconter ma journée, écouter ses blagues pourries et le taquiner sur son métier de flic. Malgré nos années d'écart, il n'y a jamais trop eu de problème entre nous. Au contraire, notre relation fraternelle a toujours plutôt été fusionelle. À travers les années, nous avons chacun alterné entre les rôles de protectrice/protégé et protégée/protecteur.

Je gare ma voiture devant le commissariat et je m'adosse contre ma petite Ford, vieille comme le monde mais toujours en bon état de marche. Finalement, j'ai beau être en retard de quelques minutes, il n'est pas encore sorti. Je sors alors mon paquet de cigarette et je m'en allume une. Je tire ma première bouffée lorsque j'aperçois mon petit frère pousser la porte du poste de police. « La ponctualité, tu connais ? » je déclare en adoptant une moue faussement boudeuse. « Je plaisante, je viens tout juste d'arriver. Tu me connais, incapable d'être à l'heure ces Lenoir. » Je m'approche de Baptiste pour lui faire une petite accolade. Je passe mon bras dans son dos et ma main saisit sa taille pour avancer bras dessus bras dessous avec mon cadet. « J'espère que tu as faim ! Parce que moi je compte dévorer tous les burger du resto ! » À peine quelques pas plus tard, nous nous retrouvons assis dans le fameux fast-food qui fait le bonheur des policiers du quartier. En réalité, le restaurant se trouve juste en face du commissariat et c'est toujours là que l'on se retrouve Baptiste et moi pour manger à midi lorsque nos emplois du temps le permettent.

Une fois assise face à mon petit frère, je découvre de profondes cernes et un regard extrêmement fatigué. C'est vrai que je le sentais déjà un peu moins énergique que d'habitude hier au téléphone, mais là je vois vraiment qu'il manque cruellement de sommeil. « Ben dis donc, qu'est-ce qui t'arrive ? T'as un peu trop fait la fête ou bien c'est une affaire qui te prend la tête ? » Avec Baptiste, ça peut être autant l'un que l'autre. Mon petit frère est un bon vivant et, tout comme moi, il lui arrive de vouloir s'amuser un peu trop et d'oublier qu'il doit aller travailler le lendemain. Bien sûr, ça n'arrive pas toutes les semaines, mais comment pourrait-on blâmer un jeune homme de 22 ans qui profite un peu de la vie en ville de temps à autre ? Et puis, il y a l'autre possibilité; celle de l'enquête qui l'obsède. Je sais que c'est déjà arrivé plus d'une fois malgré le peu de temps que Baptiste a passé au sein des forces de l'ordre. Il prend à coeur ses enquêtes et je crois même qu'il s'implique parfois même trop personnellement. Mais je ne peux pas lui en vouloir, Baptiste a un grand coeur et c'est d'ailleurs bien pour ça que je l'aime. « Allez, vide ton sac, p'tit frère ! »

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MessageSujet: Re: you're the other half of my soul (baptiste)   Jeu 29 Oct - 0:20



You're the other half of my soul ft penelope & baptiste

Il avait très peu dormi cette nuit là. La nuit d'avant aussi. En réalité, cela faisait quelques jour qu'il ne trouvait plus le sommeil ou du moins, qu'il avait du mal à le trouver. Paraît-il qu'il faisait des insomnies. Pas le genre d'insomnie associée à une dépression chronique ou à une solitude pesante. Pas le genre d'insomnie où il pensait trop à un futur peut-être effrayant. Pas le genre d'insomnie à refaire le monde avec des "et si". Non. Il avait cette affaire dans la tête. Elle ne le quittait plus. Il y pensait bien trop souvent; il y pensait tout le temps. Le soir aussi. Alors que ses parents regardaient la télévision et que la plupart de ses amis étaient entrain de faire la fête, lui, il s'enfermait dans sa chambre. Il tournait et retournait le problème dans sa tête. Il s'en torturait l'esprit. Il y avait forcément une faille. Il y avait forcément un détail qui lui avait échappé. Un infime fragment, une seule petite pièce qui pourrait les aider à assembler le puzzle. Ses proches avaient raison, il prenait sans doute cela trop à cœur. Toutes ces affaires. Son travail. Ses collègues lui avaient dit qu'avec le temps, ça passerait. Qu'avec le temps, il ferait la part des choses et que, passé la porte du commissariat son cerveau passerait à autre chose. Que ces affaires de meurtres resteraient avec son uniforme, au vestiaire. Il avait du mal à y croire, Baptiste. Comment trouver le sommeil quand un tueur en série règne sur la ville? Comment passer à autre chose avec la violence de ces actes? Une fois encore, c'était une question à laquelle il ne pouvait répondre. À son grand dam.  
Baptiste jeta un coup d’œil rapide à sa montre. Midi moins vingt. Il avait encore une petite vingtaine de minutes devant lui pour ré-éplucher le dossier. En terminant son troisième café de la matinée, il replongea le nez dans sa lecture. Le mode opératoire, les résultats d'autopsie, ce qui pouvait relier les victimes... Tout y était sauf une liste de suspects. Ou plutôt de suspectes. Une fois encore, il se laissa emporter et lorsqu'il releva la tête, midi était déjà passé. Il était en retard. Cinq à dix minutes, ce qui n'était en soi pas très grave. Mais c'était cinq à dix minutes de perdues avec Penelope. Ces précieuses minutes à passer avec sa sœur. Le policier avait fini par s'habituer à ne plus voir la bouille de sa grande sœur tous les jours. Il avait eu du mal, au début, lorsque Penelope s'était décidée à prendre son indépendance. Elle lui avait très vite manqué, parce qu'il avait toujours vécu avec elle. Mais le temps avait fini par faire son oeuvre. La place vacante qu'elle avait laissé à la maison était comblée par les nombreux messages échangés et par le fameux appel quotidien entre les Lenoir. Mais aussi et surtout par ces moments qu'ils s'accordaient pour se voir. Un café, un repas ou un apéro. Ils arrivaient toujours à s'accorder ne serait-ce qu'une heure l'un l'autre. Et, réalisant alors qu'il était entrain de diminuer cette heure, Baptiste se dirigea d'un pas vif vers les vestiaires pour se changer. Les policiers n'étaient pas forcément bien vus dans ce quartier, aussi leurs était-il conseillé d'être en civil lorsqu'ils n'étaient pas accompagnés d'autres collègues. En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, Baptiste avait enfilé ses vêtements de ville. Il traversa le commissariat presque en courant avant de ne pousser la porte qui menait vers la sortie. Automatiquement, un sourire vint étirer ses lèvres à l'instant même où il aperçut sa sœur. Fort heureusement pour elle, lorsqu'il n'était pas seul ou pas au travail, Baptiste arrivait à se vider l'esprit. Il secoua la tête en rigolant à la remarque de Penelope et à l'instar de celle-ci, il glissa une cigarette entre ses lèvres.


- Ce qui m'étonne le plus c'est que tu trouves le moyen d'arriver avant moi avec ta poubelle à quatre roues


À nouveau, il lâcha un rire. Il aimait bien la tacler sur sa vieille Ford. Il savait qu'elle était toujours en bon état et qu'elle pouvait l'emmener partout où elle le souhaitait, c'était sans doute le principal. Baptiste lui, préférait sa voiture moins... Rétro.
Il s'approcha à son tour de sa soeur et posa son bras sur son épaule. Ils devaient avoir l'air d'imbéciles heureux à marcher bras dessus bras dessous vers le fast-food d'en face mais ils s'en moquaient probablement. Baptiste ne put s'empêcher de lever un sourcil quand Penelope déclara vouloir manger tous les burgers du restaurant.


- Tu vas encore avoir les yeux plus gros que le ventre, faudra que je me sacrifie pour l'honneur en finissant ta bouffe!


Plus tard, la petite fratrie se retrouva attablée devant les burgers qu'ils étaient prêt à dévorer. D'ailleurs, Baptiste allait se jeter sur son premier burger (il avait lui aussi un très grand appétit, il fallait le dire) quand Penelope lui demanda ce qu'il se passait, l'incitant même à vider son sac. Il ne pouvait vraiment rien lui cacher, il lui suffisait presque d'un coup d’œil pour comprendre que son frère n'était pas au top de sa forme. Il faut dire qu'aujourd'hui, il avait l'air particulièrement fatigué. Le manque de sommeil commençait clairement à se faire sentir. Baptiste croqua une bonne bouchée dans son sandwich et prit son temps pour mâcher et avaler bruyamment; comme s'il voulait gagner du temps. Il n'avait pas envie d'embêter sa sœur avec ça mais il se doutait bien qu'elle insisterait s'il ne disait rien.


- J'aurais préféré te dire que j'ai fini à l'envers hier pour expliquer ma tête mais ouais, c'est une affaire qui me prend la tête.


Le cadet essuya sa bouche d'un revers de main avant de reprendre.


- Figure toi qu'il y a un tueur en série qui court dans les rues. Une tueuse pour être précis. Pour l'instant, elle ne s'en est prise qu'à des hommes mais je sais pas... ça me prend la tête. Je commence à comprendre comment elle fonctionne mais je ne trouve pas de lien suffisant entre les victimes qui pourrait me rapprocher d'elle.


Il attrapa son gobelet cartonné et inspira une longue gorgée de soda. 


- Je ne t'apprend rien si je te dis d'éviter Soweto la nuit? Manquerait plus que tu sois témoin et qu'elle s'en prenne à toi!


Ha... S'il savait. Si seulement il savait.


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MessageSujet: Re: you're the other half of my soul (baptiste)   Dim 29 Nov - 21:04

Les quelques secondes qui séparent mon arrivé sur place et la sortie du commissariat de mon petit frère me permettent de profiter un peu de la douce chaleur de cette fin de printemps. Je sens les rayons du soleil réchauffer ma peau blanchâtre qui aurait bien besoin d'une petite session de sunbathing. Je ne tire sur ma cigarette qu'une fois ou deux avant que Baptiste ne sorte et je ne peux retenir mon sourire en le voyant s'approcher. Je m'amuse à le taquiner sur son retard avant d'avouer qu'en fait, je viens tout juste d'arriver moi aussi. « Ce qui m'étonne le plus c'est que tu trouves le moyen d'arriver avant moi avec ta poubelle à quatre roues » Il ne me lâchera donc jamais avec ma voiture ! Je sais bien qu'il dit ça uniquement pour m'embêter, c'est ce que l'on fait tout le temps à vrai dire, s'envoyer des pics pour plaisanter. « Arrête, tu sais très bien que dans quelques années ce sera une vraie pièce de collection et elle vaudra des millions. » J'appuie ma remarque d'un petit clin d'oeil.

On ne s'attarde pas plus longtemps puisque je peux déjà entendre mon ventre gargouiller. N'ayant que très peu mangé ces vingt-quatre dernières heures, je compte bien me rattraper tout de suite. « Tu vas encore avoir les yeux plus gros que le ventre, faudra que je me sacrifie pour l'honneur en finissant ta bouffe! » Sachant pertinemment que je ne peux malgré tout pas le contredire, je ne cherche pas à nier. « Avoue que tu adores ça ! En plus j'ai d'excellents goûts. » Je réponds en minaudant quelque peu.
Une fois attablés, quelqu'un vient très rapidement prendre notre commande et nos burgers sont rapidement sous notre nez, émanant une odeur qui promet un met délicieux. Mais avant de commencer à manger, je remarque l'air fatigué de mon petit frère. Il n'a vraiment pas l'air dans son meilleur jour et je m'en inquiète. Ça ne lui ressemble pas d'avoir le visage si fermé. « J'aurais préféré te dire que j'ai fini à l'envers hier pour expliquer ma tête mais ouais, c'est une affaire qui me prend la tête. » me répond-t-il après que je lui ai demandé ce qui se passe. « Tu veux me raconter ? » Je sais très bien qu'en principe, il n'a pas vraiment le droit de me parler des enquêtes en cours. Et même si Baptiste a de beaux principes et qu'il respecte les règles - enfin la plupart du temps - je sais aussi qu'il me fait profondément confiance et qu'il lui arrive parfois de se confier sur son travail lorsqu'il en a besoin. « Figure toi qu'il y a un tueur en série qui court dans les rues. Une tueuse pour être précis. Pour l'instant, elle ne s'en est prise qu'à des hommes mais je sais pas... ça me prend la tête. Je commence à comprendre comment elle fonctionne mais je ne trouve pas de lien suffisant entre les victimes qui pourrait me rapprocher d'elle. » Tueuse en série. Tueuse en série qui ne tue que des hommes. Mon coeur se met à battre très fort dans ma poitrine. Baptiste a toute mon attention. Je suis suspendue à ses mots, comme dans l'attente d'une sentence destructrice. « Je ne t'apprend rien si je te dis d'éviter Soweto la nuit? Manquerait plus que tu sois témoin et qu'elle s'en prenne à toi! » Soweto ? Non, il ne peut pas parler de ce crime. Il ne peut pas parler de ces crimes. « Soweto ? » Je demande, stoïque. À l'intérieur, je suis pétrifiée. À l'extérieur, je parviens à garder ma poker face, à ne pas me montrer atteinte, à faire comme si de rien était. Je parviens à me saisir de mon burger pour croquer dedans. « Tu disais que tu comprends comment elle fonctionne... C'est déjà un bon début ! Je suis sûre que tu parviendras à la coincer ! Tu as déjà pleins d'éléments, j'imagine ? » Je demande, désireuse d'en savoir plus. En fait, c'est même plus qu'un désir de savoir. C'est une nécessité.

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