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 Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)

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Siobhan A. Villanueva
Siobhan A. Villanueva


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MessageSujet: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyMer 20 Mai - 22:05


Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. - FT. Joos.

Partir au Congo, ce n'était pas vraiment dans les plans de Siobhan au départ mais elle n'avait su rester à sa place quand elle avait vu qu'elle pouvait y accompagner Joos en mission humanitaire. Bien sûr, elle y voyait là un excellent moyen d'en savoir plus sur le jeune homme, parce qu'elle était convaincue qu'elle n'avait rien vu de celui qui avait aimé sa sœur la dernière fois. Elle espérait que ce voyage l'aiderait un peu à s'ouvrir à elle -et à ce qu'il parle d'Anna, c'était de loin ce qu'elle espérait le plus-. Et puis, comme la dernière fois, les choses s'étaient finalement très bien passées avec la jeune Malika, elle s'était dit que sa présence ne serait pas plus suspecte que cela. Alejandro n'avait pas du tout apprécié cette idée mais, la jeune femme s'était imposée, ne lui laissant guère le choix – à croire que ça devenait une habitude-. Elle était partie en pensant à sa sœur, à sa mort et à cet homme qu'elle avait aimé, qu'elle voulait connaître.

(..)

« Joos, tu peux m'aider avec ma robe s'il te plaît ? ». La jeune espagnole avait beau se tordre dans tous les sens, la fermeture tenant ce bout de tissus lui échappait constamment. Elle se redressa quand il s'approcha d'elle, son regard se posa droit devant alors qu'elle retirait délicatement ses cheveux pour dégager son dos. Elle sentit le tissus venir serrer un peu plus son corps, libérant la main qui jusqu'alors, appuyée contre sa poitrine, lui évitait de se retrouver en petite tenue devant Joos. « Merci. ». Elle lâcha ses cheveux et se retourna vers lui avec un large sourire. C'était devenu si simple de lui sourire, si simple d'être avec lui, bien plus que tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Plus que jamais -et même si elle préférait l'ignorer- elle comprenait pourquoi sa sœur s'était laissée doucement séduire par le jeune homme. Depuis qu'ils étaient loin du centre, Siobhan avait l'impression de pouvoir toucher sa personnalité, son âme d'apprendre à le connaître. Et chaque jour, elle s'évertuait à faire taire sa conscience qui lui rappelait que ses intentions envers ce jeune homme était loin d'être louable. Elle s'attachait à lui et cela n'avait absolument rien à voir avec sa petite enquête, à vrai dire, cela n'avait même -presque- plus rien à voir avec Anna.

Ce soir, ils étaient invités à une soirée par leurs hôtes congolais et la belle espagnole était plus qu'enthousiasme, la fête s'était son domaine. D'autant que depuis leurs arrivées, ils avaient été très bien accueillis alors c'était un vrai plaisir que de passer la soirée avec eux et le fait que Joos soit là ne gâchait rien. Des fois, quand elle pensait à lui, un immense sourire idiot irrépressible venait illuminer son visage, jusqu'à ce que la culpabilité vienne mettre un terme à cela. « Prêt ? ». Son cœur battait furieusement vite dans sa poitrine, ces mots, ce n'était que pour ne pas paraître aussi troublée. Elle n'était pas certaine que cela fonctionne mais, elle faisait au mieux.

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Tout me paraît tellement surfait, cette idée que de bonnes choses arrivent aux gens biens et qu’il y a de la magie dans ce monde et que les plus vertueux pourront en bénéficier. Trop de gens biens souffrent sur cette Terre pour que ce genre de théorie soit vrai et trop de prières restent sans réponse. Il n’y a aucune magie dans ce monde, plus depuis sa mort.

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Joos Van Pieters
Joos Van Pieters
LE PETIT SINGE
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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyJeu 21 Mai - 15:01


« Joos, tu peux m'aider avec ma robe s'il te plaît ? » La voix douce de Siobhan me tire de mes songes. Je tourne la tête vers elle. Un sourire naît sur mon visage à la vue de sa position. Elle semble avoir vraiment du mal à fermer sa robe. J'étouffe un petit rire et je fais les quelques pas qui nous sépare. À peine une seconde plus tard, le problème est réglé. « Merci. » Une fois face à moi, je constate à quel point elle est belle et lumineuse. Ce n'est pas tant l'effet de sa robe, c'est son sourire. Son sourire qui semble si sincère. La voir comme ça, dans un moment beaucoup plus informel, loin des singes, loin de la mission humanitaire pour laquelle nous sommes venus, ça me laisse sans voix. Je me rends finalement compte à quel point elle est belle. Ce n'est pas un beauté classique. Des belles filles, j'en vois très souvent. Non, Siobhan est différente. Tout comme Anna était différente. En fait, je retrouve en elles certaines similitudes. Et ça m'attire autant que ça me révulse. « Je.. » Je me rends compte que je la fixe bizarrement depuis quelques minutes, sans rien dire. « C'est juste que tu es vraiment très jolie. » Je ris nerveusement et je baisse la tête. Je me passe la main dans les cheveux et je m'éloigne un peu d'elle pour aller changer mon t-shirt pour une chemise. J'opère le changement le plus rapidement possible sans oser jeter un seul coup d'oeil à Siobhan. « Prêt ? » demande-t-elle alors que je termine à peine de fermer le dernier bouton de ma chemise. « Prêt ! » Je refais quelques pas dans sa direction et je lui tends la main : « Puis-je accompagner mademoiselle jusqu'à son gala ? » je déclare solennellement après une mini révérence. Bien évidemment, je cherche à la faire rire. Nous sommes loin d'aller dans un gala. En pleine nature, la soirée sera plutôt autour d'un feu avec de l'alcool et des musiques locales. Les congolais savent faire la fête, malgré leurs petits moyens.

Cela fait une semaine que nous sommes là. Une semaine que nous sommes arrivés pour comprendre les nouvelles causes des morts de bébés bonobos. Beaucoup pensaient à un virus jusque là inconnu. Selon moi, il s'agirait en fait d'un empoisonnement des plantes mangées par les plus jeunes d'entre eux. En Afrique du Sud, j'ai entendu parlé de cette nouvelle technique utilisée par les braconniers. Ce qui est étrange, c'est que cela ne touche que les petits. Probablement parce que les estomacs des bonobos adultes sont plus développés et plus habitués à rencontrer des bactéries en tout genre.
Notre mission touche maintenant à sa fin et c'est la dernière soirée que nous passons chez les congolais. Dès demain, en fin de matinée, Siobhan et moi reprenons la route à bord de ma jeep.
Au fil des jours, j'ai découvert une jeune femme réellement adorable. Elle est drôle, gentille et intelligente. L'espagnole a déjà beaucoup voyagé et on sent qu'elle aime ça, qu'elle est réellement faite pour ça. Certains de ses récits m'ont fait rêvé. Elle sait vraiment raconter les histoires, elle a un don pour ça, j'en suis persuadé.

Je tire Siobhan par la main et nous arrivons rapidement au campement où tout est en train de se préparer. Dès les premières minutes, Jok, l'un des garde forestier du secteur, nous colle deux verres dans les mains, remplis d'une substance foncée et peu engageante. « Buvez cul sec, vous allez adorer ! » Je m'exécute immédiatement après son départ, tout comme Siobhan. Presque instantanément, je me mets à tousser tellement l'alcool est puissant. « Oh mon dieu, je ne sais même pas si c'est légal un truc aussi fort. » Je suis persuadé que je suis rouge comme une tomate. J'entends Jok rire au loin et je hoche de la tête en signe de mécontentement. Je reporte mon attention sur ma cavalière du soir. « Ça va ? »

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Siobhan A. Villanueva
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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyVen 29 Mai - 23:45


Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. - FT. Joos.

Il y avait une douloureuse tendresse dans le sourire de Joos que Siobhan ne pouvait pas cesser d'observer, même si sa conscience lui intimait qu'aucun de ces sourires ne lui était vraiment destiné. Elle se noyait aisément dans les prunelles du jeune homme, elle sentait son cœur battre si fort dans sa poitrine, s'en était presque douloureux. « Je.. ». La voix du bénévole la tira de ses songes alors que mentalement, elle avait envie de ce gifler, bordel, ça faisait combien de temps qu'elle l'observait en silence avec ce sourire niais ? Et dire que ça n'avait rien de gênant, au contraire ce moment avec presque quelque chose d'apaisant, de magique... « C'est juste que tu es vraiment très jolie. ». Son rire nerveux sonnait merveilleusement bien aux oreilles de la brunette, elle n'en était qu'un peu plus charmé. « Merci mais, je crois que c'est la robe qui vient tromper tes pensées. ». Pourtant, elle avait ce beau sourire flattée, parce qu’elle l'était sincèrement mais elle ne savait pas comment faire avec les compliments, que ce soit sur son physique ou sur son travail. Elle avait pris l'habitude de faire les choses par elle-même, de se débrouiller, souvent contre l'avis des choses alors qu'on on venait lui dire qu'elle ne s'en sortait pas trop mal,son cœur loupait un bâtiment et elle était incapable d'exprimer ce sentiment qui faisait battre son cœur un peu étrangement, un peu rapidement. Il en était de même quand on lui disait qu'elle était belle parce qu'elle avait décidé de rester libre, libre comme l'air de toute relation, de tout sentiment, ne demandant aucune intention... alors un compliment, ça lui paraissait souvent de trop. Venant de Joos, cela la troublait d'autant plus parce que... elle ne voulait pas réfléchir aux raisons pour lesquelles elle était si troublée, le fait était que son cœur battait irrégulièrement et furieusement.

Joos s'éloigna d'elle pour changer son t-shirt pour une jeune chemise, attirant discrètement le regard de la belle espagnole sur son torse musclé. Sentant ses pommettes rougir, elle détourna le regard en tentant de faire comme si de rien n'était, il était terriblement séduisant. Il ferma le dernier bouton de sa chemise alors que la demoiselle lui demandait déjà s'il était prêt « Prêt ! ». Il s'approcha d'elle avant de tendre la main. « Puis-je accompagner mademoiselle jusqu'à son gala ? ». Elle se mit à rire alors qu'il faisait une mini révérence et elle posa sa main délicate dans la sienne. Ils étaient loin d'aller à un gala et tant mieux, Siobhan serait incapable de bien se comporter alors qu'avec les Congolais, ils avaient la joie de vivre et semblaient bien plus entiers. « Ce serait un honneur. ». Elle plia légèrement les jambes, telle une danseuse pour s'incliner avant de rire de nouveau... c'était tellement loin d'elle les bonnes manières. Si Anna avait su gérer avec les traditions familiales et la bien séances, Siobhan, elle préférait rentrer sous les gyrophares.. enfin tout ça était bien loin maintenant.

Les deux jeunes adultes arrivèrent rapidement au point de rendez-vous et tout aussi rapidement, Jok leur donna un verre chacun. « Buvez cul sec, vous allez adorer ! ». Siobhan voyait déjà venir le coup, les traditionnels alcools tellement forts qu'ils pouvaient éliminer n'importe quels virus mais, elle le fit sans hésiter.  Il ne fallut que quelques secondes pour que Joos se mette à tousser et que Siobhan ne grimace, résistant comme elle pouvait avant de tousser elle aussi. Oh bordel ! Là, ce n'était plus de l'alcool fort, c'était au-delà de tout. « Oh mon dieu, je ne sais même pas si c'est légal un truc aussi fort. ». La belle se mit à rire... mal lui en avait pris puisqu’elle se mettait à tousser de plus belle, sa gorge lui brûlait à un point ! Elle espérait que le punch serait un peu plus doux. « Ça va ? ». La brunette hocha la tête positivement. «  9]]A merveille ![/b] Je pourrais en boire toute la nuit. ». Elle pouffa, évidemment que non, elle en était bien incapable.

Elle s'approcha du feu avec Joos, saluant toutes ces personnes qui pendant toute la durée de leur mission avaient rythmé leur vie. « J'ai du mal à me dire que c'est la dernière soirée... ». Mais malgré tout, elle offrit son pus beau sourire à Joos parce que c'était là une soirée merveilleuse -même si elle ne faisait que douter- et que ce séjour avait été magique. Il n'y avait rien à jeter et même si elle redoutait le retour à la réalité, elle ne voulait pas faire basculer cette soirée dans la nostalgie. « Tu crois que le punch sera aussi... corsé ? ». Non parce que la belle voulait prendre part à la fête mais elle avait un peu peur du coup.

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Joos Van Pieters
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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyDim 14 Juin - 20:05

Après avoir aidé Siobhan avec sa robe, je prends quelques instants pour bien la regarder. Je constate que la beauté espagnole n'est plus une légende pour moi. Anna n'était finalement pas la seule jolie fille issue de la péninsule ibérique. J'avais tout de suite compris de quelle nationalité était la petite brune, dès les premiers mots prononcés, grâce à l'accent de la demoiselle. Son accent est certes moins prononcé que celui de mon ex petite amie, mais reste néanmoins bien reconnaissable. Je me doute que sa maîtrise presque parfaite de l'anglais est due à ses nombreux voyages dont elle m'a brièvement fait part lors de notre long trajet en jeep pour venir jusqu'ici. Par contre, c'est vrai qu'elle n'a jamais mentionné, pas même une seule fois, son lieu d'origine. « Merci mais, je crois que c'est la robe qui vient tromper tes pensées. » Sa voix me tire de mes pensées et je m'en vais finir de me préparer. Une fois chose faite, je lui tends la main pour l'emmener à notre dernière soirée auprès des congolais, des gens que j'adore, définitivement.

Jok et ses compères sont apparemment bien décidés à nous faire boire et à s'amuser de nous ce soir. J'ignore ce qu'ils nous ont réservé exactement, mais ça me fait légèrement flippé. Mon appréhension se vérifie une fois que j'ai bu cul sec le petit verre de ce fameux alcool local, si cher à nos hôtes de la semaine. Voyant que la jeune espagnole a l'air tout autant secouer par la boisson que moi, je lui demande comme ça va. « A merveille ! Je pourrais en boire toute la nuit. » Pendant un instant, j'ai peur qu'elle ne soit sérieuse et que ce soit un espèce de défi qu'elle me lance. Finalement, elle se met à rire et je comprends que ce n'était qu'une plaisanterie. « Tu m'as presque fait peur ! » Je lui lance un petit clin d'oeil. « Tu crois que le punch sera aussi... corsé ? » Elle ne semble pas très rassurée, mais en réalité je suis persuadé que la situation l'amuse. Et puis, elle n'a pas de soucis à se faire, je suis là pour couvrir ses arrières. Même si c'est vrai qu'à ce train là je ne risque pas de faire long feu. « Allons le découvrir ! » Je prends sa main et je la tire en direction d'une petite table de camping où se trouvent toutes les victuailles.

Une fois un nouveau verre à la main, je me rapproche un peu plus du feu, suivi de près par Siobhan. « Dis moi, je m'en demandais... Tu viens d'où en Espagne ? » Je gardais cette question dans un coin de la tête depuis quelques jours. Tout d'abord, j'avais reconnu son accent et ensuite j'avais appris quel était son nom de famille : Villanueva, le même que celui d'Anna. Je me doute que ce nom doit être très courant en Espagne, mais je ne peux m'empêcher de me dire que Siobhan aurait pu être reliée de près ou de loin à mon ex petite amie, probablement même sans le savoir. « Je connais bien cet accent espagnol... Je le reconnaîtrais entre mille. Et puis ton nom de famille, j'ai connu quelqu'un qui s'appelait comme ça. Pardonne moi pour ma curiosité. » Je baisse les yeux vers les flammes et je les regarde danser. Le crépitements du feu me berce, m'apaise et j'oublie presque les questions que je viens de poser quand la voix de Siobhan brise le silence.

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Siobhan A. Villanueva
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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyMar 16 Juin - 0:02


Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. - FT. Joos.

Siobhan avait bu ce verre d'accueil sans trop de problème -et surtout par soucis de ne froisser personne- mais elle n'en reprendrait pas un autre. L'alcool semblait encore lui brûler la gorge et la bouche tout entière alors qu'elle laissait ses plaisanteries franchir ses lèvres enflammées. « Tu m'as presque fait peur ! ». Siobhan ne put s'empêcher de rire, à ses yeux, il fallait être surhumain pour supporter plus d'un verre de cette boisson locale. Elle était joueuse mais, si elle devait finir complètement ivre ce soir, elle préférait quelque chose d'un peu plus sucré et beaucoup moins fort. Le punch lui semblait être une excellente solution pour cela, même si elle confiait à Joos qu'elle avait un peu peur qu'il soit terriblement corsé. « Allons le découvrir ! ». Un large sourire sur le visage, elle le suivit.

Le verre en main elle suivit le beau jeune homme près du feu. Il ne faisait absolument pas froid mais la chaleur du feu était toujours réconfortante et Siobhan aimait regarder les flammes danser. La chaleur qui se dégageait faisait rougir ses pommettes alors que des souvenirs d'antan se trouvaient ravivés par cette douce soirée. « Dis moi, je m'en demandais... Tu viens d'où en Espagne ? ». Elle sortit de ses pensées, ne pouvant s'empêcher de le regarder avec une certaine surprise. Elle ne lui avait jamais parlé de l'Espagne, de ses origines mais il savait... certes, elle avait cet accent mais elle aurait tout aussi bien pu venir d'un autre pays hispanique. Seulement, il n'était pas idiot et il avait entendu le même accent dans la bouche de sa jumelle, bien sûr que non, il ne pouvait pas se tromper. Le cœur de Siobhan battait furieusement, de peur qu'il comprenne petit à petit qui elle était... ça aurait été plus simple de lui dire dès le début mais maintenant ? Elle ne voulait pas se défaire de ce mensonge parce que bien malgré elle, elle ne voulait pas le perdre, elle ne voulait pas qu'il sorte de sa vie. En fait, cette simple pensée fit que son cœur loupa un battement. « Mes parents ont des origines Andalouses. ». Elle lui offrit un large sourire, un ravissant sourire bien qu’énigmatique. Elle ne voulait pas trop en dire, elle préférait parler de ses parents, ne pas dire dans quelle ville elle avait grandit...elle espérait qu'il ne poserait pas plus de questions.  « Je connais bien cet accent espagnol... Je le reconnaîtrais entre mille. Et puis ton nom de famille, j'ai connu quelqu'un qui s'appelait comme ça. Pardonne moi pour ma curiosité. ». Le cœur de la demoiselle se serra douloureusement dans sa poitrine, elle avait envie de se jeter dans ses bras parce que cette personne, ils l'avaient perdu tous les deux, parce qu'elle connaissait toute cette histoire, parce que sans le savoir, il visait en plein cœur. Il visait la vérité, celle qu'elle ne parvenait pas à dire même si sa conscience hurlait au scandale, son cœur restait silencieux.

Cependant, elle devait se reprendre et ne rien laisser paraître, elle devait agir comme si ce n'était rien, comme si ce n'était qu'une coïncidence. Enfin, elle ne devait pas, mais, elle avait décidé d'agir ainsi. « C'est donc pour cela que tu as deviné... ». Elle posa une main sur son épaule comme pour le féliciter, à vrai dire elle était surprise -agréablement- qu'il ait reconnu cet accent -quand bien même ce n'était pas à son avantage-. « C'est normal d'être curieux. Mais c'est un nom de famille très courant et je ne suis pas restée très liée à mon pays d'origine. ». Ce qui était loin d'être un mensonge, Siobhan n'avait pas remis les pieds en Espagne depuis qu'elle était partie et il n'y comptait pas. Ce pays ne lui manquait pas réellement et à vrai dire, sa famille non plus. Non pas qu'elle ne les aimait pas mais à l'exception d'Anna, elle avait l'impression de mieux gérer les choses loin d'eux, de les aimer d'une manière bien plus saine. Il faut dire qu'en Espagne, elle avait été terrible avec ses parents et elle avait profité de leur amour, elle s'en rendait compte aujourd'hui... mais elle craignait qu'en revenant vers eux, elle ne redevienne cette gamine capricieuse qu'elle avait pu être. « A vrai dire c'est même surprenant que tu n'en connaisses pas plus avec le nombre de bénévole qui passent... ». Elle eut un léger rire, mine de rien avant d'oser poser une question plus dangereuse. « Cette personne comptait pour toi ? ». A vrai dire, Siobhan n'avait pas tellement le cœur à parler ou à entendre parler d'Anna ce soir mais, elle le faisait parce que le besoin d'en savoir toujours plus primait sur tout le reste.

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Frans Van Pieters
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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyMer 17 Juin - 19:43

❝ le défi des mots ❞
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Votre mission si vous l'acceptez est de placer les mots suivants dans votre prochaine réponse:
♣ ovule
♣ poster
♣ parallèle
♣ trompette
♣ poulet
Si vous y parvenez, un cadeau vous sera remis. Si vous échouez, vous serez réduit au stade babouin.
Bonne chance à vous.


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Joos Van Pieters
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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyJeu 25 Juin - 18:35


Je me risque à une question sur ses origines. Depuis notre première rencontre, Siobhan m'a marqué par son accent si similaire à celui d'Anna. Les mêmes intonations, les mêmes fautes en anglais, la même façon de rouler les "r". Si je me concentrais un peu plus sur ces ressemblances, j'avouerais qu'elles ne s'arrêtent pas là. Mais les chances pour que les deux jeunes femmes soient lié sont tellement infimes que cela ne sert à rien de s'attarder sur tout ça. Et puis quand bien même la jeune espagnole aurait connu mon ex petite amie dans une vie paralèlle, je ne suis pas sûr de vouloir le savoir. « Mes parents ont des origines Andalouses. » La réponse est plutôt évasive et ne me permet pas vraiment d'en savoir plus. Je décide d'en rester là et de ne pas chercher à creuser plus. Je crois que d'une certaine manière je cherche à récupérer le peu d'Anna qu'il peut rester sur terre. Tout ce qui a un rapport avec elle est bon à prendre : l'origine, le physique, l'accent... Toutes ces petites choses qui me pousse à me raccrocher à son souvenir. Ce n'est pas un hasard si depuis un an et demi, toutes les nouvelles personnes qui ont pu réellement m'approcher et échanger plus que quelques mots avec moi répondaient à ces critères. Mais ce n'est pas sain. Je ne peux pas continuer à faire ça. Je dois avancer. Je dois tourner la page. Je lui explique donc pourquoi je lui pose cette question, acceptant pour une fois de m'ouvrir un peu. Evidemment, je ne lui explique qu'à demi-mot, mais c'est déjà beaucoup pour moi. « C'est donc pour cela que tu as deviné... » Je fais oui de la tête. « C'est normal d'être curieux. Mais c'est un nom de famille très courant et je ne suis pas restée très liée à mon pays d'origine. » Ce sont des choses dont je me doutais. Vu ce que Siobhan a pu me raconter sur ses différents voyages, ce qu'elle me dit là n'est absolument pas une surprise pour moi. Et puis en ce qui concerne le nom de famille, j'y avais pensé également. « A vrai dire c'est même surprenant que tu n'en connaisses pas plus avec le nombre de bénévole qui passent... » Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n'y a pas tellement d'espagnol par ici. Il y a beaucoup d'anglais et d'américains. Enfin, beaucoup d'anglophone de manière générale. « Et bien non... Je n'ai pas eu la chance de connaitre énormément d'espagnol. Il y a principalement eu ce gros fan de KISS, avec des posters du groupe partout dans son lodge et puis... Anna. » « Cette personne comptait pour toi ? » Mes yeux se reportent sur Siobhan. Elle a touché où ça fait mal, sans même le savoir. Je reste muet quelques secondes, un peu assommé par cette question. En même temps, je n'ai pas à être surpris, c'est moi qui ai commencé à parler d'elle. Je me suis infligé cette peine tout seul. « C'était ma petite amie... Mais elle est décédée maintenant donc je ne veux pas trop en parler. »

Un son de trompette vient interrompre le cours de mes pensées. Apparemment, le vieil instrument circule sur la réserve depuis des décennies. Le son rouillé ne peut tromper personne d'ailleurs. « Et si on goûtait vraiment au punch maintenant ? » je dis avec un sourire, en espérant que la soirée ne se noie pas dans mes souvenirs funèbres avec Anna. De loin, j'aperçois Jok qui imite le poulet. Je ris gaiement. « En tout cas, y en a qui s'amusent bien ! » Je sers un verre de punch à Siobhan avant de réitérer le geste pour moi et je m'empresse de goûter à cette nouvelle boisson congolaise. Je manque de m'étouffer, m'attendant à boire un genre de sirop à peine alcoolisé après le shot de la mort de toute à l'heure. Décidément, ici ils y vont avec les doses d'alcool. « Bon ben, ce soir on va vraiment faire la fête à la congolaise. Je suis déjà venu ici, mais ils ne m'ont jamais fait boire autant. » Je me dis qu'ils m'ont peut-être réservé ce sort en pensant me rendre service, étant donné que cette fois ci je suis accompagné d'une fille.
Jok passe devant moi, je l'interpelle. « Hé, c'est quoi le nom de ton cocktail magique ? » Il marmonne quelque chose que je ne comprends pas. « Quoi ? Ovule ? » Jok et Siobhan éclatent de rire. Pourtant, c'est ce que j'ai entendu. « Ouais bien sûr... Ovule. Ha ha ha ha. » Il part dans de grand éclats de rire et je sens qu'on l'a définitivement perdu.


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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyMar 30 Juin - 23:03


Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. - FT. Joos.

Siobhan était évasive sur tout ce qui concernait l'Espagne, ses origines et sa vie d'avant parce qu'elle savait que Joos ferait le lien et puis... elle se sentais incapable de parler de son pays natal sans parler d'Anna. « Et bien non... Je n'ai pas eu la chance de connaître énormément d'espagnol. Il y a principalement eu ce gros fan de KISS, avec des posters du groupe partout dans son lodge et puis... Anna. ». Siobhan se mit à rire en imaginant le jeune homme que Joos lui décrivait mais son cœur s'était serré en l'entendant prononcer le doux « d'Anna ». Sa sœur lui manquait tellement, il n'y a pas un jour où elle ne rêvait pas de retrouver la douceur de leur enfance. Elle voulait retrouver leurs rêves et leurs aventures, elle voulait de nouveau lui faire la promesse, que oui, un jour elles iraient sur la lune. Elle voulait croire une dernière fois que rien n'était impossible mais sans elle, elle n'avait pas la force. « C'était ma petite amie... Mais elle est décédée maintenant donc je ne veux pas trop en parler. ». Siobhan baissa instantanément les yeux, si elle affrontait le regard de Joos, elle allait se mettre à pleurer et malheureusement, elle ne pouvait pas se le permettre.  « Je suis désolée... ». Elle l'était pour tout un tas de choses, elle l'était pour lui mentir, elle l'était pour la mort d'Anna, elle l'était pour venir chambouler sa vie.

Un son de trompette vient rompre cette tristesse, cette nostalgie et c'est tant mieux parce nous ne sommes pas là pour ça ce soir. « Et si on goûtait vraiment au punch maintenant ? ». La demoiselle hocha la tête positivement avec un large sourire, elle faisait de son mieux pour envoyer ses pensées les plus noir croupir sur l'île du subconscient afin de profiter de cette soirée et de profiter de Joos.  « En tout cas, y en a qui s'amusent bien ! ». Siobhan se mit à rire de bon cœur en observant la scène que lui présentait le beau blond. En effet, Jock imitait le poulet au loin, même si à vrai dire sa façon de mettre ses fesses en arrière lui faisait plutôt penser à un putois prêt à déverser sa peur. Bon d'accord, l'idée allait à plus loin, n'empêche que s'il était un poulet, un œuf aurait pu sortir de son arrière train.

Le jeune homme lui servit un verre. « Merci... en espérant qu'aucun de nous se prenne pour Malika après ça. ». Un clin d’œil la demoiselle porta le verre à ses lèvres sentant d'abord le goût sucré des fruits présents dans le punch avant que l'alcool lui brûle la gorge, moins fortement que le petit shooter mais tout de même. « Bon ben, ce soir on va vraiment faire la fête à la congolaise. Je suis déjà venu ici, mais ils ne m'ont jamais fait boire autant. ». Ah ça c'est sûr que ce soir ils n'étaient pas là pour parler écologie et préservation de la nature, il fallait pas déconner. « Tant que l'apéritif n'est pas constitué d'insectes grillés, genre chenilles et fourmis.... Non parce que c'est assez particulier. ». Elle avait eu un petit rire, elle avait connu ça en Indonésie et non pas qu'elle n'avait pas aimé mais... ce n'était pas ce qu'elle préférait. « Hé, c'est quoi le nom de ton cocktail magique ? ». Joos s'était adressé à Jok alors que Siobhan savourait un peu plus son cocktail. L'homme lui donna un nom que Siobhan aurait était bien incapable de prononcer correctement et que Joos n'avait apparemment même pas compris. « Quoi ? Ovule ? ». La brunette se mit à rire, amusée par ce qu'il avait compris. "Ouais bien sûr... Ovule. Ha ha ha ha. ». Il riait, il riait à s'en tordre le bide et Siobhan observait la scène en se disant qu'il n'y avait définitivement pas besoin d'une île paradisiaque pour une fête endiablée, les congolais savaient faire.

L'espagnole termina son verre assez rapidement, elle avait envie de bouger, elle envie de profiter et d'arrêter de se poser des questions, de s'encombrer d'idées noires. Ce soir était leur soir, elle avait le droit non ? « Si on allait danser ? ». Elle lui faisait les yeux de chiens battus, comme si ça pouvait le faire plier, céder, craquer.

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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyJeu 23 Juil - 16:38

Je commence à m'intéresser à Siobhan et à ses origines. Quelque chose en elle me rappelle Anna. C'est sans doute son petit accent espagnol, tout juste perceptible dans son anglais presque parfait. Cette démarche n'est pas très saine, mais apprendre à la connaître, trouver quelques similitudes avec celle que j'ai aimé, tout ça apaise mes maux. À travers mes questions, c'est comme si j'étais à la recherche de points communs, à la recherche de détails auxquels je pourrais m'accrocher. Lorsque j'ai compris que Siobhan était espagnole, j'ai entendu la sonnette d'alarme s'activer immédiatement. Ne fais pas de bêtises, Joos. Et pourtant, maintenant que j'ai un peu d'alcool dans le sang et que je suis bien plus en confiance avec la demoiselle, j'ai du mal à me retenir de faire plus ample connaissance. Après l'avoir sondé quelque peu, je lui apprends que je n'ai pas connu tant d'espagnols que ça. Et puis, je lui parle d'Anna. Je lui apprends le destin tragique qu'elle a connu. « Je suis désolée... » Elle semble réellement émue, alors même que je ne lui ai même pas raconté toute l'histoire. Du coup, j'en dis un peu plus. « Oui, ça fait plus d'un an et demi mais c'est toujours très dur à accepter. Elle était toute ma vie. » À peine j'ai prononcé cette dernière phrase, que je le regrette. Je ne peux plus me permettre de raisonner comme ça. Anna est partie. Anna est morte. Je dois avancer. De plus en plus, c'est ce dont j'essaye de me persuader, mais c'est dur, terriblement dur.

Mon attention est détournée par le petit numéro de Jok. Le rire est de retour pour détendre un peu l'atmosphère et remettre un peu de baume dans nos coeurs. Je propose à Siobhan de boire un peu de ce fameux punch. Je lui en sers un verre avant de remplir le mien. « Merci... en espérant qu'aucun de nous se prenne pour Malika après ça. » Un petit rire s'échappe de mes lèvres. Effectivement, ce serait plutôt bête. Enfin, plutôt ridicule. Ce soir est une soirée typiquement congolaise. Jok et ses collègues n'ont rien laissé au hasard et ça me fait plaisir. Ce sont des gens très gentils et très accueillants. Ils veulent rendre leurs invités heureux et les voir s'amuser. La moindre des choses selon moi, c'est de leur faire ce plaisir. « Tant que l'apéritif n'est pas constitué d'insectes grillés, genre chenilles et fourmis.... Non parce que c'est assez particulier. » Je ris doucement. C'est la première fois que je vois Siobhan un peu réticente devant quelque chose. C'est une jeune femme forte, sûre d'elle et motivée. Je ne l'ai jamais vu râler devant une tâche difficile alors même que d'autres filles l'auraient fait. Je crois bien que c'est ce que j'apprécie le plus chez elle. À titre de comparaison, Anna était au début beaucoup moins friande des travaux manuels. Il lui arrivait parfois de faire sa petite princesse et ça me rendait fou. Mais lorsqu'elle me regardait avec ses petits yeux de chien battu, juste après que je me sois énervé, je ne pouvais plus lui résister. « T'inquiète pas. Il n'y a rien qui puisse t'empoisonner en tout cas ! » je réponds avec un clin d'oeil.

Au bout de quelques minutes, nous avons fini nos verres tous les deux. « Si on allait danser ? » demande alors Siobhan avec un regard auquel on ne peut rien refuser. « Très bien. » Elle parait surprise que j'accepte si facilement. C'est vrai qu'à la base je n'aimais pas trop danser, mais il fut un temps où je n'avais plus trop le choix. « Ne sois pas surprise, on m'a eu à l'usure avant toi... Tu as de la chance ! » Sans plus attendre, j'attrape la main de la brunette et je la tire auprès du feu, là où la fête bat son plein. Ce sont des musiques traditionnelles accompagnées des danses qui vont avec. Siobhan et moi essayons tant bien que mal d'imiter nos hôtes, mais ce n'est pas toujours une réussite. Nous prenons quelques courtes pauses pour nous resservir de punch et au bout du troisième verre, je sens l'alcool faire pleinement son effet. « J'ai la tête qui tourne, tu viens faire un tour avec moi ? » Je demande plein d'espoir. Je glisse mes doigts entre les siens et je marche quelques mètres dans la direction d'un petit étang. Je ne marche pas très droit, mais j'ai l'impression que c'est également le cas de la jeune femme. Tout de suite, le tumulte de la fête se retrouve apaisé par le doux chant de la nature. On entend le chant de grenouille et de quelques autres insectes. Une légère brise vient nous rafraîchir et ça fait du bien après avoir dansé autant. « J'ai la tête qui tourne, asseyons nous. » je répète à nouveau. L'espagnole s'éxécute sans un mot. Pensive, elle laisse tomber sa tête sur mon épaule. D'un geste de l'épaule, je lui fais doucement comprendre que je ne souhaite pas qu'elle fasse ça. Elle semble tout à coup mal à l'aise et son regard se perd au loin. « Siobhan ? » j'appelle pour attirer son attention. Soudain, mes iris rencontrent les siennes et un petit quelque chose boost mes pulsations cardiaques. Entre deux de mes doigts, j'attrape son menton et je me penche sur elle pour l'embrasser.

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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyMer 19 Aoû - 10:19


Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. - FT. Joos.

Sa petite amie décédée... Siobhan a connaissait si bien, mieux que quiconque, probablement mieux que lui. Sa petite amie décédée... Siobhan aurait du lui dire, là maintenant, qu'importe que ce soit la fête ou non, elle aurait du lui dire, elle aurait du mais évidemment, elle n'avait rien fait. « Oui, ça fait plus d'un an et demi mais c'est toujours très dur à accepter. Elle était toute ma vie. ». Et elle était toute la sienne aussi, elle était la raison pour laquelle elle jouait ce double-jeu qu'à ce moment, elle trouvait absolument atroce. Elle avait décidée qu'au nom d'une vérité, au nom de la mémoire de sa sœur, il n'y avait pas de limites à poser, rien d'autre ne devait compter. Et au fond, Siobhan savait que si elle agissait de la sorte c'est parce qu'elle avait besoin d'un raison de respirer, si cette quête cessait, si elle abandonnait... elle avait peur de ce qu'elle pourrait devenir. Que devient-on quand on a plus d'objectif ? Comme une partie de nous s'en est aller pour de bon ? Quand on a plus rien à quoi se raccrocher ? Elle n'en savait rien, foutre rien et cette idée était sans doute la plus horrible de toute. « Je crois pas que le temps change quoique ce soit de toute façon, quand on aime sincèrement quelqu'un... on ne peut jamais accepter de le perdre. ». C'était pas forcément très rassurant ce qu'elle disait là mais un petit sourire timide se dessina, parce que c'était ce qu'elle pensait et parce qu'elle voyait à quel point Joos était sincère. Elle savait combien il avait aimé Anna et quelque part, ça la rassurait, ça lui réchauffait le cœur.

Heureusement, les tristes paroles furent évincées par l'ambiance de la fête, par ces rires qui se faisaient entendre et cette chaleur qui se dégageait des sourires -et de l'alcool-. Siobhan était prête à se laisser aller aux côtés de Joos, à faire la fête... à condition toutefois qu'il n'y ait pas de cocktail d'insectes disait-elle, même si ce n'était que l'ombre de vieux souvenirs de voyage qui revenait. « T'inquiète pas. Il n'y a rien qui puisse t'empoisonner en tout cas ! ». Elle ne put s'empêcher d'avoir un petit rire, elle n'en doutait pas un seul instant, les congolais avaient le cœur sur la main alors elle les voyait mal tenter une telle chose. « Me voilà rassurée alors ! ». Elle prit un air faussement soulagée avant de rire un peu plus. Ça faisait du bien de rire, son cœur n'en était plus que léger, moins douloureux... des fois elle avait la sensation d'oublier, d'oublier comment rire, comment profiter, comment.... être heureuse probablement. Bien sûr Alejandro veillait toujours au grain et heureusement d'ailleurs... sans lui probablement qu'elle n'aurait pas eu le courage de se relever, pas sans elle, pas sans sa moitié, pas sans sa sœur.

La jeune femme lui proposa alors d'aller danser, avec un regard de chien battu -comme celui qu'il avait du croiser à travers les yeux d'Anna- persuadée qu'il allait refuser et qu'elle allait devoir insister. Oui, parce qu'elle le savait, la plupart des hommes n'aiment pas danser – à moins de venir des îles ou d'êtres hispaniques et encore!- et pourtant, elle fut surprise en entendant la réponse du beau blond. « Très bien. ». Elle n'en croyait pas ses oreilles, à vrai dire, elle pensait avoir mal entendu alors elle faisait une étrange grimace avec sa bouche tout en fronçant les sourcils, comme si elle lui demandait de répéter. « Ne sois pas surprise, on m'a eu à l'usure avant toi... Tu as de la chance ! ». Anna, elle aurait du s'en douter ! Siobhan eut un très large sourire en y pensant, la demoiselle était une excellente danseuse surtout quand elle osait se lâcher -ce qui ô grand malheur de Sio' n'était pas le cas pendant leur adolescence-. Lors la demoiselle se laissa entraîner, riant aux éclats sur la piste quand tout deux peinaient à suivre les danses traditionnelles. Elle pouvait danser la salsa si elle voulait -oui c'était cliché mais elle savait tout de même- mais là, c'était tout à fait autre chose et évidemment, il fallait que sa rentre. Et apparemment, les deux jeunes gens étaient persuadés qu'un peu d'alcool aiderait parce qu'ils s'autorisaient quelques pauses alcoolisés, des pauses qui faisaient du bien tout autant qu'elle secouait. A vrai dire, Siobhan sentait bien que son corps et son esprit étaient quelque peu... éméchés. « J'ai la tête qui tourne, tu viens faire un tour avec moi ? ». Elle hocha la tête, avec un magnifique sourire, comme si elle avait l'habitude de sourire ainsi, comme si c'était normal de lui sourire ainsi. « Avec plaisir ! Je crois que j'en ai besoin aussi. » Et quand bien même, elle l'aurait suivit, elle le savait.

Le beau blond lia leurs doigts, comme si c'était normal, comme si ce n'était pas ambigu et la belle espagnole le lissa faire, sans un mot mais avec le sourire. Ils ne marchaient pas très droit au bord de l'étang mais ils s'éloignaient du bruit, de la fête, apaisant un peu leurs oreilles qui en avaient bien besoin. « J'ai la tête qui tourne, asseyons nous. ». Il venait juste de le dire mais il répéta et comme ça semblait vraiment tourner, Siobhan le fit, sans un mot. Sa tête se retrouva doucement sur son épaule alors qu'elle pensait à sa sœur, elle comprenait, elle comprenait pourquoi elle était tomber amoureuse de cet homme. Elle ne voulait pas lui faire du mal et elle était si bien avec lui alors oui, elle comprenait pourquoi Anna avait choisi ses bras et non pas ceux de Noah. Il avait probablement ses qualités... quoique Siobhan n'en était pas certaine mais soit, il n'était pas Joos, et Joos était l'homme de la vie d'Anna.

Et d'ailleurs, il fit un petit mouvement d'épaule, pour faire comprendre à Siobhan qu'elle ne devrait pas agir de la sorte. Elle se redressa et lui offrit un regard désolée avant de le poser, honteuse, sur la rive. Elle n'avait pas le droit de faire ça, pour elle, pour lui et pour Anna aussi... qu'est-ce qu'il lui avait prit ? Elle était soudainement terriblement mal à l'aise... et pourtant, il prononça son prénom. « Siobhan ? ». Son regard croisa alors celui du jeune homme, son magnifique regard, si clair, l'alcool avait beau faire briller ses prunelles, son regard n'en était pas moins superbe.

Ses doigts attrapèrent alors le menton de la brunette et elle aurait pu reculer, elle aurait pu dire non, elle aurait pu... mais une nouvelle fois, elle n'avait rien fait. Au contraire, elle l'avait laissé se pencher sur elle, laissant ses lèvres se rapprocher, espérant très fort qu'il l'embrasse. Et c'est ce qu'il fit, il posa ses lèvres sur les siennes, et Siobhan lui rendit ce baiser. Ce qui n'était qu'un acte furtif devenait délicat, doux et précieux et son cœur s'emballait un peu plus à chaque seconde.

Et puis leurs lèvres se séparent et même si Siobhan savait que c'était un fait inévitable, elle ne le voulait pas, elle ne voulait pas croiser son regard et prendre le risque d'y entrevoir du regret. Alors un instant, elle garda les yeux fermés pour le garder en elle, pour garder cette délicieuse sensation, pour capturer ce baiser. Sa bouche finit par s'ouvrir, pour tenter de prononcer son prénom mais, elle en était incapable, elle avait le souffle court dès qu'elle ouvrait la bouche. Et dans cette panique de l'instant présent, elle ne trouva rien de mieux que de lui voler un baiser, un rapide baiser mais un baiser tout de même comme si elle pouvait se donner du courage en agissant de la sorte. « Je suis terriblement désolée... je... tu... me parles d'elle... et je... c'est ce que tu veux ? ». Merde, elle n'était pas la seule après tout, était-ce si mal de le désirer de la sorte, n'y avait-elle pas le droit s'il le voulait aussi ? Elle voulait croire qu'elle pouvait dire oui, qu'elle pouvait se l'autorisait, quand bien même les regrets viendraient pointer le bout de leur nez très rapidement.
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Joos Van Pieters
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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyMar 15 Sep - 13:41

Je ne sais déjà plus comment nous sommes venus à parler d'elle, à parler d'Anna. Les mots filent d'entre mes lèvres tout naturellement, comme si j'étais en présence d'une amie de longue date. Et pourtant, c'est bien loin d'être le cas. Siobhan est une étrangère. Je ne la connais mieux que depuis quelques jours et pourtant je me livre maintenant à quelques confidences inespérées. Je ne peux m'empêcher de remarquer certaines similitudes d'avec ma petite amie perdue. Sa voix, son accent, son sourire... Ça m'effraie et ça me rassure à la fois. Mais plus que ça, ça m'intrigue réellement et j'ai ce besoin, cette envie, de la connaître et de la découvrir. « Je crois pas que le temps change quoique ce soit de toute façon, quand on aime sincèrement quelqu'un... on ne peut jamais accepter de le perdre. » J'acquiesce simplement. C'est vrai que les jours, les mois et l'année qui s'écoulent ne changent rien. La douleur est toujours là, présente et destructrice, ne me laissant aucun répit. J'ai l'impression que les souvenirs de nos moments passés ensemble remontent à hier. J'ai l'impression de toujours pouvoir sentir son odeur ou bien ses doigts qui glissent sur ma peau. J'ai parfois même l'impression d'entendre son rire, au loin, mais ce n'est en fait jamais le sien. Il est vrai que le temps passe mais la douleur de l'estompe pas. « Enfin bref, n'en parlons plus. » Je me lève et je l'invite à aller boire un peu de punch. L'alcool n'a pas un aspect très engageant, du coup je cherche à rassurer la jolie brune en lui expliquant que rien ici n'allait l'empoisonner. Les congolais sont des gens remplis de plein de bonnes intentions et ils n'ont certainement pas comme plan de tuer leurs invités. « Me voilà rassurée alors ! » dit-elle avec une petite touche d'ironie.

Après quelques verres, nous nous retrouvons à danser sur "la piste de danse" qui est en fait plutôt un petit espace autour du feu de joie. Nous tentons d'imiter nos hôtes dans leurs danses traditionnels mais ce n'est pas toujours un énorme succès. Au bout d'un moment, je propose à Siobhan d'aller faire un tour. J'ai besoin de m'éloigner un peu du tumulte de la fête. Et puis, tout se produit très vite. Poussé par je ne sais quelle pulsion, je m'empare de ses lèvres sans réfléchir, parce que j'en avais envie. Et ça me plait, ça me plait beaucoup. Lorsque l'on s'écarte l'un de l'autre, Siobhan garde les yeux fermés. Elle semble ailleurs, perdue. Le silence s'impose entre nous. Mais avant même que je ne puisse émettre une quelconque réaction, la jeune femme repose ses lèvres sur les miennes, très rapidement. « Je suis terriblement désolée... je... tu... me parles d'elle... et je... c'est ce que tu veux ? » Déclare-t-elle en begayant. La mention d'Anna me tord le coeur. J'ai le sentiment de l'avoir trahie. Une profonde douleur m'envahit tout entier. Je ne sais comment réagir. Pendant un instant, j'avais tout oublié. Le temps de ce baiser, ma douleur s'était estompée et il n'y avait plus que la tendresse de cet instant qui comptait. « Tais toi.. » je murmure avant de recommencer.

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MessageSujet: Re: Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)   Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos) EmptyMar 27 Oct - 5:10


Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. - FT. Joos.

Parler de sa sœur détruisait intérieurement Siobhan, parce qu'elle ne pouvait pas hurler sa douleur à Joos, lui exprimer sa souffrance. Tout ce qu'elle pouvait faire s'était glissé comme un vécu dans ses paroles, une mélancolique et douloureuse affliction. « Enfin bref, n'en parlons plus. ». Oui n'en parlons plus, laissons les souvenirs reposer enfin et rions... si seulement c'était aussi simple. Siobhan pouvait, certes, ne plus en parler mais elle ne pouvait jamais cesser d'y penser. Malheureusement, Joos l'ignorait et sans doute qu'il ne remarquerait pas l'ombre qui traversait le visage de la belle espagnole après ses mots. Mais qu'importe la fête continuait et le punch qui coulait le long de sa gorge ne pouvait qu'aider la jeune femme à se laisser aller.

Mais peut-être s'était-elle laisser un peu trop aller ? Elle s'était laissée aller d'une danse à une marche, d'un regard à un baiser, du silence aux bafouillement. Siobhan ne pouvait pas prétendre qu'elle ne l'avait pas désirer, elle ne pouvait se mentir de la sorte... oh bien sûr, une part d'elle-même s'en voulait terriblement mais, la vérité, c'est que son cœur s'affolait, s'emballait,tambourinait et surtout, en redemandait. Elle aurait sans doute du partir en courant et s'enfermer dans un sentiment de culpabilité légitime, après tout, elle mentait à Joos pour Anna et voilà qu'elle trahissait Anna avec Joos. Elle avait pensé à fuir mais, elle était trop faible ou trop égoïste pour cela, parce qu'en croisant le regard si intense du jeune homme, elle le voulait, pour elle. Alors, quand il prononça ces deux petits mots « Tais toi.. », elle ne protesta pas et se laissa embrasser tendrement.

Elle ne savait pas ce qu'elle faisait mais pour la première fois depuis près d'un an, Anna n'était pas dans un recoin de sa pensée. Il n'y avait qu'elle et Joos, pris dans une bulle de tendresse, dans un havre de sensualité. Leurs lèvres se caressaient, s'effleuraient, s'appuyaient et ne se libéraient jamais. Chaque souffle semblait être une torture, séparer leur lèvres même de quelques millimètres l'était. Et les mains de Siobhan glissaient doucement et maladroitement sur le corps de Joos, découvrant alors les lignes de son corps. Etait-il utile de préciser que la ligne de ses abdos et la chaleur de ses baisers faisaient fondre Siobhan ? Et s'il n'y avait que ça... elle ne savait pas ce qu'elle n'aimait pas chez Joos, elle pouvait dresser toute une liste de compliments à son égard. Elle en devenait jalouse d'Anna, jalouse qu'elle ait eu le droit à un homme si bien qui l'aime autant, jalouse de ne pas pouvoir être celle qui est aimée de Joos. Elle glissa la main dans ses cheveux d'or, son corps de reprochant un peu plus du sien, ses baisers devenant plus fougueux. Si elle était prête à se contenter d'une nuit tendre dans ses bras en toute innocence, ça ne l'empêchait pas de désirer plus.






Le jour se leva et les deux corps encore emmêlés s’éveillaient. La belle espagnole ouvrit les yeux et pendant une seconde, elle fut heureuse, pendant une seconde, elle aborda un tendre sourire, pendant une seconde, sa conscience était encore endormie. Malheureusement, son regard se posa sur la main qui entrelaçait la sienne, celle de Joos. Son cœur manqua un battement et les souvenirs de la veille agitèrent sa conscience, qu'avait-elle fait ? En instant, la culpabilité était reine de ses émotions et la panique son héritière principale. Pourquoi avait-elle fait ça à Joos et Anna ? Elle s'en voulait terriblement sans pour autant oser s'extirper de ses bras, de peur de le réveiller, de peur d'affronter la réalité. Elle restait blottit, bien heureuse d'être dos à son doux regard dont le souvenir faisait malgré tout -malgré elle- palpiter son cœur.

Elle le sentit bouger et comprit sans mal qu'il était, lui aussi, réveillé. Elle se tourna vers lui et croisa ses magnifiques prunelles alors qu'elle abordait un sourire coupable, un sourire d'excuse. Elle aurait pu prétendre qu'elle ne faisait pas ça d'habitude et que la situation était donc gênante mais ce ne serait qu'un autre mensonge. C'est ce quelle faisait toujours -même si cela restait rare-, coucher avec un garçon qu'elle connaissait peu seulement, d'habitude elle restait peu, parce que Siobhan n'était pas une fille qui s'attachait, pas même pour une nuit. Normalement, mais, là, elle était restée alors que plus que jamais elle n'aurait pas dû accepter. Cela dit, le pire était sans doute le fait qu'en réalité, elle ne tenait pas à s'éloigner de lui malgré tout ce que sa conscience lui sifflait. « Bien dormi ? ». Et là, elle se sentait stupide, elle avait envie de se frapper, quelle idiote !

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